Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.

 
TOUT EN BAS! Ascenseur express

La mort des abeilles met la planète en danger

 

[ 20/08/07 ]


Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.


C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé "" phénomène "" "", du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.


" Syndrome d'effondrement ""

Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le "" syndrome d'effondrement "" - ou "" colony collapse disorder "". Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. "" Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent "", résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? "" Plutôt une combinaison de tous ces agents "", assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que "" des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles "". Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

 

Butineuses apathiques

Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. "" Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. "" Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

 



L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. "" Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs "", accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : "" Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. ""
PAUL MOLGA

Source : http://www.lesechos.fr/info

 

S. M.

 

Les abeilles écrivent aux Parlementaires et aux Ministres

11 juillet 2008


L'excellent Thierry P. a écrit la synthèse de nos échanges. Je crois qu'il n'y a rienà ajouter. Il n'y a plus qu'à faire les copier-coller
nécessaire et à les envoyer aux députés, sénateurs et ministres...

[...] L'apiculture garantit la continuité du capital naturel par le biais de la pollinisation des plantes agricoles et sauvages. Les plantes à fleurs et les abeilles entretiennent une relation d'interdépendance: l'une ne peut pas exister sans l'autre. Les abeilles récoltent leur nourriture en butinant les fleurs et leur activité pollinisatrice assure la perpétuation des générations futures de plantes pour les générations futures d'abeilles, ainsi que
pour l'homme[...]

Extrait de la brochure "Apiculture et moyens d'existence durables"
par Nicola Bradbear (FAO, 2005)

Monsieur le Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire,

Monsieur le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche,

Madame la Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Députés

Citoyens impliqués dans la vie de notre pays, et soucieux de leur environnement, nous sommes alarmés du sort des abeilles en Europe et
tout particulièrement en France.

Ces insectes, acteurs indispensables de la biodiversité et du développement rural durable sont en grave danger (1).

Victimes avant tout des pesticides, plusieurs ruches disparaissent également, infectées par un parasite mortel.

Nous sommes plusieurs Blogonautes, à avoir publié dernièrement des billets au sujet des menaces qui pèsent sur les abeilles (2)


L'exemple édifiant d'une région de la Chine, où les ouvriers doivent désormais polliniser à la main les poiriers pour pallier à la disparition des abeilles a notamment suscité nos plus vives
inquiétudes. Sans vouloir céder au catastrophisme, nous ne souhaiterions pas que notre pays connaisse une telle situation.

Aussi, nous avons l'honneur de bien vouloir vous inviter à agir à votre niveau de responsabilités pour faire de la survie des abeilles
une cause nationale/européenne.

Par ailleurs, nous estimons que cette cause mériterait légitimement de faire l'objet d'un débat national afin d'aboutir à des mesures
concrètes pour assurer la survie de cet insecte irremplaçable et nécessaire à notre autosuffisance alimentaire.

En effet, sans abeilles, toute notre production agricole pourrait se trouver très gravement affectée, et la biodiversité serait menacée.


Nous portons à votre connaissance deux initiatives émanant du monde associatif qui ont pour finalité de sensibiliser le grand public au
rôle majeur que jouent les abeilles en matière de préservation de la biodiversité. Il s'agit d'une part du projet de l'Union nationale de
l'apiculture Française UNAF (3), et des actions menées par l'association ''Terre d'abeilles‘'(4) d'autre part.

En relais de la préconisation de mise en oeuvre de mesures avancées par les associations, nous avons l‘honneur de vous soumettre les
propositions suivantes :

* Etablissement d'un calendrier conduisant à terme au retrait définitif du marché des pesticides neurotoxiques et systémiques et
des produits à usage agricole contenant ces substances. Dans l‘immédiat, il serait opportun de réfléchir à l'élaboration d'un
premier plan de réduction de 50 % l'usage des pesticides sur cinq ans.


* Application du principe constitutionnel de précaution dans la procédure de mise sur le marché des pesticides et des OGM, mesures de
respect de l'environnement d'une part, et de santé publique d‘autre
part.


* Instauration d'un moratoire sur les cultures des OGM en plein champ dans l'attente de la création d'un comité européen d'experts indépendants incluant des apidologues, chargés de l'évaluation de la toxicité des pesticides et des OGM. A cet égard, nous prenons note de la décision de modifier le fonctionnement de l'Agence européenne de sécurité des aliments (actée lors de la réunion informelle du 4 juillet 2008 par les 27 ministres de l'environnement).


* Reconnaissance de l'abeille en tant qu'ingénieur écologique et indicateur biologique remarquable et comme acteur irremplaçable de la
pérennité de la biodiversité, à la base de l'alimentation végétale.


* Généralisation à l'ensemble du territoire national du dispositif de suivi de la situation des abeilles actuellement opérationnel dans trois régions (Aquitaine, Rhône Alpes, et Midi
Pyrénées).


* Au niveau européen, nous avançons l'idée de la création d'une Agence européenne apicole qui aurait vocation à fédérer et coordonner
les initiatives nationales des Etats membres de l'Union en matière de préservation des abeilles. Ce volet pourrait figurer dans le cadre de
la révision de la politique agricole commune qui va être initiée.


* Sans plus attendre, il conviendrait d'évaluer le niveau des crédits à allouer à la recherche tant au niveau national qu'au niveau européen. Ces crédits devront être à la hauteur de l'enjeu que constitue le danger de la disparition des abeilles.

Nous insistons sur le fait que notre initiative est affranchie de toute considération partisane.

Elle émane de citoyens inquiets du risque majeur de mise en danger de l'équilibre de la biodiversité que la raréfaction voire la disparition des colonies d'abeilles engendreraient.

Nous avons donc l'honneur de proposer l'idée d'ouvrir un débat national ouvert à tous les acteurs concernés par ce dossier. Ce débat
s'inscrirait dans le droit-fil du large débat public et consensuel ouvert à l'occasion du Grenelle de l'environnement.


Nous citerons pour conclure le poète latin Virgile qui évoqua le sort des abeilles au Livre IV des "Géorgiques" :

"Comme nous cependant ces faibles animaux éprouvent la douleur et connaissent les maux"


Nous vous remercions, Mesdames et Messieurs, de toute l'attention que vous voudrez bien accorder à notre démarche et nous vous prions de bien vouloir accepter nos salutations citoyennes les plus cordiales.

Notes :

(1) Pour information, un dossier complet sur la disparition des abeilles dans le monde est disponible sur le site du Ministère de
l'enseignement supérieur et de la recherche (mis en ligne le 16 mai 2008)

(2) (Farid Taha, Marie-Isabelle Pichon,Werner, l'Hérétique (1 et 2 et
3)et Dominique Lemoine).

(3) UNAF : projet afin de sensibiliser les citoyens au rôle de l'abeille comme sentinelle de l'environnement.

(4) L'association Terres d'Abeilles, reconnue d'intérêt général, est parrainée par l'Institut européen d'écologie

 

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

 

 

 

Plus d'abeilles, plus d'humains...

Pour que les journaux financiers se mettent a relayer l'information, c'est que cela doit commencer à devenir inquiétant...

Voilà déjà un bon bout de temps que plusieurs scientifiques et biologistes ont tiré la sonnette d'alarme concernant la disparition des abeilles. Pourtant cela semblait n'inquiéter personne. Mais voilà que maintenant le journal « Les Echos » n'hésite plus à écrire dans un article daté du 20 Août 2007 :

Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine. 

Difficile de faire plus clair... Plus d'abeille, plus d'humain !

Pour ceux qui me lisent depuis quelques temps, j'ai plusieurs fois abordé le point de vue qui consiste à dire que toutes les espèces vivantes (aussi bien végétales qu'animales) sont interdépendantes. Et qu'en jouant aux apprentis sorciers avec les OGM et les produits chimiques cela finira forcement par nous retomber dessus... Si dans la majorité des cas, cette interdépendance ne se voit pas au premier abord, dans le cas des abeilles, c'est assez trivial. Les abeilles sont responsables de la pollinisation de plus de 80% des plantes, fleurs et fruits de la planètes, sans abeilles nous perdons de fait la capacité à nous nourrir. Les trois quarts des végétaux qui nourrissent l'humanité en dépende... Pour reprendre la célèbre phrase d'Einstein, « sans abeille, l'humanité ne tiendrait pas plus de 4 ans ».

Les Etats-Unis auraient déjà perdu plus de la moitié de leurs abeilles et beaucoup d'autres pays sont touchés, y compris en Europe. Les causes de cet effondrement (car c'est le nom donné par les scientifique à ce qui est en train de se passer) restent pour l'instant mystérieuses... Si aucun agent prit individuellement peut être incriminé, il se pourrait bien que ce soit la combinaison de plusieurs traitements qui expliquerait ce phénomène. Il semblerait également que les OGM soient un des maillons de cette chaine mortelle. Grosso-modo, les larves des pyrales ayant eu la bonne idées de toucher au maïs OGM, deviennent des organismes propices à la diffusion d'un champignon qui combinait aux autres pesticides utilisés provoquerait ce ravage chez les abeilles.

Ce qui est certain c'est que la responsabilité de l'homme dans ce massacre ne fait plus vraiment de doute pour personne, même si toutes les causes ne lui sont pas imputables.

Les pesticides et les OGM ne sont pas des solutions d'avenir, n'oublions pas que l'agriculture biologique a les moyens de nourrir l'humanité, la FAO la encore démontré récemment. Affirmer que les pesticides et les OGM sont sans danger, c'est faire preuve d'une vue étroite et bornée. C'est feindre de ne pas comprendre que le monde du vivant est interdépendant, que nous pouvons être en vie seulement parce que les autres espèces vivantes (végétales ou animales) existent, ne serait-ce que pour nous nourrir.

Genfi

 

 

 

 

Maladie de la disparition

 

Cet article ou cette section traite d'un événement récent.
Le texte peut changer fréquemment, et n'est peut-être pas à jour. N'hésitez pas à participer et à citer vos sources.

La maladie de la disparition[1] (en anglais Colony Collapse Disorder, ou CCD) est le nom donné au phénomène de disparition des abeilles ouvrières des ruches. D'abord circonscrit aux États-Unis, le phénomène semble s'étendre à l'Europe où des cas similaires ont été décrits en Espagne, en Pologne, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, en Suisse et au Royaume-Uni[2].

Les causes de cette disparition massive et soudaine des ouvrières d'une colonie sont encore en phase d'étude. L'influence de parasites, tels que les acariens et des maladies qui leur sont associées a été évoquée. Des épidémies causées par les acariens parasites Varroa destructor et Acarapis woodi ainsi que par le pathogène Paenibacillus larvae ont déjà été documentées par le passé[3]. D'autres facteurs ont été évoqués : l'existence d'un agent pathogène non identifié  malnutrition des abeilles  stress des abeilles dû à la grande mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures  manque de diversité génétique des abeilles. Enfin, certains évoquent les cultures intensives d'OGM aux États-Unis. Aucune de ces hypothèses n'est, en mai 2007, confirmée. Le champignon microscopique Nosema cerenae, ainsi que d'autres virus et parasites ont été retrouvés dans le corps des abeilles mortes, faisant de cet agent le responsable probable du phénomène de disparition.

Les disparitions d'abeilles ont été décrites dès 1896, et ont reçu plusieurs appellations [4].

Albert Einstein aurait un jour dit : "" Si les abeilles venaient à disparaitre, l'homme n'aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d'animaux, plus d'hommes "" [5].

 

 

 

Un pic de disparition est observé au printemps 2007

 

En 2007, les disparitions d'abeilles ont atteint un pic alarmant, qualifié de catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères[6][7]. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. dépendent de 90 % à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. L'impact économique de ces disparitions est estimé à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis [3]. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles[8]

Les disparitions d'ouvrières, bien que déjà observées par le passé, ont en 2007 de nouvelles caractéristiques qui sont estimées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) : les abeilles ne reviennent pas à la ruche et "disparaissent" littéralement, ce qui est un comportement nouveau et très peu caractéristique de ces insectes  les abeilles mortes ne s'accumulent pas dans la ruche mais disparaissent. Les autres caractéristiques de l'épidémie de 2007 sont que ces pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît, ne laissant à la ruche que la reine et quelques ouvrières  le nombre de ruches touchées est important  enfin, les raisons de ces disparitions sont inconnues [3]. Selon le Los Angeles Times du 27 avril 2007 citant des travaux d'expert [9], l'agent responsable de ces disparitions d'abeilles serait un champignon unicellulaire Nosema ceranae. Deux autres champignons parasites ainsi qu'une demi-douzaine de virus ont été retrouvés dans les corps des abeilles mortes. Il n'est donc pas possible d'être certain de manière univoque de l'agent responsable. S'il est confirmé que le principal agent est Nosema cerenae, un traitement par la fumagillin, un fongicide, est possible, donnant l'espoir aux apiculteurs de pouvoir enrayer ce phénomène. Les rapports préliminaires impliquant les téléphones portables ne semblaient donc pas fondés.

Un article du East Bay Express[10] du 9 Août 2007 Est-ce que c'est le surménage qui tue les abeilles cite des interrogations de scientifiques sur les méthodes employées par l'apiculture industrielle et qui pourraient contribuer à la disparition brutale des ruches. L'apiculture industrielle telle qu'elle est pratiqué aux Etats-unis n'est pas différente des autres types d'élevage intensif. Même si les abeilles ont plus de liberté de mouvement que n'importe quel autre animal d'élevage, une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu'à un pré campagnard.

Les ruches sont alignées rangées après rangées, serrées les unes contre les autres. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. Une colonie sauvage dispose d'une alimentation variée, tirant son alimentation du pollent et du nectar de milliers de différents types de plantes. Dans une exploitation industrielle, pour compenser le nombre déclinant de fleurs disponibles, les éleveurs leur fournissent de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose - le même additif sucré qui est, entre autres, à l'origine des problèmes de mauvaise hygiène alimentaire chez les humains. Et tout comme les autres animaux d'élevage industriels, les abeilles sont stressées quand on les parque dans des grands ensembles et quand on les déplace fréquemment, comme c'est le cas avec les ruches aux Etats-unis, transportées par camion d'une région à l'autre du pays. Le stress rend les abeilles plus vulnérables aux parasites et aux maladies, diminue leur capacité à fonctionner naturellement.

http://fr.wikipedia.org/wiki/

 

Le pollen de la discorde (vidéo) :

 

 http://www.blip.tv:80/file/347281/

 

 

Requiem pour les abeilles  de Dominique Guillet : http://www.liberterre.fr/

 

Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour la filière apicole


10/10/2008 (Par Pierre MELQUIOT)

Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour l'apiculture

Les abeilles se meurent, le gouvernement promet des mesures pour la filière apicole. Selon l'INRA, la survie ou l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes, qui sont pour l'essentiel des abeilles.

Le gouvernement a promis des mesures pour « bâtir une filière apicole durable en France » et sauvegarder les abeilles qui se meurent, ces petits pollinisateurs sans qui nous ne pourrions plus manger de fruits, et qui participent activement à la biodiversité.

Selon l'INRA, qui tire la sonnette d'alarme depuis de nombreuses années, « la survie ou l'évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Or, ces insectes pollinisateurs sont pour l'essentiel des abeilles, dont il existe plus de 1 000 espèces en France, et elles sont en voie de disparition depuis plusieurs années, notamment en raison de l'usage des pesticides.

http://www.actualites-news-environnement.com

 

 

Mieux comprendre le mal des abeilles pour préserver la biodiversité

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète Terre

Créé le 10/10/08

La surmortalité des abeilles "n'est plus contestable" selon un rapport parlementaire remis à Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet. Vendredi, le député de Haute-Savoie Martial Saddier a proposé de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 pour faire un inventaire précis et régulier du cheptel et mieux comprendre de quoi il souffre. Pendant longtemps, les pesticides type Gaucho ou Régent ont été pointés du doigt. Mais, malgré l'interdiction de ces produits depuis trois ans, les abeilles continuent de disparaitre de façon inexpliquée. Certains apiculteurs accusent désormais les pesticides. Du sort des abeilles dépend le respect de la biodiversité.

C'est une menace pour la biodiversité, pour la production de fruits et de légumes et pour le travail des apiculteurs : depuis vingt ans, une disparition progressive des abeilles est constatée. La surmortalité est désormais de l'ordre de 30 à 40% et ne cesse d'augmenter. Un mal que les scientifiques ont encore du mal à expliquer. Pour tenter de sauver les abeilles, Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, se sont vus remettre vendredi un rapport parlementaire qui confirme la gravité du phénomène et propose de tout mettre en oeuvre pour mieux l'expliquer et à terme mieux lutter contre.

Jusqu'à présent, la majorité des apiculteurs accusaient les pesticides, et notamment les insecticides utilisés par les agriculteurs dans leurs champs, comme le Gaucho ou le Régent, d'être à l'origine de la mort des abeilles. Or, ces produits sont interdits depuis trois ans. Et les abeilles continuent de disparaitre de façon inexpliquée. Avec par exemple des essaims en bonne santé apparente qui disparaissent d'un jour à l'autre sans laisser aucune trace dans leur ruche. Désormais, les parasites, et notamment le varroa, sont pointés du doigt.

Le député de Haute-Savoie Martial Saddier propose tout d'abord de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 : supprimée en 2005 à des fins de simplification administrative, elle doit permettre un inventaire précis et régulier du cheptel. Martial Saddier préconise également la création d'un Institut technique et scientifique de l'abeille. Michel Barnier lui a alloué un budget de150.000 euros.

Parmi les leviers d'action évoqués également : redonner de la nourriture, du nectar, aux abeilles en luttant contre la disparition des fleurs, notamment sauvages, conséquence de la destruction des prairies naturelles, des haies et de l'augmentation de la monoculture. Quelques gestes simples suffisent pour cela : laisser un mètre carré d'herbe sauvage dans son jardin ou laisser pousser librement sur le bord des chemins. Les spécialistes estiment que si 0,5% de l'espace naturel était laissé en friche en France, les abeilles retrouveraient de quoi se nourrir sans difficulté. A mettre en parallèle avec un autre chiffre évoqué par Michel Barnier : 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation, c'est-à-dire à l'activité des abeilles.

http://www.europe1.fr

S. M., le 23 janvier 2007

Bonobo : Qu'est-ce que c'est que ce binz?Anne Esperet

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