À vélo contre les sables bitumineux - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/04/2010 à 14h49 par Michel WALTER.


À VÉLO CONTRE LES SABLES BITUMINEUX

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À vélo contre les sables bitumineux

Craignant que le pétrole issu de sables bitumineux albertains soit raffiné au Québec, près d'une centaine de cyclistes ont enfourché leur vélo et ont pédalé jusqu'à la raffinerie de Pétro Canada dans l'est de l'île de Montréal pour signifier au ministère de l'Environnement qu'il lui appartient d'y mettre un frein.

Organisée par Justice climatique Montréal dans le cadre de la Journée internationale Fossil Fool, jeudi, la manifestation se voulait également une façon de faire valoir au gouvernement l'inquiétude des environnementalistes quant à l'avancement du projet de station de pompage à Dunham, en Estrie, le point de départ permettant de concrétiser le projet, selon eux.

Cet oléoduc pourrait faire passer 200 000 barils de pétrole brut chaque jour à Montréal, dont 40 000 seraient transformés et raffinés sur l'île de Montréal.

« Pour amener le sable bitumineux au Québec, il faut renverser la direction du flot. Cette station-là, à Dunham, c'est pour ça, affirme la porte-parole de l'organisme Kawina Robichaud. Aussi, le pipeline qui s'y trouve date de 60 ans, les risques de bris sont élevés. »

Elle précise que le pétrole qui y circulera a une teneur très élevée en sulfure, ce qui est très corrosif. « Les citoyens du coin sont déjà inquiets et tout ça viendrait à Montréal? Il me semble que c'est une mauvaise recette », juge-t-elle.

À l'étude au ministère

C'est d'ailleurs pour cette raison que le ministère de l'Environnement étudie actuellement la demande d'autorisation de l'entreprise Embridge pour la construction de la station.

« On ne peut pas émettre de certificat tant qu'on n'a pas terminé l'analyse. Par ailleurs, le dossier est aussi à l'étude en Cour puisqu'un citoyen s'est opposé. Il doit être libre de recours pour qu'on puisse l'autoriser », explique l'attaché de presse de la ministre, Dave Leclerc.

Reste que tant Greenpeace que Justice climatique et Équiterre continuent de demander à Québec qu'il fasse intervenir le Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE). « Il faut que la ministre Beauchamp mandate le BAPE pour faire la lumière sur le manque d'information entourant le projet », demande la porte-parole de Greenpeace Québec, Virginie Lambert.

Représentant pour Justice climat Montréal, Pierre-Olivier Parent a de son côté annoncé que son organisme prépare une nuit de campement à Dunham pour continuer de protester contre le projet qu'il croit n'avoir jamais vu avancer si rapidement.

Stéphanie Saucier

Source : fr.canoe.ca

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