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Par Catherine bourgeois le 18 mai 2005 pour TERRE SACREE. Deuxième volet. ________________________
L'Amazonie localisée dans les latitudes tropicales est considérée comme le poumon de la planète par le simple fait qu’elle est le dernier lieu vierge car non en contact avec la civilisation. Elle produit les 2/3 d’eau douce de la planète et abrite 1/3 de la forêt pluviale de la planète, et est donc la plus grande réserve d’eau douce du Monde. Sa diversité forestière On note en Amazonie brésilienne, 3 grandes catégories de forêts : - la forêt de Terra Firme (Terre Ferme), la plus importante en superficie : 253 millions d’hectares, composée d’arbres magnifiques géants de 40 à 50 mètres de hauteur, d’arbres moyens de 30 à 40 mètres de haut et d’une strate arborée de 15 à 20 mètres - la forêt de Varzea : 7 millions d’hectares, située dans les zones inondables et donc inondées de Décembre à Juin. Cette forêt se compose surtout d’essences dites " blanches ", essences de bois tendres à croissance rapide et d’un éventail de palmiers. - la forêt d’Igapo : terres marécageuses toujours inondés, à végétation dense mais basse, pauvre en qualité et totalement inextricable. Paradoxal, à noter que les terres les plus accessibles par le passé ne le sont plus actuellement du fait de l’ouverture routière amazonienne voulue par l’Etat. L'INPE (sources), via l'analyse de photos satellites Landsat, estime qu'en moyenne, environ 12 000 km2 de forêt ont été perdus annuellement depuis le début des années 90. En 1997, la portion défrichée de l'Amazonie brésilienne représentait 532 086 km2), soit un peu plus de 10% de sa superficie totale en assumant que l'Amazonie brésilienne occupe un territoire de 5 217 423 km2 (INPE, 1999). Selon Serrão (1995), les principales causes responsables de la déforestation en Amazonie sont, dans l'ordre croissant, l'élevage (50%), l'agriculture migratoire traditionnelle (30-35%) et l'exploitation forestière (10%). Ces derniers chiffres montrent bien l'ampleur du rôle que jouent les activités agricoles dans la dégradation de l'environnement amazonien Avec le taux actuel de déforestation, plus de 50000 espèces/an disparaissent. Or, beaucoup de médicaments utilisés quotidiennement sont des dérivés de plantes tropicales : parmi ces plantes la Chinchona qui aide à soigner la malaria. Un quart des médicaments commercialisés dans les pharmacies occidentales renferment au moins un ingrédient actif dérivé d’une espèce végétale tropicale. Et les dérivés de certaines molécules tropicales sont utilisés pour soigner le cancer, le paludisme, les maladies cardiaques, les bronchites, l’hypertension, la (dysenterie) ou la tuberculose. Détruire la forêt tropicale et les espèces qui la peuplent (végétales et animales) représente une très grave menace pour la médecine. Dans le même temps disparaîtront les espèces animales qu’elles abritent. : les jaguars, les tortues de rivière géantes d’Amazonie … Et pire encore, les Amérindiens qui emporteront dans la tombe que l’occident leur creuse, leurs connaissances traditionnelles et leur parfaite maîtrise des « remèdes miracles ». |