Le 19 septembre 2006 : Un travail bénévole de S. M. que nous remercions vivement.


TOUT EN BAS! Ascenseur express

Le monde en déliquescence

Notre Terre en déliquescence
Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

S. M., le 31 janvier 2007

 

Nous regardons toujours le même monde de la même manière,

Pris dans la spirale de l'escalier d'un phare,

Recommençant sans cesse les mêmes erreurs....

Mais d'un étage plus haut !
Il est temps de changer le monde,

Il est temps de changer de ronde.

N'as-tu jamais rêvé d'un autre monde?

N'as-tu jamais rêvé d'une autre vie?

N'as-tu jamais rêvé qu'un jour l'homme retrouve sa place dans l'univers ?

N'as-tu jamais rêvé qu'un jour, l'homme communique avec la nature, toute la
nature, et qu'elle lui réponde en partenaire et non plus en ennemie vaincue ?

N'as-tu jamais rêvé de parler aux animaux, aux nuages et aux montagnes?

D'œuvrer ensemble, et non plus les uns contre les autres ?

N'as-tu jamais rêvé que des gens se regroupent pour tenter de créer une cité où seraient différents les rapports humains?

Réussir ou échouer n'aurait plus d'importance.
Personne ne s'autoriserait à juger quiconque.

Chacun serait libre de ses actes.... et préoccupé pourtant de la réussite de tous.

N'as-tu jamais rêvé d'un monde qui ne craindrait pas ce qui ne lui ressemble pas ?

N'as-tu jamais rêvé d'un monde où chacun saurait trouver en lui sa perfection?

Moi, j'ai rêvé, pour changer nos vieilles habitudes, d'une révolution.

Une révolution des petits, une révolution des fourmis.

Mieux qu'une révolution: ....une

Évolution !!!

Ouvrons tous nos sens,

Un vent nouveau souffle ce matin.

Rien ne pourra ralentir sa folle danse,

Mille métamorphoses s'opèreront dans ce monde endormi.

Nous sommes les nouveaux visionnaires,

Nous sommes les nouveaux inventeurs.

Ceci n’est pas une fin, bien au contraire.

Ce n’est qu’un début.»

(D'après Bernard Werber)

Notre mode de vie n’est pas négociable.

Georges Bush Père

Nous n’allons pas nous excuser pour notre mode de vie.

Barack Obama

Dès son réveil, le sage devrait se demander chaque matin sur qui et sur quoi il se trompe. Mais il existe déjà tant de raisons de s’affliger qu’une pareille expérience relèverait du suicide. Discipline autrement nécessaire, et là d’une rigueur absolue. Ne s’associer en rien, jamais, aux clameurs comminatoires contre un homme, un principe, aux campagnes d’intimidations entretenues par intervalles désormais de plus en plus proches par les hystériques officiels. Vivre au besoin près d’eux, parmi eux, mais toujours la bouche close, et n’ouvrir les lèvres qu’afin de réclamer justice.

Gilbert Comte




Le baromètre de durabilité de la biosphère n’a jamais été aussi bas, le disque dur de la nature montre une usure incompatible avec toute viabilité d’usage, l’érosion du réservoir génétique n’a jamais été aussi inquiétante.

Les pages qui vont suivre sont tout, sauf de la science fiction ! J’ai tenté de comprendre comment et pourquoi, depuis la légende d’Adam et Ève jusqu’à nos tristes jours de dictature sans dictateur, nous sommes astreints au destin fatidique d’une autodestruction qui confine à un autogénocide.

J’ai donc entrepris l’enquête la moins subjective possible sur le pataquès de notre humanité et sur les conséquences du grand laminoir de biodiversité que nous avons mis en œuvre.

De telles prérogatives introspectives ne peuvent intéresser ceux qui, par malheur ou par bonheur, sont happés par d’autres soucis.

C’est le cas du Camarade misère auquel on lâche un salaire étroit, avec une parcimonie par ailleurs méconnue du Capital.

C’est aussi le cas du Camarade prospère, haut nabab dont la marche du temps n’est ponctuée que par les fluctuations de la diversité boursière.

En route, si vous le voulez bien, pour ce dernier millénaire qui, selon certains experts, ne pourrait durer qu’un siècle, ou deux… Les « dernières » vacances de Monsieur Hulot seraient donc pour bientôt, nous entrons dans l’ère du sursis.


Il serait pathétique de chercher à s’accrocher plus longtemps au fol endoctrinement religieux ou à l’idée d’un progrès forcené et maquillé de « capitalisme durable », tous modèles en voie de caducité et coupables de l’égarement humain.

Les dysfonctionnements environnementaux s’amplifient, les inquiétudes se confirment, les urgences s’étatisent, les stocks de mauvaise fois se tarissent.

Les adeptes du déni ont de moins en moins à gagner en nous poussant chaque fois davantage au bord du vide.

Au nom de leur mégalomanie d’une croissance interminable dans un monde fini, voilà qu’ils hésitent à taxer d’outrance catastrophiste notre point de vue résolument pessimiste.

Depuis déjà longtemps, au moins depuis les années 1960, leurs faux-fuyants n’ont fait que vider de tout contenu les projets de développement soutenable avant la lettre. Bâtir sans détruire aura été un défi.

Nos profits ont toujours marqué le pas sur nos vies. Et maintenant, les tergiversations réitérées rendent probablement tardifs ces projets de réajustement d’un écart démesuré entre conservation et croissance.

Après un si long parcours d’inconscience environnementale, de manque d’intuition écologique, de consommation boulimique et d’aboulie face à la propagande, il serait temps de descendre de notre piédestal, de se rendre à l’évidence qu’il est déjà bien tard pour inverser les tendances.

Seuls, quelques agités du bocal peuvent encore dénier l’accablant inventaire des faits avérés. Terres arables, nappes phréatiques, stocks forestiers, ressources halieutiques, pétrole ne sont pas des composantes rechargeables : elles existent en quantité fini. La Maison brule, c’est le temps des « contre-feux », ceux de Pierre Bourdieu…

2050 est la date sur laquelle s’accordent la plupart des analystes pour annoncer le plus haut risque qui soit de l’enjeu de l’humanité terrienne : le début de la fin d’un monde, soudainement périmé pour avoir été trop mal géré, surexploité dans une contradiction rédhibitoire et une incompréhension radicale de la complexité de ses systèmes.

2050 marque la date limite de la consommation débridée de notre planète, point d’orgue d’une surchauffe écologique que nous nous sommes efforcés d’entretenir coute que coute, tout particulièrement depuis la l’ère industrielle, puis la révolution verte et sa transformation radicale de notre agriculture dopée par l’avènement des fertilisants, aux limites de la pénurie globale et de l’autodestruction.

Au-delà, la Terre nourricière, que dans notre déraison nous pensions intarissable, ne pourra plus subvenir aux besoins, même basiques, de l’intrépide termitière humaine, surpeuplée, déchaînée. À cet épuisement des ressources, à cette demande inconsidérée faite à une Nature qui ne peut se régénérer simultanément et dont la déconstruction des écosystèmes est irrémédiable, vont s’ajouter les effets des goulets d’étranglements sociétaux et économiques, annoncés et inévitables, dont les conséquences des tout prochains pics énergétiques restent sans réponses palpables à hauteur des 9 ou 10 milliards de Terriens attendus.

Rattrapé par la dure réalité, le capital financier est au bord du gouffre et le renflouer épisodiquement n’est qu’un artifice. La bulle du néolibéralisme crèvera tôt ou tard et le bilan des effets collatéraux sera incommensurable.

Il l’est déjà. Dans l’immédiat, le souci économique très relatif est estimé prééminent et permet encore et toujours de dénier l’urgence objective de la sauvegarde des lambeaux du capital écologique. La croissance non régulée représente le risque majeur vis-à-vis de notre durabilité sur Terre, mais c’est la récession qui nous fait peur !

Notre attitude d’après-nous-le-déluge, de somnambulisme écologique, est à l’origine d’une telle débâcle universelle et nous enseigne un avenir en voie d’impasse.

Cette primauté de l’avidité et du développement à tous crins est une tendance depuis toujours confortée par nos choix de gouvernances.

Les objecteurs de croissance et autres casseurs de pub sont pas bonne presse. Il faut pourtant se l’avouer : notre Terre souffre d’une indéniable métastase écologique et il serait grand temps qu’on la laisse souffler.

Le progrès tant glorifié par nos pères revêt soudain un goût amer. Le constat d’un effondrement s’affiche désormais comme implacable.

Dans une fuite en avant poussée par ses enivrements prométhéens, l’humanité s’apprête fatalement à signer son autodestruction planétaire. L’autogénocide bouclera la boucle.

Il faudrait se serrer la ceinture. Pour ce qui concerne les énergies fossiles, les ressources forestières et celles halieutiques, il n’y a plus d'autre choix que de commencer à réduire notre consommation. Pour bien d’autres ressources renouvelables, il convient de lever le pied pour permettre à la Nature de se régénérer.

Une décroissance sélective, accompagnée d’un découplage dans la production, est obligatoire. Il faut notamment sortir de la culture du jetable, dématérialiser en grande partie l'économie en l’axant davantage sur les services, réintégrer le prix du carbone dans les échanges commerciaux.

Aucune automobile ne devrait désormais dépasser 110 km/h, et dans le domaine des transports, il faut maintenant proscrire le tout autoroutier. Les nouveaux objectifs exigent de renoncer à la plupart des logiques d’hier. Nous allons devoir inaugurer le temps cruel des pénuries, dont celle alimentaire.

Les énergies qui ont dopé l’économie et la démographie de notre civilisation ont toutes une fin. Une fois passée l’euphorie, l’après-dopage est toujours cuisant. Nous sommes au seuil de la très fatale déplétion pétrolière et gazière. Le pic forestier est déjà derrière nous. Le pic du charbon se profile pour 2050.

Seules les ressources en uranium pourraient nous emmener plus loin, mais à quel prix ? Il nous restera quand même la bicyclette et les moulins à vent…

Depuis nos origines de cueilleurs-chasseurs, puis de cultivateurs-éleveurs, c’est l’énergie solaire qui décidait par photosynthèse de ce que nous pouvions manger, et qui induisait donc notre démographie.

Si nous n’avions pas eu le malheur de connaître le pétrole, notre économie serait restée sagement et exactement sous le signe du soleil, nous ne serions que deux ou trois milliards de Terriens. Et deux ou trois milliards, c’est déjà considérable pour l’effectif mondial d’un grand mammifère.

La récente industrialisation de l’agriculture, qui nous a projetés au niveau démographique et aux exigences alimentaires que l’on sait, est essentiellement due aux engrais (issus du gaz naturel), aux biocides (tirés du pétrole) et à la motorisation (engins, irrigation, transports).

La consommation énergétique s’est ainsi accrue pour produire jusqu’à cent fois plus et depuis le milieu du siècle dernier, nous ne faisons que « manger » du pétrole.

Alors que la découverte de nouveaux gisements est en baisse et que nous entamons une dégringolade qui se superpose à l’épuisement des meilleurs sites d’énergies fossiles, alors que la crise de l’eau est déjà vécue par de nombreuses nations, l’agriculture moderne doit poursuivre une croissance apte à nourrir chaque décade un milliard de bouches supplémentaires.

Cette révolution verte concerne donc une agriculture intensive non durable qui va tout droit à la faillite. La fin des énergies fossiles ayant pour corollaire la fin des intrants agricoles que sont les engrais azotés, seulement deux de la dizaine de milliards de Terriens attendus pour l’après 2050 pourront tirer leur épingle du jeu et subsister, selon les experts les plus sérieux.

Suite à cet effondrement des rendements agricoles, imaginons donc une famine de 6 ou 7 milliards d’humains. La sélection ne se fera pas en douceur et les pires hostilités présideront à une telle crise.

Les mieux nantis devront reconstruire des châteaux forts pour se préserver des gueux, châteaux-forts aux nouvelles dimensions de la virtualité et de la mondialisation. Ce qui se passe en Irak ou au Darfour inaugure le stade alpha de ce qui attend nos petits-enfants.

Des maladies nouvelles ou recrudescentes émergeront aussi du chaos. Les mécanismes qui président aux changements épidémiologiques induisant des maladies émergentes sont en rapport avec de profonds bouleversements écologiques. Sans être parano, alors que beaucoup pensaient que les maladies infectieuses avaient été définitivement vaincues, sida, vache folle, fièvre Ebola, grippe aviaire et quelques autres, nous ont déjà mis la puce à l’oreille.

L’ulcère de Buruli est une émergence de plus en plus préoccupante tant en Afrique (30 000 décès par an en Côte-d’Ivoire) qu’en Amérique latine, où 90 % des cas sont guyanais. La dengue, maladie virale de toute la ceinture tropicale, est l’une des priorités sanitaires dans bien des pays comme en Asie du Sud-Est.

Le paludisme est en nouvelle expansion : il tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et 3 millions de personnes par an.

(Estimations de l'OMS)

La fiesteria, qui sévit en Caroline du Nord, est actuellement un exemple de menace majeure. Cette algue microscopique cause cycliquement une hécatombe marine qui décime tous les poissons, succombant en masse des suites d'étranges plaies provoquées par l'algue tueuse.

Celle algue mutante produit des toxines très dangereuses pour l'homme : paralysies, pertes de mémoire, troubles neurologiques, lésions cutanées, insuffisances rénales, jusqu’à la mort.

L’infestation de la pfiesteria est déjà responsable d'une baisse de 40 % de la production pour certains pêcheurs nord-américains. Pour éviter tout risque, les employés de manutention des piliers de ponts doivent désormais s'équiper de combinaisons de plongée entièrement étanches, destinées à l'origine à un usage en milieu hostile, du type guerre biologique. Pronostiquer une prochaine pandémie majeure n’a rien de surréaliste.

Au milieu du XIVe siècle, la peste noire, pandémie de peste bubonique, provoqua la mort d’un tiers de la population européenne, soit quelque 25 millions de victimes, et probablement un chiffre équivalent sur le continent Asiatique.

En dépit d’une alarme internationale appelant à un meilleur discernement environnemental et surtout écologique - ce qui n’est pas synonyme !-, il est clair que la motivation contemporaine reste toujours plus effective pour des aspects de croissance et de progrès sociétaux (pouvoir d’achat, emploi, logement, loisirs et autres indicateurs de bien-être personnel), voire de dérives consternantes au détriment de la cause qui, décidemment, apparait toujours comme un sujet folklo ou un simple exercice métaphysique.

Notre délire collectif n’a pas pour détonateur l’avis de tempête annoncé pour un tout prochain gros temps, il reste animé par les pitreries du football ou de la presse people, par un Paris-Dakar suscitant davantage d’heures d’antenne que les reportages d’écologie-spectacle de Nicolas Hulot ou d’Arthus-Bertrand.

La notion d’avoir tout pris de cette Terre, de n’avoir rien ménagé pour demain, devrait nous abasourdir, nous affliger, nous consterner, nous terrasser.

Si la prédation naturelle est un des moteurs de l’écologie, celle que nous exerçons n’est que pure destruction.

La finitude de notre système fut un acte irréversiblement engagé dès notre sédentarisation, sous la houlette des grandes religions révélées, avec les notions de propriété, de production, d’industrie, de profit et de prolifération.

Pour que dure l’humanité, pour laisser la planète « aller jusqu’au bout », l’homme devait rester sage et « sauvage », semi-nomade et vénérer la création, au lieu de s’en croire le maître monothéiste et cartésien. Au stade où nous en sommes, le regret est totalement ridicule.

Alors que le choc forestier est déjà loin derrière nous et qu'un bon tiers de la surface terrestre est investi par l'agriculture et le



S. M.

béton, alors que plus de la moitié du Vivant aura rendu l'âme dans les toutes prochaines années, alors que nous continuons à vénérer les familles nombreuses, même lorsque la maman pondeuse est une ancienne ministre de l'environnement qui briguait la cabine du pilotage présidentiel en 2007, et que dans moins d'un siècle tout le sol français sera urbanisé, nous décidons, comme ça, très tardivement et parce que ça nous arrange soudainement, d'arrêter cette fuite en avant. Nous sommes plutôt mignons… Peu importe l'incurable casse, nous allons réparer, recoller les morceaux d'écosystèmes, recomposer le substrat organique, reconstruire les forêts avec leur grand kit de biodiversité, réinventer les gènes, y compris ceux des espèces que nous avons déglinguées avant de connaître. Nous allons ainsi inverser le miracle. Inverser parce que l'illusion qui nous a menés au bord du gouffre était bien le « miracle » du bien-être et de la croissance. Et ce que nous entendons prêcher, aujourd'hui que nous nous mordons les doigts, ou que nous faisons semblant de nous les mordre, c'est bien celui de la décroissance.

Sans jamais dire le mot ! Le premier miracle tenait plutôt du mirage, et pour le second, on repassera !

Cette quête pour le progrès forcené d’un homme domptant l’univers de ses machines depuis son piédestal, faisant de l’animal une autre machine à porter, à tirer, à consommer, à traire, à distraire, fut confortée par les Lumières et portée par l’ère industrielle. En dépit des démentis en cette foi, accumulés tout au long de la seconde moitié du XXè siècle, nous misons toujours sur l’idée d’un bonheur façonné par une modernité sans cesse reformatée.

Nous ne rougissons pas de nos exactions, de notre zéro de conduite terrienne, nous ne frémissons pas pour les générations auxquelles nous serons incapables de passer le flambeau. Nous avons déjà fait la peau à nos enfants, et nous vaquons sereinement à nos petites occupations maniaco-dépressives.

Sans doute, alors que nos modes de vie dévoyés et égocentriques sont profondément ancrés, nous leurrons-nous encore une fois, et investissons dans quelques illusoires mesures en imaginant pouvoir permuter les tendances.

Tout en ayant trop longtemps snobé le débat environnemental, quelques politiques se rallient à la cause sur la pointe des pieds et aiment désormais nous faire accroire, du bout des lèvres et du haut de leurs talonnettes néolibérales, à des « solutions » tirées de leur hotte électorale.

Nous montrer soudainement comme des occidentaux de bonne volonté, parcimonieux, sobres et résignés, accomplissant notre sevrage énergétique, remettant en cause notre mode de vie débridé, observant au quotidien les gestes qu’il faut pour réduire notre empreinte écologique, telle est la nouvelle et attendrissante feuille de route, avec le déséquilibre climatique comme cerise sur le gâteau. Simultanément, la Chine, l’Inde et le Brésil (2,5 milliards d’habitants à ce jour) s’éveillent et se surpassent pour imiter nos erreurs jusqu’à la perfection.

Les Nord-américains refusent obstinément de faire amende honorable. Et de partout accourent vers nous les peuples surnuméraires d’un Sud aux ressources taries.

Parce que plus ça va mal et plus on fait des petits. S’inventant des litanies et se taillant un prêt-à-porter de morales contrites, marqué au fer rouge par l’iniquité, l’esprit de conquête et en fin de compte tout à son nombrilisme, l’homme Blanc restera, envers et contre tout, le voyou de la biosphère.

Mise au banc des accusés, la société la plus nantie et perverse de l’humanité accouche sur le tard d’un projet exutoire pour requinquer sa planète perso.

 Naïveté d’un âge sociétal sénile ? Nouvelle couche de mauvaise fois ? Ni un Chinois en quête de consumérisme, ni un Amérindien dans sa dernière clairière n’y croiraient un instant.

Nouvelles relations publiques des cabinets de psycho-politique à usage de la lobotomie ordinaire, les accroches de ce discours biaisé n’ont de cible que l’électeur cathodique, de plus en plus abruti par le non-sens d’une vie qu’il passe son temps à gagner pour mieux la perdre.

C’est donc dans la plus totale impuissance ou insouciance, c’est selon, que nous allons vers un grand fiasco. Notre futur testament est un déshéritement qui sent le soufre, le chant d’un cygne déplumé. C’est la fin des haricots pour ceux qui en demandaient encore et encore. Les dès sont jetés, il y aura bogue pour tous.

Chaque fois que nous avons chassé le naturel, le culturel est revenu au galop. Non solidaires du reste du Vivant et nous incitant à franchir le cap de l’irréversible en faisant de l’homme un pitoyable démiurge, les allégations des trois religions monothéistes et prosélytes ont constitué, écologiquement parlant, de vrais pousse-au-crime, en cultivant le plus opaque des écrans entre l’homme et son milieu, vraie cécité écologique.

 En toute innocence, les peuples du Livre ne peuvent se dédouaner de la responsabilité de cet écocide : c’était écrit ! Contrairement à toutes les figures du polythéisme, la mission judéo-chrétienne ne fut balisée de la moindre bible du Vivant, d’aucune litanie des espèces, vide de forêts sacrées et de sanctuaires de la Nature.

 L’idéologie communiste n’a pas été en reste pour une domination forcenée de la Nature : « Le communisme, ce sera la domination pleinement développée de l'homme sur les forces naturelles, sur la nature proprement dite aussi bien que sur sa nature à lui. » (Karl Marx, cité par Philippe Lebreton).

Encore une fois, le sacré n’est pas notre planète dans ce type de faux athéisme où la resacralisation ne manque pas : culte du prophète, symboles et rites, le prolétariat comme classe élue, l’autocritique comme confession, l’ordre moral, l’inquisition et les boucs émissaires, une dictature où la doctrine est le dogme. Imposteurs instrumentalisant l’idée marxiste ? Très probablement.

On connaît l’adage qui circulait à mots couverts sous Staline et Khrouchtchev : « Camarade, qu’est-ce que le capitalisme ? Une odieuse exploitation de l’homme par l’homme. Et le socialisme soviétique ? C’est le contraire. »

On verra, plus loin dans le texte, que les plus perspicaces d’entre les spécialistes avaient tenté - quand il était encore temps - de nous mettre en garde quant au mauvais choix mettant l’essentiel à l’écart, de nous retenir à persévérer sur ce mauvais chemin qui mène nécessairement à une rupture d’équilibre et à une débâcle de notre biosphère.

 Puisqu’il va falloir répondre par l’affirmative à la question perspicace de Théodore Monod: « Et si l’aventure humaine devait échouer ? », l’œuvre fera office de belle élégie funèbre au terme d’une hominisation erronée et forcenée de la planète.

Prenant outrageusement le pas sur les autres espèces, l’animal humain, désigné comme «espèce élue», s’est érigé roi de la création. En déséquilibrant son rapport à la Nature, en s'engageant dans des aventures aussi folles que criminelles, l’homme avoue sa propre incapacité à dépasser en lui la pulsion d’agressivité, c'est-à-dire à se montrer vraiment humain. L’aventure humaine aura donc été caractérisée par ses penchants à l’inhumanité !

Annoncée pour le prochain siècle, une hausse palpable du niveau des mers pourrait bien constituer l’un des effets parmi les plus catastrophiques du réchauffement climatique, provoquant l’ennoiement de contrées entières et mettant en péril un certain nombre de territoires situés en dessous du niveau maritime, comme les Pays-Bas ou le Bangladesh.

 Partout, sècheresses, inondations, canicules, tempêtes de toutes natures se manifesteront plus fréquemment et plus intensément.

Le réchauffement des océans nourrira des saisons cycloniques plus actives. Les calottes polaires et le permafrost fondent déjà à une cadence plus accélérée que prévue, induisant des disparitions possibles. Les glaciers du toit du monde attestent des indices effarants de reculs.

Les déserts s’étendent et poussent à l’exode de plus en plus de populations privées d’eau et de ressources agricoles. On prévoit d’ici à 2050 des sécheresses drastiques susceptibles d’affecter 2 à 3 milliards de Terriens. Le plus grave est aussi que ces dérégulations sont des menaces à notre approvisionnement alimentaire.

Toutes les études évaluatives mettent en garde contre une disparition d’espèces végétales et animales sans précédent, avec l’extinction annoncée d’un quart de la biodiversité dans le demi-siècle à venir.

Et n’en déplaise aux futuristes optimistes, notre survie se joue indéniablement en interdépendance de cet arbre du Vivant.

Les ouragans en Amérique du Sud, les coups de chaleur en Europe, en Inde, au Pakistan, les terribles incendies forestiers récurrents en Californie, en Australie, en Indonésie, au Canada, au Portugal, en Grèce, les inondations en Europe centrale et de l’Est, au Mozambique, en Malaisie, en Corée du Nord, en Inde, les crues éclair en Méditerranée, constituent au fil de ces dernières années des aperçus de ce que vont couter sur le plan social et économique les manifestations du changement climatique.

Mondialement, 2005 fut la seconde année la plus chaude en 145 ans, avec des catastrophes liées au climat, causant 200 milliards de dollars en dommages. Au fil des dix prochaines années, les couts d’assurance liés au seul réchauffement augmenteront annuellement d’environ 125 milliards d’euros.

Le rôle joué par les compagnies d’assurance sera tôt ou tard si prééminent que ces entités règneront en maîtres, en lieu et place des banques actuelles, nous grevant ruineusement de cotisations à la hauteur des sinistres planétaires. D’ici 2030, ces dégâts imputables aux tribulations climatiques devraient couter plus de 5,5 billions d’euros aux pays en développement.

2035, 50 ou 75 sera la date d’un clap de fin, mais rien d’autre que d’une fin de notre monde et des ressources universelles, un monde dont nous avions l’habitude et qui, du moins en Occident et depuis plus d’un demi-siècle, n’était pas trop désagréable à vivre, nombrilisme oblige. L’échéance annoncée va seulement, et ce n’est pas rien, marquer notre entrée dans un univers progressivement invivable.

Un monde où, selon les prévisions les moins fantaisistes, nos forêts seront chauves, la désertification maculera tous les horizons, la fonte accélérée du pergélisol sibérien et des glaces polaires occasionnera une redoutable débâcle, les glaciers de montagnes se seront évanouis, l’élévation du niveau des océans sera déjà effectif, la biodiversité sera défunte, un homme sur deux et une femme sur trois seront confrontés au cancer, il faudra deux planètes pour nourrir 10 milliard d’âmes et les dernières nations debout devront refouler des centaines de millions de réfugiés, transfuges des terres occises.

Plus question, bien sûr, de partir en vacances, de fréquenter les restaurants gastronomiques, de rechercher un quelconque havre de paix, un printemps qui chante, une prairie florifère, une fraise des bois. Encore moins de nourrir des luttes intestines entre une Voynet et un Bové.

Se posera-t-on encore la question désuète de savoir pour quel psychopathe il faudra voter ?

Même l’oligarchie de la finance et de l’économie, qui se gaussa des écolos, qui désavoua et balaya d’un revers de manche les premières mises en garde de quelques scientifiques hurluberlus, de beaucoup de philosophes et d’énormément de citoyens clairvoyants, commence à y croire, ou fait semblant d’en tenir compte. C’est dire si la menace est effective et se rapproche !

Nous sommes ainsi entrés dans l’ère du sursis, avec un bien tardif et tout relatif esprit de résistance. Ce catastrophisme éclairé confine à l’incantatoire : imaginer le pire en priant pour un meilleur avenir.

La méthode de notre sophisme est que nous avons peine à croire que la fin de notre monde nous menace parce que nous croyons encore pouvoir l’éviter:

 «Parvenir à desserrer les contraintes que les sociétés humaines exercent sur les services naturels de la planète, réclamera des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile. Les signaux d'alarme sont là pour qui veut les voir. Le futur est entre nos mains.»

 (Conclusion du Millenium Ecosystem Assessment, 2005).

Après avoir miné toutes les ressources, nous demandons à jouer les prolongations en faisant amende honorable pour qu’elles durent, ces prolongations. Quelques beaux gestes feignant de croire qu’on va sauver les meubles, un examen de conscience collectif, pas mal de compassion, histoire de retirer l’échelle avec dignité, tout ne sera plus que dans l’art de tirer notre révérence.

La passivité devant le désastre n’a d’égal que la vie anormale des gens normaux, infantilisés par les médias dont l’information catastrophique, émaillée de messages consuméristes, dorlote, entretient une narcose fataliste, au lieu d’aiguillonner et d’activer l’adrénaline. Bien informés du saccage du monde, interactifs dans le désenchantement, le téléspectateur et l’internaute sont annihilés du moindre sentiment réactif.

Lorsque j’aurais achevé ce texte, je m’en retournerai prendre le pouls de la schizophrénie ambiante d’une société tartuffe, m’assurer que monsieur A du ministère X nous conseille d’en finir avec la délocalisation et la désaisonnalisation, qu’il est de toute première instance de favoriser les circuits courts de consommation pour réduire notre empreinte écologique, mais que simultanément, monsieur B du même ministère X ne ménage pas ses efforts pour que les Scandinaves puissent continuer à déguster en janvier des fraises andalouses cancérigènes et qui font le malheur de la contrée où l’agriculture faustienne les produit, et qu’en Andalousie toutes les pommes de terre puissent venir… d’Israël.

Alors, je pourrai me dire à moi-même que - jusque là - tout va bien. Ce que l’esprit affirme à mi-parcours d’une chute du corps depuis le centième étage. Ce serait tout de même con de retarder la fin de l’humanité.



Ceci est la fin.


Il n’y a plus de visionnaires,
Il n’y a plus d’inventeurs.

 

Michel Tarrier (L'homme contre-nature, extrait)

Un seul enfant par couple! Encourager l'adoption.

Photo Michel Tarrier

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