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De
Cat641@free.fr le 23 mai 2005 : Je
n'ai pas vu de tongs à leurs pieds ... ils étaient majoritairement pieds
nus.. Tumbre est un guerrier Kayapo, et je n'ai pas vu d'émotion sur son
visage mais plutôt l'envie bien légitime de faire connaître les coutumes de
son peuple, les rituels et ce faisant peut être permettre leur survie. Il a
aussi répondu à la question qu'on lui posait à propos des massacres gratuits
de son peuple engendrés par des blancs et spécifié que cela perdurait. De
même que le mercure qui continue à être déversé dans l'amazone et qui plus
surement que n'importe quoi d'autre, finira par les détruire complètement. Catherine Bourgeois
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2005-05-23 CHOISY-LE-ROI (Val-de-Marne) (Agence Française de Presse) ________________________ Le corps orné de peintures traditionnelles mais chaussés de tongs, huit Amérindiens Kayapo, pour leur premier voyage hors du Brésil, sont venus à Choisy-le-Roi pour faire partager leur culture et oeuvrer ainsi à sa préservation. Tumbre "est ému". Son court film-documentaire, qui fait découvrir certaines danses rituelles de sa tribu, vient d'être projeté au public du "Festival de l'Oh!", manifestation du Val-de-Marne dédiée à l'eau, et dont le Brésil était l'invité d'honneur. Interrogé sur sa démarche, le jeune et souriant indien au visage peint de rouge et de noir, s'explique : "C'est à nous de montrer nos coutumes. Jusque là, seuls les blancs le faisaient". Marc Bruwier, grand spécialiste des tribus amazoniennes dont il a partagé la vie, ne cache pas son admiration pour les Kayapo. "Ils ne se laissent pas faire. Déjà, lors de la colonisation, c'est l'un des groupes qui a le mieux résisté", indique t-il. De tradition guerrière, disséminés au sud du gigantesque état du Para et au nord du Mato Grosso, les 7.000 Kayapo vivent pour la plupart sur une réserve territoriale protégée de 195.000 km², obtenue de haute lutte. Dès 1989, un de leurs chefs, Raoni, avait effectué une tournée avec Sting, et rencontré de nombreux chefs d'Etat, comme François Mitterand ou Jean-Paul II. Dimanche, après une réunion avec l'imposant et placide chef (ou plutôt porte-parole, selon la conception indienne), Bepkraico, l'adjoint au maire de Choisy, Jean-Joël Lemarchand, louait leur exigence d'autonomie: "Ils ne sont pas venus pour nous demander de l'aide. Ils sont très organisés". "Cela va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues". Interrogé sur le but de sa venue, Bepkraico qui arbore une coiffe à plumes multicolores tient en effet un discours qui détonne: "Nous voulons avoir une relation directe et personnelle, pour faire découvrir notre mode de vie". Aidés d'interprètes, les Kayapo ne font pas de militantisme, mais décryptent pour les festivaliers venus parcourir leur exposition en bords de Seine, l'utilisation, la signification de leurs objets artisanaux, ou de leurs peintures. Leurs corps sont recouverts de larges bandes verticales noires, un marqueur identitaire. Par contre, c'est par simple "souci esthétique" qu'ils portent, des bracelets de perles de couleurs vives. Ce peuple de chasseurs et de pêcheurs est menacé comme beaucoup d'Amérindiens par la déforestation, la colonisation agricole et l'orpaillage. "Leur zone préservée est souvent violée", précise Rafael Pesoa, ethnologue à l'université de Rio de Janeiro, qui les accompagnait pour ce premier voyage hors du Brésil. Sans difficultés apparentes, les Indiens qui ont eu déjà quelques contacts avec le monde urbain s'adaptent. "Je ne me faisais pas d'idées de la France. Ce n'est pas dans notre culture de nous projeter", répond Bepkraico. Pour M. Pesoa, "il est paradoxal que les Indiens aient à venir en Europe afin de lutter pour leur préservation. Dans notre pays, ils sont méprisés. A l'école, les enfants apprennent qu'ils appartiennent au passé". Ce rejet a d'ailleurs compliqué leur venue en France. "Au Brésil, les Amérindiens sont encore considérés comme mineurs", regrettaient des organisateurs.
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