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Cette actualité a été publiée le 06/10/2010 à 18h18 par Tanka.


750 000 NOUVELLES ESPÈCES DANS LES OCÉANS ?

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750 000 nouvelles espèces dans les océans ?

Le plus important recensement de la vie marine qui ait jamais mené vient de rendre ses premières conclusions. Six mille nouvelles espèces viennent grossir les rangs de la biodiversité aquatique, en attendant sûrement beaucoup mieux...

Ce sont dix années de recherches intensives menées par quelque 2 700 scientifiques originaires de 80 pays et qui ont donné lieu à plus de 540 expéditions qui viennent d'apparaître à la face du monde.

Des chiffres qui donnent le vertige et permettent de mesurer le caractère hors norme du Census Of Marine Life (COML) 2010, dont l'histoire retiendra qu'il s'agit du « premier Recensement de la vie sous-marine ».

Bien qu'elle ait par le passé mis le doigt sur certains dangers qui menacent actuellement les océans et les mers, notamment la Méditerranée, cette gigantesque entreprise a aussi obtenu des résultats inespérés. Plus de 6 000 nouvelles espèces ont ainsi été découvertes, ce qui a fait dire aux tenants de ce projet que « la constatation a été faite que les espèces rares sont courantes ».

« Ce n'est pas un recensement de grand-père : il est merveilleux, vivant, et constitue un ensemble interactif de bases de données sur le Net, avec des liens vers des images, des sons et la capacité de créer des cartes spécifiques », a éclairé Jesse Ausubel, co-fondateur du COML et spécialiste environnemental pour la fondation Alfred P. Sloan.

Une telle démarche n'a en tout cas pas été simple à mettre en place, car partir à la découverte d'horizons sous-marins inconnus nécessite une logistique toute particulière. Technologies dernier cri, utilisation de satellites, analyse génétique des espèces – appelée également « barcoding » : estimé à 650 millions de dollars (472 millions d'euros), le budget alloué au COML a permis aux scientifiques de déployer les gros moyens.

« Nous sommes tous des citoyens de la mer »

Les découvertes qui viennent d'être annoncées ne pourraient en outre être que la partie émergée de l'iceberg. Une des autres conclusions du Recensement est en effet que « jusqu'à 90% du poids de la vie marine est constitué de vie microbienne », c'est-à-dire de quasi-particules animales qui sont autrement plus difficiles à identifier.

Les équipes scientifiques ont tenu à rappeler à cet égard que nous avions « moins de connaissance du petit que du grand ». Et le président du comité de direction du COML Ian Poiner d'évoquer le chiffre astronomique de 750 000 nouvelles espèces (!) qui résideraient encore dans les océans à l'abri des regards humains.

« Toute vie à la surface dépend de la vie dans et même sous l'océan », a-t-il expliqué, avant d'ajouter que « la vie maritime fournit la moitié de l'oxygène que nous consommons, une bonne partie de notre nourriture et régule également le climat ». Ainsi sommes-nous tous « des citoyens de la mer ».

Corroborant cette hallucinante perspective, le COML considère que 10% des espèces peuplant les mers européennes restent à découvrir, de 39 à 58% pour les eaux antarctiques et jusqu'à 80% pour les côtes australiennes.

Ne reste plus qu'à espérer que la science progresse plus rapidement que le nombre d'extinctions, lui aussi en perpétuelle croissance entre activité humaine et acidification des océans.

De ce rapport de force dépend probablement la survie des écosystèmes marins dont on sait qu'ils sont potentiellement en grand danger...

Etat de santé réel de la planète





Auteur : Gwendal Perrin,

Source : www.zegreenweb.com