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Additifs alimentaires : conflits d'intérêts dans nos assiettes - Demain l'Homme

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Cette actualité a été publiée le 21/12/2013 à 17h30 par Jacky.

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Additifs alimentaires : conflits d'intérêts dans nos assiettes

 

Alors que l'EFSA vient de conclure à la non-dangerosité pour l'homme de l'aspartame (l'édulcorant le plus utilisé et le plus controversé au monde), se pose la question plus globale des additifs alimentaires.

L'Union européenne procède actuellement à la première réévaluation générale des additifs alimentaires de son histoire. Un demi-milliard de consommateurs sont directement concernés. Les enjeux sanitaires et socioéconomiques sont colossaux. (Note de Jacques : on comprend mieux pourquoi la santé est secondaire !)

 

 

On en ingère tous les jours, du petit-déjeuner au dîner, en passant par la pause de 10 heures, le petit creux de l'après-midi et l'apéro du soir. Chez soi, au restaurant, dans les cantines scolaires, difficile d'y échapper tant ils sont partout.

 

Avec l'arrivée de l'industrie agroalimentaire, dans les années 1950-1960, une flopée de E a envahi les rayons des supermarchés, plus particulièrement celui des plats préparés. E236 pour l'acide formique, E385 pour l'éthylènediaminetétracétate de calcium disodium, E621 pour le glutamate monosodique, E951 pour l'aspartame, E1201 pour le polyvinylpyrrolidone... L'Union européenne en autorise aujourd'hui 323 (sans compter les 3 000 arômes qui ne font pas – encore – l'objet de réglementation). Ils servent à colorer, sucrer, renforcer le goût ou prolonger la durée de conservation des aliments.

 

 

L'industrie est même doublement gagnante, les additifs permettant de réduire les coûts de fabrication. Pour fabriquer une tonne de glace à la vanille, on peut utiliser 2 kg de gousses de vanille (pour un coût de 780 euros), 300 g de vanilline (coût : 42 euros) ou 25 g d'éthylvanilline synthétique (4 euros).

Depuis le sel de mer pour conserver la viande et les poissons dans l'Antiquité, le salpêtre chez les Romains pour conserver et améliorer l'apparence des aliments, les substances utilisées par l'homme pour protéger la nourriture se sont multipliées.

Et diablement complexifiées, faisant intervenir la chimie et des combinaisons entre molécules. À tel point qu'aujourd'hui les additifs, indéchiffrables pour le commun des mortels, sont sous observation permanente et doivent être réévalués chaque fois que cela est nécessaire, compte tenu des variations des conditions d'emploi et des nouvelles informations scientifiques concernant leur toxicité.

 

 

Sérieux dépassements des valeurs maximales

Fin 2011, l'Union européenne s'est attaquée à la première réévaluation générale des additifs de son histoire. La tâche est cyclopéenne. D'ici à fin 2020, la totalité des additifs alimentaires autorisés dans les vingt-sept pays européens devra être entièrement remise à jour. Un travail de fourmi qui mobilisera un groupe d'une vingtaine d'experts pendant les huit prochaines années.

Une vingtaine d'additifs ont déjà été réévalués, principalement les colorants. Parmi eux, le rouge 2G (E128), un colorant rouge synthétique utilisé dans la production des saucisses pour le petit-déjeuner et dans la viande de burger. L'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné des problèmes concernant son innocuité car il se révélait cancérigène. Il a été démontré qu'une fois ingéré il se transformait en une substance appelée aniline.

 

 

Or, l'aniline est considérée comme cancérigène et génotoxique chez les rats et les souris. Du coup, l'EFSA a suspendu son utilisation. Le colorant aura néanmoins été utilisé pendant plus de trente ans...

(Note de Jacques : et l'on s'étonne du nombre sans cesse croissant de cancer ! Heureusement, le citoyen a bon coeur en donnant pour la recherche contre le cancer !)

Un ordre de priorité pour la réévaluation des additifs a donc été fixé, en quatre temps (horizons 2015, 2016, 2018 et 2020), en fonction de plusieurs paramètres, notamment les conclusions d'un rapport sur la consommation des additifs dans l'Union européenne.

“Un bon outil pour creuser un peu plus loin”, convient Hugues Kenigswald, chef de l'unité Additifs alimentaires à l'EFSA. À l'époque de ce rapport, seulement 171 additifs étaient autorisés en Europe.

L'étude, consultable sur Internet, a différencié la consommation chez les adultes de celle des jeunes enfants. Les conclusions sont pour le moins préoccupantes. Chez la population adulte, le rapport montre que la dose journalière admissible (DJA), en deçà de laquelle aucun effet nocif pour la santé n'est établi, est dépassée pour 23 additifs. Le nombre passe à 46 pour les enfants. Plus alarmant encore, parmi ces additifs dont la consommation excède les valeurs maximales à ne pas outrepasser, la moitié sont dits à risque, à raison de 16 chez les adultes et de 20 chez les enfants.

 

 


Avec des dépassements de doses parfois considérables. Jusqu'à 624 % de la DJA pour les sulfates d'aluminium (E520 à 523) et les silicates (E554 à 556) chez l'adulte et jusqu'à 1 227 % de la DJA pour les sulfites (E200 à 228) et 750 % pour les sulfates (E520 à 523) et les silicates (554 à 559) chez l'enfant (se reporter à la liste des additifs à risques)
.

L'étude souligne que “le niveau de consommation d'un additif peut varier sensiblement d'un pays à l'autre”. Malgré cela, le dépassement de dose, tant redouté, est bel et bien avéré. Et le rapport vient d'ailleurs contredire les propos que tient le Synpa – Syndicat national des producteurs d'additifs et d'ingrédients de la chaîne alimentaire – qui explique que “la grande diversité des additifs alimentaires conduit à une consommation relativement faible de chacun des additifs, alors que l'utilisation d'un petit nombre d'additifs pourrait amener à un dépassement de la DJA”.

 

Un article de Guillaume Lamy, publié par lyoncapitale.fr et relayé par  

SOS-planete

 

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L'Actualité vraie sur votre mobile du site étrange qui dérange même les anges !

 

Auteur : Guillaume Lamy

Source : www.lyoncapitale.fr

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