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Adolescents et pourtant parents - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 16/03/2011 à 00h01 par geof.

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Adolescents et pourtant parents

 
ARGENTINE - Des milliers d'enfants naissent chaque année de mères mineures. A Buenos Aires, un centre leur propose thérapies et conseils.

Elles sont souvent très jeunes, âgées entre 13 et 16 ans pour la plupart. La cadette avait encore 11 ans lorsqu'elle a accouché.

En 2009 à Buenos Aires, la proportion des naissances de mère mineure s'élevait à près de 16%, soit plus d'un millier dans la principale maternité de la capitale fédérale argentine.

Surchargées, les structures de l'Etat ne sont pas toujours bien armées pour lutter contre les problèmes engendrés par ces maternités précoces. Depuis sept ans, un projet est né de la collaboration de deux fondations, l'une suisse et l'autre argentine. Jakaira, c'est son nom – emprunté à la mythologie aborigène –, se définit comme un centre spécialisé en adolescence, petite enfance, maternité et paternité. Visite en compagnie de son directeur et cofondateur, le psychiatre Ricardo Gorodisch.

Rendez-vous est donc pris dans les locaux du centre. Un bâtiment de deux étages situé le long d'une des autoroutes qui cernent l'agglomération. Un peu excentré, pas vraiment facile d'accès pour qui n'habite pas le quartier. La devanture est discrète, Jakaira ne cherche pas à faire de la publicité. Dix-huit personnes y travaillent, toutes sont salariées.

Pas assez de places

But du projet: «offrir une alternative à l'institutionnalisation, un lieu qui concentre la plupart des compétences dont ont besoin les adolescents», selon les termes de son directeur. L'équipe de thérapeutes et d'assistants sociaux propose ainsi aux jeunes parents psychothérapies, entretiens et ateliers thématiques – allaitement, scolarisation et formation, recherche d'emploi ou de logement – et une crèche pour les enfants âgés de 0 à 3 ans, un outil qui leur permet de libérer du temps pour leurs projets personnels.

Trois mères et leur enfant sont présentes ce vendredi après-midi, jour de fermeture. Elles discutent dans une des trois pièces mises à leur disposition, longeant la coursive qui domine le jardin. Impossible de les aborder sans briser l'atmosphère de complicité qui règne dans la chambre à l'heure de la sieste. Pas question non plus pour le directeur de trahir le secret que lui impose sa profession. Leur histoire nous restera inconnue.

En 2010, 57 mères, 61 enfants et 13 pères ont bénéficié des services du centre. Au total, 98 adolescentes et 106 enfants y ont transité depuis sa création en 2003. Mais si Ricardo Gorodisch se réjouit de cette affluence croissante, il reconnaît que c'est une goutte d'eau à l'échelle de la ville. Et pas moyen d'en accueillir plus, Jakaira affiche complet. D'où l'importance de travailler en réseau avec les hôpitaux publics, les centres communautaires, les foyers et les crèches. «Nombre d'ados arrivent sur les recommandations de membres du réseau, mais d'autres sont totalement exclus du système», confie-t-il.

C'est pourquoi Jakaira tient aussi des «consultations» itinérantes pour aller au devant de ces jeunes. Le projet pilote a débuté en 2010 dans un bidonville de 2000 habitants. Assistants sociaux et psychologues consacrent deux jours par semaine au travail extra-muros – pendant lesquels le centre, à l'exception de la crèche – est fermé.
 


 

Il arrive que des couples d'adolescents planifient l'arrivée d'un enfant. Mais la majorité de ces grossesses ne sont pas désirées, relève Susana Calero. Selon la directrice du Centre provincial d'assistance, de formation et de recherche en addictions sociales (CACIS), plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour expliquer le nombre important de naissances.

Le faible niveau d'éducation sexuelle, bien sûr, mais aussi la méconnaissance sociale des phénomènes d'addiction. Car les causes de grossesses non désirées proviennent de nombreux facteurs se combinant entre eux: l'usage d'alcool et de drogues, la prostitution, l'absence de moyens de contraception et l'incidence du contexte social.

«Quand elles sentent qu'elles n'ont rien à se raccrocher, les filles tombent enceintes pour avoir quelque chose à faire et pour qu'au moins quelqu'un prenne soin d'elles. Les garçons, eux, ont des relations sexuelles parce que c'est une affaire de grands, sans penser aux conséquences», poursuit Mme Calero.

Avortement illégal

Les relations entre les parents ne sont pourtant pas toujours clairement tranchées, raconte M. Gorodisch. C'est le cas de Manuela, arrivée en 2004 à Jakaira à l'âge de 14 ans. Le père de son enfant l'avait quitté et refusait de reconnaître sa paternité, elle a dû faire appel à sa famille pour l'aider. Deux ans plus tard, elle reparaît à nouveau enceinte du même père; cette fois, c'est lui et sa famille qui prendront l'enfant en charge. Aujourd'hui, ils vivent ensemble avec leurs trois enfants.

Les exemples d'une grossesse assumée par les parents sont très rares. Et dans les cas les plus problématiques, que reste-t-il comme issue pour celles qui ne voudraient pas de leur enfant?

Héritage de l'influence très forte de l'Eglise sur la société civile, l'avortement est illégal en Argentine et demeure moralement condamnable pour beaucoup de gens, «y compris parmi certains de nos collaborateurs», reconnaît M. Gorodisch.

(...)

Briser le cercle vicieux

«Beaucoup d'ados sont exclus de l'école et manquent d'éducation. Scolariser leur enfant, c'est briser le cercle vicieux.» Car une majorité de ces jeunes mères sont elles-mêmes nées de parents adolescents. Cela vaut aussi pour les pères. Alors qu'une partie des filles répètent le modèle familial par une grossesse précoce, certains garçons réagissent en devenant des «inséminateurs», en multipliant les raports non protégés dans le seul but de mettre enceintes le plus grand nombre de filles.

(...) En clair, il s'agit de faire comprendre au jeune patient qu'il est avant tout un individu avant d'avoir une fonction. Qu'il est en somme un adolescent et non seulement un père ou une mère. De cette façon, Jakaira entend éviter aux mères de se retrouver dépouillées de cette période charnière dans le développement de leur identité qu'est leur adolescence. (...) «(...) Nous ne cherchons pas non plus à les infantiliser mais juste à les laisser libres de leurs choix.»

 

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Auteur : Jean-Marie Banderet

Source : www.lecourrier.ch

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