Fondation uwishin  Homme-médecine Don Hilario Chiriap (tradition Shuars) :

Tout en bas!"Un jour, j'espère que je pourrai (...) servir les humains d'Amazonie, mais aussi tous ceux qui ont envie de marcher sur cette voie. Parce que, aujourd'hui, je crois qu'au fond nous sommes tous identiques, doués des mêmes capacités. À ce moment-là, je serai reconnu comme un Uwishin. Ce mot ne désigne pas à proprement parler un individu mais plutôt un état de conscience supérieur, un espace, une dimension, que connaissent les hommes-de-connaissance, ou hommes-de-sagesse."

"Je voudrais vous parler d'une terre de deux mille hectares, qui fut celle des ancêtres tant des Shuars que des Ashuars. On y trouve des grottes, des cascades, des lacs, la nature telle qu'elle était avant. Rien n'a été touché. Ils ont pris soin de ce territoire et l'ont défendu pendant des années. Moi-même, j'ai eu la chance d'aller les aider, quand de grandes entreprises forestières, mais aussi pétrolières et agricoles, ont voulu s'installer ici. Notre peuple s'était vite rangé du côté des envahisseurs, rien que pour l'argent. Alors des Anciens m'ont averti de la situation. Nous avons dû nous battre. Avec des armes. Trois des nôtres sont morts, natifs des deux communautés. Mais, jusqu'à présent, nous avons pu préserver ce site.     Plus bas!

Les Anciens dont je vous parle sont très âgés ; ils ont donc décidé de me laisser la responsabilité de cette terre. En retournant en Equateur, je dois m'occuper de tout cela. Considérant qu'il faut absolument conserver intact ce territoire dédié non seulement à la mémoire de nos ancêtres, mais à celle des cérémonies et des connaissances telles qu'elles étaient jadis. Ils croient que je pourrai garder ce terrain tel qu'il est, et je leur ai fait le serment de tout mettre en oeuvre pour y parvenir.     Plus bas!

Liane de l'EspritPlus au sud, coulent aussi des cascades où les anciens guerriers ont été formés. Maintenant, nous en avons interdit l'accès parce que d'autres communautés venaient y chasser de grands animaux sacrés, tels que les sangliers, les panthères, les ours, etc. Or, il s'agit d'une chasse purement commerciale - l'un des gros acheteurs est l'armée. Nous, avec nos familles, nous avons refusé : on peut très bien survivre en chassant justeForêt amazonienne. Photo de Jean Patrick Costa, arutam@free.fr ce qui est nécessaire et sans tout détruire. Eux me répondent que ce type de chasse est indispensable à leur survie. Leurs besoins vont grandissant! Cela me préoccupe beaucoup. Je ne sais pas combien de temps nous réussirons à tenir." Le Cercle des Anciens (Ed. Albin Michel) Bientôt tous les détails sur ce projet, symbole de l'activité du Cercle des Anciens.

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