"En
nous-mêmes, Occidentaux ex-gaulois, ex-latins, ex-ostrogoths, ex-mongols... est
emprisonné un "homme préhistorique" que la modernité masque
d'électronique et de métal, mais qui meurt, exterminé du dedans. Dans un suprême
essai de vivre, les écrabouillés du dehors et les écrabouillés du dedans pourraient se
donner la main, former un cercle et freiner la course de mort." ("Le Cercle des anciens". Albin Michel)
J'ai bien aimé les étoiles et le Soleil. Le ciel impose le respect. La Terre est vraiment une belle planète. Toutes les espèces remercient du festin. Mais l'Homme, l'Homme n'en fait qu'à sa tête. Il s'empiffre, tandis que les six milliards de cellules qui le composent sont petit à petit asphyxiées par les toxines. Non seulement il cherche à se tuer -c'est donc un suicide par la bouffe!- mais il affame en plus toutes les autres créatures, qu'il torture avant d'en faire des pâtés. L'Arche coule. Glouglou. Noé reste à bord. Hic! "Pourquoi pas tous les passagers?" se dit-il. Quelle misérable cuisine! Et s'il était
nécessaire de manger juste sa part, de moins en moins celle des autres? Et s'il y
avait du poison dans la nourriture? Et si le bug génétique n'était pas un fantôme? Non!
Trop, c'est trop! Il n'y a plus de respect pour la Terre. Des centaines
d'apprentis sorciers, patentés ou non, jouent maintenant à tire l'arigot avec
des séquences génétiques, volées à la Nature ou fabriquées de toutes pièces,
qu'ils introduisent dans les Tout
cela est en effet possible. Mais Mère-Nature, qui prend son temps, ne fait-elle pas son travail comme il
faut? Et puis qui dit que ces manipulations ne vont pas lézarder la pyramide des
espèces, au point qu'elle s'écroule subitement sur l'orgueil des hommes ?
Les savants devraient réfléchir. Savent-ils N'est-on pas en train de s'affranchir des levers et des couchers de Soleil pour s'enchaîner aux belles lucarnes électroniques? Et puis
d'abord la recherche se rend-elle compte des autres conséquences pourtant logiques
de ses actes? Par exemple, est-ce un progrès que tous les hommes deviennent parfaits ou
qu'ils vivent dans une peau de clone, dans une ambiance de formol, jusqu'à la
fin des temps? Les petites différences n'ont-elles plus leur charme? Ne sont-elles
pas fondamentales? Si on se ressemblait tous, d'abord on ne se reconnaitrait pas et
puis on s'ennuierait ferme. Il y a de sérieuses raisons à la mort!
"Il est temps d'apprécier la vie et de vivre dans la joie, et surtout d'arrêter de dévaster et de détruire tout ce que la vie a offert. Je pense aux forêts et en particulier à la jungle d'Amazonie." Grand Mother Sarah Smith, femme-médecine mohawk
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