Agriculture et climat : « L'avenir de la planète est en jeu » - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 18/04/2010 à 23h33 par Tanka.


AGRICULTURE ET CLIMAT : « L'AVENIR DE LA PLANÈTE EST EN JEU »

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Agriculture et climat : « L'avenir de la planète est en jeu »

« La crise climatique est aussi une crise agricole. Les paysans et les paysannes peuvent refroidir la planète », a affimé l'agronome Jacques Caplat, mercredi, lors d'une soirée d'information et de débat, sur l'agriculture et le climat.

Ensemble, paysans, citoyens et élus ont réfléchi à des solutions locales pour remédier à un désordre global. « La question agricole est vitale pour l'humanité, affirme Robert Pédron, maire adjoint au développement durable.

Aujourd'hui sur notre planète, un milliard d'êtres humains meurent de faim, tandis que d'autres doivent gérer leurs excédents. Il nous faut, même à notre niveau, apporter des solutions à ce chaos créé par le système industriel de production alimentaire. »

S'y ajoutent aujourd'hui les conséquences du réchauffement climatique, qui touche d'abord le monde agricole : « Des millions d'hectares agricoles seront perdus d'ici 2050, par les sécheresses, les inondations, les tempêtes, si nous ne faisons rien », prédit Jacques Caplat.

Changer les pratiques

On sait aujourd'hui que la moitié des émissions de gaz à effet de serre sont dûes au système de production alimentaire. Des solutions existent, qui exigent des changements de comportement. Rendre aux sols leur vie microbiologique afin d'augmenter leur capacité de stockage de carbone, en favorisant les cultures biologiques et l'agroforesterie, diminuerait ces émissions de plus de 30 %.

Un élevage diversifié et intégré aux cultures, l'arrêt des défrichages et des déforestations, la priorité aux produits locaux de saison : au total, l'agriculture pourrait ainsi compenser jusqu'à 55 % des gaz responsables du réchauffement climatique.

Pour Jacques Caplat, de telles évolutions doivent être accompagnées d'un changement profond de politique agricole. « Il faut abandonner la concentration des terres, des processus d'élevage, de transformation, de commerce, engager une réforme agraire qui redistribue les terres, mettre en place la souveraineté alimentaire qui passe par la commercialisation directe, les circuits courts, et une juste rémunération des paysans. » Un véritable changement de modèle, prôné aussi par René Louail, nouveau conseiller régional : « Le moment est venu d'écrire une politique agricole nouvelle pour la planète. »

Source : ouest-france.fr


Information recueillie par Tanka

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