Vous croyez pouvoir un jour sortir du nucléaire.
Par la force des
choses, pensez-vous en humain averti, dans trente ans, en 2040,
lorsque les gisements d'uranium
seront épuisés ou en tout cas plus rentables.
Et bien vous vous trompez sur toute la ligne.
Vous êtes un doux rêveur!
Lorsqu'il n'y aura
plus d'uranium
pas cher, plus de pétrole, il y aura encore... du
thorium.
Olala! Mais qu'est-ce donc que le thorium?
Quoi vous ne savez pas! Quelle immense
lacune;o)
Parce que les américains, les indiens, les
chinois et les japonais eux connaissent cet élément, baptisé du nom
du dieu scandinave Thor, dieu du tonnerre.
Pourquoi pas les français?
Réponse : parce qu'on leur cache la vérité,
toute la vérité.
En effet, la France regorge de thorium, la
Bretagne plus exactement.
Le Thorium 232 est
un métal de la famille des
actinides. C'est un isotope radioactif
fertile qui peut-être utilisé comme combustible dans un réacteur
nucléaire en présence de très petites quantités d'uranium.
Facile à extraire, il est trois fois plus
abondant que l'uranium et aussi commun que le plomb. On en trouve de
partout dans le monde y compris en Antarctique.
Cerise sur le gâteau : un réacteur à sels
fondus de thorium produit 200 fois plus d'énergie que la même masse
d'uranium.
Il y aurait ainsi de quoi fournir de
l'électricité à toute la planète pour des dizaines de siècles, voire
des millénaires.

Olala! Mais alors c'est du nucléaire durable?
Et pas de rejets de gaz à effets de serre
nuisibles! Pas de déversements de particules nocives!
Dîtes voir, mais c'est de l'atomique vert?
Gâteau sur la
cerise : le procédé français -dit
HTR- ne génèrerait presque pas de
déchets radioactifs.
Enfin "presque pas".
Pour tout dire
quelques
actinides à demi-vie courte et... de
l'uranium 233 -radioactif mais non fissible- dont la demi-vie est de
159 000 ans. Soit énormément plus que le plutonium.
Ciel! Mais pourquoi n'ont-ils pas utilisé le
Thorium, dès le début, dans les années 60, plutôt que l'uranium,
bien plus rare?
D'autant plus qu'on apprend qu'entre 1965 et
1976 la France a expérimenté avec succès des réacteurs à sels fondus
de Thorium.
C'est simple. Le
fission de l'uranium crée beaucoup beaucoup plus de plutonium. Et le
plutonium sert à la fabrication des
bombes thermonucléaires modernes.

La boucle est bouclée. Le mensonge dure
depuis 1960.
La fin de l'énergie fossile radioactive n'est
donc pas pour demain et on n'est pas prêt de sortir du nucléaire.
Lorsqu'il n'y aura
plus ni
uranium, ni
pétrole, ni
gaz, ni
charbon, il y aura toujours les
chaudières à thorium pour vous rappeler que vous n'êtes pas au
paradis... mais que vous pouvez tout de même dire NON!
Alors, le thorium, vous avez dit "nucléaire
durable"? "Atomique vert"?
Et si, pour être vraiment propre, on
obligeait les grands dirigeants à investir en quatrième vitesse dans
les algues bleues dépolluantes, capables de fabriquer 75% de leur
poids en bio-éthanol et n'entrant pas en concurrence avec les
aliments des pauvres.
Dans les algues bleues...
mais aussi dans les
cyanobactéries, dans les turbines sous marines, dans la géothermie
profonde, dans le
solaire hi-tech boosté par la physique quantique,
dans...
Michel Walter pour Terre sacrée