Abeilles en déclin dans le monde : de nombreux facteurs identifiés - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/03/2011 à 21h33 par Fred.


ABEILLES EN DÉCLIN DANS LE MONDE : DE NOMBREUX FACTEURS IDENTIFIÉS

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Abeilles en déclin dans le monde : de nombreux facteurs identifiés

 
Plus d'une douzaine de facteurs (allant de la diminution globale du nombre de plantes à fleurs et de l'utilisation d'insecticides nocifs pour la mémoire des abeilles à la propagation des ravageurs et de la pollution atmosphérique dans le monde entier) pourraient se cacher derrière le déclin des colonies d'abeilles observé dans de nombreuses régions du globe.

Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme. Sans de profonds changements dans la façon dont l'être humain gère la planète, la disparition des pollinisateurs, indispensable pour assurer la sécurité alimentaire d'une population mondiale grandissante, risque malheureusement de continuer.

•De nouveaux types de champignons pathogènes virulents, qui peuvent être mortels pour les abeilles et les autres principaux insectes pollinisateurs, ont été détectés dans le monde entier. Leur migration d'une région à l'autre a malencontreusement été facilitée par l'augmentation des déplacements internationaux liés à la mondialisation et à la croissance rapide du commerce international.

•Quelques 20 000 espèces de plantes à fleurs, dont de nombreuses espèces d'abeilles dépendent pour se nourrir, pourraient disparaître au cours des décennies à venir si les efforts de conservation ne sont pas renforcés très rapidement.

•L'utilisation excessives de produits chimiques dans l'agriculture, par exemple les insecticides systémiques, est préjudiciable et toxique pour les abeilles. Certains produits peuvent même être dévastateurs pour les pollinisateurs lorsqu'ils se combinent, ce phénomène est appelé l'«effet cocktail».

•Le changement climatique, si l'on ne fait rien pour le contrer, pourrait encore aggraver davantage la situation, et ce de différentes manières : en modifiant les périodes de floraison des plantes, ou encore en déplaçant les saisons des pluies etc. Cela pourrait également affecter la qualité et la quantité de production du nectar par les plantes, provoquant un cercle vicieux.

Ce sont là les conclusions d'un nouveau rapport publié le 10 mars 2011 par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui rassemble et analyse les dernières données scientifiques sur l'effondrement des colonies d'abeilles. (...)

Les abeilles et l'économie verte

(...)

 


 

Points saillants du rapport

Pertes régionales

•En Europe, la baisse des colonies d'abeilles artificielles remonte au milieu des années 1960.

•En Amérique du Nord, depuis 2004, la disparition des colonies d'abeilles domestiques a atteint des niveaux préoccupants.

•Les apiculteurs chinois, qui gèrent les espèces occidentales et orientales d'abeilles, ont récemment noté plusieurs signaux inexplicables et complexe d'altérations des colonies, et ce pour les deux espèces.

•Un quart des apiculteurs au japonais ont récemment été confrontés à la perte subite de leurs colonies d'abeilles.

•En Afrique, les apiculteurs qui exercent le long du Nil égyptien ont également déclaré avoir remarqué des signes précoces d'effondrement des colonies, même si à ce jour il n'y a pas d'autres réelles preuves confirmées sur le reste du continent africain.

 


 

De multiples facteurs

•La dégradation de leur habitat et la perte des espèces de plantes à fleurs qui fournissent de la nourriture pour les abeilles sont les principaux facteurs expliquant le déclin des insectes pollinisateurs sauvages.

•Une étude anglo-néerlandaise a souligné que depuis les années 1980, une baisse de plus de 70 pour cent des principales espèces de fleurs sauvages a été observée.

•La prolifération des parasites et des ravageurs, comme l'acarien Varroa connu pour se nourrir de fluides d'abeilles, est également un facteur.

•Parmi les autres parasites on retrouve le petit coléoptère des ruches

•Les abeilles peuvent aussi souffrir de la concurrence des "espèces exotiques", comme l'abeille africanisée aux Etats-Unis, ou encore le frelon asiatique qui se nourrissent des abeilles européennes. Le frelon a désormais colonisé près de la moitié de la France depuis 2004.

•La pollution atmosphérique peut interférer avec la capacité des abeilles à trouver des plantes à fleurs et donc des aliments pour se nourrir. Les parfums des plantes qui auparavant pouvaient voyager dans un rayon de plus de 800 mètres dans les années 1800, n'atteignent désormais que 200 mètres maximum.

•Les champs électromagnétiques provenant de sources comme les lignes électriques peuvent également changer le comportement des abeilles.

•Les herbicides et les pesticides peuvent être à la base de la réduction des fleurs et des plantes sauvages nécessaires à l'alimentation et au développement des larves de certains pollinisateurs.

•Parmi les autres impacts on compte également l'empoisonnement des pollinisateurs et l'affaiblissement de système immunitaire des abeilles.

•La gestion artificielle des ruches pourrait également aggraver le problème.

•Certains des traitements des ruches contre les ravageurs peuvent effectivement être nocifs pour les abeilles.

•Le transport des abeilles d'une ferme à une autre afin de fournir des services de pollinisation, de moins en mois assurés par la nature elle-même, pourrait être un facteur supplémentaire. Aux États-Unis, des camions transportant jusqu'à 20 millions d'abeilles circulent régulièrement et chaque année plus de deux millions de colonies voyagent à travers le continent.

•Les taux de mortalité d'une colonie, après les transports, peut atteindre plus de 10 pour cent des abeilles de la colonie.

 
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Auteur : Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Source : www.notre-planete.info