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Cette actualité a été publiée le 30/10/2010 à 20h53 par Tanka.


ACCORD HISTORIQUE POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ

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Accord historique pour protéger la biodiversité

Un accord historique pour protéger la biodiversité a été adopté par les Pays du Nord et du Sud vendredi à Nagoya (Japon)

Il s'agit de préserver les espèces, les écosystèmes et à en partager les bénéfices de façon plus équitable.

Dix mois après l'immense déception du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, l'issue positive de cette conférence devrait redonner des couleurs au processus de négociation onusien sur l'environnement.

Les représentants de plus de 190 pays, à l'exception notable des Etats-Unis qui n'ont jamais ratifié la CBD, lancée en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio, ont adopté un "plan stratégique" en 20 points pour 2020 visant à freiner le rythme alarmant de disparition des espèces.

"Mettre un terme à la bio-piraterie", a insisté le Brésil

Ils se sont également mis d'accord sur un protocole, âprement négocié depuis huit ans, organisant le partage des bénéfices tirés par les industries de la pharmacie et des cosmétiques notamment des ressources génétiques des pays du Sud (animaux, plantes, micro-organismes).

Le Brésil, qui abrite la plus grande partie de l'immense bassin amazonien, où vit 10% de la totalité des espèces connues de la planète, avait insisté sur la nécessité d'arriver cet accord pour "mettre un terme à la bio-piraterie".

Grande satisfaction unanime

La secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a salué "un très grand moment (...) un beau pied de nez à tous ceux qui ne croient plus à l'environnement".

"Le protocole de Nagoya est une réussite historique", a estimé Jim Leape, directeur général de WWF International. Greenpeace de son côté salué "le début de la fin de la bio-piraterie" mais regretté que les gouvernements n'aient pas été "plus courageux" sur les objectifs.

Pas de contraintes légales

Ce plan, qui n'a pas de caractère légalement contraignant, peut-il avoir un réel impact sur la protection des espèces à travers le monde ?

"Le message envoyé à tous les pays est 'il faut faire plus'", s'est félicité Russell Mittermeier, président de l'ONG américaine Conservation International, saluant un accord "incontestablement historique".

Plusieurs engagements laissent cependant la porte ouverte à des interprétations très larges. L'un des objectifs prône l'"élimination", ou au moins la "réduction progression" des "subventions néfastes" pour la diversité biologique. De nombreuses questions demeurent sur son influence concrète sur les innombrables subventions à la pêche, en Europe en particulier, alors que la surpêche de nombreuses espèces est scientifiquement documentée.

Une espèce d'amphibien sur trois, plus d'un oiseau sur huit, plus d'un mammifère sur cinq sont menacés d'extinction au niveau mondial, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Plan stratégique 2020 : les points clés

Supprimer les "subventions néfastes" à l'environnement

D'ici à 2020, "les incitations y compris les subventions néfastes pour la diversité biologique sont éliminées, réduites progressivement ou réformées afin de réduire au minimum ou d'éviter les impacts négatifs"

Eviter la surexploitation des stocks de poissons

D'ici à 2020, "tous les stocks de poisson et d'invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés d'une manière durable, légalement et appliquant des approches écosystémiques de telle sorte que la surpêche soit évitée".

Etendre les aires protégés, sur terre et en mer

D'ici à 2020, "17% des superficies terrestres et d'eaux intérieures (contre 13% actuellement, NDLR) et 10% des zones marines et côtières (contre 1% actuellement, NDLR) auront été conservées par le biais de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d'aires protégées gérées efficacement et équitablement"

Restaurer au moins 15% des écosystèmes dégradés

D'ici à 2020, "la résilience des écosystèmes et la contribution de la diversité biologique au stocks de carbone sont améliorées, grâce aux mesures de conservation et restauration, y compris la restauration d'au moins 15% des écosystèmes dégradés, contribuant ainsi à l'atténuation des changements climatiques et l'adaptation à ceux-ci, ainsi qu'à la lutte contre la désertification".

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Auteur : FTV

Source : info.france2.fr