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Extrait du spécial «éducation à l'écologie» de Biosphere-Hebdo
:
«Suicide écologique :
En détruisant notre écosystème (forêts, terres arables, système
hydraulique….), en prélevant au-dessus de ce que le milieu naturel est
capable de fournir, la chute de notre civilisation thermo-industrielle peut
être très rapide d’autant plus que les interdépendances entre nos différents
réseaux d’approvisionnement accroissent notre vulnérabilité. Alors comment
comprendre que nous acceptons de courir au suicide par nos propres
agissements sans réagir?
D’abord les signes de la menace sont interprétés selon des critères très
variables, il y en a même qui contestent le réchauffement climatique
d’origine anthropique. Ces menaces sont d’ailleurs souvent invisibles, on ne
voit pas la teneur de l’air en gaz carbonique. Même saint Thomas ne pouvait
croire que ce qu’il voyait. Ensuite, quand la menace est bien analysée par
les scientifiques (effet de serre, perte de biodiversité, réduction des
ressources halieutiques…), encore faut-il que les politiques se saisissent
du problème. Mais les élus font comme leurs citoyens, ils ne pensent qu’à
court terme et à leur prochain mandat électoral. Le débat démocratique
demande | du temps, la
diplomatie a un rythme lent qui n’est plus à la mesure des enjeux
écologiques. Enfin le maintien des privilèges des uns, de la consommation de
masse des peuples riches et le désir de tous d’accéder à la marchandisation
de l’existence fait en sorte que le changement de mode de vie ne peut être
accepté que par une infime minorité de la population.
Pour le moment les humains restent insensibles aux souffrances de la
Biosphère, ne prêtant attention qu’à leurs propres souffrances ou aux
plaisirs des jeux, olympiques ou non. Il nous reste à bâtir une nouvelle
éthique pour affronter la crise ultime. La conscience de notre propre
intérêt et de celui des générations futures pourrait libérer notre pensée et
notre action face au déterminisme environnemental.»

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