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Un rapport publié, la
semaine dernière, par l'Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE) révèle que les biocarburants auraient en fait des impacts
plus importants sur l'environnement que le problème auquel il tente de
répondre. Les biocarburants, souvent perçus comme la solution ultime aux
problèmes de dépendance énergétique, une nouvelle source de revenus pour les
agriculteurs et une aide précieuse dans le combat contre les gaz à effet de
serre, pourraient en fait être extrêmement nocifs pour l'environnement et
créer une augmentation significative des prix des aliments. Le rapport
arrive un an après la sortie publique contre l'éthanol de l'un des plus
grands botanistes de la planète, Peter Crane, alors directeur du Jardin
botanique britanique.
«La poussée actuelle pour le développement des biocarburants crée des
tensions non-durables qui vont déstabiliser les marchés sans pour autant
créer de bénéfices significatifs pour l'environnement», affirme le rapport
cité par l'agence de presse Reuters.
«Lorsque l'acidification, l'utilisation de fertilisant, la perte de
biodiversité et la toxicité des pesticides agricoles sont pris en
considération, l'impact environnemental global de l'éthanol et du biodiesel
peut très facilement dépassé ceux du pétrole et du diesel minéral», poursuit
le rapport.
L'OCDE en appelle donc aux gouvernements pour qu'ils coupent leurs
subventions à ce secteur et propose d'encourager plutôt la recherche dans
des technologies qui éviteraient de faire compétition à l'usage des terres
pour la production alimentaire.
Les incitatifs pour encourager la production de biocarburants tels que les
réductions de taxe mises en place dans plusieurs régions - dont l'Union
Européenne et les États-Unis - pourraient en fait cacher d'autres objectifs
que les impératifs environnementaux.
Toujours selon Reuters, le rapport affirme que «les politiques encourageant
la production de biocarburants apparaissent comme une manière facile de
protéger l'agriculture domestique des contrecoups des négociations sur la
libéralisation des marchés agricoles».
Le rapport encourage plutôt l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à
redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à
l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement
qui possèdent des systèmes écologiques et climatiques plus adaptés à la
production de biomasse.
Il encourage enfin la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des
transports mécaniques nécessitant du pétrole.
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Rappelons également qu'une
étude dirigée par Mark Jacobson, un professeur de génie civil et
environnemental de l'Université Stanford, publiée en avril dans la revue
Environmental Science and Technology, affirmait que l'impact
de l'éthanol sur la qualité de l'air et le
smog est équivalent, sinon légèrement pire, que celui du pétrole (voir
Santé: Éthanol plus polluant que le pétrole)
| L'agriculture pourrait
s'effondrer d'ici 2080
Presque au même moment que la publication du rapport de l'OCDE, une
autre étude dévoilait que le réchauffement climatique pourrait
justement faire s'effondrer les systèmes agricoles autour de 2080.
L'étude conjointe du Center for Global Development et du Peterson
Institute for International Economics de Washington affirme que
l'augmentation annuelle des récoltes est en diminution depuis vingt
ans alors que la demande devrait tripler d'ici la fin du siècle.
http://environnement.branchez-vous.com/ |

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