A Sotchi, l'écologie mène en prison - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 15/02/2014 à 13h47 par Fred.


A SOTCHI, L'ÉCOLOGIE MÈNE EN PRISON

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A Sotchi, l'écologie mène en prison

 

Situé sur les hauteurs de Sotchi, le village d'Akhchtyr est privé d'eau, d'accès routier et de transports publics depuis les grands travaux du chantier olympique à Krasnaïa Poliana, la station de ski ultramoderne sortie de terre à quelques kilomètres de là.

Une voie rapide a bien été construite, mais elle ne dessert pas le village. Pour y accéder, les habitants – 120 âmes – peuvent toujours emprunter le nouveau tunnel sous la voie ferrée. Seulement, faute de passage réservé aux piétons, la grand-route est impossible à traverser. A moins d'enjamber les glissières et de prendre ses jambes à son cou pour éviter les bolides lancés à toute allure.

Les autochtones ont beaucoup perdu avec la construction de la voie rapide. Leurs puits se sont taris, et la carrière du coin, transformée en décharge, s'est mise à rejeter des boues suspectes dans le fleuve Mzymta.

 

 

Pour avoir critiqué les aléas du chantier de Sotchi, l'organisation régionale Veille écologique pour le Caucase du Nord est devenue la bête noire des autorités. Ses militants ont été poursuivis, chassés, harcelés.

Evgueni Vitichko est derrière les barreaux, Souren Gazarian a quitté la Russie, et Ioulia Naberejnaïa a déserté Sotchi pendant la durée des Jeux. Natalia Kalinovskaïa, ancienne porte-parole des expulsés de la plaine d'Imérétie, a pris ses quartiers à Krasnodar (à 170 km de Sotchi), tant elle était harcelée. Les méthodes ? Toujours les mêmes : menaces, écoutes, entretiens « prophylactiques » avec les services.

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un article de Marie Jégo, publié par lemonde.fr et relayé par SOS-planete

 

 

Vladimir Poutine, son chalet et son hélico

Vladimir Poutine a un problème d'accès à son chalet flambant neuf de Lounaïa Poliana, à Sotchi. Erigée au milieu d'une réserve naturelle où la moindre construction est interdite, la résidence devait être reliée par une route, mais son tracé a été abandonné. Le président doit donc se rendre chez lui en hélicoptère.

Le chalet est mentionné au cadastre comme la propriété de la société pétrolière d'Etat Rosneft, détentrice d'une « station d'étude des changements climatiques » à Lounaïa Poliana.

« Toute l'infrastructure sur place est aménagée pour Poutine, qui a plusieurs résidences dans la région. Quand les mesures de sécurité sont draconiennes, ça veut dire qu'il est là. L'espace aérien est fermé, les patrouilleurs surveillent la berge et les avenues principales sont bloquées au moindre de ses déplacements », déplore le militant écologiste Souren Gazarian, depuis son exil en Estonie.

 

Même source

 

 

Poutine le grand et hypocrisie officielle

Vladimir Poutine a donc ses jeux. Une belle démonstration de la puissance retrouvée tant sur le plan économique que diplomatique. Le Cio lui offre de bon coeur ce magnifique cadeau pour vanter ses propres mérites comme ceux de la Russie éternelle... L'instance internationale n'est pas très regardante sur la morale, du moment qu'elle y trouve son compte...

« Je déplore le double langage qui consiste à vendre des trains, des avions de chasse ou des bateaux de guerre à certains pays pour snober ensuite la cérémonie d'ouverture d'un événement sportif d'envergure mondiale qui y a lieu. Il faut être pragmatique si l'on veut exporter, garder nos usines ouvertes... » Pour insupportables que puissent sembler les propos de Jean-Claude Killy, président de la commission de coordination des Jeux Olympiques, sa franchise vient casser les reins des minables contorsions du gouvernement.

(...)

L'universalisme... du fric

Il existe d'autres réalités masquées au-delà de ces considérations politiques. Les JO d'hiver, peut-être encore plus que ceux d'été, révèlent la question de l'utilité sociale de cet événement. Quel universalisme pour une discipline comme le biathlon, quelle pérennité pour une piste de saut à ski ? Sans oublier l'impact écologique dramatique d'une telle débauche de béton en pleine nature. Car en l'occurrence, ces jeux les plus chers de l'histoire (on parle de 42 milliards d'euros en tout) ont profondément défiguré le paysage.

Le CIO n'a jamais prétendu servir les peuples, mais l'intérêt « supérieur » du sport. D'où ce pseudo-vernis apolitique qui passe si bien dans les médias et cette capacité à imposer ses diktats aux États, tout en prenant bien soin de ne pas «?interférer?» dans leurs « affaires intérieures ».

(...)

Préparez-vous, dans quatre ans, la Russie accueille le mondial de foot...

 

Pour lire la totalité,cliquer ICI

 

Un article de King Martov, publié par npa2009.org et relayé par SOS-planete

 

Deux nouveaux modules d'actualité : Les JO de Poutine - Méditerranée et gaz sarin

 

 

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Auteur : Marie Jégo

Source : www.lemonde.fr