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Cette actualité a été publiée le 19/01/2012 à 01h17 par geof.


ALERTES SANITAIRES : CES ASSOCIATIONS QUI DÉRANGENT UN PEU TROP

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Alertes sanitaires : ces associations qui dérangent un peu trop

 
Un suivi des malformations des nouveau-nés menacé de suspension, un décret qui marginalise en douce les associations environnementales, des programmes de recherche sur la santé annulés...

Les associations et les expertises indépendantes dérangeraient-ils certains intérêts ?

Après une année marquée par plusieurs victoires, comme l'interdiction du bisphénol A, des phtalates et du parabène, elles voient en 2012 les obstacles se multiplier pour poursuivre leur travail d'alerte.

« Les associations indépendantes dérangent, c'est très clair sur les questions de santé-environnement. » André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES), n'y va pas par quatre chemins.

« Beaucoup ont intérêt à ce que rien ne change », confie ce spécialiste de l'évaluation des risques sanitaires.

Dernier exemple en date : l'attaque dont fait l'objet une petite équipe de chercheurs en épidémiologie à Lyon. Ils tiennent le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera).

Dans leurs archives, figurent plus de 60 000 dossiers d'enfants porteurs de malformations congénitales. Leur travail : tenter de déceler d'éventuels facteurs provoquant ou favorisant ces malformations, comme les pesticides ou les dioxines recrachées par les incinérateurs de déchets.

Or, l'existence de ce registre est menacé. Il vient, le 15 décembre, d'être « déqualifié » par le Comité national des registres, chargé de veiller à leur bonne tenue.

Une décision perçue comme « brutale » et « incompréhensible » à l'encontre du registre le plus important sur le sujet en France.

Et qui interroge : pourquoi s'en prendre au registre des malformations des nouveau-nés ? Le travail des chercheurs lyonnais gênerait-il ?
 


 

Des études qui dérangent ?

« Les malformations congénitales concernent plus de 3 % des enfants nés vivants et représentent la plus importante cause de mortalité infantile », explique Emmanuelle Amar, épidémiologiste et directrice du registre.

Comme ces malformations ne font pas partie des pathologies à déclaration obligatoire, elles ne sont donc pas recensées sur l'ensemble du territoire.

« De fait, seul un registre dédié à ce type de pathologies permet d'alerter les autorités sanitaires en cas d'augmentation du nombre de cas de malformations sur un territoire donné », indique l'épidémiologiste.

« En neuf mois d'exposition de la mère, on a tout de suite un signal d'alerte. » Détecter une recrudescence de cancers liés à un même facteur, comme les cancers professionnels, peut prendre plusieurs années, le temps que la maladie se déclare.

Emmanuelle Amar et son équipe travaillent notamment sur les pesticides et les expositions professionnelles.

« Nous essayons de comprendre les facteurs favorisant la venue de certaines malformations », mentionne t-elle à Basta !. « Nous avons, par exemple, étudié avec le Centre anticancéreux Léon-Bérard le lien entre les pesticides et le cancer du testicule chez le jeune adulte. »

Une étude conjointe du Remera et de l'Inserm montre aussi le rôle des dioxines et des métaux lourds, émis par les incinérateurs d'ordures ménagères, dans l'augmentation des malformations urinaires constatée en Rhône-Alpes.

« La déqualification soudaine du registre est ahurissante, confie Emmanuelle Amar, surtout que les motifs invoqués ne tiennent pas. Je pensais jusque-là que c'était une simple question de réduction budgétaire. » Elle s'interroge désormais sur les vraies raisons qui ont poussé à cette sanction.

(...)
 

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Un article de Sophie Chapelle, publié par Bastamag

 

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Auteur : Sophie Chapelle

Source : www.bastamag.net