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Les aborigènes, une vie en harmonie avec la nature

David Hudson, auteur de GunyalAvec le succès remporté par l'agriculture et l'élevage au cours des deux cent premières années de la colonisation (européenne), les aborigènes furent chassés vers l'intérieur du pays, dans des régions inhospitalières, leur nombre diminuant jusqu'à atteindre un dixième de leur population initiale. Les circonstances ont fait que les aborigènes d'Australie sont restés des chasseurs et des cueilleurs, se servant encore d'outils en pierre, en os et en bois. Ce peuple, venu d'Asie du sud-est en pleine période glaciaire, a trouvé un nouveau moyen de survie, en harmonie avec la nature de leur nouvelle patrie.     TOUT EN BAS!

Malgré leur condition matérielle apparemment pauvre et le fait de se déplacer uniquement à pied, ils développèrent une culture distinctive, une mythologie admirable et un système complexe de liens sociaux. Chaque tribu était dirigée par des hommes expérimentés d'un certain âge connaissant toutes les lois de la tribu et à une mythologie complexe, qui était autrement tenue secrète. La musique, le chant et la danse ont toujours fait partie de la vie quotidienne.

(adaptation Mary Pardoe)      Plus bas!

La musique aborigène

La seule musique indigène et originale d'Australie est la musique traditionnelle des aborigènes australiens. Leur musique a été presqu'entièrement négligée et incomprise pendant 150 ans, occasionnant la disparition complète d'un grand nombre de leurs cérémonies traditionnelles.

La musique aborigène d'Australie est surtout vocale. Les mélodies consistent principalement d'une série de decrescendos d'une haute note jusqu'à une note plus basse, douce, soutenue ou répétée, suivie de sauts énergiques à un ton beaucoup plus haut ou intermittent succédés par d'autres decrescendos. Les trilles compliquées se mélangent constamment aux différents tons de decrescendos. La polyphonie est utilisée dans certaines régions.     TOUT EN BAS!

D'après les légendes, les chansons viennent des esprits et la plupart d'entre elles contiennent donc des paroles aux connotations sacrées. On les découvre "dans les rêves", alors que les chansons séculières sont composées "à l'aide du cerveau". Le rythme de la mélodie est gouverné par la structure de la chanson. Il y a parfois plus d'un rythme pour chaque texte. Le terme "chansons corroborées" est utilisé d'une façon superficielle pour identifier les chansons aborigènes sur lesquelles ils dansent lors des fêtes de camp. 

Partout, les chansons ont une très grande influence lors d'événements non-musicaux. Un grand nombre de groupes d'Australiens croient que les chansons permettent à leurs interprètes de faire appel aux pouvoirs surnaturels déposés jadis dans le sol par des ancêtres sacrés. Les chanteurs peuvent accéder à ce pouvoir seulement si leur représentation de toutes les caractéristiques techniques de la chanson est correcte et précise. Comme ce pouvoir peut être utilisé aussi bien pour le mal que pour le bien, un contrôle strict de l'enseignement de ces chansons puissantes est opéré. Un système d'exclusion est suivi, les gens les plus vieux et les plus sages devenant les seuls à les connaître.    Plus bas!

Le représentant des aborigènes Dick Leichietner, Président du Cercle de Papunya.La façon dont les chansons et les danses sont enseignées et transmises dépend surtout de leur catégorie ou genre. Les chansons corroborées sont interprétées régulièrement dans les camps et sont facilement assimilées par les enfants qui les imitent dans leurs jeux et en inventent des semblables. Pendant leur période d'initiation, les jeunes garçons sont encouragés à adopter une attitude plus sérieuse afin de pouvoir apprendre les chansons et ils commencent à mémoriser les chansons religieuses dans l'isolement sous la direction des anciens.
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Il y a plus de 30 différents genres d'instruments. Le plus souvent, ce sont des instruments en bois, en écorce, en bambou, en cosses de graines et en peaux de poissons ou de reptiles. Leur fabrication est très simple : les morceaux de bois sont planés et taillés, puis utilisés comme bâtons instrumentaux.

Le didjeridoo est le seul instrument à vent utilisé de nos jours. En fait, aucun instrument rythmique n'est trouvé dans le sud de l'Australie. Le rôle des danseuses est très restreint. Durant certaines des plus importantes cérémonies religieuses, elles dansent avec les hommes, quoique parfois dans un différent endroit. Durant certaines danses, où les hommes sont les participants principaux, les danseuses restent sur place tout en balançant leurs membres et en oscillant gracieusement.

Le didjeridoo

Le didjeridoo joue un rôle important dans les rituels, au cours de la cérémonie des pluies, par exemple, ou durant le kunapipi, un culte lié à la fécondité, où il symbolise la matrice de la Mère Originelle.      Plus bas!

Le didjeridoo est une trompette naturelle, de forme droite, sans bec, utilisée par les aborigènes de l'Australie du nord. Son nom est probablement d'origine européenne. Il existe 40 différents noms aborigènes pour cet instrument à travers l'Australie. Il est fabriqué avec une branche d'eucalyptus rendue creuse par les termites, dénudée de son écorce et dont les parois intérieures sont parfois légèrement émincées à chaque bout.

Un cercle de cire d'abeille ou de gomme d'eucalyptus est mis au bout le plus étroit (1) pour faire fonction de bec. Jadis, on utilisait le bambou dont les noeuds étaient brûlés avec un bâton enflammé, mais durant les années 70 le fer et les tuyaux en plastique étaient utilisés.

L'instrument est souvent décoré de symboles de totems et de peintures d'écorce en ocre et en argile, mais il n'est pas autrement modifié. La longueur préférée varie de région en région entre 1 et 1,50 mètres. Durant certaines cérémonies, un tube exceptionnellement large de 2,5 mètres est utilisé; il représente alors le Yrlunggur ou Julunggui,
le Serpent de l'Arc-en-ciel.     TOUT EN BAS!

L'instrument est joué par les hommes aborigènes accompagné par des joueurs de bâtons durant les chants et danses; il est surtout utilisé lors de cérémonies ouvertes à tous (non secrètes), lors de chants de clans, de camps et de l'interprétation de chansons appartenant à certains artistes. Il sert aussi d'accompagnement aux chansons d'enfants.

Bien que les garçons apprennent à jouer du didjeridoo à un très jeune âge, le virtuose est très estimé et reconnu. Ses coups de langues agiles et précis, le contrôle extraordinaire de son souffle, la façon parfaite dont il presse les lèvres sur le tube et son excellente mémoire musicale sont certains des attributs qu'il possède. Le didjeridoo a une large gamme d'expression : de la mélancolie lente et impressionnante, d'une puissance souvent inexorable, à la gaieté pétulante et l'insouciance joviale, toutes ces humeurs sont communiquées avec grande dextérité aux chanteurs, danseurs et à l'audience.

Personne ne sait d'où et quand le didjeridoo est apparu en Australie. En faisant des comparaisons avec d'autres cultures, il est devenu clair que les techniques et combinaisons riches de cet instrument sont uniques aux aborigènes australiens.     Plus bas!

En utilisant leur imagination musicale et leurs capacités physiques, ils ont transformé un outil grossier en un instrument pour virtuose.

Diz Heller

(1) L'extremité la plus étroite (5 à 7 cms de diamètre) porte une couche de cire d'abeilles ou de gomme en guise d'embouchure. Le musicien joue assis par terre, les jambes étendues, l'autre extrémité (10 à 15 cms de diamètre) reposant sur ses doigts de pieds. Il importe que les parois du tube ne présentent pas de fêlures, car celui-ci doit faire résonner les sons émis par la gorge du souffleur. On ne joue pas du didjeridoo; on le "tire", expression assez réaliste, puisque la colonne d'air vibre sans interruption selon la technique du souffle continu. Retour au texte

Retour au sommet de la pageLes aborigènes considèrent que les chants cérémoniaux sont "trouvés dans le rêve" (c'est à dire, qu'ils sont propagés par les esprits)     Plus bas!

Aboriginal art (anglais) : http://www.crystalinks.com/abor.html  http://www.oneworldmagazine.org/gallery/abo/index.html

Aboriginal Links International : http://www.bloorstreet.com/300block/aborintl.htm#3

Ouvrages, CD et cassettes de didjeridoo

Jardin de la baseMaisonDifférentes techniques d'éveil - Les Peuples Premiers

http://www.terresacree.org - Accès rapide! - Jardin

 
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