Le sort du monde se joue en direct. Agissons sans plus tarder mais pas que pour nos pommes. Exclusif

A Toulouse, on invente l'eau propre - Le Vrai d'UFO's ;o)

Accueil

Cette actualité a été publiée le 12/05/2010 à 23h37 par Lo.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
A Toulouse, on invente l'eau propre

Traitement de l'eau : l'invention toulousaine

Une eau définitivement lavée de tous ses composants actifs chimiques, ceux qu'on appelle dans le jargon les xénobiotiques... un vieux rêve poursuivi depuis des années par tous ceux qui ont à gérer la Garonne et les différentes techniques d'épuration. Même en quantités nanométriques, à la sortie des stations d'épuration, l'eau contient encore des produits toxiques.

Dans un litre d'eau, on trouve toutes sortes de substances, même en doses infinitésimales : médicaments, antibiotiques, anticancéreux et hormones de synthèse, à commencer par les contraceptifs hormonaux.

Très toxiques, ces composants sont soupçonnés d'être à l'origine de nombreuses pathologies endocriniennes et neurologiques et mobilisent les chercheurs, rappelle le PDG de l'entreprise toulousaine Loïra. Pour Jacques Debuire, « des études récentes ont prouvé une augmentation anormale de la proportion de femelles chez les poissons d'eau douce, dont la cause serait le déversement de ces produits dans les cours d'eau, nappes et rivières ».

Ces xénobiotiques ont un défaut imparable : ils réussissent à traverser les filtres successifs des stations de traitement des eaux pour être rejetées presque intacts dans la nature, quand elles ne finissent pas dans nos verres remplis au robinet.

Loïra, PME spécialisée dans le traitement des eaux, a développé une technique photochimique permettant la dissolution totale des produits contenus dans l'eau. Ces derniers jours, a été inauguré un pilote industriel qui devrait livrer ses résultats définitifs en juin. En laboratoire, les essais sont concluants, mais reste à savoir si le procédé sera efficace à une échelle industrielle, sachant qu'il exigera des investissements lourds. Les pouvoirs publics qui croient aux vertus du procédé ont accepté de le financer.

L'opinion de plus en plus sensible

« L'eau de la Garonne est plutôt de bonne qualité, si on excepte les pollutions d'origine agricole lorsque les étiages sont bas. Mais les xénobiotiques sont un sujet qui monte dans l'opinion, auquel sont sensibilisés ministères et agences de l'eau. Les scientifiques expliquent qu'il y a des soupçons d'impact de ces substances dans la modification de certains biotopes », indique Christian Julia, le directeur de la délégation régionale de l'agence de l'eau Adour-Garonne. « Compte tenu de la concentration jugée extrêmement faible de ces composants, on n'a pas les moyens de mettre en oeuvre des batteries d'analyse. D'autant que la nature des effluents remplis d'un cocktail de molécules varie selon les cours d'eau ».

À la demande de la Direction générale de la Santé, les DRASS de Midi Pyrénées, Basse Normandie et Rhône-Alpes, ont réalisé en 2006 et 2007, en collaboration avec les agences de l'eau, des campagnes de mesures de résidus de médicaments dans les eaux utilisées pour la production d'eau potable. Ces études ont porté sur 141 sites et ont permis de rechercher 76 substances.

Les résultats corroborent ceux qui ont été observés à l'étranger : une vingtaine de substances a été retrouvée dans les eaux potables à des concentrations comprises entre quelques nanogrammes et des centaines de nanogrammes par litre.

Le chiffre : 2015

2015, objectif Qualité de l'eau. Une directive cadre fixe une obligation de résultat pour le bon état de l'eau écologique et chimique. Une échéance que les bassins de la Garonne et du Tarn-Aveyron auront du mal à respecter.

Jacques Debuire: «des résidus nocifs dans l'eau»

En quoi votre procédé-test annonce-t-il un tournant mondial dans le traitement de l'eau?

Pour la première fois au monde, un traiteur d'eau s'intéresse à la présence de ces composés indésirables voire dangereux pour l'environnement mais aussi la santé humaine (xénobiotiques) en se focalisant sur la qualité de l'eau traitée c'est-à-dire en vérifiant l'absence totale de composés résiduels nocifs dans l'effluent traité, et ce, quelle que soit la nature des polluants organiques entrants (hormones de synthèses, médicaments, pesticides...)

Notre technique n'étant pas sélective, elle élimine la totalité des substances indésirables contenues dans l'eau pour les transformer au final en molécules de gaz carbonique (CO2), d'eau (H2O), ou d'acides minéraux. La seule technique qui permettrait d'obtenir un résultat similaire est l'osmose inverse nécessitant des investissements mais aussi des coûts d'exploitation 10 à 30 fois supérieurs. Notre technique peu onéreuse est très facile d'utilisation est tout à fait novatrice dans ce sens...


Pour lire la suite, cliquer sur "lien utile"


Source: www.ladepeche.fr

SOS-planete

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Lo
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.