A la poursuite de "l'île de plastique" - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 09/11/2010 à 16h27 par Fred.


A LA POURSUITE DE "L'ÎLE DE PLASTIQUE"

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A la poursuite de "l'île de plastique"


Le Sea Dragon va quitter le Brésil, dimanche, pour parcourir l'Atlantique Sud à la recherche de déchets plastique, véritable décharge flottante.

"S'il y a une paradis sur terre, il n'est pas loin d'ici", se serait écrié le navigateur italien Amerigo Vespucci en découvrant Ilha Grande, divine île tropicale amarrée dans la baie d'Angra dos Reis, au sud de Rio de Janeiro.

Cinq siècles plus tard, la légende est toujours valable.

A un détail près...
La mer qui enveloppe ce joyau naturel n'est plus vraiment immaculée.

Il n'est pas rare d'y apercevoir des déchets ou des sacs en plastique flotter à la surface.

Les prélèvements marins le confirment et laissent apparaître une multitude de résidus de ce type, aussi invisibles à l'oeil nu qu'ils sont pernicieux pour l'écosystème.

"Si on retrouve des déchets plastique dans un endroit aussi privilégié qu'Ilha Grande, vous pouvez imaginer la gravité de la situation dans le reste du globe", déplore Dale Selvam, skippeur néo-zélandais du Sea Dragon.

C'est depuis ce robuste voilier de 72 pieds que ce kiwi, ancien surfeur de grosses vagues reconverti dans la recherche scientifique, essaye de sensibiliser les consciences:

"Les océans sont devenus de véritables poubelles flottantes. Il faut agir vite, très vite."

Au-delà du travail pédagogique mené ce jour-là auprès des enfants d'Ilha Grande, les expéditions Pangaea, fondées par le couple de biologistes américains Ron et Portia Ritter, "cherchent à explorer pour préserver".

(...)

"Que faisons-nous des milliards de déchets plastique jetés quotidiennement?", questionne le Néo-Zélandais.

Seuls 5 % des bouteilles, gobelets ou sacs plastique sont recyclés, 50 % sont enfouis dans des décharges.

Le reste disparaît pour couler au fond des océans (comme les polycarbonates) ou flotter à leur surface (comme les polypropylènes).

Ils viennent alors se mêler aux cinq courants subtropicaux qui balayent le globe (océans Pacifique Nord et Sud, Atlantique Nord et Sud et Indien).

Ces déchets s'accumulent, dérivent, se désagrègent en raison du soleil et des vagues, agissent comme des éponges de produits chimiques hautement toxiques pour la faune marine.

Ils deviennent des POPs (polluants organiques persistants) qui s'introduisent dans la chaîne alimentaire avec des effets extrêmement nuisibles pour l'environnement; et, par ricochet, pour la santé humaine.


Dans le Pacifique, 600.000 km2 saturés de déchets

Dans l'Atlantique Nord, une zone grande comme le Texas a été localisée à près de 1.000 km des côtes américaines par la Sea Education Association.

Dans le Pacifique, entre Hawaii et la Californie, Greenpeace a repéré en 2006 une zone de 600.000 km², plus grande que la France.

Il ne s'agit pas d'une masse solide, plutôt d'une zone saturée de plastique fractionné en morceaux de quelques millimètres, qui voguent entre la surface et plusieurs mètres de profondeur.

C'est ce genre de phénomène que Dale et son équipage s'attendent à trouver dans l'Atlantique Sud.

(...)

Pour mieux ratisser l'océan, le Sea Dragon va, à partir du 4 janvier, traverser une seconde fois l'Atlantique, du Cap à Montevideo, en Uruguay.

Ce travail achevé, les expéditions Pangaea devraient être en mesure de dessiner une carte de cette "île" encore mystérieuse.

"On a besoin d'informations, d'images, de chiffres et de scientifiques qui travaillent sur le sujet pour faire prendre conscience de la situation", plaide le skippeur néozélandais.

"On ne pourra jamais retirer tous ces déchets, c'est impossible techniquement et financièrement. Mais il faut au moins arrêter d'en produire pour que la situation n'empire pas."

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Auteur : Eric Frosio, correspondant à Rio

Source : www.lejdd.fr