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23 mai 2007
Le remplacement des ampoules à
incandescence par des néons, des lampes fluorescentes, ou encore par des
Led pourrait éviter l’émission de 470 millions de tonnes de CO2 en 2010,
soit près de la moitié des objectifs de réduction du Protocole de Kyoto.
Faible consommation, durabilité, recyclage, les avantages de ces lampes
sont nombreux.
Pourtant, la mise en place d'un cycle de récupération performant a été
long à se mettre en place. C'est chose faite depuis 2005, avec la
création de l'entreprise Récyclum, qui organise désormais la totalité du
recyclage des lampes usagées sur l'ensemble du territoire français.
La loi du 15 juillet 1975 obligeait tout détenteur de déchets à les
éliminer dans des conditions respectueuses de l’environnement.
Malheureusement, son application est restée très limitée concernant les
déchêts d'équipements électriques et électroniques (DEEE). En 2006,
malgré leur classement en catégorie déchêts dangereux, la collecte des
lampes usagées ne dépassait pas les 20%.
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La transposition en 2005 de deux directives
européennes à enfin permis d'améliorer la prise en charge environnementale
de ces équipements. Elles fixent des limites d'utilisation de substances
toxiques, élargissent la responsabilité des producteurs dans l'enlèvement
et le traitement des déchets, et imposent aux distributeurs la reprise
gratuite des équipements usagés en contrepartie de l'achat d'équipements
neufs.
Grâce à une éco-contribution de 0,30€ TTC compris dans le prix de chaque
lampe, l'acheteur contribue au financement du cycle de collecte et de
recyclage.
Les matériaux des lampes sont recyclés à près de 93 % de leur composition.
Produire des tubes fluorescents à partir de verre recyclé nécessite moins
d’énergie, puisque le verre a un niveau de fusion inférieur à celui du
sable.
On économise également l’énergie nécessaire à l’extraction du sable, qui
compose le verre à 70 %. 1 tonne de calcin (débris de verre) utilisée
permet d’éviter le rejet de 500 kg de CO2 en moyenne, soit l’équivalent de
5 000 km parcourus avec une voiture ”petit-citadine” en zone urbaine
embouteillée.
Alors que le taux de collecte des lampes en France approchait en 2006 les
20 %, grâce à l’action de nombreuses entreprises et collectivités locales,
Récylum affiche aujourd'hui l’ambition de porter ce taux à 50 %, voire 70
%, d’ici 2011.
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