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5 juillet 2009
Réchauffement climatique: le méthane y contribue davantage
Le méthane océanique contribue beaucoup plus à l'effet de
serre que ce qu'imaginait le monde scientifique, affirme une étude.
Bien que plus puissant que le dioxyde de carbone, ce gaz à effet de
serre reste sous-estimé dans les prédictions climatiques actuelles.
Des scientifiques de l'Université de San Diego ont étudié six sites du
Golfe du Mexique où de véritables panaches de bulles de méthane
s'échappent de "cheminées à gaz", sur le plancher océanique, à 500 ou
600 mètres de profondeur. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles
de méthane serait "considérable".
Contre toute attente, les bulles émises à ces profondeurs atteignent
les eaux de surface, et le méthane qu'elles contiennent s'échappe
ensuite dans l'atmosphère.
A partir des concentrations en méthane des eaux de surface, les
chercheurs ont calculé la vitesse de diffusion du gaz dans
l'atmosphère. Ils trouvent des valeurs 10 à 10'000 fois supérieures aux précédentes estimations.
Les études antérieures affirmaient que les bulles
émises à plus de 200 mètres de profondeur n'atteignaient pas la
surface.
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L'étude d'autres bassins riches en hydrocarbures, comme le Golfe
persique ou la Mer caspienne, devrait confirmer ces résultats.
Le méthane est un gaz à effet de serre souvent sous-estimé, mais plus
puissant que le dioxyde de carbone. Sur une période de 100 ans, son
potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui
du CO2.
Source
| On estime aujourd'hui que les hydrates de
méthane des fonds océaniques contiennent deux fois plus en
équivalent carbone que la totalité des gisements de gaz
naturel, de pétrole et de charbon connus mondialement. |
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