3 000 visons en cavale et en péril - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/10/2009 à 11h35 par Michel95.


3 000 VISONS EN CAVALE ET EN PÉRIL

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3 000 visons en cavale et en péril

Information recueillie par Michel95

Moi aussi, je voudrais que les gens réfléchissent...

4200 visons ! "On ne les élève pas pour leur faire des misères."

C'est vrai : mais à part des manteaux, c'est pour quoi faire...?

Un acte de "malveillance" a permis aux animaux de s'échapper de leur élevage vendredi à Saint-Cybranet.

Un plan d'urgence a permis d'en récupérer une partie, les autres sont menacés de mourir de faim et de froid.

«C'est catastrophique ! » se lamente Christelle Agraffel, les yeux rougis de pleurs et la gorge nouée par la colère, au milieu d'une agitation indescriptible.

Autour d'elle, des dizaines de personnes courent, crient, s'activent avec de grandes épuisettes pour récupérer au plus vite le maximum d'animaux.

Hier, à 7 h 20, c'est son fils de 11 ans qui a donné l'alerte.

« J'amenais mon fils à l'école en voiture, raconte l'épouse de l'éleveur.

Il me dit : "Regarde ! Il y a un vison."

En fait, il y en avait partout, dans le parc, sur la route.

J'ai appelé tout de suite la gendarmerie et je me suis mise à pleurer dans la voiture.

Vingt ans de la vie de mon mari qui s'envolent. »

Plan d'urgence

Immédiatement, un vaste plan d'urgence est déclenché pour récupérer les visons d'Amérique échappés, entre 2 500 et 3 000 bêtes sur les 4 200 têtes que compte l'élevage situé à Saint-Cybranet, près de Sarlat.

Sapeurs-pompiers, gendarmes, équipe de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), voisins, amis, élus locaux accourent armés de filets, d'épuisettes et de pièges.

Des centaines de visons restés dans le périmètre de l'élevage ont pu être assez rapidement récupérés.

Mais la grosse majorité s'est évanouie dans la nature alentour, l'exploitation située dans la vallée de la petite rivière Céou étant entourée de bois.

« Je voudrais que les gens réfléchissent, qu'ils viennent et se renseignent.

On ne les élève pas pour leur faire des misères.

Ce sont des animaux semi-domestiqués qui ne sont pas capables de se nourrir à l'extérieur.

Demain, on les retrouvera morts, partout. »

Déjà, hier, quelques dizaines de visons avaient succombé au stress.

Pour Christelle Agraffel, l'acte de malveillance d'un commando de défenseurs de la cause animale ne fait aucun doute.

Les cages où sont élevés les animaux se situent dans un champ entouré d'un parc clôturé.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'enceinte grillagée a été sectionnée à plusieurs endroits et couchée sur quelques dizaines de mètres.

Les cages abritant jusqu'à trois ou quatre visons ont été forcées une à une. Les installations d'acheminement de l'eau ont été saccagées.

Pas de revendication

Installé depuis une vingtaine d'années, cet élevage de visons destinés à l'industrie de la fourrure n'avait jamais fait l'objet de menaces particulières.

Hier soir, les services de la préfecture estimaient qu'il restait encore entre 1 500 et 2 000 bêtes en fuite. « Maintenant, il va falloir aller voir sur le terrain pour les capturer et les piéger en les appâtant, explique Bernard Musset, le sous-préfet de Sarlat. Nous sommes dans une phase de capture.

Ensuite, les policiers de l'ONCFS les abattront si nécessaire.

Ce sont des animaux nuisibles pour l'écosystème, des prédateurs.

C'est un acte de malveillance et nous allons attendre que les auteurs de ce désastre écologique aient le courage de le revendiquer. »

Hier, des animaux échappés ont déjà été aperçus à plus de 5 kilomètres de l'élevage.

Le vison étant un animal aquatique, il peut se déplacer rapidement dans les cours d'eau.

Le Céou, qui rejoint la Dordogne 5 kilomètres plus bas, n'est situé qu'à une centaine de mètres de l'élevage.

Risques de morsures

Même si elle prévient que le vison d'Amérique est « un prédateur non dangereux mais nuisible pour l'équilibre de l'écosystème », la préfecture de Dordogne incite tout de même la population à la plus grande prudence.

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