A Copenhague, le nucléaire se refait une santé - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/12/2009 à 15h15 par Michel95.

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A Copenhague, le nucléaire se refait une santé

Information recueillie par Michel95

Comme lors de chaque négociation climatique, l'industrie nucléaire pousse ses pions.

LEXPRESS.fr a récupéré un document de travail du sommet qui montre que le nucléaire pourrait devenir une énergie propre, au sens des discussions internationales.

Ca fait partie de ces tout petits détails qui passent presque inaperçus mais qui ont leur importance.

Dans un document de travail datant du milieu de la semaine, la réponse à la question "le nucléaire doit-il être considéré comme un mécanisme de développement propre?", qui était jusque-là formellement négative, l'est de moins en moins.

En juin dernier, deux options étaient prévues, un "oui" ou un non "clair".

Dans le document sorti mardi du Bella Center, un refus de considérer le nucléaire comme propre ne serait valable que jusqu'en 2017, alors qu'il s'étendait au delà dans la version précédente.

A l'inverse, une intégration du nucléaire dans les mécanismes propres serait valable même après 2017 alors que ce n'était pas prévu dans le document initial.

Cinq conférences pro-nucléaires, une seule pour les anti

Evidemment, ce ne sont que des intitulés et c'est le choix final que feront les gouvernants qui compte.

"Mais c'est un petit renversement significatif", signale Charlotte Mijen, coordinatrice internationale de la campagne du réseau Sortir du nucléaire.

"Comme les priorités de ce sommet sont les objectifs chiffrés et le financement des procédés, le nucléaire passe presque inaperçu et l'industrie nucléaire peut pousser discrètement ses pions."

Quasiment absents du sommet de Copenhague, les industriels du nucléaire ont laissé faire les lobbys pendant les dernières deux semaines.

Cinq conférences en marge du sommet ont ainsi été organisée par les associations pro-nucléaires, contre seulement une pour les anti.

En 2001, à Marrakech, l'énergie nucléaire avait été exclue de ces mécanismes propres que les pays développés peuvent, depuis Kyoto, vendre aux pays en développement afin de récupérer des "crédits carbone" et d'échapper ainsi à certaines obligations de réduction d'émissions de CO2.

Depuis, les pays comme la France ou le Japon qui sont très intéressés par la vente de cette technologie se battent à chaque négociation climatique pour revenir sur cette décision.

Aide financière des pays du Nord

Aussi, quand en 2007, à Bali, le concept de Namas (Naturally Appropriated Mitigations actions) est créé pour pousser les pays pauvres à réduire leurs émissions moyennant l'aide financière des pays du Nord, l'industrie nucléaire tente encore une fois de faire considérer sa technologie comme une "Namas".

Elle se le voit refusée en octobre dernier à la réunion préparatrice pour le COP15 à Bangkok.

Pour Charlotte Mijen, cette décision est essentielle: "Imaginez que la Chine ou l'Inde déposent des projets nucléaires considérés comme des Namas, alors ils rafleront une énorme manne financière qui n'ira pas aux autres pays ou à des projets plus propres".

La guerre entre pro et anti est loin d'être finie mais les premiers viennent de gagner un point.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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