600 éoliennes seront construites au large des côtes françaises - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 26/01/2011 à 17h10 par Jacques.


600 ÉOLIENNES SERONT CONSTRUITES AU LARGE DES CÔTES FRANÇAISES

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Dans un discours à Saint-Nazaire, mardi 25 janvier 2011, le président de la République française a annoncé le lancement d'un appel d'offres pour la construction de cinq parcs éoliens offshore au début du deuxième trimestre 2011.

A terme ce seraient près de 600 éoliennes qui devraient être installées au large des côtes françaises pour une puissance totale de 3000 mégawatts (MW), l'équivalent de deux réacteurs nucléaires EPR.

Une première en France et un investissement qui sera remarquable pour l'éolien offshore en Europe. Ce vaste chantier représente un investissement de 10 milliards d'euros.

Celui-ci s'inscrit dans le cadre du Grenelle de l'environnement et de sa loi d'août 2009 qui stipule que la France « s'engage à porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de sa consommation d'énergie finale d'ici à 2020 ».

Or, en 2009, La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute totale est estimée à seulement 12,4 %, en hausse de 2,7 points sur 2005.

Le plan de développement des énergies renouvelables de la France issu du Grenelle Environnement fixe un objectif de 6 000 MW de puissance installée en éolien offshore pour 2020 soit environ 1 200 éoliennes produisant 3,5 % de la consommation française d'électricité pour un investissement total d'environ 20 milliards d'euros.

Enfin, le Grenelle de l'environnement s'engage à simplifier les procédures administratives concernant l'éolien en mer.

Suite à une concertation menée depuis début 2009 sur chaque façade maritime du pays, cinq zones, d'une surface totale de 533 km2 ont été sélectionnées par le gouvernement :

* Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) : 110 km2, pour une puissance maximale de 750MW ;

* Fécamp (Seine-Maritime) : 88 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;

* Courseulles-sur-Mer (Calvados) : 77 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;

* Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) : 180 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;

* Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) : 78 km2, pour une puissance maximale de 750MW.

Cependant,le Président de la République soulignait que d'autres zones pouvaient être sélectionnées, si leurs élus et les représentants de la société civile faisaient preuve d'une motivation partagée et consensuelle.

Les éoliennes seront érigées à une dizaine de kilomètres du littoral. Elles devraient mesurer environ 110 m de haut pour une puissance unitaire de 5 MW.

Les grands opérateurs électriques européens, comme le suédois Vattenfall ou l'allemand E.ON, répondront à l'appel d'offre.

Côté français, EDF Énergies Nouvelles et Alstom ont annoncé la semaine dernière un « accord exclusif » pour répondre ensemble à l'appel à projets. GDF Suez entend également entrer dans ce jeu très compétitif.

La réponse à l'appel d'offre devra proposer un tarif de rachat de l'électricité produite qui soit acceptable pour EDF.

Selon le Figaro, un industriel européen estime que le prix du kilowattheure devrait osciller autour de 17 à 18 centimes : de quoi faire des bénéfices en seulement 10 ans.

Cette nouvelle filière industrielle devrait fournir 10 000 emplois sur le territoire. Gageons qu'il s'agira d'emplois français et non de main d'oeuvre étrangère comme pour la construction de l'EPR...

Un comble alors que notre pays connait un chômage maintenant structurel. Les professionnels de l'éolien ont indiqué que ce chantier sera bénéfique dans les secteurs "des chantiers navals, de l'énergie, de l'automobile, de la chaudronnerie, des fondations, des câbles et matériaux électriques ou encore de l'aéronautique".

L'appel d'offre sera organisé dans les prochains mois sous la houlette de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avec une mise en service des fermes éoliennes à l'horizon 2015. Les candidats seront sélectionnés début 2012 selon le Président de la République.

Les principales oppositions

Ce projet d'envergure satisfait de nombreuses associations écologistes et professionnels du secteur mais contrarie d'autres associations et élus locaux qui refusent de voir ce projet s'installer près de chez eux.

Les raisons sont multiples : trop coûteux, rendement incertain, pannes multiples comme en témoignent les difficultés du champ éolien offshore Alpha Ventus en Allemagne.

Mais il s'agit également des pêcheurs qui sont inquiets à l'idée de voir leur zone de pêche restreinte ou bouleversée et les défenseurs du paysage qui n'acceptent pas que l'on sacrifie l'horizon pour produire une énergie gaspillée par ailleurs.

Record d'installation de fermes éoliennes offshore en Europe

Ce lourd engagement français fait écho au fort dynamisme du secteur puisque l'Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) a annoncé il y a quelques jours que 308 nouvelles turbines ont été installées sur les côtes européennes en 2010.

Cela représente 883 MW supplémentaires, soit une augmentation de plus de 50% de la capacité installée évaluée à près de 2964 MW fournis par 1136 éoliennes offshores.

Actuellement, le Royaume-Uni est en tête avec 1341 MW installés, suivi par le Danemark (854 MW), les Pays-Bas (249 MW), la Belgique (195 MW), la Suède (164 MW), l'Irlande (25 MW), la Finlande (26 MW) et la Norvège (2,3 MW).

En moyenne, ces turbines produisent 11,5 TWh d'électricité par an, ce qui permet de fournir en électricité l'équivalent de 2,9 millions de logements, c'est à dire la consommation électrique de Berlin et Bruxelles réunis.

Avec une puissance de 3000 MW, le futur parc français devrait, à lui seul, dépasser la totalité de la capacité installée des pays européens. Toutefois, d'ici sa mise en service, de nombreux projets auront été réalisés.

En effet, entre 1000 et 1500 MW supplémentaires sont attendus en 2011 et 10 fermes éoliennes européennes sont actuellement en construction pour un total de 3000 MW.

L'objectif européen de développement de l'énergie en mer est d'atteindre 40 000 mégawatts (MW), représentant un investissement annuel de 16,5 milliards d'euros.

Une capacité installée de 40 000 MW en 2020 produirait l'équivalent de 4 % de la consommation européenne d'électricité et serait en mesure de créer près de 160 000 emplois.


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Auteur : Christophe Magdelaine

Source : www.notre-planete.info