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Cette actualité a été publiée le 04/07/2011 à 00h20 par Tanka.


AGRICULTURE : LES TÊTES PENSANTES RÉPONDENT AUX DÉFIS AGRICOLES DE DEMAIN

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Agriculture : Les têtes pensantes répondent aux défis agricoles de demain

 
Du 27 au 29 juin, l'Institut LaSalle de Beauvais a accueilli la 7e Conférence internationale des universités en agriculture à Beauvais. Un moyen de porter un regard sur l'agriculture de demain.

La Picardie, et plus particulièrement l'Institut Polytechnique LaSalle de Beauvais, a été pendant deux jours le centre du monde agricole. Pour la première fois, recteurs et doyens d'universités en agriculture du monde entier se sont réunis pour discuter des enjeux majeurs d'aujourd'hui et de demain.

Des thèmes préoccupants, tels que la sécurité alimentaire, l'augmentation de la population mondiale ou le changement climatique et ses conséquences, ont été au coeur des échanges entre représentants des plus grandes universités agricoles.

Les congressistes ont également eu l'opportunité de découvrir notre région. Autant dire que la Picardie ne les laisse pas de marbre, comme en témoigne Dominique Blache, représentant de l'Université d'Australie de l'Ouest : «c'est une région beaucoup plus petite que la mienne, l'État où je vis fait quatre fois et demi la taille de la France ! »

Mais l'ancien universitaire bordelais exilé dans la région australienne de Perth depuis 20 ans est très conscient des problématiques actuelles : «Les problèmes agricoles sont globalement les mêmes partout : l'érosion, la dégradation de la biodiversité ou encore la diminution de l'eau disponible sont autant de difficultés auxquelles ce genre de conférence tente d'apporter une solution. »

L'Australien est également admiratif de notre région : «La Picardie est une région qui mêle innovation et dynamisme. Le fait qu'elle accueille cette 7e conférence me paraît tout à fait légitime. »

L'oeil belge du professeur Guido Van Huylenbroeck, qui représente l'université de Gand, a été surpris par ce dynamisme. «Je ne m'attendais pas à un tel modernisme, s'amuse-t-il à dire. Mais cela montre ce que la Picardie est capable de faire. Il est également important que l'on donne une place importante à l'agriculture, et selon moi, l'université est le lieu idéal pour inculquer les méthodes qui feront que l'agriculture de demain sera productive et respectueuse de l'environnement. »

Selon Philippe Choquet, directeur général de LaSalle et président de ce consortium mondial, «cette conférence est une réussite pour le territoire et représente une formidable vitrine pour l'université ».

Il a également souhaité insister sur le caractère non lucratif de l'événement : «c'est un milieu d'échange qui permet de créer une communauté scientifique qui discute de sujets non concurrentiels, car le problème du changement climatique est un phénomène qui nous concerne tous. »

Selon lui, les résultats de ces deux jours d'échanges ne seront pas immédiats.

«Il faudra patienter quatre ou cinq ans pour observer de réels résultats au sein des pays concernés. » Seul le temps permettra de savoir si les graines semées cette semaine aboutiront à un bourgeonnement d'idées novatrices et porteront leurs fruits à l'avenir.

 

Un article de Nicolas ROISIN, publié par Le Courrier Picard
 

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Auteur : Nicolas ROISIN

Source : www.courrier-picard.fr