À Brest, la plage tapissée d'algues vertes - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/11/2009 à 05h13 par Michel95.

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À Brest, la plage tapissée d'algues vertes

Information recueillie par Michel95

Pendant ce temps : ça se tire dans les pattes dans le milieu politique et rien ne bouge...
Sauf, peut-être, quelques promesses pour les prochaines élections..?

La routine...

La tempête a déposé un gros stock d'algues vertes.

Plus que jamais selon les pêcheurs à pied.

Ce mercredi matin, les services de Brest métropole Océane (BMO) ont démarré le ramassage des algues vertes.

Jusqu'à 50 cm « On n'en a jamais vu autant. »

Parole d'anciens pêcheurs de coques et palourdes rencontrés hier au Moulin-Blanc (Brest).

Une plage qu'ils fréquentent depuis des dizaines d'années.

Sur toute sa longueur, soit plus d'un kilomètre, la plage est verte.

L'épaisseur est plus importante côté Relecq-Kerhuon au-delà de l'épi qui retient le sable.

De ce côté, il s'agit plutôt d'une grève tapissée de galets.

En haut, l'épaisseur d'ulves atteint 50 cm.

Poussées par la tempête

Rien de très surprenant selon Philippe Masquelier, animateur du contrat de rade à Brest métropole océane (BMO).

« À chaque tempête d'ouest, c'est la même chose. » Pour lui, « les quantités en mer varient peu.

Les échouages plus ou moins importants sont surtout dus aux régimes de vents ».

La tempête du week-end dernier les aura remontés sur la plage.

Le stock d'algues vertes se situe juste devant la plage, par quelques mètres de profondeur, là où les ulves bénéficient d'eaux calmes et de lumière.

En suspension, elles restent au fond, sur environ 20 cm d'épaisseur.

Le stock hivernal est évalué à 300 tonnes.

En été, il pourrait atteindre 2 000 tonnes.

Une année « normale »

À BMO, la direction des espaces verts (cela ne s'invente pas !) procède à un ramassage sur la plage depuis 1985.

Il est quotidien en été et régulier le reste de l'année. Les quantités varient de 200 à 1 000 tonnes par an.

On est donc très loin des 13 000 tonnes de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor).

Elles sont confiées à un éleveur de Sizun qui les épand comme amendement sur ses prairies.

Selon les quantités, donc les heures de main-d'oeuvre, le coût pour BMO est de 6 000 à 30 000 € par an.

Selon Philippe Masquelier, « 2009 n'est pas une année exceptionnelle ».

On était à 250 tonnes échouées fin août à comparer avec les 500 tonnes pour l'année complète 2008.

Les nitrates toujours

Le principal agent responsable du développement des ulves, ce sont les nitrates.

Le bassin de l'Elorn en charrie 4 000 à 10 000 tonnes par an, selon le niveau de précipitations.

Les taux moyens ont légèrement baissé, passant de 40 mg par litre en 1995 à 35 mg par litre en moyenne depuis quelques années.

Les nitrates proviennent un peu des assainissements défectueux, mais essentiellement de l'agriculture (engrais chimiques et épandages de déjections animales).

Sur le premier point, Thierry Fayret, vice-président de BMO et vice-président du Sage (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux) de l'Elorn, estime que les politiques locales « vont dans le bon sens ».

En revanche, pour les pratiques agricoles, seul l'État peut réglementer.

Le Sage s'est fixé comme objectif 22 mg de nitrates par litres d'ici 2021.

Tout en sachant que cela ne suffira pas pour stopper la prolifération d'algues vertes.

Les scientifiques estiment qu'il faudrait pour cela moins de 10 mg par litre.

Sébastien PANOU.

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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