Septembre 2009 : Depuis peu, les vautours des Pyrénées se sont
subitement mis à manger des vaches adultes vivantes et en bonne
santé, suite à une interdiction européenne de leur laisser les
carcasses incomestibles par l'homme (vache folle, etc.)
Les vautours fauves des Pyrénées,
habituellement charognards, s'attaquent maintenant aux vaches
adultes
Pyrénées : c'est la disette pour les vautours
fauves
Un dernier virage et voilà le Percnoptère qui se pose près d'un
tas d'os frais amoncelé sur cette prairie béarnaise des Pyrénées.
Le migrateur au bec jaune n'a même pas le temps d'y goûter. Un
premier vautour fauve fond sur la viande, aussitôt suivi d'un
second, puis d'un troisième...
En quelques secondes seulement, c'est la curée.
Une micro-curée à la mesure du petit tas d'os frais déposé là.
Longtemps respecté pour son travail
d'équarrisseur, le vautour est maintenant craint par les éleveurs
après les attaques de vaches en train de vêler. Avec ses jumelles,
Didier Peyrusqué, garde du parc national des Pyrénées et
conservateur de la Falaise aux vautours d'Aste Beon, observe les
oiseaux. Il tente, dans le cadre du suivi de la population,
d'apercevoir l'un des 550 oiseaux bagués depuis 1993.
« Les gens ont du mal à le croire mais la
population de vautours baisse : 10 % en France, entre 25 et 30 % en
Espagne. En Ossau, le nombre de couples nicheurs est passé de 120
en 2006 à 84 en 2008 » note Éric Sourp, chef du service
scientifique au Parc national des Pyrénées.
La fermeture des charniers en Espagne et la
raréfaction de la nourriture ont poussé les vautours à modifier
leur comportement : « Ils s'attaquent aux animaux en état de
faiblesse comme les vaches en train de vêler » admet Éric Sourp.
Après une explosion, les plaintes baissent depuis le début de
l'année. « De 130 en 2007, leur nombre est passé à 52 en 2008.
Les vautours n'étaient finalement pas impliqués
dans les 5 dégâts déclarés sur le territoire du Parc » relativise
le scientifique. Du côté du Parc, justement, on a pris la mesure du
problème.
Les gardes moniteurs et les gardes de l'ONCFS
sont maintenant formés pour faire les constatations. La disette
n'est pas le seul danger qui guette le vautour selon Éric Sourp,
inquiet de voir s'effondrer l'indice de reproduction : « Pour 10
couples, on est passé de 8 petits à 2 ou 3. » Le vautour bientôt
menacé ?
Arnaud Paul.
Source :
http://www.ladepeche.fr

Les attaques de vautours fauves sur le bétail
sont de plus en plus nombreuses et répétitives
Les pouvoirs
publics, les vétérinaires, etc... refusent, bien souvent, de
prendre les observations des éleveurs au sérieux en les
considérant, parfois ouvertement, de menteurs.
Ce même phénomène s'était produit pour l'ours
à l'occasion des derniers lâchers en 2006. Afin de répondre à ce
comportement inadmissible qui persiste depuis plusieurs années
malgré les dispositions prises par les préfets des
Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées concernant des analyses
vétérinaires, nous reproduirons ici toutes les observations des
éleveurs qui nous seront communiquées. Ces informations seront
diffusées aux médias.
Si nécessaire, le comportement des pouvoirs publics, notamment de
l'ONCFS, sera ouvertement dénoncé sans aucune concession dès lors
que nous disposerons d'éléments suffisants. Les photos et vidéo
sont souhaitables voir même indispensables.
Source : http://www.pyrenees-pireneus.com/Vautour-ActualiteRumeurs.htm

Au fait, pourquoi diable les vautours fauves
s'attaquent-ils soudainement à de si gros gibiers?
De nature, les vautours n'ont pas l'âme de tueurs. Ils
mangent des carcasses en décomposition. Ce sont exclusivement des charognards.
Comme nous durant une période de notre houleuse
évolution.
La logique voudrait qu'ils s'adaptent en se mettant à
chasser de petites proies, des mouflons, des chamois, des bouquetins, des
aurochs, voire des brebis.
Pour survivre, ils devraient, dans ces conditions, passer
tout leur temps à chasser les bébés mammifères affaiblis et, pour eux qui
n'aiment pas tuer, leur vie deviendrait une vraie plaie. Ce serait aller contre
leur nature habituellement paisible.
Aussi ont-ils certainement jugé préférable de s'associer
pour ne tuer, de temps en temps, à l'occasion, qu'une seule grosse vache qui
-rappelons-le- pèse tout de même pas loin d'une tonne, contre 8 kilos pour un
vautour fauve de 2m65
d'envergure!
De quoi festoyer pour un bon mois...
Sacrés vautours!
Et surtout quelle drôle d'adaptation!

Les vautours ont encore attaqué
à Estaing
Mardi 21 juillet 2009
Il est de plus en plus évident que les vautours ont changé de
comportement en raison de leur surpopulation et du manque de
nourriture. Ils sont passés de nécrophages à prédateurs. C'est ce
qui s'est encore passé dimanche après-midi sur une vache et deux
veaux d'un jeune éleveur, Joël, d'Estaing. Il savait qu'une vache
devait vêler.
Elle était donc dans un enclos à proximité des
habitations au-dessus d'Estaing. « Jusqu'à 16h j'ai fait des
boules. Tout était calme. Je suis revenu à 18h pour déposer le
tracteur. Tout était calme. Je suis rentré chez moi. A 19h un
cousin m'a appelé. Depuis sa maison il voyait des centaines de
vautours sur une vache. Le temps d'arriver de Bun vers 19h20, la
vache était morte ainsi que les 2 veaux qui venaient de naître ».
Il aura donc fallu moins d'une heure pour que le capital travail de
ce jeune agriculteur disparaisse, sans aucune assurance et
indemnisation possible.
Selon le vétérinaire qui a examiné la vache, celle-ci aurait été
attaquée vivante et serait morte des conséquences d'une hémorragie.
Il est probable qu'il en soit de même pour les jeunes veaux qui
venaient de naître. Ceci confirmerait donc que le vautour s'attaque
bien à des animaux vivants. Peu importe qu'ils soient en «
situation de faiblesse », le fait est qu'ils sont vivants et non à
l'état de cadavres.
Selon nos informations, l'association de défense de
l'environnement ASPP 65 (Association de défense du Patrimoine
Pyrénéen) prendrait des initiatives dans les heures qui viennent
auprès des pouvoirs publics. Nous aurons l'occasion de revenir sur
le sujet.
Source : http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article968

Hautes-Pyrénées. Vautours : « Ils n'ont plus peur de l'homme »
Plusieurs attaques de vautours ont été perpétrées dans le département des
Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, contre des animaux vivants. Depuis,
les témoignages de ces prédations se multiplient.
Roger Mur, responsable d'estives jusqu'en 2006, a assisté à ce phénomène
inquiétant. « Je me suis occupé pendant 40 ans de la montagne, rapporte-t-il. Je
suis pratiquement né au milieu des vautours. »
Habitué à ce type d'animaux, il observe cependant, depuis la fin des années
1990, un changement dans leur nombre et leur comportement. « Il y a trois ans,
en passant du côté de la Hourquette d'Ancizan, j'ai aperçu des vautours autour
d'une vache affolée. Je me suis arrêté pour observer. Ils étaient très bien
organisés. Un groupe lui fonçait sur la tête, elle chargeait et ils
s'échappaient. Pendant ce temps, une autre équipe attaquait son veau. »
Coups de bec dans l'œil
Après un long moment, le manège commence à fatiguer la vache. « Elle allait
baisser les armes ! Je suis alors allé vers elle et ils se sont échappés. Mais
pas en s'envolant. Ils sont partis tranquillement sur leurs pattes. La vache a
alors quitté l'endroit suivie par son petit. Un quart d'heure de plus et les
vautours avaient le dessus. »
Et Roger Mur a été témoin d'autres cas. « J'ai vu, sur le site de Payolle, des
cas de vaches dont la matrice (NDLR, poche qui contient le placenta et le veau)
s'était retournée. Là, les vautours s'en prenaient à la matrice de la vache
vivante ! »
Dans d'autres cas encore, les oiseaux s'attaquent à des bêtes mourantes. « Ils
se posent à quelques mètres. Il suffit alors d'un coup sec de bec dans l'œil et
les vautours arrivent de tous les côtés. C'est un feu d'artifice de vautours
avant même que la bête ne soit morte. »
Les vautours auraient même des stratégies élaborées pour arriver à leur « faim
». « J'ai vu un cas où ils volaient au ras de bêtes mal placées dans les rochers
pour les épouvanter et les faire tomber. »
S'il n'a pas constaté d'attaques sur l'homme, l'ancien responsable des estives
estime tout de même que le comportement de ces animaux a changé. « Ils ne
s'échappent pas face à nous. Ils n'ont plus peur de l'homme. Quand ils sont
affamés, ils courent un peu plus loin, attendent quelques instants puis
reviennent à la charge ! »
Lorsque Roger Mur rapporte ces cas à l'époque, il n'est, dit-il, pas cru. « On
m'a dit que ce n'était pas vrai. Aujourd'hui, nous sommes plusieurs à l'avoir
constaté ! »
Les différents vautours
pyrénéens
Les Pyrénées comptent parmi leurs illustres hôtes à plumes trois espèces de
vautours nicheurs, et une seulement de passage.
Le plus commun est le vautour fauve, bien identifiable à sa silhouette de «
planche » et sa couleur marron clair. Il peut mesurer jusqu'à 2,70 m
d'envergure. Il se nourrit d'animaux morts généralement en groupe.
Le gypaète barbu mesure jusqu'à 2,90 m d'envergure. Les adultes, outre leur
queue cunéiforme, présentent souvent une coloration « rouille » typique sur le
poitrail due à des bains dans des boues ferrugineuses. Le gypaète se nourrit
notamment d'os qu'il brise sur des pierriers avant de les ingurgiter, d'où son
nom de « casseur d'os ».
Le vautour percnoptère, quant à lui, est bien moins grand (environ 1,20 m
d'envergure « seulement »). Ce petit vautour noir et blanc est très menacé et
fait également l'objet de suivis précis afin de garantir sa protection.
Contrairement aux deux autres espèces, il ne niche pas en haute montagne et
préfère les falaises de plus basse altitude. Il se nourrit des parties les plus
molles des cadavres d'animaux mais également d'insectes ou d'excréments.
Le vautour moine est le plus grand des vautours (2,95 m d'envergure). Il niche
en France, seulement en Aveyron, et est présent en Espagne. La mobilité de ces
grands rapaces les amène parfois à fréquenter les Pyrénées.
Rappelons que toutes les espèces de rapaces demeurent intégralement protégées
en raison de la fragilité de la plupart des populations existantes ; fragilité
que des contextes ponctuels et particuliers ne doivent pas faire oublier.
Des «nettoyeurs» écolos
Si les vautours se mettent à commettre des prédations dans les troupeaux ovins
et bovins, ce qui, bien évidemment, se traduit par une perte financière, leur
présence permet cependant de « nettoyer » la montagne des animaux morts et
ainsi, donc, d'éviter aux éleveurs des dépenses d'équarrissage.
Source :
http://www.ladepeche.fr/
Depuis peu les vautours mangent
aussi les vivants
PREDATEURS - Plusieurs cas d'animaux de ferme tués ont été
signalés au Pays basque...
Qu'est-ce qui a bien traversé l'esprit des vautours,
habituellement nécrophages ? Plusieurs d'entre eux ont attaqué des
animaux de ferme au Pays basque, dans le canton de Bidache
(Pyrénées-Atlantiques).
«Une vache adulte d'environ six ans été attaquée
et tuée vendredi par plusieurs dizaines de vautours affamés à
Ilharre», a indiqué Didier Hervé, directeur de l'Institution
Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), citant des «témoignages dont la
crédibilité ne fait pas de doute».
D'autres faits, «inquiétants», ont été récemment observés par des
fermiers dans la région, notamment à Bergouey, autre commune du
Pays basque proche de Bidache, à 30 km environ à l'est de Bayonne.
Les attaques signalées ont concerné un poulain, une jument et une
ânesse.
Des oiseaux affamés
Ces oiseaux, de plus en plus nombreux selon l'IPBH, seraient en
manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes
d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.
L'attaque d'une vache vivante le 11 mai a fait l'objet d'un
rapport de la gendarmerie de Saint-Palais. «Les gendarmes alertés
par des témoins ont vu 100 à 150 vautours qui étaient encore dans
les alentours», a précisé un responsable de cette gendarmerie,
ajoutant que des fermiers assuraient en avoir vu «environ
400».
Selon l'IPBH, la population totale de vautours a été évaluée à
environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui
serait en forte augmentation. Il y aurait plus de 5.000 couples de
vautours dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et
d'Aragon.
Source :
http://www.20minutes.fr/