Nature, environnement
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Les vautours fauves des Pyrénées s'attaquent maintenant aux vaches adultes

La nature s'adapte plus vite que prévu!
Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 31 janvier 2007

S. M., le 19 mars 2007

Mika le 29 août 2009

Le 20 décembre 2006, un travail bénévole de S. M..

S. M., le 31 janvier 2007

 

 

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Septembre 2009 : Depuis peu, les vautours des Pyrénées se sont subitement mis à manger des vaches adultes vivantes et en bonne santé, suite à une interdiction européenne de leur laisser les carcasses incomestibles par l'homme (vache folle, etc.)

 

 

Les vautours fauves des Pyrénées, habituellement charognards, s'attaquent maintenant aux vaches adultes

 

Pyrénées : c'est la disette pour les vautours fauves

Un dernier virage et voilà le Percnoptère qui se pose près d'un tas d'os frais amoncelé sur cette prairie béarnaise des Pyrénées. Le migrateur au bec jaune n'a même pas le temps d'y goûter. Un premier vautour fauve fond sur la viande, aussitôt suivi d'un second, puis d'un troisième...

En quelques secondes seulement, c'est la curée. Une micro-curée à la mesure du petit tas d'os frais déposé là.

Longtemps respecté pour son travail d'équarrisseur, le vautour est maintenant craint par les éleveurs après les attaques de vaches en train de vêler. Avec ses jumelles, Didier Peyrusqué, garde du parc national des Pyrénées et conservateur de la Falaise aux vautours d'Aste Beon, observe les oiseaux. Il tente, dans le cadre du suivi de la population, d'apercevoir l'un des 550 oiseaux bagués depuis 1993.

« Les gens ont du mal à le croire mais la population de vautours baisse : 10 % en France, entre 25 et 30 % en Espagne. En Ossau, le nombre de couples nicheurs est passé de 120 en 2006 à 84 en 2008 » note Éric Sourp, chef du service scientifique au Parc national des Pyrénées.

La fermeture des charniers en Espagne et la raréfaction de la nourriture ont poussé les vautours à modifier leur comportement : « Ils s'attaquent aux animaux en état de faiblesse comme les vaches en train de vêler » admet Éric Sourp. Après une explosion, les plaintes baissent depuis le début de l'année. « De 130 en 2007, leur nombre est passé à 52 en 2008.

Les vautours n'étaient finalement pas impliqués dans les 5 dégâts déclarés sur le territoire du Parc » relativise le scientifique. Du côté du Parc, justement, on a pris la mesure du problème.

Les gardes moniteurs et les gardes de l'ONCFS sont maintenant formés pour faire les constatations. La disette n'est pas le seul danger qui guette le vautour selon Éric Sourp, inquiet de voir s'effondrer l'indice de reproduction : « Pour 10 couples, on est passé de 8 petits à 2 ou 3. » Le vautour bientôt menacé ?

Arnaud Paul.


Source : http://www.ladepeche.fr

Oui, les vautours pyrénéens, normalement charognards, attaquent les vaches vivantes

Les attaques de vautours fauves sur le bétail sont de plus en plus nombreuses et répétitives

 

Les pouvoirs publics, les vétérinaires, etc... refusent, bien souvent, de prendre les observations des éleveurs au sérieux en les considérant, parfois ouvertement, de menteurs.

Ce même phénomène s'était produit pour l'ours à l'occasion des derniers lâchers en 2006. Afin de répondre à ce comportement inadmissible qui persiste depuis plusieurs années malgré les dispositions prises par les préfets des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées concernant des analyses vétérinaires, nous reproduirons ici toutes les observations des éleveurs qui nous seront communiquées. Ces informations seront diffusées aux médias.

Si nécessaire, le comportement des pouvoirs publics, notamment de l'ONCFS, sera ouvertement dénoncé sans aucune concession dès lors que nous disposerons d'éléments suffisants. Les photos et vidéo sont souhaitables voir même indispensables.

 

Source : http://www.pyrenees-pireneus.com/Vautour-ActualiteRumeurs.htm

Une oeuvre bénévole de Mika Rastasardine, le 1er juillet 2009

Au fait, pourquoi diable les vautours fauves s'attaquent-ils soudainement à de si gros gibiers?

 

De nature, les vautours n'ont pas l'âme de tueurs. Ils mangent des carcasses en décomposition. Ce sont exclusivement des charognards.

Comme nous durant une période de notre houleuse évolution.

La logique voudrait qu'ils s'adaptent en se mettant à chasser de petites proies, des mouflons, des chamois, des bouquetins, des aurochs, voire des brebis.

Pour survivre, ils devraient, dans ces conditions, passer tout leur temps à chasser les bébés mammifères affaiblis et, pour eux qui n'aiment pas tuer, leur vie deviendrait une vraie plaie. Ce serait aller contre leur nature habituellement paisible.

Aussi ont-ils certainement jugé préférable de s'associer pour ne tuer, de temps en temps, à l'occasion, qu'une seule grosse vache qui -rappelons-le- pèse tout de même pas loin d'une tonne, contre 8 kilos pour un vautour fauve de 2m65 d'envergure!

De quoi festoyer pour un bon mois...

Sacrés vautours!

Et surtout quelle drôle d'adaptation!

Depuis quelques années, le vautour des Pyrénées n'est plus un simple charognard

Les vautours ont encore attaqué à Estaing

 
Mardi 21 juillet 2009


Il est de plus en plus évident que les vautours ont changé de comportement en raison de leur surpopulation et du manque de nourriture. Ils sont passés de nécrophages à prédateurs. C'est ce qui s'est encore passé dimanche après-midi sur une vache et deux veaux d'un jeune éleveur, Joël, d'Estaing. Il savait qu'une vache devait vêler.

Elle était donc dans un enclos à proximité des habitations au-dessus d'Estaing. « Jusqu'à 16h j'ai fait des boules. Tout était calme. Je suis revenu à 18h pour déposer le tracteur. Tout était calme. Je suis rentré chez moi. A 19h un cousin m'a appelé. Depuis sa maison il voyait des centaines de vautours sur une vache. Le temps d'arriver de Bun vers 19h20, la vache était morte ainsi que les 2 veaux qui venaient de naître ». Il aura donc fallu moins d'une heure pour que le capital travail de ce jeune agriculteur disparaisse, sans aucune assurance et indemnisation possible.

Selon le vétérinaire qui a examiné la vache, celle-ci aurait été attaquée vivante et serait morte des conséquences d'une hémorragie. Il est probable qu'il en soit de même pour les jeunes veaux qui venaient de naître. Ceci confirmerait donc que le vautour s'attaque bien à des animaux vivants. Peu importe qu'ils soient en « situation de faiblesse », le fait est qu'ils sont vivants et non à l'état de cadavres.

Selon nos informations, l'association de défense de l'environnement ASPP 65 (Association de défense du Patrimoine Pyrénéen) prendrait des initiatives dans les heures qui viennent auprès des pouvoirs publics. Nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet.


Source : http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article968

 

Les vautours des Pyrénées se sont subitement mis à manger des vaches adultes vivantes, suite à une interdiction européenne de leur laisser les carcasses incomestibles par l'homme (vache folle, etc).


Hautes-Pyrénées. Vautours : « Ils n'ont plus peur de l'homme »


Plusieurs attaques de vautours ont été perpétrées dans le département des Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, contre des animaux vivants. Depuis, les témoignages de ces prédations se multiplient.

Roger Mur, responsable d'estives jusqu'en 2006, a assisté à ce phénomène inquiétant. « Je me suis occupé pendant 40 ans de la montagne, rapporte-t-il. Je suis pratiquement né au milieu des vautours. »

Habitué à ce type d'animaux, il observe cependant, depuis la fin des années 1990, un changement dans leur nombre et leur comportement. « Il y a trois ans, en passant du côté de la Hourquette d'Ancizan, j'ai aperçu des vautours autour d'une vache affolée. Je me suis arrêté pour observer. Ils étaient très bien organisés. Un groupe lui fonçait sur la tête, elle chargeait et ils s'échappaient. Pendant ce temps, une autre équipe attaquait son veau. »

Coups de bec dans l'œil

Après un long moment, le manège commence à fatiguer la vache. « Elle allait baisser les armes ! Je suis alors allé vers elle et ils se sont échappés. Mais pas en s'envolant. Ils sont partis tranquillement sur leurs pattes. La vache a alors quitté l'endroit suivie par son petit. Un quart d'heure de plus et les vautours avaient le dessus. »

Et Roger Mur a été témoin d'autres cas. « J'ai vu, sur le site de Payolle, des cas de vaches dont la matrice (NDLR, poche qui contient le placenta et le veau) s'était retournée. Là, les vautours s'en prenaient à la matrice de la vache vivante ! »

Dans d'autres cas encore, les oiseaux s'attaquent à des bêtes mourantes. « Ils se posent à quelques mètres. Il suffit alors d'un coup sec de bec dans l'œil et les vautours arrivent de tous les côtés. C'est un feu d'artifice de vautours avant même que la bête ne soit morte. »

Les vautours auraient même des stratégies élaborées pour arriver à leur « faim ». « J'ai vu un cas où ils volaient au ras de bêtes mal placées dans les rochers pour les épouvanter et les faire tomber. »

S'il n'a pas constaté d'attaques sur l'homme, l'ancien responsable des estives estime tout de même que le comportement de ces animaux a changé. « Ils ne s'échappent pas face à nous. Ils n'ont plus peur de l'homme. Quand ils sont affamés, ils courent un peu plus loin, attendent quelques instants puis reviennent à la charge ! »

Lorsque Roger Mur rapporte ces cas à l'époque, il n'est, dit-il, pas cru. « On m'a dit que ce n'était pas vrai. Aujourd'hui, nous sommes plusieurs à l'avoir constaté ! »

Les différents vautours pyrénéens

Les Pyrénées comptent parmi leurs illustres hôtes à plumes trois espèces de vautours nicheurs, et une seulement de passage.

Le plus commun est le vautour fauve, bien identifiable à sa silhouette de « planche » et sa couleur marron clair. Il peut mesurer jusqu'à 2,70 m d'envergure. Il se nourrit d'animaux morts généralement en groupe.

Le gypaète barbu mesure jusqu'à 2,90 m d'envergure. Les adultes, outre leur queue cunéiforme, présentent souvent une coloration « rouille » typique sur le poitrail due à des bains dans des boues ferrugineuses. Le gypaète se nourrit notamment d'os qu'il brise sur des pierriers avant de les ingurgiter, d'où son nom de « casseur d'os ».

Le vautour percnoptère, quant à lui, est bien moins grand (environ 1,20 m d'envergure « seulement »). Ce petit vautour noir et blanc est très menacé et fait également l'objet de suivis précis afin de garantir sa protection. Contrairement aux deux autres espèces, il ne niche pas en haute montagne et préfère les falaises de plus basse altitude. Il se nourrit des parties les plus molles des cadavres d'animaux mais également d'insectes ou d'excréments.

Le vautour moine est le plus grand des vautours (2,95 m d'envergure). Il niche en France, seulement en Aveyron, et est présent en Espagne. La mobilité de ces grands rapaces les amène parfois à fréquenter les Pyrénées.

Rappelons que toutes les espèces de rapaces demeurent intégralement protégées en raison de la fragilité de la plupart des populations existantes ; fragilité que des contextes ponctuels et particuliers ne doivent pas faire oublier.
Des «nettoyeurs» écolos

Si les vautours se mettent à commettre des prédations dans les troupeaux ovins et bovins, ce qui, bien évidemment, se traduit par une perte financière, leur présence permet cependant de « nettoyer » la montagne des animaux morts et ainsi, donc, d'éviter aux éleveurs des dépenses d'équarrissage.


Source : http://www.ladepeche.fr/

 

Depuis peu les vautours mangent aussi les vivants


PREDATEURS - Plusieurs cas d'animaux de ferme tués ont été signalés au Pays basque...

Qu'est-ce qui a bien traversé l'esprit des vautours, habituellement nécrophages ? Plusieurs d'entre eux ont attaqué des animaux de ferme au Pays basque, dans le canton de Bidache (Pyrénées-Atlantiques).

«Une vache adulte d'environ six ans été attaquée et tuée vendredi par plusieurs dizaines de vautours affamés à Ilharre», a indiqué Didier Hervé, directeur de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), citant des «témoignages dont la crédibilité ne fait pas de doute».

D'autres faits, «inquiétants», ont été récemment observés par des fermiers dans la région, notamment à Bergouey, autre commune du Pays basque proche de Bidache, à 30 km environ à l'est de Bayonne. Les attaques signalées ont concerné un poulain, une jument et une ânesse.

Des oiseaux affamés

Ces oiseaux, de plus en plus nombreux selon l'IPBH, seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

L'attaque d'une vache vivante le 11 mai a fait l'objet d'un rapport de la gendarmerie de Saint-Palais. «Les gendarmes alertés par des témoins ont vu 100 à 150 vautours qui étaient encore dans les alentours», a précisé un responsable de cette gendarmerie, ajoutant que des fermiers assuraient en avoir vu «environ 400».

Selon l'IPBH, la population totale de vautours a été évaluée à environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui serait en forte augmentation. Il y aurait plus de 5.000 couples de vautours dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et d'Aragon.


Source : http://www.20minutes.fr/

Une entête réalisée bénévolement par Renée-Andrée ORABONA que nous remercions vivement.

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