À qui va profiter le business des éoliennes installées en mer ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/10/2011 à 17h39 par Kannie.


À QUI VA PROFITER LE BUSINESS DES ÉOLIENNES INSTALLÉES EN MER ?

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À qui va profiter le business des éoliennes installées en mer ?

 

Le gouvernement a lancé mi-juillet son appel d'offres pour la construction des parcs éoliens offshore au large des côtes françaises. Présenté comme une véritable aubaine économique pour le pays, avec des milliers d'emplois à la clef, cette nouvelle filière est de fait réservée aux poids lourds du secteur de l'énergie et du nucléaire : EDF, GDF-Suez ou Areva. Au risque de freiner une nouvelle fois l'émergence de filières industrielles régionales qui pourraient profiter aux PME et à la conversion écologique de l'économie.

Faire de la France «une base industrielle forte pour l'éolien offshore». Telle est la promesse du gouvernement, qui a lancé à la mi-juillet un appel d'offres visant l'installation de 600 éoliennes au large des côtes françaises d'ici à 2015.

Réparties sur cinq parcs, principalement situés dans la Manche et au large de la Bretagne, elles devraient représenter une puissance totale de 3 000 MW, de quoi se passer de deux réacteurs nucléaires EPR.

Un second appel à projets sera lancé en avril 2012, pour une puissance similaire. L'objectif final est de porter à 20 % la part des énergies renouvelables en France, comme prévu par le Grenelle de l'environnement et promis dans les engagements des États membres de l'Union européenne dans le cadre du protocole de Kyoto.

De plus, l'éolien off-shore joue un rôle non négligeable si l'on veut assurer dans de bonnes conditions la transition énergétique de la France à l'horizon 2050. Dans le scénario que vient de publier l'association négaWatt, les éoliennes installées en mer représenteront la moitié de la production éolienne future (soit 20 % de la production d'énergie globale, contre 0,4 % aujourd'hui).

«L'engagement que nous prenons, c'est celui d'un soutien résolu et sans ambiguïté à cette filière porteuse», déclare même N. K.-M., ministre de l'Environnement, début 2011. Pas question, semble-t-il, de détruire dans l'oeuf une filière industrielle d'avenir, comme cela s'est passé avec les éoliennes classiques (sur terre).

Le dernier outil législatif de la chasse aux pales terrestres date du 26 août dernier, avec la publication d'un décret obligeant le classement en «Installation classée pour la protection de l'environnement» (ICPE) des parcs éoliens. Ce décret va encore allonger les délais de mise en place, déjà remarquablement longs en France : jusqu'à 8 ans, contre 4 ans dans les autres pays européens. Mais, en mer, tout sera différent. Promis. Juré.

Vers une conversion écologique du tissu industriel ?

Les professionnels du secteur veulent y croire. « Nous avons raté le train de l'éolien terrestre. Voici l'occasion de nous rattraper », estime Ph. Gouverneur, de France énergie éolienne (FEE), la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

«Le secteur éolien français compte plusieurs centaines d'entreprises. Certaines sont des leaders mondiaux dans leur domaine. Il y a, en plus, énormément de compétences françaises pouvant servir à l'éolien offshore. Les savoir-faire développés autour des plates-formes pétrolières et des chantiers navals peuvent être réinvestis. L'appel d'offres doit allumer la mèche d'un nouveau dynamisme, les entreprises françaises pourront valoriser leurs connaissances, et elles seront au rendez-vous», positive-t-il.

Quatre pôles régionaux, incluant des centaines d'entreprises, sont en cours de constitution en Bretagne, dans les Pays-de-Loire ou en Haute-Normandie. «Le Port du Havre a, par exemple, mis à disposition cinquante hectares qui pourraient servir à l'assemblage des éoliennes destinées à l'offshore. Idem à Saint-Nazaire, avec qui nous travaillons de concert. Deux sites sont aussi prêts pour assurer la maintenance, détaille Claude Taleb, vice-président Europe Écologie-Les Verts de la Région Haute-Normandie. L'appel d'offres du gouvernement était très attendu. Nous avons en Haute-Normandie, mais aussi ailleurs en France, un besoin urgent de conversion écologique de l'appareil industriel.»

Bref, tout le monde est prêt.

50 000 emplois créés ?

L'obligation de faire travailler des entreprises locales figure dans l'appel d'offres : «La qualité du projet industriel et social sera, avec le prix d'achat de l'électricité proposé, un critère déterminant pour la sélection des candidats», peut-on lire sur le document.

«Chaque candidat devra faire part de ses intentions et engagements en termes de constitution d'une ligne d'approvisionnement et d'assemblage, de mobilisation des infrastructures portuaires, de partenariats industriels sur l'ensemble de la chaîne (composants, génie civil, ingénierie, transport, maintenance...), de mobilisation du tissu de PME, d'emplois générés par le projet, ou encore d'effort de R&D [recherche et développement, ndlr] et d'innovation.»

Avec des milliers d'emplois à la clef : 11 000 aujourd'hui, entre 17 000 et 60 000 en 2020. L'éolien en mer, assure le gouvernement «présente l'avantage de créer une forte proportion d'emplois difficilement délocalisables», comme l'exploitation et la maintenance des installations.

Certains spécialistes de l'éolien tempèrent cet enthousiasme. «Techniquement, c'est beaucoup plus difficile de développer l'éolien en mer que sur terre. Il serait plus logique de commencer par remplir l'on-shore, et en profiter pour développer de véritables compétences», estime Patrick Saultier, exploitant de parc éolien.

C'est le chemin qu'a choisi l'Allemagne, souvent citée en exemple par nos ministres. Outre-Rhin, mais aussi ailleurs en Europe du Nord, cela fait dix ans que le secteur offshore travaille à son organisation. Et d'importantes difficultés demeurent. Les personnes formées ne sont pas assez nombreuses, et les bateaux manquent, entre autres. [...]

Le gâteau pour les consortiums, les miettes pour les PME

Les éoliennes marines, une aubaine pour les PME ? « Les PME et TPE risquent fort d'être cantonnées à l'activité de sous-traitance, pour construire de petits équipements comme des mâts, des pales ou des roulements, ou réaliser des installations dans les métiers des génies civil et électrique », prédit Philippe Gattet, économiste et auteur d'une étude sur le marché français de l'éolien à l'horizon 2020.

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Un article de Nolwenn Weiler, publié par bastamag.net

 

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Auteur : Nolwenn Weiler

Source : www.bastamag.net