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Cette actualité a été publiée le 16/12/2009 à 23h00 par Tanka.


A COPENHAGUE, LES ESPRITS S'ÉCHAUFFENT

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A Copenhague, les esprits s'échauffent

Information recueillie par Tanka.

Plusieurs manifestations de protestation ont été programmées dans les rues mais aussi au sein du Bella Center. Les ONG veulent faire monter la pression alors que beaucoup doutent que le sommet aboutisse à un accord ambitieux. La police est mobilisée. Les premiers manifestants se sont réunis à 8 heures ce matin non loin du Bella Center.

A Copenhague, la tension est monté d'un cran ce matin. La police a bouclé un large périmètre entourant le centre de conférence alors que s'approche l'heure de vérité sur l'état des négociations, sans doute en fin de matinée. Ils attendent de pied ferme plus d'un millier d'activistes environnementalistes prêts à marcher sur le Bella Center pour rappeler aux négociateurs qu'un accord ambitieux sur le climat est l'objectif. Les mouvements écologistes et sociaux se sont donnés rendez-vous pour une action qui prendra place tout autour du Bella Center, et à l'intérieur de celui-ci.

Depuis 8 heures, une manifestation a commencé à quelques centaines de mètres de là. Durant la matinée, une action sera organisée au sein même du centre. D'autres groupes se rendront au plus près du Bella Center, notamment un Bike bloc. Une assemblée citoyenne a également été programmée en fin de matinée. Plusieurs délégations officielles d'ONG et d'Etats provenant du Bella Center ont prévu de s'y associer.

L'objectif sera de bousculer les négociations officielles prise en étau par les actions des ONG "afin de faire entendre celles et ceux qui sont ne sont jamais écouté-e-s et pour imposer notre propre agenda et nos solutions : pas de solutions basées sur le marché, laisser les ressources fossiles dans le sol, contrôle démocratique des populations sur les ressources naturelles, relocalisation des productions, réduction des surconsommations notamment du Nord, reconnaissance de la dette écologique contractée auprès des pays du Sud, reconnaissance des droits des populations indigènes", conclut un communiqué de Urgence climatique - justice sociale.

Dans les salles de travail, les négociations ont repris ce mercredi matin. Mais les participants se montrent de plus en plus dubitatifs quant aux chances d'aboutir à un accord significatif. Le texte émanant de la principale voie de négociation, "LCA" (Long term cooperative action) a rendu un nouveau texte rédigé dans la nuit mais inachevé. Toutes données chiffrées et précises qui figuraient dans les projets d'accord précédentes ont été évacués. Aux ministres à présent de reprendre le flambeau, dans de mauvaises conditions.

Seul espoir, l'arrivée des chefs d'Etat et de gouvernement qui a déjà commencé. "Ils ne sont pas venus pour boire le café. Ils peuvent faire des offres, prendre des risques et affirmer un leadership courageux", a expliqué à la Tribune, Achim Steiner, le directeur exécutif du Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue). Fragile espoir.

Laurent Chemineau

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