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Les animaux transgéniques qu'on nous cache

Page de 30 mètres. Pas d'ascenseur!

Le moteur animalierComment crée-t-on des animaux transgéniques? - A quoi servent-ils? - Dossier clonage - Le Bonobo : la limite entre le singe et l'homme devient très floue - Robots tr@queurs - Transfert de morceaux de gènes du mais Bt aux poulets - GO! - Dossier clonage - Déclaration universelle des droits de l'animal - Des larves d'éphémères suscitent le débat - Manipulations génétiques et animaux transgéniques : des bombes à retardement - Hybrides humain-porc

PHOTO AUTHENTIQUE! Souriceaux OGM lumineux. La photo est parue en exclusivité sur SCIENCES ET AVENIR d'Août 1997 page 16. Ces souriceaux ont été fabriqués par le professeur OKABE de l'université d'Osaka au Japon avec des gènes empruntés à la méduse. Cliquer pour plus de détails.

En 1997, Dolly, la première brebis clonée, a bien invontairement lancé le débat sur la génétique et les animaux. Mais la célèbre brebis n'était pas un OGM, puisqu'elle était clonée à partir d'une cellule de brebis adulte. La firme derrière cette expérience scientifique, PPL Therapeutics, et d'autres organisations effectuent toutefois des recherches pour pouvoir transformer certains animaux en « usines de médicaments », ce que les Anglo-Saxons surnomment le « pharming ». Ainsi, des études sont menées pour rendre des brebis capables de produire un lait contenant un facteur sanguin humain. PPL a entres autre mis au monde Polly, une brebis transgénique dont le lait contient un médicament contre l'anémie.

D'autres études sont également en cours pour créer des animaux dont les organes seront compatibles aux humains. Dans cette optique, les animaux deviendront des banques d'organes. Récemment, en février, une équipe de scientifiques a annoncé qu'elle avait réussi à modifier génétiquement des organes du porc, comme le coeur et le foie, pour les rendre moins susceptibles de rejet par l'humain.

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Mais les animaux transgéniques risquent également de se frayer un chemin jusqu'à notre assiette. Par exemple, au Canada, aux États-Unis, à Cuba, en Nouvelle-Zélande, en Israël, au Royaume-Uni, en Chine et en Thaïlande, des chercheurs ont introduit un gène de croissance animal ou humain dans des poissons tels que le saumon, la truite et la carpe. Une initiative mal perçue par les écologistes, qui qualifient ces poissons de « Frankenfish », principalement en raison des malformations des premières espèces de poissons trangéniques.

Au Canada, des poissons trangéniques ont vu le jour à Vancouver, en Colombie-Britannique, et à Saint-Jean de Terre-Neuve. Grâce aux modifications génétiques, les saumons grandissent plus vite en mangeant moins, ce qui laisse miroiter des profits appréciables. Les chercheurs de Vancouver ont modifié la structure d'un gène de saumon pour le réintroduire dans un saumon Coho transgénique, qui arrive à sa taille adulte en deux ans plutôt qu'en quatre ou cinq ans. Pour l'instant, ces poissons éprouvent des difficultés à nager et manifestent de l'agressivité quand ils se nourrissent.

À Terre-Neuve, la société canado- américaine A/F Protein prévoit commercialiser un saumon trangénique de l'Atlantique pour 2001 ou 2002 : on a ajouté un gène de croissance emprunté à la plie rouge, un poisson d'eau froide. Le saumon ainsi créé grandit plus vite et dans des eaux aux températures plus froides. Mais ces poissons transgéniques sont stérilisés.

Les écologistes craignent que, s'ils s'échappent des enclos d'élevage, ils ne transmettent leurs nouvelles caractéristiques à l'espèce sauvage dont ils sont issus. Les femelles pourraient les préférer aux poissons « normaux » parce qu'ils sont plus gros. Ils pourraient en outre manger des proies qui ne sont pas menacées habituellement.

Suite

Non : nous ne voulons pas que nos voisins soient des clones!

Dossier clonage

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Robots traqueurs

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Clonage : Les responsables de Clonaid, compagnie fondée par la secte Raël, ont déclaré commencer bientôt le clonage d'êtres humains. "Nous sommes sur le point de signer un accord avec un investisseur qui souhaite financer la totalité du projet. Il s'agit d'une famille américaine qui vient de perdre un enfant de 10 mois suite à une erreur médicale. Après l'annonce de la légalisation de la recherche sur le clonage en Angleterre, le succès de ce clonage humain établira un précédent qui devrait favoriser son acceptation par l'opinion publique. En effet aucun parent au monde ne pourra jeter la pierre à cette famille qui souhaite rendre la vie à un enfant mort à la suite d'une erreur médicale". Ils proposent leur service sur leur site pour la somme de 200000 $. --- Communiqué de presse de Clonaid.

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Modifications génétiques de l'homme en perspective?

Xénotransplantation : Les expériences sur les porcs transgéniques pour la production d'organes susceptibles d'être greffés sur les patients humains en attente d'organes de substitution se poursuivent partout dans le monde. Ainsi est née récemment Xena, une truie noire, clonée grâce à une technique de micro-injection (méthode qui permet de n'injecter que les chromosomes de la cellule donneuse et non le noyau tout entier), par l'équipe d'Akira Onishi de l'Institut national japonais de l'industrie animale. En effectuant ces modifications directement sur le matésriel génétique, "il pourrait être possible un jour d'obtenir un stock de cochons dont les organes conviennent à la transplantation sur l'homme", estime le Dr Onishi. La filiale de Novartis, Imutran, poursuit ses recherches sur la xénotransplantation au Royaume-Uni. De nombreuses questions sur la sécurité des xénogreffes appliquées à l'homme, en particulier les craintes sur le risque potentiel de transmission d'agents viraux, ne sont pas encore résolues. Ces doutes ont conduit les scientifiques de l'Institut Roslin (Ecosse), qui ont créé Dolly, et la société Geron Bio-Med, qui détient les droits exclusifs sur ses travaux, à la décision d'interrompre les expérimentations sur les porcs transgéniques. En effet, l'ADN du porc contient un rétrovirus proche de l'HIV qui, bien qu'inoffensif pour le porc, pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les hommes.
--- Sciences du 17 août 2000 et Agence Française de Presse, 16 août 2000, The Independent, 14 août 2000 et Nature biotechnology, septembre 2000, agrisalon.com

Bébé humain aux gènes de vache - Pourquoi pas améliorer l'homme? - Humains améliorés par des gènes de synthèse?

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Animaux génétiquement modifiés

En France, les animaux transgéniques servent surtout à l'étude de modèles thérapeutiques et aux études fondamentales. Pour les animaux de rente (poissons, animaux de boucherie), certaines modifications sont à l'étude pour la production de molécules ou l'amélioration de leurs performances intrinsèques (augmentation de la production endogène en hormone de croissance).

Micro-organismes génétiquement modifiés

Aucun micro-organisme génétiquement modifié n'est actuellement autorisé à être commercialisé pour être utilisé en tant que tel dans l'alimentation humaine. Seule une bactérie et deux virus génétiquement modifiées à des fins non alimentaires sont autorisées. Il s'agit d'une bactérie qui constitue la base d'un "kit" de détection de résidus d'antibiotiques dans le lait et de deux vaccins vétérinaires (un vaccin contre la rage mis au point par la société Rhône-Mérieux et un vaccin contre la maladie d'Aujesky du porc mis au point par la société Intervet).

Talis Pour mettre fin à l'expérimentation animale. En France, chaque jour, plus de 9600 animaux meurent dans les laboratoires -souvent après des semaines, des mois, voire des années de souffrances, dans la terreur absolue du scalpel. TALIS, 8, rue des Morillons, 75015-PARIS. Tel: 01 56 56 62 70.

PMAF, Protection Mondiale des Animaux de Ferme, 4, rue Maurice Barrès, 57000 Metz. Tél. : 03 87 36 46 05. Fax : 03 87 36 47 82. http://www.pmaf.org

Camps de concentration pour animaux

AGIR avec les organismes français et internationaux de défense du Vivant

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Embryon de souris transgénique lumineuse

Expression dans un embryon de souris transgénique du gène marqueur lacZ (couleur bleue) permettant de mettre en évidence lors du développement embryonnaire, la région où s'exprime normalement le gène Hox 3.1 actif, remplacé dans ce cas par le gène marqueur. Photographe : Département Scientifique Science de la Vie. Laboratoire - Ville URA1148 - DIFFERENCIATION CELLULAIRE, PARIS. Thèmes Embryologie, Génie génétique, Biotechnologie. Mots-clés Embryon, Souris, Gène, Marquage

http://phototheque.cnrs.fr/

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L'irrespect de la vie animale, et ses conséquences sur notre alimentation.

vu sur : http://artemis.diane.free.fr/ l'homme n'aurait-il plus d'âme ? (BL)

L'autre regard de Bras Long

NouvellesRobots traqueurs

La cruauté envers les animaux

Robots tr@queurs

Filière viandes

Sites scientifiques : http://www.cybersciences.com - http://sciences.univ-angers.fr - http://www.infoscience.fr - http://www.cite-sciences.fr

Catalogue des souris transgéniques - Chat alors? http://cdta.cnrs-orleans.fr/LIGNEEA/

En anglais : Enorme base de données de l'OCDE sur les OGM

http://www.olis.oecd.org/bioprod.nsf

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Brève : L'Inra de Lyon tente de modifier génétiquement le ver à soie Bombyx mori. La firme Dupont de Nemours mise sur la production de fil à partir de bactéries ou de levures transgéniques. Libération 25 08 2000

Mise à jour du 18 janvier 2002. Nous avons besoin d'ouvrières bénévoles pour compléter ce secteur du site. Merci déjà à Cédric Mercier, Frédéric Prat et Christophe Noisette Inf''OGM.

Bactéries génétiquement modifiéesLe premier singe-homme - Pharmacie sur pattes - Poissons-chats transgéniques - Beignets transgéniques - Qui sont ces drôles de cobayes? - Poissons transgéniques - Modifications génétiques de l'homme en perspective? - "Est-il nécessaire de casser des oeufs, s'il n'est nul besoin d'omelette?" - Les Animaux transgéniques en France - Bien-être animal et éthique - One Voice - Autres animOGM - Instrumentaliser le vivant - Australie : virus OGM pour stériliser la faune domestique retournée à l'état sauvage - Notre ADN à livre ouvert - FUTUR(E)S TRANSGENIQUES A VACCINER - Pourquoi la prolifération de souris transgéniques? - Les chèvre-araignées

Et ne parlons pas des bactéries et virus transgéniques!

Consultez l'excellent dossier de Radio-Canada

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(suite) En revanche, les micro-organismes génétiquement modifiés sont universellement utilisés dans les laboratoires de recherche et dans l'industrie pour la production de molécules mais sans qu'il y ait dissémination dans l'environnement. Les objectifs sont selon le cas :

  • la recherche et l'enseignement : il peut s'agir de recherches médicales, vétérinaires, agro-alimentaires ... ; il peut s'agir aussi de bactéries qui sont utilisées pour isoler un gène avant la transformation génétique de plantes ou d'animaux ;
  • la production industrielle : il s'agit de micro-organismes cultivés en fermenteur dans des installations confinées pour produire des molécules d'intérêt comme par exemple des enzymes ou des vitamines qui seront ensuite utilisées dans les processus de fabrication d'aliments ou pour produire des vaccins ou des protéines à usage médical (insuline, hormone de croissance).

En ce qui concerne les enzymes destinées à l'alimentation humaine, elles sont soumises en France à des procédures d'évaluation et d'autorisation comme pour les enzymes obtenues de manière conventionnelle. Néanmoins, comme il s'agit de produit obtenus par génie génétique, l'absence du micro-organisme et de son ADN est vérifiée. Sont ainsi autorisées plusieurs enzymes au niveau national qui peuvent servir à la fabrication de bière et d'alcool, de pain, de fromages ou de produits d'hydrolyse de l'amidon (sirop de maltose, sirop de glucose).

En ce qui concerne les enzymes destinées à l'alimentation animale, une procédure d'autorisation est établie au niveau communautaire. Ainsi, des enzymes obtenues à partir de bactéries génétiquement modifiées sont autorisées depuis le 1er juillet 1999. Il s'agit d'enzymes permettant d'améliorer la digestibilité des aliments qui sont utilisées en tant qu'additifs (phytases, endoglucanases, endoxylanases, cellulases).

© Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie- mai 2000. http://www.finances.gouv.fr/ogm

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Dans un article "Les experts, la science et la loi", Jacques Testart, (généticien père du premier bébé éprouvette) fustige la prétendue objectivité scientifique des experts. Il soutient qu'on a le droit d'abandonner une technologie... même si tout démontre qu'il n'y a pas de risques scientifiques (car les impacts d'une technologie vont bien au-delà de la science). Sur le principe de précaution, il s'interroge : "Est-il nécessaire de casser des oeufs, s'il n'est nul besoin de l'omelette ?" et sur le moratoire : "La tentation du moratoire permet de préparer l'acceptation par l'accoutumance, en jouant sur la solubilité de l'éthique dans le temps".

(Le Monde Diplomatique, septembre 2000)

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Les animaux transgéniques, on en parle sur la liste de diffusion SOS-Planete

Des chercheurs ont créé une chèvre transgénique en lui insérant un gène d'araignée pour qu'elle produise dans son lait des substances pouvant servir à faire des gilets pare-balles.

Les chercheurs de la firme de biotechnologies canadienne Nexia Corporation ont inséré le gène responsable de la protéine de soie d'araignée dans le patrimoine génétique de chèvres afin qu'elles produisent cette protéine sous forme soluble dans leur lait. Filtrées et concentrées, ces protéines serviraient à produire un fil beaucoup plus résistant que les fibres synthétiques ou naturelles actuellement utilisées. D'autres laboratoires cherchent à faire produire ce fil, comme l'unité nationale séricicole de l'Inra de Lyon, qui tente de modifier génétiquement le ver à soie Bombyx mori ou la firme Dupont de Nemours, qui mise sur la production de ce fil à partir de bactéries ou de levures transgéniques.
--- Libération, 25 août 2000

Une mouche du vinaigre transgénique, avec des yeux verts et lumineux grâce à un gène de méduse De nombreux animaux transgéniques lumineux existent : cafards, mouches, un poissons (Danio Rerio), souris (japonaise, voir photo en tête de page), des lapins (français et américains) et même un singe! Quelqu'un a-t-il des nouvelles?

Houdebine L.M. : La Transgenèse animale et ses applications Unité de Différenciation Cellulaire - INRA - 78352 Jouy-en-Josas Cédex - France Tél. : 01 34 65 25 40 Fax : 01 34 65 22 41. email : lmhse@biotec.jouy.inra.fr

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Animaux transgéniques, bien être animal et éthique:

À la confluence de l'embryologie et du génie génétique, les vingt dernières années se firent le témoin de la création d'animaux dits transgéniques du fait de la modification délibérée de leur génome. L'évolution rapide de cette biotechnologie a suscité la préoccupation du public quant à l'éthique de ce domaine. Le Conseil canadien de protection des animaux (CCPA) vient de publier les Lignes directrices: animaux transgéniques pour guider les Comités de protection des animaux (CPA) dans la révision des protocoles relatifs aux animaux transgéniques, pour les animaleries abritant ces animaux, et pour les chercheurs qui les créent et les utilisent. Ce supplément de RESSOURCE est destiné à offrir aux CPA de l'information complémentaire relativement aux problèmes éthiques de la création et de l'utilisation des animaux transgéniques.

http://www.ccac.ca/french/transsup.htm

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De nombreux articles sur plus de 40 questions essentielles, dont les OGM, le clonage humain, la liste des entreprises transnationales impliquées, etc... sont disponibles sur www.transnationale.org. Grâce aux informations sélectionnées par leur réseau de correspondants, déjà 2500 entreprises sont décrites de façon très complète.

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Ces manipulations permettront de fabriquer des modèles animaux très proches de l'homme pour étudier des maladies graves

ANDI, le premier singe-méduse lumineux. En plus c'est un clone!«ANDi», le premier singe génétiquement modifié, est né dans l'Oregon (Agence Française de Presse) Vendredi 12 janvier 2001

Le premier singe génétiquement modifié est né il y a trois mois et se porte très bien, rapporte la revue Science du 12 janvier. Prénommé ANDi (ADN inséré), le jeune singe rhésus est «très alerte et joue comme un enfant de son âge avec ses deux compagnons», si l'on en croit l'un des auteurs de l'article, Gerald Schatten, du Centre régional de recherche sur les primates de l'Université des sciences de la santé de l'Oregon.

L'animal a reçu un gène supplémentaire, introduit dans l'ovule de sa mère non fécondé. C'est un gène qui n'a aucune fonction particulière si ce n'est qu'il s'agit d'un marqueur, c'est-à-dire facilement identifiable pour déterminer si la technique suivie était opérante.

L'idée qui se cache derrière cette expérience est la fabrication d'un modèle animal très proche de l'homme pour la recherche de traitements contre des maladies graves comme le cancer, la maladie d'Alzheimer, celle de Parkinson, le diabète, etc. En introduisant dans le génome de

ces animaux des gènes provoquant les maladies en question, les chercheurs espèrent accélérer les recherches d'un vaccin contre cette affection. «De cette façon, nous espérons combler le fossé scientifique existant entre les souris transgéniques et l'homme, et il serait alors possible d'obtenir de meilleurs résultats avec un nombre réduit d'animaux, tout en accélérant la mise au point de traitements en médecine moléculaire», note Gerald Schatten, qui avait réussi l'an dernier le premier clonage d'un singe, Tetra. Au départ, les chercheurs ont modifié génétiquement 224 ovules.

Ils ont utilisé pour cela un vecteur viral, c'est-à-dire un virus rendu inoffensif et modifié de telle sorte qu'il véhicule et dépose le gène désiré dans les ovules. Fécondés, ces derniers ont fourni 40 embryons qui ont permis cinq grossesses. Trois singes sont nés vivants, mais ANDi était le seul à présenter une bonne intégration du gène marqueur.

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Avez-vous bien exploré le site terresacree.org

OGM animaux : Veau d'or - Saumon-homme - Ver à soie - Super cochons -Nouvelles - Débats "citoyens" LEBRANCHU - Instrumentaliser le vivant - Sommaire de la page

EDITORIAL : SCIENCE ET CONSCIENCE : SOYONS LUCIDES

http://www.tregouet.org/lettres/rtflashtxt.asp?theLettre=106#Edito

(...) Demain ou aprés-demain, ce n'est qu'une question de temps, le clonage thérapeutique permettra de produire des "doubles" de nous-mçemes qui pourraient être utilisés comme "réservoirs" d'organes et de tissus en cas de maladie. Quel sera le statut de ces entités biologiques ?

La connaissance des lois les plus intimes de la vie nous donne-t-elle le droit d'instrumentaliser le vivant, non seulement pour soulager la souffrance, mais aussi pour prolonger jusqu'à l'extrême limite une existence ou de plus en plus, par simple convenance personnelle, pour améliorer notre confort, et peut-être demain, pour tenter "d'améliorer" l'espèce humaine elle-même.

La science, quelle que soit sa puissance, ne peut apporter à l'homme autre chose que des réponses scientifiques à des questions scientifiques. Elle ne peut en aucun cas répondre aux interrogations fondamentales de l'homme en matière existentielle, spirituelle et morale. Nous ne pouvons qu'être emerveillés devant les progrès inimaginables des Science de la Vie et les perspectives d'amélioration de la condition humaine dont ils sont porteurs.

Mais ce légitime enthousiasme ne doit pas altérer notre lucidité, ni réduire nos exigences morales qui doivent au contraire être à la hauteur de ces avancées fulgurantes. Au-delà de la prochaine et nécessaire actualisation de notre cadre legislatif sur la bioéthique, il nous appartient de réflechir ensemble à ces questions fondamentales et de veiller à ce que la science reste à jamais au service de l'humanité dans sa diversité et de l'homme dans sa liberté et sa dignité irréductibles.

René TREGOUT, Sénateur du Rhône

Les archives : http://www.francenet.fr/cyberhumanisme
   o \ o /  Cercle virtuel de réflexion : "agora@cyberhumanisme.org"
  /|\    |    Forum des Humains Associés http://www.cyberhumanisme.org
  / \   / \   sciences, philo, technologies, écologie, néthique...
              "Je suis homme et rien d'humain ne m'est étranger"

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24 octobre 2000, de Thierry Raffin thierry "thraffin@altern.org" sur la liste OGM Danger!

1°) Lu dans le dernier n° de Sciences et Vie Junior de mes filles :

* Un article sur "SOS Australie -
La nature en danger de mort" qui
nous explique comment il faut pouvoir lutter contre les Ferals
(animaux domestiques introduits par l'homme et retournés à l'état
sauvage et qui menacent l'équilibre environnemental et l'économie
humaine)

On y apprend qu'à la pointe de ce combat contre les ferals il y a une
chercheuse du CSIRO (département Vie Sauvage et Ecologie) Lyn Hinds.
Elle cherche à développer des
virus génétiquement modifiés qui
auraient pour cible exclusive les espèces qui doivent faire l'objet
d'une diminution de leur fertilité. Le virus doit pouvoir diminuer la
fécondation en interdisant aux spermatozoïdes de féconder les ovules.
Mais elle précise qu'elle n'est pas au bout de ses recherches car
"nous devons nous assurer que ce virus est bien spécifique aux
animaux dont on cherche à contrôler ls populations et qu'il est
stable, c'est à dire qu'il ne se transforme pas dans le temps au
point de se transmettre à d'autres espèces. Il n'est pas question de
rejetter dans la nature un virus dangereux pour la faune
. Il nous
reste 5 à 7 ans de travail de vérification".

Bon elle a l'air sincère, comme de nombreux chercheurs, et croit à ce qu'elle fait, mais pouvons-nous croire, même après 5 à 7 ans de vérification, qu'un virus génétiquement modifié, lâché dans la nature, ne mutera pas? Cette chercheuse pourra t-elle un jour s'engager sur sa vie propre à ce que son virus est vraiment stable ?

2°) * un article sur "
Notre ADN à livre ouvert" qui explique bien à
partir de questions simples les 10 années du séquensage du génome
humain. Très didactique.

On y apprend au passage que le décryptage du génome n'est pas encore
total : 97 % lu (mais pas vraiment déchiffré) et puis il y a tout le
travail de vérification indispensable pour s'assurer qu'il n'y a pas
plus d'une erreur toutes les 10 000 lettres, car sinon c'est
indéchiffrable du fait que les différences entre 2 génomes de 2
individus différents apparaissent elles toutes les 1000 lettres
environs. On nous dit alors que la copie définitive sera terminé au
pire en 2003 d'après Jean Weissenbach du Genoscope d'Evry.
Cet article a le mérite de terminer par une dernière question qui
dépasse le technique :

"Connaâitre les secrets de nos gènes nous rendra t il plus heureux ?"

et qui répond mettant en évidence les problèmes que cela peut créer
par le dépistage et les assurances ou les employeurs..."peut être
vauti-il mieux parfois igorer le sort que nous réservent nos gènes
que de voir notre vie gouvernée par nos gènes".

thierry "thraffin@altern.org"

Lutte contre les OGM - OGM Danger
http://www.multimania.com/ogm

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FUTUR(E)S TRANSGENIQUES A VACCINER

CECI EST UNE DRÔLE DE PUB!

de Main dans le feu le 26 octobre 2000

Si vous tenez absolument à savoir comment vivront vos enfants et petits
enfants, délestez-vous tout de suite de 20 francs tout rond, en kiosques,
pour vous procurer les 528 grammes du nouveau mensuel "FUTUR(E)S" N°1 donc, numéro de novembre 2000 (178 pages quadrichromie sur beau papier mat).

Vous y apprendrez que les bananes et tomates vaccin vont permettre de
réduire de 90 % le prix des vaccins du Tiers monde si les gouvernements  décident d'accorder à ces OGM "blanc de blanc" le statut de simple aliment. (
Les vaccins OGM donc cultivés en plein champ par les paysans du Tiers Monde!) Par contre, si ces fruits-vaccins sont classés en tant que produits pharmaceutiques, les 5 à 10 ans de tests nécessaires à leur agrément les rendront forcément plus couteux et inaccessibles aux pays pauvres.

Moi je propose qu'on mette au défit les entreprises pharmaceutiques de
fabriquer d'ici dix ans un caféïer qui vaccine une maladie vraiment mortelle
et touchant beaucoup de monde, disons le sida. Si elles y parviennent et que les dangers de ces nouveaux OGM vaccinant sont inéxistants pour l'ensemble de la chaine vivante, alors elles auront le droit de passer au viru$ de la grippe, avant de s'attaquer au vibrion cholérique.

Mais, au fait, tout cela nous laisse une arrière-question en travers des
méninges : A quoi servent les virus et autres microbes? A force de chercher
à les éradiquer ne vont-ils pas un jour devenir complètement résistants à
tout traitement? Ne vont-ils pas muter vers de nouvelles espèces plus
radicales, vers des programmes purs et simples d'éradication du cancer
humain? Car, enfin, ils ne servent pas à rien!

Mais le sujet de la sélection opérée par la nature au cours de ses quatre
milliards d'années d'évolution étant devenu complètement tabou, nous
laisserons cette question en suspent sur internet...

Ah! "FUTUR(E)S, le nouveau magazine, est édité dans toute l'Europe (à 190
300 exemplaires et 120 000 en Suisse). Son siège social est en Suisse, sur
les terres de Syngenta ex Novartis (qui n'a pas fait de pub dans ce
numéro;O) là où poussent tous les coffre-forts des multinationales. Je ne
sais pas si vous me suivez. Est-il possible que ce luxueux "FUTUR(E)S" soit
en fait la première tentative de vitrine biotechnologique à usage des
malades du "Progrés" en général? (On y mélange en effet joyeusement TOUTES les technologies, créant ainsi la confusion dans la tête du public, voyant évidement dans son portable une avancée technologique colossale et pouvant se dire que les OGM seront eux-aussi un jour au point.

Heureusement il reste une page bio!

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreSuite à cette lecture, je me suis retrouvé dans la peau du vieux bibliothécaire de "Soleil Vert", le fameux film de (légère) anticipation. Je vous assure. Toutes ces histoires, ça peut donner envie d'aller au "Foyer" pour se faire euthanasier. Personnellement, j'ai déjà choisi la 7ème symphonie de Beethoven...

Vous pouvez choisir d'aller sur leur site web http://www.futur-e-s.com

Et gerber dans la boite aux lettres fabarez@futur-e-s.com du directeur de la
publication et dans les deux boites des rédactions en chef : f.came@futur-e-s.com  et d.hennard@futur-e-s.com

Main dans le feu

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Aperçu des animaux transgéniques

http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/tc00037f.html


Comment crée-t-on des animaux transgéniques?

Les animaux sont constitués de milliards de cellules. La production d'un animal transgénique doté dans chaque cellule d'un nouveau morceau identique d'ADN semble à première vue un processus fort laborieux! Heureusement, les scientifiques peuvent tirer parti d'une caractéristique fondamentale du développement animal : il est possible de déterminer de quelle cellule proviennent toutes les cellules d'un animal donné. En d'autres termes, chaque animal est né d'une seule cellule, qui s'est divisée et redivisée pour finalement produire les milliards de cellules qui le constituent.
 

En conséquence, pour s'assurer que chaque cellule de l'animal contient le même morceau d'ADN, les scientifiques ajoutent de l'ADN à une entité cellulée avant qu'elle ne commence à se diviser. Le nouvel ADN s'intègre au génome de la cellule et, en théorie, sera présent dans toutes les cellules qui constituent l'animal.

La création d'animaux transgéniques est plus complexe que la production de bactéries ou de plantes transgéniques. Les bactéries transgéniques sont relativement faciles à produire, étant donné qu'elles sont unicellulaires. Cela signifie qu'on n'a pas à s'assurer de la présence du nouvel ADN dans toutes les cellules de l'organisme, comme c'est le cas pour les organismes pluricellulaires transgéniques. Pour de nombreux types de plantes, les biotechnologues peuvent amener une cellule de plante transgénique à donner naissance à une plante transgénique.1 Toutefois, pour créer des animaux transgéniques, il faut modifier les cellules germinales.2 Les cellules germinales (comme l'ovule et le spermatozoïde) sont les seules cellules animales capables de donner naissance à une nouvelle progéniture. D'autres cellules dans l'animal (appelées cellules somatiques comme les cellules du sang, de la peau, du cerveau ou du coeur) ne sont pas capables de donner naissance à de nouveaux animaux qui deviendront adultes.

(Pour une analyse plus approfondie des raisons pour lesquelles cela se produit et une description de la nouvelle technique célèbre et révolutionnaire qui permet de produire une nouvelle brebis à partir d'une seule cellule somatique, veuillez vous reporter à notre aperçu du Clonage.)

Pour produire un animal transgénique, on peut entre autres avoir recours à la micro-injection. Le nouvel ADN est injecté directement dans un ovule fécondé (zygote) avant qu'il ne commence à se diviser. Le nouvel ADN s'intègre dans un chromosome dans le noyau et sera dès lors présent dans chaque cellule de l'animal qui en résultera. Le nouvel ADN sera également présent dans les cellules germinales de l'animal qui en résultera, ce qui signifie que le nouvel ADN sera transmis à nombre de descendants de cet animal.3 4

**Pour obtenir une illustration étape par étape de l'une des méthodes de production d'un animal transgénique, cliquez ici.

La micro-injection est un processus aléatoire. Il se peut que l'ADN injecté ne s'intègre pas du tout au chromosome du zygote. Aucune des cellules de l'organisme résultant ne possédera alors le nouvel ADN.

À l'occasion, le nouvel ADN ne s'intègre pas au chromosome avant la division de la cellule. Il en résulte un animal mosaïque, qui contient le nouveau gène dans certaines de ses cellules, mais pas dans l'ensemble. 5

Lors de l'injection de l'ADN, il n'existe aucune façon de prédire l'endroit du noyau où il s'intégrera. En général, l'ADN injecté contient un gène qui code pour une protéine particulière destinée à s'exprimer dans l'animal. De nombreuses régions d'un chromosome donné sont inaccessibles aux enzymes responsables de l'amorce de l'expression génique. L'emplacement de ces régions varie en fonction du type de cellule et permet de s'assurer que seuls les gènes appropriés sont « actifs » dans toute cellule donnée. Si le transgène s'intègre dans l'une de ces régions inaccessibles, la protéine associée ne sera pas produite ou sera peut-être produite uniquement dans certains types de cellules. 6

En conséquence, les animaux produits à l'aide de cette méthode doivent faire l'objet de tests approfondis visant à déterminer si :
a) toutes les cellules de l'animal contiennent le transgène;
b) tous les types de cellules voulus produisent le produit protéique du gène.

À quoi servent les animaux transgéniques?
 

Sujets d'expérimentation pour des maladies en recherche médicale

Les chercheurs ont créé des animaux transgéniques porteurs de maladies héréditaires similaires à certaines de celles qui affectent les humains. Les chercheurs utilisent ces animaux pour mieux comprendre la progression, les étapes et les symptômes d'une maladie. Ces animaux peuvent également être utiles pour sélectionner de nouvelles thérapies ou de nouveaux médicaments de manière plus sûre et peu couteuse. Le nombre d'animaux de laboratoire utilisés pour mettre au point des médicaments et des thérapies s'en trouve ainsi réduit.7

La majorité des animaux transgéniques créés à cette fin sont des souris, car elles sont petites et faciles à manipuler et à soigner. Cependant, d'autres animaux comme des rats, des lapins et des porcs ont également servi à modéliser des maladies.8

Par exemple, des chercheurs d'Harvard ont été les premiers à créer une « oncosouris », qui est susceptible de développer le cancer du sein ou des ganglions lymphatiques. Ces oncosouris renferment certains gènes délétères qui provoquent le cancer (oncogène). On utilise maintenant les oncosouris dans le monde entier pour mettre à l'essai des médicaments et des thérapies contre ces deux types de cancer.9

D'autres modèles animaux ont été mis au point pour des maladies comme le sida, la cardiopathie, la fibrose kystique et le diabète.10

Bien que les maladies modélisées ressemblent de manière frappante à celles qui affectent les humains, en raison de différences entre l'espèce humaine et les souris, il existe certaines limites quant à l'utilisation de ces animaux en tant que modèles pertinents de la maladie humaine. Par exemple, les souris créées pour contracter la fibrose kystique ont un taux de mortalité postnatal bien plus élevé que les êtres humains atteints de la maladie. Par ailleurs, les êtres humains qui en sont atteints attrapent de graves maladies respiratoires - chose que l'on n'a pas observée chez les souris ayant la fibrose kystique.11 En raison de ces différences, les scientifiques doivent être très prudents lorsqu'ils tirent des conclusions sur l'évolution ou le traitement d'une maladie humaine à la lumière des preuves tirées de l'étude d'animaux transgéniques pris comme modèles.

Autres applications de la recherche en génétique

Les organismes transgéniques ont été mis au point pour étudier la structure du gène et sa fonction. Par exemple, les poissons zèbres constituent d'excellents modèles pour étudier comment sont activés les gènes dans le développement de l'embryon.12 Le fait de comprendre le développement embryonnaire de ce poisson vertébré permet également de mieux comprendre le développement humain, puisque le développement du poisson et celui de l'homme sont en fait fort similaires. Les gènes de développement du poisson zèbre semblent avoir des « cognats » humains - des gènes humains ayant des séquences et fonctions similaires.13

Par ailleurs, les animaux transgéniques servent à l'étude d'une fonction d'un gène, car ils permettent d'observer les effets que ces changements génétiques particuliers peuvent avoir sur les caractéristiques de l'animal dans son ensemble.14

Production de médicaments

Dans de nombreux cas, les médicaments administrés pour le traitement d'une maladie sont simplement des protéines humaines. Par exemple, le diabète résulte d'une incapacité des cellules pancréatiques à produire une protéine appelée insuline. Actuellement, on traite les diabétiques en leur injectant de l'insuline obtenue soit d'un donneur humain en bonne santé ou de cultures de bactéries génétiquement modifiées (transgéniques) qui sécrètent la protéine.

Il est très couteux d'obtenir les protéines à administrer sous forme de médicaments à d'autres humains, et de nombreuses protéines humaines complexes ne peuvent être produites adéquatement par des bactéries. C'est pourquoi les animaux transgéniques, qui peuvent produire de manière relativement bon marché des protéines humaines complexes dans leur lait, commencent à être utilisés pour la production de certaines protéines humaines.

Par exemple, on a créé des chèvres transgéniques qui produisent une protéine anticoagulante appelée antithrombine humaine III (ATIII), qui en est actuellement au stade des essais cliniques aux États-Unis et en Europe. Le médicament peut être administré aux patients subissant un pontage aorto-coronarien par greffe, un type de chirurgie à coeur ouvert.15

Une entreprise canadienne de biotechnologie, Nexia Biotechnologies, a créé des chèvres transgéniques qui, selon elle, conviennent parfaitement pour la production efficace et bon marché de produits pharmaceutiques. À l'automne 1998, Nexia a annoncé la naissance au Canada de Willow, la première chèvre transgénique capable de produire dans son lait une protéine susceptible de se révéler d'une importance vitale. La protéine thérapeutique que Willow produira est actuellement gardée secrète pour des raisons commerciales. La société utilise également des chèvres pour produire des biofilaments - un matériau solide semblable à de l'acier qui peut servir dans des projets techniques portant sur des matériaux de pointe.16

En Écosse, l'entreprise PPL Therapeutics a produit Polly, une brebis transgénique porteuse du gène humain codant pour une protéine appelée facteur IX. On espère que Polly produira dans son lait la protéine, qui pourra ensuite être extraite et utilisée pour traiter les hémophiles, dépourvus de cet important facteur de coagulation sanguine. Contrairement aux autres animaux transgéniques, Polly a été produite à l'aide de la technologie du clonage par transfert nucléaire. On a employé cette technique, car elle permet de produire un troupeau uniforme d'animaux (clones), possédant tous le transgène et capables de produire la protéine. Comme mentionné ci-avant, la technique de micro-injection plus conventionnelle [Lien : Ce document; Micro-injection] est un processus aléatoire beaucoup moins efficace. Comme Polly a été créée grâce à la technologie transgénique et à celle du clonage, on pourrait la qualifier de clone transgénique!17 18 19

Produits animaux nouveaux

Les animaux transgéniques ont été mis au point dans le but d'obtenir des produits animaux nouveaux. Par exemple, on a créé des porcs transgéniques ayant une croissance plus rapide et dont la viande est de meilleure qualité. Ces porcs utilisent également plus efficacement les aliments et résistent aux maladies courantes.20 21 On a également mis au point des moutons transgéniques qui donnent une laine de meilleure qualité et auxquels il n'est pas nécessaire d'administrer les suppléments alimentaires habituels que sont les acides aminés soufrés.22

En vue d'intensifier la production aquicole, on a mis au point des saumons coho et de l'Atlantique, des barbues de rivière, des bars d'Amérique, des truites arc-en-ciel et d'autres poissons, qui possèdent un gène pour l'hormone de croissance et d'autres facteurs de croissance. On a observé chez ces poissons une vitesse de croissance plus élevée (en général de l'ordre de 30 à 60 p. 100).23

Par ailleurs, certains poissons d'eau froide possèdent un gène qui code pour une « protéine antigel » leur permettant de survivre dans des eaux à des températures inférieures à zéro. La protéine agit en empêchant la formation de cristaux de glace dans le sang. Le saumon de l'Atlantique ne possède pas le gène antigel, ce qui explique pourquoi des programmes de recherche visant à améliorer la tolérance du saumon de l'Atlantique aux eaux froides à l'aide du « gène antigel » sont actuellement en cours.

Donneurs d'organes en vue de la xénotransplantation

Des recherches sont actuellement en cours pour mettre au point des porcs transgéniques dont les organes pourront être greffés chez les humains. L'un des aspects du système immunitaire humain reconnaît et détruit toutes les cellules ne possédant pas à leur surface une « étiquette particulière de cellule humaine ». Ces étiquettes sont simplement des protéines de surface distinctes que l'on retrouve uniquement sur les cellules humaines. On a mis au point des porcs transgéniques qui possèdent le gène codant pour une protéine humaine de surface. Par conséquent, ces porcs ont des organes dotés de protéines portant l'étiquette « cellule humaine », qui empêchent cette partie du système immunitaire humain d'attaquer et de détruire l'organe.24

Notes, liens et bibliographie sur : http://strategis.ic.gc.ca/SSGF/tc00037f.html

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LE BONOBO, UN AUSTRALOPITHÈQUE CONTEMPORAIN?

http://trans-science.enfrance.org

Le singe bonobo, nouveau venu sur la route de l'homme.

Les bonobos, ces singes qui font l'amour comme nous :

http://www.construire.ch

La limite entre l'homme et l'animal devient trés floue....

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3 novembre 2000 : La preuve est faite : Transfert de morceaux de gènes du mais Bt aux poulets

Dans le cadre d'un projet sur le transport de gènes dans la chaine alimentaire mené en collaboration avec l'institut de physiologie de l'université technique de Munich, le bureau fédéral de recherche sur la viande de Kulmbach, l'institut pour l'alimentation animale de Braunschweig, des chercheurs de l'institut pour les sciences alimentaires de l'université Friedrich Schiller et Jena ont mis en évidence la présence de morceaux du patrimoine de maïs génétiquement modifié dans des organes et la viande de poulets.

Les animaux avaient été nourris durant les 32 jours de leur vie avec du maïs Bt. Après leur abattage, des gènes étrangers ont été recherchés a l'aide de la réaction de polymérisation en chaine (PCR) dans des échantillons de tissus des reins, de la rate, du foie, ainsi que dans les muscles des cuisses et de la poitrine.

Information supplémentaire : Prof. Dr. Gerhard Jahres
Institut fur Ernahrungswissenschaften der Friedrich-Schiller universitat Jena
Tel : 03641 / 949611 - Fax : 03641 / 949612
E-mail : b6jage@rz.uni-jena.de

Source : Communiqué de presse de l'université de Jena, 03/11/2000. Rédacteur : Romain Houdard

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Poissons-chats transgéniques

http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_art=3430&idx_rub=89

Qui a peur du poisson-chat transgénique ?
par Anne Lindivat
mis en ligne le 9 janvier 2001

Un poisson-chat génétiquement modifié est en passe d'être commercialisé
aux États-Unis. Lâché dans la nature, il pourrait détruire plusieurs
espèces de plantes et de poissons.

Le poisson transgénique n'est pas forcément bon pour la santé. Avant de
commercialiser ce type de produit, mieux vaut effectuer une batterie de
tests pour évaluer les risques qu'il présente pour notre bien-être.
Consommateurs, scientifiques et gouvernements sont d'accord sur ce
point. En revanche, peu d'élus se soucient de l'impact de la
prolifération de ces drôles de poissons sur la nature. Et si quelques
voix se sont élevées pour dénoncer les dangers potentiels du saumon
génétiquement modifié anglais sur l'environnement (des Britanniques ont
détruit un élevage destiné aux expérimentations scientifiques en 1999),
les protestations contre les risques que présentent les poissons-chats
trangéniques américains se font plutôt discrètes.

                Beignets transgéniques

Selon The Straits Times, Rex Dunham, un chercheur de l'Alabama,
s'apprête pourtant à commercialiser ses étonnantes bestioles. Les
poissons-chats sont en effet très appréciés dans certaines régions des
États-Unis, où les amateurs les dégustent notamment sous forme de
beignets. Or, l'ajout de gènes provenant notamment du saumon et de la
carpe a doté les poissons-chats de Dunham de capacités qui intéressent
bien des éleveurs : ses protégés moustachus sont en effet capables de
grossir de 0,9 kg en  12 à 18 mois, alors que les poissons-chats
"normaux" doivent attendre 18 à 24 mois pour atteindre le même poids. Et
si le chercheur a pris soin, à grands renforts de filtres, de protéger
le bassin boueux où s'ébattent ses poissons de l'étang qui le borde,
quelques spécialistes de l'environnement font remarquer qu'aucune loi ne
l'empêche de lâcher le fruit de ses recherches dans la nature. Or, si
l'un des poissons transgéniques de Dunham s'échappait de son enclos pour
rejoindre la pièce d'eau, les conséquences sur l'environnement ne
passeraient pas inaperçues : les poissons-chats de Duhram détruiraient
totalement certaines espèces de poissons et de plantes qui y vivent.
Certains chercheurs redoutent aussi que les animaux génétiquement
modifiés s'accouplent avec leur cousins "normaux", car cela conduirait à
l'extinction de l'espèce "naturelle".

                Un vide juridique

Si aucune instance fédérale n'est en mesure d'interdire à Dunham de
tenir ses poissons à l'écart de l'étang, le ministère américain de
l'Agriculture, qui soutient les travaux du chercheur, lui a tout de même
recommandé de prendre quelques précautions. En revanche, en l'absence de
législation, n'importe quel chercheur travaillant avec des fonds privés
peut lâcher des animaux génétiquement modifiés dans la nature. Aux
États-Unis comme en France. Dans ce domaine, les maires de l'Hexagone ne
sont soumis à aucune obligation légale. Libre à eux de juger du danger
posé par l'élevage d'animaux génétiquement modifiés dans leur commune.
D'autre part, pour qu'une association de défense de l'environnement
puisse porter plainte contre ce type de nuisance, il faut qu'elle
constate le préjudice occasionné : elle ne peut donc agir qu'une fois
que le mal est fait. Alors que huit communes d'Ile-de-France viennent
d'interdire la culture des OGM sur leurs territoires, les élus locaux
soucieux du respect de l'environnement vont à présent devoir se pencher
sur l'élevage des animaux transgéniques sur les terrains qu'ils
administrent.

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Pourquoi la prolifération de souris transgéniques?

(...) Depuis l'insertion, en 1982 aux États-Unis, du premier gène d'une autre
espèce animale chez une souris, le nombre de souris et d'autres espèces
animales génétiquement modifiées (transgéniques), ne cesse d'augmenter. La
souris reste cependant l'animal le plus concerné parce que le renouvellement
des générations est très rapide et qu'elle est un modèle idéal pour les
pathologies humaines. Il est possible d'éliminer (knock-out) ou d'insérer
des gènes (knock-in, voir BTf 1/97) de façon ciblée, et ces souris
transgéniques permettent de simuler des maladies dues à des altérations
génétiques chez l'homme.

Maintenant que le génome humain est décrypté pour l'essentiel - on connaît
les lettres du code et leur succession - la recherche peut reporter son
attention sur l'identification des gènes, de leurs produits et de leurs
fonctions (une discipline appelée protéomique). Il ne suffit pas d'
identifier la molécule codée par un gène (protéine), encore faut-il
découvrir quelle est sa fonction dans l'organisme. Pour répondre à cette
question, on peut notamment activer ou désactiver le gène correspondant chez
la souris transgénique. Pour un nombre croissant de gènes connus, l'analyse
de leur fonction dans l'organisme s'avère aussi nécessaire.

Une fonction vitale résulte le plus souvent de l'interaction de plusieurs
gènes. La mutation d'un seul gène peut donc ne rien produire à première vue
ou alors un effet apparait là où on ne l'attendait pas. "Au fond, c'est une
gabegie de ne pas mieux examiner ces animaux", fait remarquer Celio, tant il
est vrai qu'une étude morphologique détaillée pourrait amener à des
découvertes fort intéressantes.

(...)

Source : http://www.bioweb.ch/fr/forum/2000/3/08

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Manipulations génétiques et animaux transgéniques : des bombes à retardement

Les modifications génétiques profondes de plantes se retrouvant dans
l'alimentation humaine font craindre leurs effets néfastes (certains déjà
connus) sur l'environnement et l'être humain. Jouant aux apprentis sorciers,
des scientifiques fabriquent aussi des OGM (organismes génétiquement
modifiés) animaux, moins médiatisés. Or ces techniques sont tout aussi
dangereuses et plus immorales encore.


Manipulations génétiques et animaux transgéniques : des bombes à retardement

En nombre toujours croissant, les animaux sont les victimes de ces nouvelles
formes d'expérimentation : manipulations génétiques, clonage, xénogreffes.
Mais en quoi sommes-nous directement concernés - et préoccupés - par ces
technologies modernes ?

Les manipulations génétiques permettent aux scientifiques d'altérer ou de
modifier la constitution génétique d'organismes vivants (animaux et plantes)
et de mélanger le matériel génétique de différentes espèces entre elles,
par-delà toutes les barrières de la nature.


À quoi cela sert-il ?

Les animaux mutants pourraient rapporter de l'argent dans trois domaines
principaux :

. pour servir de modèles à des maladies humaines ;

.pour produire des animaux de ferme qui grandissent et grossissent plus
vite. Les chercheurs créent des animaux modèles pour l'élevage industriel :
poulets sans plumes et moutons à croissance rapide. À Cuba, la
commercialisation des premières carpes transgéniques est déjà prévue !

À Harvard (USA), des chercheurs viennent de produire un poulet à quatre
cuisses, ce qui permet d'envisager bientôt des porcs à quatre jambons, plus
rentables, et sans yeux pour qu'ils bougent moins et consomment moins de
calories. Il existe déjà en laboratoire des mouches modifiées grâce à des
gènes de souris : leurs yeux poussent désormais au bout des pattes ;

. pour produire des gènes, autre tendance inquiétante qui consisté à ajouter
des gènes étrangers (la plupart du temps humains) à des animaux agricoles
afin que leur urine, leur sang ou leur lait sécrètent des protéines
utilisées dans l'industrie pharmaceutique.

Des animaux sont manipulés génétiquement dans de nombreux autres buts, par
exemple pour des recherches sur la calvitie.


De quels animaux se sert-on dans ces expériences ?

Bovins, moutons, chèvres, cochons, souris, rats, lapins et poissons ont tous
été génétiquement manipulés, et il n'y a aucune raison de croire que l'on
s'arrêtera là !


Les manipulations génétiques causent-elles des souffrances ?

Oui, de grandes souffrances. Ces biotechnologies sont des techniques encore
très imprécises. Des centaines d'animaux peuvent être « créés » pour tenter
d'obtenir un seul individu doté de caractéristiques particulières. Quand ils
ne sont pas sacrifiés par milliers, on laisse vivre les « rebuts » et les
monstres pour mieux comprendre ce qui se passe. Ils peuvent tous souffrir,
voire mourir d'effets secondaires inattendus tels que des tumeurs, des
malformations cérébrales, des difformités crâniennes ou du squelette, de la
stérilité, de l'arthrite et du diabète.


Cela représente-t-il beaucoup d'animaux ?

Au moins un demi-million d'animaux par an en France. Encore inconnues, il y
a une décennie, les manipulations génétiques sont le secteur de
l'expérimentation animale qui progresse le plus rapidement.


On entend parler de brevetage dans ce domaine

Oui, pour toucher des « royalties », les firmes scientifiques affirment
parfois avoir « inventé » les animaux qu'elles ont génétiquement modifiés.
Comme au temps de Descartes, on donne à ces êtres sensibles le même statut
qu'à des machines !


Qu'est-ce que les xénogreffes

La xénotransplantation est le transfert d'organes animaux chez des humains.
Sans succès pour l'instant, des chercheurs ont déjà essayé de mettre en
place des « pièces de rechange » animales à utiliser quand des morceaux du
corps sont endommagés ou tout simplement usés.

Que se passe-t-il quand un organe animal est greffé dans un corps humain
Il y a un fort « rejet », c'est pourquoi les scientifiques tentent des
expériences sur des animaux génétiquement modifiés auxquels on a implanté un
peu d'ADN humain, dans le but de « tromper » le système immunitaire, de lui
faire croire que l'organe vient de la même espèce.

Toutefois, même sans rejet, un organe animal est-il physiologiquement
capable de prolonger la vie chez un humain ? Dans des cas de greffes de
foies de babouins, les cellules de cet organe ont migré et se sont répandues
dans tout le corps humain « xénogreffé », le transformant en « chimère » de
deux espèces différentes. Les effets physiques et physiologiques de cette
« hybridation » sont inconnus.

Et il y a surtout un risque d'infection du patient - et donc du reste de la
population - par des virus et rétrovirus endogènes de singes ou de porcs
migrant aussi dans tout l'organisme et impossibles à éliminer. Comparant
avec l'origine du sida, de nombreux scientifiques sont effrayés par cette
possibilité, évoquant le risque d'un nouveau fléau.

Au nom du principe de précaution, le Conseil de l'Europe a voté un sage
moratoire sur les xénogreffes le 29 janvier 1999. Mais des pays comme la
France continuent ces expériences.

Le clonage, de quoi s'agit-il ?
C'est la production artificielle d'animaux génétiquement identiques. Cette
pratique constitue une interférence fondamentale avec la nature. De plus, on
ne peut sous-estimer la douleur et les souffrances causées aux animaux
concernés : là aussi, il y a de très nombreux « ratés » et des monstres qui
survivent.


Quel est l'intérêt de cette technique ?

L'intérêt économique est la production en masse d'animaux génétiquement
modifiés et pouvant servir dans le domaine des xénogreffes, de la production
de gènes pour l'industrie pharmaceutique et en agriculture intensive. On
produit déjà des clones de clones de clones (expériences sur des souris à
l'Université d'Hawaii). Mais le clonage ne reproduit pas forcément à
l'identique et les premiers « accidents » apparaissent, comme des problèmes
de vieillissement accéléré.

Les dérives potentielles sont nombreuses : on parle de cloner des humains,
parfois comme banques d'organes, y compris des « sous-humains » sans
cerveau, nourris par sondes. Cela a déjà été réalisé sur des grenouilles.

Que faire contre le développement de ces technologies cruelles et
dangereuses ?
En biologie, les connaissances doublent actuellement tous les cinq ans - en
génétique tous les deux ans ! Jusqu'où ira cette science sans conscience au
service du profit ?

Dans l'agro-alimentaire ou le médico-pharmaceutique, les OGM représentent
des milliards de dollars potentiels.

Mais en tant que citoyens et consommateurs, nous avons le pouvoir de dire
non à tous les OGM (animaux ou végétaux) et à leurs avides promoteurs :
c'est notre principe de précaution personnel. Merci d'y réfléchir et de
l'exercer, tant qu'il en est encore temps.

Source : One Voice

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Liens sélectionnés par le Haut Conseil : http://www.hcci.gouv.fr/liens/index.html

Saumon transgénique de deux ans comparé à un saumon normal de même âge.   Entrez dans le jardin de la base

Le point sur les OGM

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