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Cette actualité a été publiée le 04/01/2011 à 21h48 par Tanka.


2050 : ET SI LES OCÉANS ÉTAIENT VIDES ?

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2050 : et si les océans étaient vides ?

Le monde marin court-il à sa perte ? Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), la situation est critique : d'ici 2050, si le secteur de la pêche n'est pas réformé, les océans seront... vides ! Plus aucun poisson, une catastrophe pour l'économie et la subsistance de milliers d'habitants des pays en développement. Agissons !

Présenté en avant-première lundi 17 mai, avant une diffusion mondiale dans l'année, le dernier rapport sur l'économie verte du PNUE présente un scénario catastrophe du sort qui pourrait être réservé aux poissons dans les quarante prochaines années : la mort.

Non plus seulement une espèce mais tout un pan de la biodiversité. Comme si l'homme disparaissait de la planète toute entière. Bien que ce ne soit pas le poisson qui eut causé la perte de l'espèce humaine. Alors que dans ce cas bien précis, dans l'hypothèse tragique d'une disparition totale des poissons, l'homme en serait le seul responsable.

L'homme et sa quête du gigantisme. Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort. Toujours plus déraisonnable, surtout. « Le monde épuise le capital dont il a besoin », s'inquiète Achim Steiner, le directeur du PNUE.

Catastrophe écologique, économique et humaine

Selon l'ONU, ce sont 30 % des réserves halieutiques qui ont d'ores et déjà disparu. Et si les subventions allouées aux entreprises de pêche continuent d'exploser, les poissons n'ont plus que 40 ans à peupler nos océans. « Si les différentes estimations que nous avons reçues se réalisent, alors nous sommes dans une situation où effectivement dans 40 ans nous n'aurons plus de poisson », a confirmé Pavan Sukhdev, directeur de l'Initiative pour une économie verte du PNUE.

A la catastrophe écologique que représenterait un tel scénario, viennent s'ajouter deux autres conséquences dramatiques. Catastrophe économique, d'une part, le secteur de la pêche faisant en effet vivre 520 millions de personnes, directement et indirectement.

Catastrophe humaine, d'autre part, le poisson étant la seule source de protéines pour un milliard de personnes, principalement dans les pays en développement.

Mais loin d'être une fatalité, cette triste prévision peut être enrayée. Les experts de l'ONU sont formels, les solutions sont à la portée des Etats. Prises moins gourmandes, flottes moins importantes, subventions taillées et redistribuées pour la création de zones marines protégées au sein desquelles les poissons femelles pourraient atteindre la maturité et ainsi se reproduire.

« Les solutions sont sous la main, mais la volonté politique et une économie ordonnée sont nécessaires », réaffirme M. Sukhdev.

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Auteur : actu.orange.fr

Source : actu.orange.fr

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