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NDTS : Tous les membres de notre équipe
n'approuvent pas forcément cet article du Réseau Sortir du nucléaire.
Nous vous le transmettons pour que vous
puissiez vous forger votre propre idée sur la question.
10 mars 2009
Les articles et reportages fleurissent ces temps-ci sur la question des
éoliennes, accusées de tous les maux.
Etudions quelques-uns des "arguments"
avancés par les anti-éoliens... qui sont la plupart du temps des pronucléaires
mal déguisés.
Halte à la "tyrannie du CO2"
Selon les pronucléaires, le seul critère valable pour évaluer une énergie
serait les émissions de CO2. Cela favorise le nucléaire, qui en émet
relativement peu (c'est d'ailleurs de moins en moins vrai car les opérations
d'extraction de l'uranium émettent des quantités grandissantes de CO2). Mais
il n'y a aucune raison de se plier à ce diktat : une énergie doit être
évaluée sur un ensemble de critères : risques de catastrophe, rejets dans
l'environnement, production de déchets (radioactifs ou autres), créations
d'emplois, décentralisation, démocratie. Ce qui est certain, c'est que
l'éolien est une énergie propre et renouvelable, et que le nucléaire est une
énergie sale et non renouvelable.
Quand le vent arrête le nucléaire et le charbon...
Alors que les éoliennes ne produisent pas de CO2, elles sont accusées d'en
dégager... indirectement : l'intermittence de la production éolienne
entraînerait la mise en service de centrales thermiques (gaz, charbon) pour
ajuster la production. La réalité est exactement inverse : quand il y a du
vent, on peut stopper des centrales polluantes, thermiques ou nucléaires. A
condition bien sûr qu'il y ait assez d'éoliennes (voir plus loin les données
sur la production éolienne, indûment accusée d'être négligeable).
Intermittence et prévisions
Il est rarissime que le vent soit absent partout : si des parcs éoliens sont
judicieusement répartis sur le territoire d'un pays, il y a toujours des
éoliennes qui fonctionnent. Par ailleurs, les prévisions météo concernant
les vents sont très précises, il est donc facile de prévoir la production
éolienne... et les besoins de production des autres filières.
Couplage des éoliennes avec les autres énergies renouvelables
La production éolienne est certes intermittente, mais elle peut parfaitement
être couplée à d'autres productions renouvelables (hydroélectricité en
particulier). Il est donc parfaitement faux de prétendre que les éoliennes
impliquent l'utilisation de centrales thermiques. D'ailleurs, à terme, il ne
restera que les énergies renouvelables...
Canicule, vent, centrales nucléaires, et panneaux solaires
Les pronucléaires rappellent que, pendant la canicule 2003, il y a eu fort
peu de vent et que beaucoup d'éoliennes sont restées à l'arrêt. Certes, mais
il a aussi fallu arrêter de nombreux réacteurs nucléaires, devenus
impossibles à refroidir. Par contre, il est certain que l'énergie solaire
ferait merveille pendant une canicule... à condition d'investir dans cette
énergie, bien sûr. Les énergies renouvelables sont propres et
complémentaires.
C'est le nucléaire qui est couplé à des centrales thermiques
Nous l'avons vu, il est injustement reproché aux éoliennes d'être
responsables de certaines émissions de CO2, et dans le même temps le
nucléaire est montré en exemple. En réalité, c'est le nucléaire, du fait du
manque de souplesse de sa production, qui doit être couplé en continu à des
centrales thermiques qui couvrent les pointes de consommation. C'est donc
bien le nucléaire qui est responsable d'importantes émissions de CO2.
Il est possible de stocker l'énergie éolienne
Non, rassurez-vous, il ne s'agit pas de faire des "réserves de vent" ! Le
problème de l'intermittence de la production est en voie d'être réglé grâce
à des systèmes de stockage de l'énergie (bien lire de l'énergie et non de
l'électricité) – par exemple la compression de l'air ou le stockage d'eau en
hauteur – qui permettent de produire ensuite de l'électricité lorsque le
vent manque. Seuls ceux qui ne croient pas au Progrès – en particulier ceux
qui soutiennent le nucléaire, énergie archaïque – sont sceptiques sur la
mise en oeuvre de ces techniques "anti-intermittence".
La production éolienne est désormais massive
Au niveau mondial, ce sont désormais 100 000 MW éoliens qui sont installés,
soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. En considérant qu'une
éolienne fonctionne en moyenne 30% du temps, cela fait l'équivalent de la
production d'une trentaine de réacteurs nucléaires. Ces chiffres sont en
augmentation exponentielle : l'éolien est en passe de devenir une énergie de
masse. (A noter : un réacteur nucléaire est tout de même arrêté environ 20%
du temps, et beaucoup plus en cas d'incident).
Il ne s'agit pas de "remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes"
Pour tenter de décrédibiliser les énergies renouvelables, les pronucléaires
calculent le nombre d'éoliennes qu'il faudrait pour remplacer les réacteurs
nucléaires. C'est absurde : la première chose à faire est de
réduire la consommation d'énergie et d'éliminer les
immenses gâchiss... dont EDF est d'ailleurs en grande partie responsable :
pour "justifier" le nucléaire, la surconsommation d'électricité est un
véritable sport national!
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Installer des éoliennes "entre les réacteurs nucléaires" est absurde
Développer les énergies renouvelables n'a de sens
que si l'objectif final est de faire disparaître les industries polluantes
(nucléaire, charbon, etc). Or EDF, Areva ou Total investissent actuellement
dans les éoliennes... tout en continuant à développer leurs activités dans le
nucléaire ou les énergies fossiles. Ajouter des éoliennes sans réduire la
consommation d'énergie est un non sens.
L'éolien à quel prix ?
Le Figaro du 11 février 2008 a publié un grand dossier anti-éolien dans
lequel, grâce à des calculs très contestables, il est prétendu que l'éolien
pourrait coûter à la France 3 à 5 milliards d'euros par an. Or, vrai ou
faux, ce chiffre est négligeable : la France a importé en 2006 pour 49
milliards d'euros de pétrole et gaz. Cette facture augmente d'ailleurs
chaque année. De plus, le démantèlement des installations nucléaires et la
gestion (impossible) des déchets radioactifs vont coûter des centaines de
milliards d'euros. Qui peut croire que c'est l'énergie éolienne, alors que
le vent nous est fourni gratuitement, qui va nous ruiner ?
Sur votre facture EDF...
Les pronucléaires prétendent que la CSPE (Contribution au Service Public de
l'Électricité), que l'on peut noter sur sa facture EDF, est due au surcoût
des énergies renouvelables et en particulier de l'éolien. C'est faux : seule
une infime fraction de cette taxe est concernée... malheureusement : en effet,
ce serait une bonne chose qu'EDF investisse beaucoup plus dans les énergies
renouvelables...
Il restera toujours du vent...
Les énergies renouvelables ont pour avantage d'êtres propres,
complémentaire, et surtout inépuisables : même s'il souffle de façon
irrégulière, il y aura toujours du vent. On ne peut pas en dire autant des
énergies fossiles et du nucléaire dont le combustible, l'uranium, sera
épuisé dans quelques décennies.
Eoliennes : impact minime sur les oiseaux
Les études européennes (dont l'étude de l'Office national de la chasse et de
la faune sauvage) font état d'une moyenne de 0,4 à 1,3 oiseau tué par
éolienne et par an, un chiffre très faible par rapport aux dommages causés
par la circulation routière, les pylônes électriques, les lignes à haute
tension ou encore les baies vitrées. (Cf dépêche AFP du 7 décembre 2004)
Le nucléaire défigure les paysages bien plus que les éoliennes
Il y a en France environ 1500 éoliennes (et 30 000 en Allemagne). C'est fort
peu comparé aux 200 000 grands pylônes électriques – et aux lignes qu'ils
portent – qui défigurent la France de part en part. C'est le nucléaire, du
fait de l'extrême centralisation de sa production, qui est la cause du si
grand nombre de pylônes, car il faut acheminer l'électricité sur des
centaines de kilomètres.
Pour les touristes, les éoliennes valorisent la région
Un sondage CSA commandé en par la région Languedoc-Roussillon a montré que
92% des touristes, interrogés sur 25 sites en pleine période touristique,
considèrent l'utilisation des éoliennes comme "une bonne chose". Seulement
16% estiment qu'elles "dégradent le paysage dans lequel elles sont
implantées". Mieux : les touristes interrogés dans des sites où existent des
éoliennes ou qui en ont vu sont nettement plus favorables aux éoliennes que
ceux qui n'en ont pas vu.
L'énergie éolienne est contrôlable par les citoyens
Le nucléaire est marqué par l'opacité et la centralisation, les citoyens en
sont maintenus à l'écart par de hautes clôtures, des vigiles, des gendarmes.
Au contraire, l'éolien est décentralisé, accessible (vous pouvez entrer dans
un parc éolien, pas dans une centrale nucléaire) et facilement contrôlable.
Qui est Christian Gérondeau ?
Auteur de Écologie, la grande arnaque, grand pourfendeur d'éoliennes,
souvent invité à la télévision et cité dans d'innombrables articles, M.
Gérondeau n'est autre que le président de la Fédération française des
automobiles clubs. Il n'est donc pas spécialiste de l'environnement mais au
contraire... de la pollution. Et pourtant, il a bénéficié d'une incroyable
couverture de presse pour dénoncer le "péril éolien". On comprend que le
puissant lobby de l'automobile veuille détourner l'attention de ses
pollutions, bien réelles. Mais il est curieux que des médias se prêtent à
cette opération de désinformation.
Qu'est-ce que la Fédération environnement durable ?
Sous une dénomination qui laisse croire à une association
environnementaliste, cette organisation n'est autre que le regroupement des
anti-éoliens. Sur le site web associé, on constate rapidement que,
finalement, la "solution" proposée par ces gens est de continuer à investir
dans le nucléaire...
La mobilisation "anti-éolienne" est infime
Les anti-éoliens ont organisé le 6 octobre 2007 une "manifestation
nationale" à Paris. Sur le site de leur "Collectif du 6 octobre", il est
question d' "un millier de manifestants". Au vu des photos, on peut au mieux
en accorder quelques centaines. La mobilisation anti-éolienne bénéficie donc
d'une couverture de presse inversement proportionnelle à son importance.
Elle est infime, surtout comparée aux manifestations antinucléaires (60 000
personnes le 17 mars 2007).
NB : pour ce qui est des autres "nuisances" supposées de l'éolien (les
pronucléaires vont jusqu'à prétendre que les éoliennes sont dangereuses pour
la santé !).
Source Réseau sortir du nucléaire :
http://www.sortirdunucleaire.org/
Nous vous renvoyons également au lien suivant pour plus d'informations :
http://www.planete-eolienne.fr
(Un envoi de Jean Marc Monastier)
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