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Autres articles dans cette page : Texte de la pétition - Equateur - La fin des forêts anciennes
Source : Isabelle.Milheiro mpmi@libertysurf.fr - 06 74 24 42 33 - Faites un geste pour l'environnement, ne jetez rien sur le chemin. |
En août 2005, le World Rainforet Movement publiait dans son bulletin n°97 le texte suivant :
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En Colombie, les activités pétrolières ont anéanti les Guahíbo, qui habitaient la savane d'Arauca : ils ont été balayés par l'entreprise Occidental Petroleum. Les Yariguis et les Aripis ont été exterminés en 1915 par la Standard Oil ; en 1931, les entreprises Gula, Mobil et Texas Petroleum ont attaqué avec force le peuple Bari-Motilón, par des meurtres que rien ne pouvait justifier, des clôtures électrifiées et des paquets de sel empoisonné que des avions lançaient en guise de cadeau. En 1960, les populations Inga, Siona et Cofán ont été désarticulées et leurs fleuves transformés en égouts de l'industrie pétrolière. En 1980, Occidental et Shell ont soumis les peuples Sáliva et Sicuani, Betoyes, Hitnu ou Macaguanes, Hitanú ou Iguanitos et Dome Jiwi, en expropriant entre 70 et 95 % de leurs territoires et en les laissant dans la misère la plus indigne. En 1991, 243 dirigeants indigènes des peuples Zenú, Koreguajes, Pastops et Pijao ont été assassinés. En 1992, l'entreprise de prospection Fronteras entreprend le génocide du peuple Nukak ; à la fin des années 90, Occidental attaque de front le peuple U'wa. Il ne s'agit pas de cas isolés. En Équateur, des entreprises comme Texaco ont anéanti la population Tetete et attaqué les Signas, Secoyas, Cofanes et Huaoranis, qu'elles ont presque exterminés. Au Pérou, Shell a mis en péril d'extinction le peuple Nahua. » Le problème reste d'actualité puisque la partie équatorienne du bassin de l'Amazone fait l'objet de toutes les attentions de la part de compagnies pétrolières telles que la CGC Petrol Company, Burlington Petrol Company, Southern Cross Group, Clipper Energy Supply, Sundown Energy LLC Corp., AGIP et quelques autres grands acteurs du réchauffement climatique et de la pollution pétrochimique. Des gisements petroliers pourraient en effet être exploités dans ce qui subsiste des territoires des communautés amérindiennes. La communauté shuar de Washints' a déjà adressé une lettre ouverte aux directeurs de plusieurs compagnies ainsi qu'à plusieurs personnalités politiques états-uniennes et équatoriennes, les informant qu'ils n'accepteraient pas d'intrusions et encore moins de destructions des territoires dont ils sont les gardiens.
La
lettre précise que leur position n'est pas négociable (cf.
http://terresacree.org/shuarsdeyawints3.htm ).
Vous pouvez vous y associer en cliquant
sur le lien ci-dessous : A ce jour, 3241 signatures ont été recueillies, l'objectif étant d'adresser à la Présidence de l'Equateur un minimum de 5000 signatures. Des personnes de toutes les nationalités ont déjà exprimé leur soutien à cette communauté et nous pouvons contribuer au succès de cette cyberaction en la diffusant le plus largement possible.
Vous trouverez ci-dessous le texte de la pétition : HALTE A LA DESTRUCTION DE NOTRE FORET SACREE
Il est de la responsabilité morale de tous les habitants de la planète de veiller à la protection de cette région. De nombreux pays ne disposent pas d'espaces naturels aussi riches que l'Equateur. Nous vous demandons d'arrêter de toute urgence les tueries et massacres qui sont sur le point d'y être commis à l'encontre des populations locales et de la nature. Nous vous demandons instamment de respecter et de soutenir les droits accordés aux peuples indigènes par la convention n°169 de l'O.I.T., signée par votre pays. En espérant que notre pétition sera reçue, nous vous remercions par avance de sauver une région aussi vitale et importante pour l'ensemble du monde.
La fin des forêts anciennes Les forêts originelles subsistent sous la forme de vastes étendues de forêts encore intactes : les forêts anciennes. En rouge : surface de forêts anciennes détruites.
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