Abeilles tolérantes à l'acarien varroa - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 20/04/2010 à 16h15 par frederic.


ABEILLES TOLÉRANTES À L'ACARIEN VARROA

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Abeilles tolérantes à l'acarien varroa

Quelques années après l'invasion de l'Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d'abeilles capables de survivre à l'infestation en l'absence de traitements.

Les insectes sociaux comme les termites, les fourmis ou les abeilles vivent en colonies composées de plusieurs milliers, parfois plusieurs millions d'individus.

Cette forte promiscuité est théoriquement favorable à la dispersion des parasites ou des microbes à l'intérieur de la colonie et devrait par conséquent la rendre très vulnérable.

Or, les sociétés d'insectes sont parfaitement capables de maîtriser les parasites en leur opposant des comportements de défense collectifs ou individuels.

Ainsi, au cours de l'évolution, ces sociétés ont établi des relations d'équilibre avec leurs parasites ou leurs prédateurs et c'est pourquoi on retrouve par exemple de nombreux micro-organismes dans des colonies d'abeilles parfaitement saines.

Ces relations d'équilibre entre l'hôte et le parasite, bâties sur des milliers d'années de vie commune, sont cependant fragiles et peuvent être facilement bouleversées, notamment par notre mode de vie.

Ainsi, la globalisation des échanges de biens et de personnes favorise régulièrement l'introduction de nouveaux parasites qui viennent fragiliser les écosystèmes en place.

C'est ce qu'il est advenu lorsque l'acarien varroa (Varroa destructor) a envahi les colonies d'abeilles domestiques (Apis mellifera) en Europe dans les années huitante.

Originaire d'Asie où il vivait en bonne entente avec une autre espèce d'abeille (Apis cerana), cet acarien est aujourd'hui présent sur la plupart des continents et représente une perpétuelle menace pour les apiculteurs.

La recherche de nouvelles voies de traitement est un challenge constant, car les médicaments utilisés ne doivent pas induire de résistance de la part de l'acarien et ne laisser aucun résidu susceptible d'altérer la qualité du miel, tout en présentant une bonne efficacité et une innocuité pour les abeilles.

Parallèlement, quelques années après l'invasion de l'Europe par varroa, plusieurs rapports ont fait état de colonies d'abeilles capables de survivre à l'infestation en l'absence de traitements. Ces colonies semblaient naturellement capables de se défendre contre l'acarien.

Ces observations ont lancé plusieurs pistes de recherches qui ont abouti à une meilleure connaissance des mécanismes impliqués.

Ainsi, des travaux menés notamment en Allemagne et aux Etats-Unis dans les années nonante ont démontré que ce caractère de résistance des abeilles vis-à-vis de varroa repose sur une base génétique qui est héritable, c'est-à-dire qui peut se transmettre aux générations suivantes.

On sait aujourd'hui que ces caractères de résistance, nommés VSH pour Varroa Sensitive Hygiene, font appel principalement à trois mécanismes: d'une part les abeilles sont capables de détecter les cellules infestées puis de retirer les nymphes parasitées, réduisant ainsi la charge para- sitaire de la colonie. D'autre part, il semble que les varroas présents dans ces colonies sont peu féconds.

Ces résultats prometteurs laissent espérer une meilleure maîtrise du problème varroa à travers le monde par la sélection de lignées d'abeilles résistantes.

(...)

Par Laurent Gauthier

Source : agrihebdo/journal

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Information recueillie par Frédéric

 

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