2010, L'Odyssée De La Biodiversité - L'atelier

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 14/12/2009 à 17h56 par Michel WALTER.


2010, L'ODYSSÉE DE LA BIODIVERSITÉ

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
2010, L'Odyssée De La Biodiversité

Billet sélectionné par Michel

ANTOINE JEANDEY

2010 sera l'année internationale de la biodiversité. Un rendez-vous majeur pour tous ceux qui pensent que l'avenir de la planète dépend d'une prise de conscience collective. Selon l'astrophysicien Hubert Reeves (sur son site www.hubertreeves. info), il s'agit d'« une question vitale pour notre avenir : comment stopper l'érosion de la biodiversité dont nous faisons partie et dont nous dépendons ?

L'enjeu n'est plus seulement de mener une politique en faveur du patrimoine naturel, fût-elle exemplaire, il est d'intégrer la biodiversité dans toutes les politiques. 2010 doit être un nouveau départ, l'année où la lutte contre l'érosion de la biodiversité rejoint celle contre le réchauffement climatique, l'année où la prise de conscience se traduit en actes. » Il parle là d'une manière générale, mais intéressons-nous à la façon dont l'agriculture doit participer à cette action.

D'ores et déjà, la Commission européenne réfléchit à un troisième pilier pour la future Politique agricole commune de l'après-2013. Le premier pilier (production) perdrait encore de son importance, cette fois pas seulement en faveur du deuxième (environnement), mais aussi d'un troisième, assujetti au climat au sens large, englobant toutes les formes de lutte contre son réchauffement, dont la biodiversité.

L'idée est séduisante sur le papier, et si elle fait peur aux agriculteurs français notamment, ce n'est pas parce qu'ils sont rétrogrades ou définitivement pollueurs, mais parce que ce troisième pilier serait ouvert à d'autres activités, ce qui réduirait donc le budget agricole global : si un tel choix se confirmait, la lutte contre le réchauffement climatique se ferait au détriment de l'agriculture au lieu de se concrétiser en partie grâce à elle... Une erreur stratégique, économique, humaine, évidemment !

Il reste donc à négocier le budget européen, mais en attendant les paysans français seraient bien inspirés d'intégrer encore davantage dans leurs habitudes culturales une recherche de la préservation de la biodiversité. La lutte contre l'érosion des sols par une utilisation plus raisonnée des phytosanitaires est réelle, mais encore insuffisante par rapport à l'objectif d'un maintien de la biodiversité. Un objectif qui n'a rien de superfétatoire. En France, il intervient dans la droite ligne du Grenelle de l'environnement, dont l'esprit a été unanimement apprécié.

L'acte de production, auquel l'agriculteur français est légitimement attaché (c'est son patrimoine), ne peut plus aujourd'hui être le seul garant d'une agriculture durable ; c'est la société qui le réclame. Mais puisque des bandes enherbées ont été imposées au nom de l'écologie, pourquoi ne pas les utiliser aussi pour la biodiversité en y faisant pousser différentes espèces, ce que les règles actuelles proscrivent ?

ANTOINE JEANDEY

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

........