hautSOS-Pl(at)net, le site de Terre sacrée. Bannière réalisée bénévolement par Frédéric Schoenahl que nous remercions vivement.

(Pas d'ascenseur) Mise à jour du mercredi 09 mai 2018

Sommaire de la page : Severino Antinoni, le docteur abuse - Différents commentaires extraits de la liste OGM Danger - C'est la mise en place d'un mode de reproduction non sexué - "Science spectacle"

TOUT EN BAS! Ascenseur expressSeverino Antinoni, le docteur abuse

Photo anne.esperet(at)free.fr Autres oeuvres superbes sur le site .Libération " du 08/08/2001

Les coups médiatiques de l'Italien lui ont assuré une renommée contestée.

Par ERIC JOZSEF

Le mercredi 8 aout 2001

En 1993, le Dr Antinori annonce la grossesse d'une femme ménopausée de 62 ans. L'opération n'a rien de révolutionnaire mais brise un tabou.

   Rome de notre correspondant

Adepte des coups médiatiques autant que scientifiques, le gynécologue
Severino Antinori, souvent qualifié de «Docteur Folamour», trouve parfois
un certain charme à l'ombre et à l'opacité. Notamment lorsqu'il s'agit
d'illustrer le fonctionnement de son petit empire de la fécondation
assistée et ses recherches sur la procréation artificielle. Dans son cabinet, situé
via Tacite, à quelques mètres de la place Cavour, dans le centre de Rome,
on n'apprécie visiblement guère les regards extérieurs: «C'est ici que se
déroulent toutes les consultations, indique d'un ton ferme une jeune femme
sur le pas de la porte. Pour les interventions, on ne peut rien dire, un
point c'est tout. Le cabinet est fermé.»

«Mères-grands-mères». Depuis une quinzaine d'années, des milliers de
couples stériles auraient pourtant été accueillis dans cet appartement, qui
abrite également l'Institut international des chercheurs associés pour la
reproduction assistée (Raprui) dirigé par... Severino Antinori. Le succès
arrive lorsque le gynécologue à la grosse moustache et à la crinière
grisonnante annonce, dans une émission télévisée, avoir fabriqué le premier
«fils-frère». Il avait prélevé l'ovule fécondé d'une mère puis l'avait
déposé dans l'utérus de sa fille, s'assurant une certaine notoriété.
Celle-ci fait un autre bond lorsque, en décembre 1993, il annonce la
grossesse de Rosanna Giorgi Della Corte, une femme ménopausée de 62 ans. Un
petit Ricardo naît en juillet de l'année suivante et donne à son tour
naissance à un nouveau terme: les «mères-grands-mères». «D'un point de vue
strictement technique, l'opération d'Antinori n'avait rien de
révolutionnaire, mais il avait osé aller au-delà des codes déontologiques
et des lois éthiques tels que nous les concevons», commente Giuseppe Del
Barone, président de la Fédération italienne des ordres des médecins.

Pour asseoir sa réputation, Severino Antinori n'hésite pas à s'offrir des
encarts publicitaires dans les principaux quotidiens. «Je veux redonner
espérance à quiconque ne peut avoir d'enfants», répète-t-il à l'envi. De
fait, des milliers de patients, tant italiens qu'étrangers, s'adressent à
lui malgré un tarif de consultation qui s'élèverait à plus de 300 euros
(environ 2000 F) la visite. «Enormément d'argent lui passe entre les mains,
affirme Mario Falconi, le président de l'ordre des médecins romains.
Antinori n'a pratiquement jamais rien publié dans les grandes revues
scientifiques. Mais en multipliant les annonces chocs, il a obtenu une
grande visibilité dans les médias du monde entier et a attiré ainsi de très
nombreux patients. Pour le reste, son activité est très mystérieuse.»

Profitant du vide législatif italien, le Dr Antinori annonce en 1995 que
l'un de ses collaborateurs du Raprui est parvenu à assurer la paternité
d'un homme de 28 ans dépourvu de spermatozoïdes. Quelques mois plus tard, il
révèle publiquement avoir inséminé artificiellement la compagne d'un prêtre
stérile. «Cela servira au débat sur le mariage des prêtres», lance celui
qui ne perd aucune occasion pour dénoncer les «taliban antiscientifiques» de
l'Eglise et qui n'a pas hésité, grâce à sa fortune personnelle, à tenter -
en vain - une carrière politique à la tête de son propre parti, Autonomie
libérale, à l'occasion des dernières élections municipales et régionales.

Nouveaux partenaires. Ses coups d'éclat lui valent de nombreuses polémiques
avec l'Eglise, mais aussi quelques démêlés avec ses pairs. Notamment depuis
qu'il a annoncé, au printemps, son intention de se lancer dans le clonage
d'êtres humains. Pour son dernier défi, Antinori s'est découvert de
nouveaux partenaires, à commencer par le médecin israélien Avi Ben Abraham,
lequel expliquait au printemps que «la foi juive n'exclut pas aussi
catégoriquement le clonage que la religion chrétienne». Le médecin italien
annonçait alors que 50 couples israéliens étaient prêts à tenter
l'expérience. Mais les autorités locales réagirent en rappelant que le
clonage est interdit en Israël.

Avec un autre collaborateur, l'andrologue américain d'origine chypriote
Panayotis Zavos, Antinori aurait alors tourné son regard en direction de
Nicosie. Mais malgré les relations de Zavos et les perspectives financières
qu'ouvrirait l'implantation d'un centre de recherches sur le clonage dans
l'île, les autorités chypriotes renâcleraient. Hier, Antinori assurait
pourtant encore qu'il n'aurait pas besoin de se réfugier dans les eaux
internationales pour mener à bien son programme....

Sommaire de la page

ycomenge1(at)aol.com :

Facilités didactiques ou sémantiques...
Oui la misere existe, oui on meurt de faim, oui le monde est fait nottamment
d atrocité que nous essayons d'éviter grace a l ingerence humanitaire et
grace aux mouvements anti mondialisation sauvage...
Vous parlez d humain, je parle d'humanité...
Vous parlez de technique de reproduction et moi de déviance vers
l'eugénisme.
Veut on une democratie de blond aux yeux bleus et de blondes pulpeuses
clonées et obeissantes?
Moi plutot pas...
le clonage est l aube d'un reich genetique, résistons

================================

----- Message d'origine -----
De : ycomenge1(at)aol.com
À : ogm(at)yahoogroups.com
Envoyé : mercredi 8 août 2001 09:32
Objet : Re: [OGM] Le clonage n'est qu'une technique, et rien d'autre.

"Le clonage humain est la porte ouverte a tous les eugénisme,

N'avais pas lu ton message, mais suis bien d'accord. Mais seul un mouvement
d'opinion vigoureux pourra stopper cette histérie. Il s'agit donc de saisir
la sphère politique et de l'amener à se prononcer du côté du bon sens en
adoptant les lois qui s'imposent. Ca ne se fera pas tout seul.

Amicalement
Franz

==================================

ycomenge1(at)aol.com ycomenge1(at)aol.com

Depuis plus d'un an, j'argue contre le clonage sous toutes ses formes, les
risques de dérives et de passages à l acte etaient prévisibles depuis
plusieurs mois. Il est de notre ressort de mettre une pression sur les
leader politiques pour le clonage reproductif soit abandonné. Ceci doit etre
un acte fondateur pour ce debut de siecle. En 1945, les hommes ont dit non
aux xenophobies, aujourd'hui nous devons nous lever contre l'eugenisme qui
se profile.

Nos députés sont en accord avec une interdiction gauche et droite
confondues, les scientifiques sont en majorité hostiles aussi ainsi que les
corps enseignants.
il faut se depecher de rendre l'acte de cloner illégal pour qu'on ne nous
annonce pas que c'est fait dans quelques semaines...
Battons nous

joignons les journaux...les politiques et tous ceux qui se leveront contre
un relent de vieux demons eugeniques.

____________________

De : Michel Dussandier
À : ogm(at)yahoogroups.com
Envoyé : mercredi 8 août 2001 09:51
Objet : Re: [OGM] Le clonage n'est qu'une technique, et rien d'autre.

 "Je crains que ce ne soit pas très efficace d'interdire.

Tu as raison, cette affaire n'a pas fini de nous empoisonner. Mais sur le
principe, j'adhère à la clairvoyance de Guy Ruiz.  En bricolant l'homme par
parthénogenèse, on s'en prend à notre essence même. On se permet de
détourner les principes de l'évolution sans la moindre idée du résultat et
des conséquences à long terme et sans l'assentiment des intéressés. C'est
une négation de l'humain. Cette pratique ne peut être tolérée.

Il ne s'agit pas d'efficacité, mais de cantonner cet acte dans la même
parenthèse que le meurtre. Interdire l'homicide n'a jamais empêché qu'il se
pratique. Mais l'autoriser n'arrangerait rien, tu es d'accord ? A mon sens,
le clonage d'êtres humains devrait être passible du tribunal de La Hayes.
40 ans de taule. Ca ne dissuadera pas certains cinglés. Mais ça contiendra
cette velléité dans une parenthèse infranchissable pour le plus grand
nombre. En sachant que nous n'avons pas fini d'être confrontés à des
situations inimaginables, à des trafics, des tentatives régulières pour en
démontrer l'utilité et la banalité, des martyres du clonage thérapeutique.
Bref, rien que de l'humain. Nous ne sommes pas maîtres de notre histoire,
mais celle-ci se fait de manière chaotique, à la suite de constantes
confrontations. Il s'agit de maintenir les termes de cette confrontations,
de ne pas laisser aller sous prétexte que l'on ne pourra l'empêcher. En
cela, le contrôle, aussi encadré soit-il organise une permissivité
qui n'a pas sa place ici.

Il faut donc que le clonage soit considéré comme un crime contre
l'humanité, et dans le même temps que le cloné soit, bien évidemment
considéré comme une personne avec tous ses droits, donc interdiction de
l'utiliser ou de l'instrumentaliser. Interdits qui seront eux aussi
franchis, aucune illusion à se faire là-dessus.

Là où je te rejoins, c'est qu'il faut investir le terrain juridique. A la
suite de l'épisode Nazi, il a fallu combler un vide, ce qui a été fait avec
la notion de crime contre l'humanité. Il appartient sans doute aux citoyens
d'ouvrir ce débat et d'obtenir que de nouvelles notions soient inscrites
dans le droit à l'échelon le plus élevé, afin qu'il s'impose à tous..

Amicalement
Franz

Sommaire de la page

Libération " du 08/08/2001

" C'est la mise en place d'un mode de reproduction non sexuée "

Noëlle Lenoir préside le groupe européen sur la bioéthique:
«C'est la mise en place d'un mode de reproduction non sexué»

Par ERIC FAVEREAU

«C'est une démarche inédite dans l'histoire des sciences que de
s'interroger ainsi très en amont sur les pratiques de recherche.»

Noëlle Lenoir préside le Groupe européen d'experts sur la bioéthique, de
l'Union européenne.

En quoi le clonage reproductif, type Dolly, serait-il choquant? Ne peut-on
pas voir cela comme une technique nouvelle de fécondation artificielle pour
aider des couples stériles?

Non, car il ne s'agit pas d'un mode de reproduction classique. Ce n'est pas
la rencontre de gamètes mâles avec des gamètes femelles. C'est la
reprogrammation d'une cellule adulte obtenue par un moyen purement
électrique, avec en plus un peu de biochimie. Pour obtenir, après
transformation, un embryon.

Jusqu'à présent, ce clonage reproductif n'a été effectué que chez des
animaux dits «supérieurs». En dehors de questions philosophiques, il y a
des
questions de risques pour l'enfant. Aucun animal né par la méthode Dolly
n'est, semble-t-il, en très bon état. Mais la question n'est pas celle du
risque. Je le répète, le clonage reproductif, ce n'est pas une fécondation.
Ce serait, pour la première fois, la mise en place d'un mode de
reproduction
non sexué. Il s'agit d'une rupture fondamentale par rapport à ce qui se
faisait. Avant, on essayait de copier la fécondation; là on manipule, on
triture et on obtient un embryon, sorte de clone du fournisseur de la
cellule d'origine.

Certaines ruptures sont nécessaires...

Ce qui touche à l'embryon ou à la reproduction n'est pas anodin. On ne peut
pas se retrancher derrière un simple débat de techniciens. Cela pose de
sérieux problèmes éthiques.

Vous dites souvent que la question est d'abord de savoir ce que l'on fait
exactement dans le secret des laboratoires.

Oui, mais la situation est double. D'un côté, on ne sait pas ce qui se
fait.
De l'autre côté, nous vivons un moment très particulier dans l'histoire de
la recherche: pour la première fois, on réfléchit à des pratiques avant
qu'elles ne soient mises en ouvre. C'est une démarche inédite dans
l'histoire des sciences que de s'interroger ainsi très en amont sur les
pratiques. On le voit sur le clonage, on le voit aussi sur la thérapie
germinale (1). Et on ne peut pas nier que cette réflexion est un élément de
contrôle sur ces pratiques éventuelles. Ce débat a priori agit comme une
sorte de contrôle social de la recherche.

Quelles sont les attitudes possibles devant le clonage reproductif?

On voit plusieurs conceptions s'afficher. Schématiquement, il y a ceux qui
adoptent une conception philosophique a minima: ceux-là se placent du côté
de l'individu. A partir du moment où la technique se révélerait sans
risque,
pourquoi s'y opposer? Il y a ceux qui estiment qu'il vaut mieux vivre que
de
ne pas vivre, et l'existence de clones ne leur pose pas de problèmes
particuliers. Il y a ceux qui mettent en avant le principe de précaution et
disent: ne nous pressons pas, la technique n'étant de toute façon pas au
point.

Et enfin il y a ceux - dont je suis - qui estiment qu'il s'agirait d'un pas
franchi dans la vision et la place de l'homme. Avec le clonage reproductif,
ce serait la mise en place d'une autre vision, l'idée que l'on peut
instrumentaliser l'homme en changeant l'image que l'on a de nous-même.

On entend beaucoup de grandes condamnations. Mais, d'un point vue légal, si
une expérience de clonage reproductif sur un être humain survenait, que se
passerait-il?

On est, d'un point de vue juridique, dans une position inédite. Et très
variable. Aux Etats-Unis, la position évolue. Jusqu'à présent, selon la
Constitution, le gouvernement fédéral n'avait pas compétence en matière de
réglementation sur la recherche sur les embryons. Au final, les recherches
ne sont pas financées par de l'argent public, mais, dans le privé, tout est
possible: la recherche y est sans limites et sans contrôle. Elle est, de
plus, complètement opaque pour des raisons de concurrence industrielle.
Aujourd'hui, que va-t-il se passer? Est-ce que le Sénat va suivre la
Chambre
des représentants, qui vient de voter pour l'interdiction totale de tout
clonage, reproductif ou thérapeutique?

Quant à l'Europe, il n'y a que des grandes déclarations de principe. Ainsi,
la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, adoptée à
l'unanimité, n'est que déclarative. Il y a également le protocole du
Conseil
de l'Europe. Mais, concrètement, à l'exception de la Grande-Bretagne où le
clonage reproductif est passible de lourdes peines, il n'y a pas
d'interdiction explicite. A l'image de la France où la loi de bioéthique de
1994 condamne les pratiques eugéniques mais n'interdit pas formellement le
clonage reproductif.


(1) La thérapie germinale vise à intervenir sur les cellules germinales
(ovules, spermatozoïdes), à la différence de la thérapie génique, qui
intervient sur les cellules somatiques.

Sommaire de la page

Libération " du 08/08/2001 :

" Science - spectacle " .

EDITORIAL

Par GERARD DUPUY

Le mercredi 8 aout 2001

Faites pas le clone

Le grand cirque des apprentis cloneurs
Severino Antinori, le docteur abuse
«C'est la mise en place d'un mode de reproduction non sexué»
Science-spectacle

La biologie moléculaire, qui s'est imposée comme la science reine des
dernières décennies, hésite devant un nouveau seuil, face à un point de
basculement. Encore à l'horizon, mais de plus en plus distincte, on
aperçoit une révolution médicale dont seule l'arrivée des antibiotiques peut donner l'idée - encore que ce soit peut-être une trop pâle idée. L'opérativité de
l'homme sur lui-même, soit la possibilité de se transformer en organisme
humain génétiquement modifié, soulève de légitimes interrogations que
beaucoup s'empressent de transformer en peurs paniques et en tremblante du
grand refus. Les déhanchements de bateleur moustachu du Dr Antinori ne sont
pas faits pour simplifier les choses. Celui-ci, en effet, prend appui sur
l'intérêt de la communauté scientifique pour le potentiel du clonage
thérapeutique afin de promouvoir sa petite entreprise de clonage
reproductif, que cette même communauté s'accorde en son immense majorité à
condamner.

C'est la confusion même qu'a faite la Chambre des représentants
lors de son récent vote pour condamner l'une et l'autre. Le lobby
antiféministe et anti-IVG, qui règne de la Maison Blanche au Vatican, n'a
certes pas besoin d'un tel soutien paradoxal offert par un virtuose de la
reproductique. Le clonage reproductif deviendra peut-être, à terme, un des
départements spécialisés d'une pratique génétique sûre d'elle-même, de ses
techniques et de ses garanties morales, au titre de palliatif de certaines
stérilités masculines et à supposer qu'on ne trouve pas mieux avant.

Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt: ce domaine, à supposer que les
casuistes des comités d'éthique finissent par lui donner leur aval, ne sera
que marginal face à la diversité des applications ouvertes par
l'exploitation des cellules souches embryonnaires. D'ici là, il est
parfaitement possible d'attendre. On ne doit pas pour autant céder aux
menaces obscurantistes qui pèsent sur la recherche génétique, au nom de
croyances religieuses, respectables dans leur sphère propre mais nullement
dotées de validité universelle. La science-spectacle est le pire ennemi de
la science tout court.

flechhan.gif (4956 octets)

Non aux brevets sur la vie (Autocollants à commander via http://www.resistanceisfertile.com)Clonage reproductif humain : un médecin italien va oser

Sommaire de la page

L'actualité des clones

https://www.terresacree.org    Envoyer un courrier!

Retour au sommet de la page Jardin

environnement, nature, écologique, bio    Entrez dans le jardin de la base


Vous avez aimé cette page. Partagez-la
avec vos ami(e)s sur les réseaux sociaux

Partager avec vos amis sur le réseau social Google Plus Partager avec vos amis sur le réseau social Linkedin S'abonner gratuitement au fil d'info RSS du vaisseau-mère de Demain l'Homme, ex SOS-planete


   

  











Accès aux 150 derniers articles de Demain l'Homme pour mobiles et PC