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MOUVEMENT MONDIAL POUR
LES FORETS TROPICALES
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Les experts à la solde des
transnationales se sont avérés capables d'une inventivité
sans bornes pour mieux servir ceux qui les payent. Pour eux, rien n'est
impossible, ni absurde, ni immoral. Parmi leurs exploits les plus récents
figure le fait d'avoir réussi à mettre en vente la nature elle-même, par le
biais de ce qu'on appelle " les services environnementaux ". Des expressions
telles que " la vente d'oxygène " et " la vente
de puits de carbone " sont devenues monnaie courante, en particulier dans
les pays
du Sud. Des centaines de fonctionnaires gouvernementaux, d'experts-conseil,
de
certificateurs, d'ONG conservationnistes nationales et internationales,
d'organismes
des Nations unies, d'agences de coopération, de banques privées et
multilatérales, de courtiers en bourse et d'entrepreneurs s'acharnent, parmi
d'autres, à se tailler leur part d'un gâteau évalué à des milliards de
dollars. Pendant ce temps, ils achètent et
vendent la diversité biologique, les connaissances traditionnelles, la
conservation des ressources hydriques. N'importe quoi. Pour de l'argent et
du pouvoir. En effet, une rencontre sur le thème " Services environnementaux : la Nature en tant que marchandise " a eu lieu les 19 et 20 mai en Amazonie équatorienne (à Puyo), à laquelle ont assisté des représentants de toutes les nationalités indigènes du pays, d'autres populations traditionnelles et d'ONG nationales et internationales. Les participants ont pris part à un débat documenté où la question a été analysée du point de vue local et mondial, et où l'on a exposé des cas concrets de contrats frauduleux imposés aux communautés. Après avoir examiné tous les aspects du problème, les participants ont déclaré à l'unanimité : |
[...] " la NULLITÉ des contrats, conventions et projets qui impliquent la
vente de services environnementaux ".
- Nous refusons l'application du dénommé Mécanisme de Développement Propre
- Nous refusons dans nos communautés la passation de nouveaux contrats de
vente
- Nous exhortons la CONAIE et la CONFENIAE [des confédérations regroupant
les
communautés indigènes de l'Équateur] à intenter les actions en justice correspondantes pour que les notaires, les promoteurs de contrats et les ONG
qui participent à ces opérations soient punis par la loi.
- Nous nous opposons catégoriquement à la présence, dans les territoires des
peuples indigènes et des communautés paysannes et afro-équatoriennes,
d'organisations telles que GTZ, Conservation International, The Nature
Conservancy, Ecolex, Ecociencia, Fundación Natura, Arco Iris, Antisana et
autres.
- Nous refusons les projets de prospection et de piraterie biologiques qui,
travestis en
recherches scientifiques, visent à s'approprier nos ressources naturelles et
les connaissances traditionnelles qui y sont associées. "
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http://www.zero-deforestation.org/p_enjeux_de_la_biodiversite.htm
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