30 000 à 100 000 manifestants à Copenhague - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 12/12/2009 à 22h11 par Tanka.


30 000 À 100 000 MANIFESTANTS À COPENHAGUE

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30 000 à 100 000 manifestants à Copenhague

Information recueillie par Tanka.

Au moins trente mille manifestants selon la première estimation de la police danoise, plutôt 100 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Copenhague, en marge des négociations sur le climat. En terme de participation, le succès paraissait donc au rendez-vous.

Avant le départ en direction du Bella Center, site des négociations internationales situé 6 km au sud, les organisateurs ont réitéré leurs appels au calme à l'adresse des marcheurs, chaudement vêtus sous un soleil froid. La police avait précédemment mis en garde les casseurs. Plusieurs hélicoptères surveillaient la ville tandis qu'au sol, des policiers jalonnaient le début du parcours tous les dix mètres.

Mais moins d'une demi-heure après le départ du défilé, un groupe de quelque 300 manifestants resté en queue de cortège a attaqué des vitrines dans le centre de la capitale danoise, brisant notamment des vitres du ministère des affaires étrangères, selon la police. Les jeunes gens cagoulés et vétus de noir, munis de briques et de marteaux, ont également lancé des canettes de gaz. La police est intervenue sans ménagement, jetant plusieurs d'entre eux à terre. Les casseurs se sont ensuite dispersés par petits groupes de cinq à six pour rejoindre le cortège, d'où ils émergeaient ponctuellement pour briser une vitrine. Au total, a annoncé la police, quelque 400 personnes ont été arrêtées, issues "des Blacks Blocs", ces groupuscules ultra-violents qui s'étaient notamment illustrés lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg, en avril. En fin de journée, elle a annoncé qu'un policier a été blessé par un jet de pavé et quatre voitures de particuliers incendiées.

"FAITES L'AMOUR, PAS DU CO2"

L'essentiel de la manifestation s'est toutefois déroulé dans une très bonne ambiance. A l'arrivée, les participants n'ont pas cherché à entrer dans le Bella Center, situé à 500 mètres, où des dizaines de délégués du monde entier suivaient le défilé sur les téléviseurs installés dans les couloirs. Le cortège était hérissé de banderoles appelant à la "justice climatique", "Faites l'amour, pas du CO2", rappelant qu'il n'y a "pas de Planète B", ou reprenant le mot d'ordre du jour : "Changeons de système, pas de climat".

Dans la foule, Jakob Larsen, un Danois de 22 ans, estimait que "le réchauffement climatique est arrivé parce que le capitalisme ne fait attention à rien". La majorité des manifestants étaient d'origine européenne, avec notamment des familles danoises avec enfants, des syndicalistes, étudiants ou écologistes venus de l'Allemagne voisine. Mais de nombreux asiatiques, dont quelques Chinois et Coréens, étaient également présents, ainsi que des Africains. Côté français, l'ancien leader altermondialiste José Bové a marché avec ses collègues députés européens et la dirigeante des Verts, Cécile Duflot.

Une semaine avant la conclusion de la conférence, en présence de 110 chefs d'Etat, les participants revendiquaient la signature d'un accord de lutte contre le réchauffement climatique juste et équitable pour les plus pauvres et les plus vulnérables. "Chaque année, 300 000 personnes meurent à cause du changement climatique. Ce n'est pas une question d'adaptation mais de survie", a lancé à la tribune le directeur de Greenpeace International, Kumi Naidu. "Peut-être que les grandes nations vont entendre les peuples", espérait Partemba, sherpa népalais venu évoquer la fonte des glaciers himalayens. Une veillée aux chandelles était prévue dans la soirée, avec l'ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire