Insectes. La nourriture du futur - Une nouvelle Humanité ! (Sur Pause)

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Cette actualité a été publiée le 18/10/2012 à 14h45 par kannie.

INSECTES. LA NOURRITURE DU FUTUR

  • EDITEUR de l'actualité (sans http://) : Le Télégramme
Insectes. La nourriture du futur

 

Faire bombance d'un ragoût de sauterelles ? Pas très appétissant... Il faudra pourtant peut-être s'y résoudre un jour, si les prévisions de croissance démographique se confirment. Alors que s'ouvre aujourd'hui, à Rome, la Journée mondiale de l'alimentation, zoom sur ceux qui ont déjà commencé à chercher la petite bête.

Verrine aux vers pour se mettre en bouche. Steak de scorpions, quiche aux larves de ténébrions ou brochettes de sauterelles aux larves d'abeilles pour se lester. Et pour ceux que ça démange, un hachis parmentier de punaises servi avec une poêlée de coléoptères au cumin. Le tout arrosé, pour s'éviter le coup de bourdon, d'un rhum «entomologique» au ver de farine.

Même si cela peut paraître dur à avaler, ce menu sera sans doute un jour proposé à votre table favorite. En fait, il sera peut-être même imposé.

Le garde-manger se vide

Selon les Nations Unies, la production alimentaire mondiale devrait augmenter de 70% d'ici à 2050 pour répondre aux besoins des deux milliards d'êtres humains supplémentaires. Mais les ressources en terre et en eau pour le bétail devraient être insuffisantes...

Alors, avant de faire passer la population au végétarisme (qui devrait toutefois fortement se développer), d'autres solutions sont envisagées. Le développement de la consommation d'insectes comme substitut de la viande ou du poisson fait partie des pistes étudiées. Chez nous, les tabous restent encore profondément enracinés. Mais les choses bougent. Lentement. Trop, sans doute, pour les pionniers de l'entomophagie en Bretagne, comme Alexis Chambon.

Le jeune Ploemeurois est décidé à donner un coup de pied dans la fourmilière: «Pour sauver la planète, mangez des bébêtes», s'enthousiasme-t-il en faisant sauter des criquets dans une poêle à frire. La formule fait sourire ceux qui la prennent au vol, mais on se gardera de se gausser. Loin d'avoir une araignée au plafond, Alexis est peut-être un précurseur.

Tous les goûts sont vraiment dans la nature

Ses boîtes de vers et nymphes à la fleur de sel de Guérande, criquets tex-mex ou ses sucettes aux larves de ténébrions, proposées en ligne sur insectesacroquer.com, suscitent en tout cas la curiosité et l'amusement. Pas une ombre de cafard dans le regard amusé des jeunes de l'école Notre-Dame de la Garde, à Ploemeur (56), qui ont testé, il y a plusieurs mois, les insectes préparés par Alexis.

 

 

Verdict ? «Noisette», «on dirait des chips au paprika», «bof... j'aime pas»... Les avis sont partagés. Mais les réticences sont levées. «Les Français ne sont pas encore prêts, mais je suis persuadé que nos enfants s'y mettront», estime Alexis, qui ne se décourage pas. On l'a vu papillonnant sur TF1, Arte, M6, à Masterchef, prodiguant ses conseils culinaires pour accommoder vers et grillons à des marmitons de l'audimat légèrement circonspects.

Le criquet plus costaud

«Ceux qui ont goûté reviennent», espère le jeune cuistot à qui Michel Collin, entomologiste à Guidel (56), avait mis la puce à l'oreille. Celui-là aussi est persuadé qu'il faut laisser sa chance au produit : «Les qualités nutritionnelles des insectes sont grandes. Ils contiennent des protéines, des lipides, du zinc, du fer, des vitamines... Un test a été mené dans un laboratoire de Lorient : nous avons comparé les valeurs de 100g de viande hachée et 100g de criquet. Eh bien, il y a 5 fois plus de protéines dans l'échantillon d'insectes».

Les marchands de croquettes à l'affût

Certains, comme Alexis et Michel, se sont donc lancés dans l'élevage, les insectes pouvant se reproduire rapidement dans des espaces fermés. La demande commence à arriver. Parfois, venue de clients inattendus: Michel Collin a ainsi été contacté par un fabricant français de nourriture pour chats et chiens appartenant à un gros groupe agroalimentaire américain, afin de produire 15tonnes d'insectes, à introduire dans les «pet foods».

«On parle d'un chiffre d'affaires de 1,3milliardd'euros», assure Michel Collin. En coulisses, la bataille pour la fourmi et la cigale se prépare. L'insecte serait donc l'avenir de l'homme... et du chien.

 

Un article de letelegramme.com

 

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Auteur : Le Télégramme

Source : www.letelegramme.com

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