Adaptation au changement climatique : les pouvoirs publics invités à réagir vite - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 18/02/2010 à 15h47 par Tanka.


ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE : LES POUVOIRS PUBLICS INVITÉS À RÉAGIR VITE

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Adaptation au changement climatique : les pouvoirs publics invités à réagir vite

Au-delà des investissements nécessaires pour adapter les infrastructures, un rapport présenté par le ministère de l'Ecologie affirme que le premier rôle des pouvoirs publics est de diffuser l'information sur le changement climatique.

En dépit de l'échec des négociations internationales de Copenhague et des déclarations mettant en doute le travail des experts du Giec, le gouvernement français tente de se doter d'une stratégie d'adaptation au changement climatique. Un rapport intitulé « Economie de l'adaptation au changement climatique », rédigé à la demande du ministère de l'Ecologie, tente de poser quelques principes sur un sujet jusqu'à présent largement ignoré, les pouvoirs publics préférant se concentrer sur la réduction des émissions de CO2. En théorie, selon les calculs de l'ONU, les dépenses pour faire face dans le futur aux conséquences du changement climatique sont colossales et devraient atteindre chaque année entre 44 et 166 milliards de dollars (de 32 à 121 milliards d'euros). Ce qui correspondrait à des coûts de 1 à 6 milliards de dollars (de 0,7 à 4,38 milliards d'euros) par an en France.
Fixer des règles

Le rapport estime que la première responsabilité de la puissance publique est de fournir aux agents privés un cadre favorable en diffusant les informations, en créant des normes, des règles et en créant une nouvelle fiscalité. A titre d'exemple, les règles d'urbanisme interdisent d'installer des volets dans les immeubles parisiens, alors que la canicule de l'été 2003 a montré la fragilité des habitants face à la chaleur. De même, la résistance des Pays-Bas aux inondations « tient autant à la mise en place des institutions nécessaires à la gestion du risque qu'à la capacité technique à ériger des digues », ajoute le document.

Si l'adaptation peut être définie comme l'ensemble des évolutions que les populations devront opérer pour limiter les impacts négatifs du changement climatique et en maximiser les effets bénéfiques, les décisions sont difficiles à prendre. Un bâtiment construit aujourd'hui, une forêt plantée maintenant a une durée de vie du même ordre de grandeur que l'échelle de temps du changement climatique. Les experts estiment que le hêtre, un des arbres les plus communs aujourd'hui, pourrait voir son aire de répartition diminuer pour ne plus subsister que dans le nord-est du pays et dans les zones de montagne. Dans ces conditions, un bon gestionnaire de forêt doit décider s'il faut cesser d'en planter dès maintenant ou s'il est préférable de continuer à en utiliser pour préserver la biodiversité.
Stations de ski en sursis

Tout aussi difficile est la question de la survie des stations de ski. Les Alpes comptent 660 domaines devenus la première activité économique de la région. Depuis quarante ans, la hausse des températures y a été supérieure de plus de 50 % à la moyenne. Aujourd'hui, les stations s'équipent de canons à neige, gourmands en eau et émetteurs eux aussi de gaz à effet de serre en raison de l'énergie utilisée.

Avec un réchauffement supérieur à 2 degrés, une centaine de stations devront faire face à une pénurie de neige. A 4 degrés supplémentaires, si les calculs sont justes, ne seraient capables de fonctionner que celles situées au-dessus de 2.000 mètres, soit une centaine. Le gouvernement s'est fixé comme objectif de se doter d'une stratégie d'adaptation au changement climatique d'ici à l'an prochain.

par J. CH. - Source : Les Echos

Pour en savoir plus sur Copenhague

Information recueillie par Tanka

Pour en savoir plus sur la situation planétaire