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Eric Eustache pour Planète Urgence (France)
Le 24-03-2006 L'idée de replanter les forêts du monde est en train de faire son chemin. Certain se sont lancés dans l'aventure, comme Wangari Mathaï au Kenya (prix Nobel de la Paix 2005), depuis 30 ans déjà. Son organisation a permis la replantation de plus de 30 millions d'arbres, dans un pays ou le couvert forestier joue, comme souvent, un rôle essentiel : il fournit de l'ombre aux plantes et cultures annuelles, protège le sol des pluies trop violentes, retient la terre et l'humidité, fournit des fruits et du bois de cuisson aux hommes et des habitats pour de nombreuses espèces animales et végétales. On le voit, la reforestation peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire des populations les plus fragiles. Le super-dividende de la reforestation Il est aujourd'hui incontestable que le problème majeur du XXIe siècle sera de limiter le réchauffement climatique. Les moyens pour ce faire sont essentiellement de limiter les rejets de gaz à | effet de serre (économies d'énergie sous toutes ses formes et développement des énergies renouvelables non polluantes), la captation et le stockage du CO2 à la source et la création de puits de carbone. Les forêts constituent, avec les
océans, l'un des principaux puits de carbone disponible à la surface de la
Terre. Il est donc nécessaire, non seulement de stopper la déforestation,
mais de reconstituer les stocks de carbone piégé dans les forêts. En lançant
de vastes programmes de reforestation, basés sur des principes rigoureux
tels que l'usage de multiples essences locales (il faut éviter de replanter
des champs d'eucalyptus ou d'autres de ces essences utilisées pour les «
plantations forestières » destinées rapidement à la coupe), implication des
populations locales dans les replantations et respect de leurs droits
ancestraux sur les terres replantées. |

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