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NON AUX CENTRALES NUCLÉAIRES

Postée le 16/03/2011 à 22h10

 

Titre original :
« Non aux centrales nucléaires » déclare un Jésuite indien après la tragédie japonaise

 

Pour garantir un développement réellement soutenable, solidaire, sûr, respectueux de l'humanité et de la Création, l'Inde doit abandonner l'idée de s'en remettre aux centrales nucléaires pour la production d'énergie.

C'est ce que déclare dans une note envoyée à l'Agence Fides le Père Ambrose Pinto SJ, chercheur et Directeur du prestigieux Institut Saint Joseph de Bangalore, participant par ailleurs à l'India Social Institute des Jésuites sis à Delhi.

Le jésuite intervient au lendemain du désastre japonais, soulevant le problème du nucléaire en Inde et demandant « un mouvement social de masse » afin de faire inscrire la question à l'agenda du gouvernement : « Unissons-nous pour dire au gouvernement que nous ne nous sentons pas en sécurité avec le programme nucléaire en Inde ».

En Inde, fonctionnent actuellement 20 réacteurs nucléaires répartis en six centrales alors que 5 autres centrales se trouvent en phase de construction en vue de l'approvisionnement de l'Etat en énergie électrique.

Après la tragédie du Japon, des organisations de la société civile demandent l'arrêt des travaux de construction de la centrale de Jaitapur dans l'Etat du Maharashtra.

Le Père Ambrose Pinto, s'appuyant sur l'expérience japonaise, remarque que « les centrales nucléaires ne peuvent résister aux séismes et autres catastrophes naturelles.

Malgré tous les développements possibles, nous ne pouvons dominer la nature : c'est la nature qui nous dicte les règles. Les séismes et les tsunami vont au-delà du contrôle de l'homme.

La situation dramatique dans laquelle se trouve le Japon nous rappelle que l'énergie nucléaire outrepasse les limites de la sauvegarde de l'humanité » et porte à exposer les populations à la radioactivité dans l'atmosphère et dans les eaux.

C'est pourquoi, affirme le Père Ambrose, « vue la destruction et la mort causées au Japon, il est urgent de rouvrir le débat et de réexaminer la question nucléaire en Inde.

Il faut un mouvement de masse afin de porter à nouveau la question à l'attention des autorités en vue de la sauvegarde de la nation indienne ». Le Père Pinto se déclare favorable à l'augmentation du recours aux énergies solaire, éolienne et marine.

 

Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE!

 

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ASSANGE : "INTERNET EST LA PLUS GRANDE DES MACHINES À ESPIONNER"

Postée le 16/03/2011 à 21h32

Assange : "Internet est la plus grande des machines à espionner"

 
Julian Assange, le cofondateur de WikiLeaks, a estimé mardi qu'Internet était "la plus grande des machines à espionner que le monde ait jamais connues" et qu'il ne s'agissait pas "d'une technologie qui favorise la liberté d'expression".

Lors d'une conférence à Cambridge, M. Assange a expliqué qu'Internet "est une technologie qui peut être utilisée pour mettre en place un régime totalitaire, d'un type encore jamais vu. D'un autre côté, pris en main par nous, les activistes, et tout ceux qui veulent voir le monde de la technologie prendre une autre direction, [Internet] peut apporter des choses que nous souhaitons tous".

Des centaines d'étudiants avaient fait la queue plusieurs heures pour assister à la conférence. Les apparitions publiques de M. Assange sont devenues extrêmement rares depuis décembre dernier et le début de ses ennuis judiciaires. Il a fait appel de la décision d'un tribunal de Londres autorisant son extradition en Suède, où il est accusé de viol et agression sexuelle.

RÉVOLTES ARABES

Julian Assange a également estimé que le rôle joué par les réseaux sociaux lors des soulèvements en Egypte et en Tunisie avait été largement surévalué. Pour le cofondateur de WikiLeaks, Twitter et Facebook "ont bien joué un rôle, mais qui n'était pas comparable à celui joué par Al-Jazira".

Rappelant qu'un guide pratique publié par des activistes égyptiens débutait par les mots "n'utilisez pas Facebook et Twitter", Julian Assange est revenu sur un précédent mouvement de protestation en Egypte, où Facebook avait été utilisé par le pouvoir pour traquer les participants aux manifestations.

En revanche, Julian Assange a estimé que la publication des câbles diplomatiques américains, révélés par WikiLeaks, avait joué un rôle de premier plan, notamment dans le soulèvement en Tunisie. "Les câbles tunisiens montraient clairement qu'en dernier recours, si un conflit opposait l'armée aux partisans de Ben Ali, les Etats-Unis soutiendraient l'armée", a détaillé M. Assange.

Pour Richard Stallman, le téléphone mobile est "le rêve de Staline"

Richard Stallman, considéré comme le père du logiciel libre, a vivement critiqué dans un entretien à Network World le développement du téléphone mobile. "C'est le rêve de Staline. Les téléphones portables sont les outils de Big Brother.

Je refuse de transporter avec moi un objet qui enregistre tous mes déplacements en permanence, et je ne vais pas non plus transporter un mouchard qui peut être activé à distance pour écouter ce que je dis", a-t-il déclaré.

 

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PESTICIDES : LE SANG DES FRANÇAIS CONTAMINÉ

Postée le 16/03/2011 à 20h51

Pesticides : le sang des Français contaminé

 
L'INVS vient de publier aujourd'hui une étude inquiétante sur la contamination chimique des Français, dont le sang, les urines et les cheveux regorgent de pesticides, de PCB et de mercure. Présente dans différents pays, cette pollution aux produits cancérigènes et perturbateurs endocriniens serait particulièrement forte chez les Français.
 
Les résultats de la première grande étude française sur l'imprégnation des polluants chimiques chez les Français révèlent des niveaux de contamination particulièrement élevés en France. L'étude confirme que les pesticides, les PCB et le mercure très présents dans notre environnement et notre alimentation se retrouvent dans le sang, les urines et les cheveux des Français.
 
Pour la première fois en France, les concentrations biologiques de métaux, pesticides et PCB (polychlorobiphényles) ont été mesurées sur un échantillon représentatif de la population française. L'exposition de la population française aux polluants a été estimée par la mesure de 42 biomarqueurs d'exposition, correspondant à des substances chimiques présentes dans l'alimentation et l'environnement, retenues en fonction de leur toxicité et de l'exposition possible de la population.
 
Plus de mercure dans les cheveux français.
 
Pour l'institut national de veille sanitaire, « la population française présente des niveaux d'exposition globalement bas aux 11 métaux dosés », avec « des niveaux similaires à ceux observés à l'étranger ». Ainsi, la plombémie (concentration en plomb dans le sang) a fortement baissé (de l'ordre de 60 %) depuis l'étude réalisée chez les adultes en 1995, ce qui traduit les efforts de réduction des expositions au plomb en France, précise l'INVS.
 
Les niveaux de cadmium urinaire sont similaires à ceux observés dans des études françaises précédentes et comparables à ceux d'autres pays d'Europe. Le cadmium est utilisé pour protéger l'acier contre la corrosion, dans des alliages, piles et batteries.
 
Les concentrations de mercure dans les cheveux sont en revanche supérieures à celles des Allemands et des Américains, mais inférieures à celles des Espagnols. Pour l'INVS, ces écarts peuvent s'expliquent par la différence de consommation de poisson dans ces pays puisqu'il constitue le principal apport de mercure par alimentation. La consommation de poisson est en effet deux fois moindre en Allemagne et aux États-Unis qu'en France et supérieure en Espagne.
 
Pesticides et aux PCB.
 
Les niveaux de pesticides dans la population française ont été comparés avec ceux observés en Allemagne ou Etats-Unis. Si les conclusions varient selon la famille chimique de pesticides étudiée, elles révèlent globalement une imprégnation particulièrement forte chez les Français. Concrètement, 90% de la population est contaminée par les organophosphorés.
 
Les niveaux des pesticides organochlorés (comprenant par exemple le DDT ou le lindane, aujourd'hui interdits pour la plupart des usages) sont « globalement faibles » souligne l'étude. Toutefois une substance provenant du paradichlorobenzène, utilisé encore récemment comme antimite ou désodorisant dans les toilettes, est mesurée à « des niveaux très supérieurs en France » remarque l'INVS. Les niveaux de métabolites (produits de dégradation) des pesticides organophosphorés se situent entre ceux des Allemands et ceux des Américains.
 
Mais très inquiétants, pour les pesticides pyréthrinoïdes, qui sont largement utilisés (agriculture, horticulture, usage domestique, etc.), les niveaux sont plus élevés que ceux observés aux États-Unis et en Allemagne. De la même manière, pour les PCB, les niveaux sont plus élevés en France que ceux observés aux Etats-Unis et en Allemagne.
 
Une « contamination généralisée »
 
Les causes des écarts observés entre l'imprégnation de la population en France et à l'étranger méritent d'être élucidées affirme l'INVS qui s'interroge sur quelques premiers éléments de réponse en évoquant les apports alimentaires ou les usages des produits.
 
« Cette étude complète l'enquête publiée par notre association en décembre dernier sur la contamination de nos aliments par des polluants comme les pesticides ou les PCB. Elle démontre une contamination généralisée des organismes des français par des produits dont beaucoup sont des cancérigènes suspectés et/ou des perturbateurs endocriniens » s'alarme François Veillerette, porte parole de l'association Générations Futures.

 

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Auteur : rédaction

Source : www.enviro2b.com

Article relayé par : bluety

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GENÈVE : LA VIDANGE DU BARRAGE DE VERBOIS ENCORE REPORTÉE

Postée le 16/03/2011 à 20h35

Genève : la vidange du barrage de Verbois encore reportée

 
La vidange de la retenue d'eau du barrage de Verbois, sur le Rhône genevois, avait lieu jadis tous les trois ans. Ce genre d'opération, connue aussi sous le nom de chasse du Rhône, n'a cependant plus été faite depuis 2003 suite aux oppositions des milieux de la pêche et de la protection de la nature. Prévue l'an dernier, une nouvelle vidange avait été reportée pour 2011. Elle vient de l'être une nouvelle fois et sera programmée en 2012.
1er mars 2011

Dans un communiqué conjoint, le Canton de Genève et la Préfecture du département français de l'Ain font savoir qu'un groupe de travail transfrontalier a été mis en place pour piloter la procédure administrative préalable à cette opération complexe.

Pour assurer à la fois la sécurité des populations riveraines en cas de crue et la meilleure gestion possible à long terme des barrages suisses et français sur le Rhône, il importe en effet de nettoyer régulièrement les retenues de leurs sédiments charriés, ce qui nécessite d'amont en aval une coordination des opérations de vidange.

La chasse du barrage de Verbois, exploité par les Services Industriels de Genève, doit nécessairement s'accompagner de mesures visant à atténuer ses effets en aval et à en faciliter l'écoulement sur le cours du Rhône français, à travers notamment les ouvrages de la Société des forces motrices de Chancy-Pougny et de la Compagnie nationale du Rhône. Une nouvelle vidange était planifiée pour le mois de juin 2010.

Mais, entre temps, la législation européenne a évolué dans le sens d'une plus grande consultation des parties prenantes et d'une plus grande vigilance à accorder aux impacts environnementaux.

Les procédures administratives n'ayant pu être encore menées dans leur totalité, la décision a été prise de reporter l'opération de manière à poursuivre en bonne et due forme les enquêtes et consultations publiques.

Les autorisations de chasses pourraient alors être délivrées par les autorités suisses et françaises en fin d'année 2011 et permettre de procéder aux opérations de vidanges au printemps 2012.
Un vrai dilemme

Chaque année, 400'000 m3 de sédiments, charriés essentiellement par l'Arve et en provenance des massifs du Mont-Blanc, se déposent dans le lit du Rhône dès le confluent situé aux abords immédiats de la ville de Genève et jusqu'au barrage de Verbois une dizaine de kilomètres plus loin.

Depuis la mise en eau du barrage en 1942 et jusqu'en 2003, une vingtaine d'opérations de chasse ont été réalisées à une fréquence généralement trisannuelle.
 


 

L'opération consiste à ouvrir les vannes pour vider la retenue d'eau et évacuer ainsi les graviers, limons et autres sédiments. Ceux-ci, en s'accumulant dans le lit du Rhône, accroissent les risques de débordements en cas de crues, ce qui représente un danger pour les riverains.

Les opérations de chasse contribuent de surcroît à la recharge sédimentaire du Rhône, les ouvrages hydrauliques valorisant le potentiel énergétique du fleuve limitant en effet l'écoulement naturel des sédiments.

Mais les chasses provoquent d'importants dégâts au milieu fluvial : effondrements de rives et de roselières, assèchement des plantes aquatiques habituellement submergées, disparition de nids de colverts, grèbes, foulques et autres oiseaux emportés par le courant, poissons irrémédiablement entraînés vers l'aval et disparition de leurs zones de reproduction, etc.

Autant d'arguments qui avaient permis aux pêcheurs genevois d'obtenir un moratoire sur ces chasses dans l'espoir que cette pratique soit définitivement abandonnée. En attendant, le dilemme reste encore et toujours sans réponse immédiate et concrète : comment concilier respect de la nature et production d'électricité ? (Source : Canton de Genève)
 

Note de geof : la photographie est celle des travaux d'une vidange en mai 1997, en savoir plus
 

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Auteur : aqueduc.info

Source : www.aqueduc.info

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ZÉRO PHYTO : L'EXEMPLE DE LA COMMUNE DE RIEDISHEIM

Postée le 16/03/2011 à 19h04

 

Fleurir la ville et entretenir de beaux espaces verts sans utiliser de produits phytosanitaires, c'est possible. Sans dépenser plus. Explications d'un élu et d'un jardinier.

80 litres de désherbant : c'est ce que déversait chaque année la commune de Riedisheim sur ses trottoirs, terrains de sport, cours d'école et allées de cimetière.

Pour tenir les lieux « propres ». Sauf que le glyphosate polluait l'eau. Depuis l'an dernier, tout produit phytosanitaire y est banni. Et quid des mauvaises herbes ?

« On ne parle plus de mauvaises herbes, mais d'herbes sauvages », dit Benoît Grieneisen, le chef des espaces verts de Riedisheim.

« Ou de petites fleurs qui veulent vivre dans les caniveaux », ajoute Serge Hauss, l'adjoint chargé du développement durable.

Pas de panique, Riedisheim n'est pas envahie de pissenlits et de chardons. « Nous pratiquons le balayage, le désherbage thermique, au vinaigre blanc ou à la main... Nous arrivons à des résultats identiques », assure le jardinier.
350 tonnes à broyer

Et dans les massifs floraux ? « Nous plantons plus de vivaces et de graminées que de fleurs annuelles exigeantes en eau et en intrants. Sans pour autant renoncer aux traditionnels géraniums. »

Les plates-bandes sont couvertes de « bois raméal fragmenté », du broyat de branches, qui ralentit la pousse des mauvaises herbes, maintient l'humidité et, en se décomposant, vient enrichir le sol.

Un broyat fabriqué sur place, avec les tailles de haies et d'arbres englouties par un gros broyeur communal. « Jusqu'alors, il fallait transporter 350 tonnes de déchets verts par an à Fernand-Anna.

Maintenant, en partenariat avec les agriculteurs, élagueurs et arboriculteurs locaux, les résidus de bois sont valorisés sur place, dans les espaces verts et les exploitations agricoles », explique l'élu.

Renoncer aux phytosanitaires, c'est former le personnel à de nouvelles pratiques, à une autre organisation : « Un changement d'autant mieux intégré qu'il a été préparé et que les employés n'ont plus besoin de revêtir masques et combinaisons », souligne Benoît Grieneisen.

La démarche de la commune est globale : tous les produits, d'entretien, de peinture, les huiles moteur sont désormais bio.

Et un hectare de terrain communal est destiné au maraîchage pour approvisionner les cantines de la ville en légumes cultivés sans pesticides.

Une centaine de communes

« Riedisheim est la 3 e ville du bassin Rhin-Meuse, après Strasbourg et Metz, à avoir signé la convention zéro pesticide avec l'Agence de l'eau », souligne Serge Hauss.

Près d'une centaine de communes en Alsace sont engagées dans une démarche de réduction, si ne n'est de suppression des phytosanitaires. C'est tout bénéfice pour les sources d'eau potable et la santé de tout le monde...

 

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Auteur : Rédaction lalsace.fr

Source : www.lalsace.fr

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UN COMBUSTIBLE D'AREVA IMPLIQUÉ DANS L'EXPLOSION DE LA CENTRALE DE FUKUSHIMA ?

Postée le 16/03/2011 à 18h50

Un combustible d'Areva impliqué dans l'explosion de la centrale de Fukushima ?

 
Pour l'ONG Greenpeace, le combustible MOX fourni à la centrale de Fukushima par le 1er producteur mondial d'énergie nucléaire est plus dangereux qu'un combustible classique.

Pour Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires pour Greenpeace France, la centrale japonaise de Fukushima subit "une catastrophe nucléaire totalement inédite".

Les quatre accidents survenus sur la centrale sont de niveau 6 sur l'échelle INES des évènements nucléaires qui en compte 7.

A en croire l'expert, on a de ce fait tort d'estimer que la situation au Japon est moins grave que l'explosion de Tchernobyl qui a atteint le niveau 7.

En premier lieu, à Tchernobyl, un seul réacteur a été touché, à Fukushima ce sont 4 réacteurs qui ont été affectés.

Par ailleurs, selon le responsable de l'ONG, un des réacteurs est en partie alimenté par du combustible MOX (mélange de plutonium et d'uranium) plus dangereux selon les antinucléaires que le combustible classique (quasi uniquement composé d'uranium).

"Le plutonium est un très grand radiotoxique" et le MOX, fabriqué par le français Areva, "émet en outre deux fois plus de gaz toxique que le combustible classique car comme c'est un mélange, il y a plus d'espace entre les atomes", a affirmé M. Rousselet à l'AFP.

Dès le mois de mai 2001, une procédure ouverte aux États-Unis condamnait l'utilisation du MOX. Dès cette période, Greenpeace préconisait de renoncer à l'utilisation de ce combustible.

L'organisation s'était alors appuyée sur une étude réalisée en 1999 pour avancer que la sécurité des réacteurs nucléaires alimentée par le MOX était sérieusement compromise par deux éléments importants : les problèmes liés à sa conception et le contrôle qualité des boulettes de MOX, ainsi que les différences de comportement entre le plutonium et l'uranium au sein du réacteur.

Le titre Areva a terminé la séance d'aujourd'hui en baisse de 8,56%.

 

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Auteur : Imen Hazgui

Source : www.easybourse.com

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20 AGRICULTEURS OUVRENT UN MAGASIN DE VENTE DIRECTE À AVIGNON

Postée le 16/03/2011 à 18h49

 

L'objectif de "Cueilli Vendu" est de dégager des marges "décentes" pour les producteurs locaux

"Cueilli Vendu". Le concept est aussi simple que le nom du magasin qui ouvrira demain, à Cap Sud : de la vente directement des producteurs, tous locaux, aux consommateurs.

Sur le même modèle que "Lou Païsan", le magasin de producteurs du Min, de l'autre côté de la route de Marseille. Le projet, mûri depuis 5 ans, réunit quatre structures coopératives et une vingtaine de producteurs indépendants, majoritairement vauclusiens mais venant aussi du Gard et des Bouches-du-Rhône.

"L'objectif était de reprendre un peu de marge sur la vente face à des grandes surfaces qui écrasent les prix au détriment des producteurs", explique Gérard Roche, agriculteur à Loriol et fer de lance du projet.

À "Cueilli Vendu", les produits ne seront pas forcément beaucoup moins chers qu'ailleurs mais avec la garantie d'une bonne qualité, avec un faible bilan carbone ("80% de la marchandise aura parcouru moins de 40 km") et, surtout, l'assurance que l'argent déboursé ira dans la poche du paysan du coin plutôt que dans celle d'un lointain actionnaire d'un grand groupe.

"Quand un supermarché vend une salade 80 centimes, 10 seulement vont à son producteur, prend pour exemple Gérard Roche. Ici ce sera environ 40 centimes." L'autre moitié de la somme permettra de payer les coûts de fonctionnement du magasin, via la société anonyme créée par les producteurs, qui ont investi 100 000€ sur le projet.

"Le but sera juste d'arriver à l'équilibre financier en payant le loyer, les factures et les cinq salariés, assure Gérard Roche. Tous les bénéfices iront aux producteurs."

Une alternative au supermarché.

Porc du Ventoux, taureau de Camargue, vins locaux et bien sûr un large choix de légumes issus des terres vauclusiennes : le but étant aussi de promouvoir un large panel de produits locaux.

En proposant une telle diversité, "Cueilli Vendu" propose une vraie alternative au supermarché puisque dans les 350m² du magasin, on ne trouvera pas que des légumes mais aussi des oeufs, du pain, des pâtes, de l'huile, etc.

Les fidèles de la vente directe n'auront donc plus besoin d'aller de ferme en ferme pour chercher chaque produit. Et le concept pourrait s'exporter puisque l'implantation de "Cueilli Vendu" dans d'autres villes est déjà à l'étude.

 

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Auteur : Romain FAUVET

Source : www.laprovence.com

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10 À 20 % D'HOMMES « EN TROP », EN CHINE ET EN INDE

Postée le 16/03/2011 à 18h42

10 à 20 % d'hommes « en trop », en Chine et en Inde

 
Une étude scientifique a déterminé que le phénomène de disproportion de la population d'hommes par rapport à celle des femmes était de 10% à 20% dans certains pays. En cause : le poids de la tradition mêlé à celui des technologies modernes. Lorsque l'échographie indique que le bébé sera une fille, certaines familles choisissent d'avorter.

L'étude a été effectuée par des chercheurs de l'University College de Londres. Elle apporte des précisions sur un phénomène déjà connu, et qui a commencé dans les années 1980.

La technique de l'échographie a commencé à permettre aux familles de savoir très tôt le sexe de l'enfant à naître.

Dans certaines cultures, avoir une fille est synonyme de coûts supplémentaires, notamment à cause du paiement de la dot lors du mariage.

En Chine, la politique de l'enfant unique a d'autant plus poussé les parents à désirer un premier enfant garçon.

En Inde, le « Parental Act » de 1994 interdit aux médecins de révéler aux parents le sexe de l'enfant, mais il est loin d'être toujours respecté.

En conséquence, les ratios habituels se sont déséquilibrés. En France, ils sont de 100 filles pour 105 garçons. En Chine, ces chiffres sont montés à 121 en 2005.

Dans le nord de l'Inde, on compte aujourd'hui 125 garçons pour 100 filles. Des millions d'hommes ne pourront donc pas se marier, ce qui va entraîner de graves problèmes d'intégration dans des pays où la famille tient une place prépondérante dans la société.

Les chercheurs craignent également une montée du commerce des services sexuels.
 

Note de Tanka : il reste la polygamie inversée au conventionnel.

 

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Auteur : streetgeneration.fr

Source : streetgeneration.fr

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JAPON: LA CATASTROPHE NUCLÉAIRE AVAIT ÉTÉ PRÉVUE

Postée le 16/03/2011 à 18h35

 

« A moins que des mesures radicales ne soient prises pour réduire la vulnérabilité des centrales aux tremblements de terre, le Japon pourrait vivre une vraie catastrophe nucléaire dans un futur proche. »

Cet avertissement est tiré d'un article paru le 11 août 2007 dans le quotidien International Herald Tribune/Asahi Shimbun (l'article est à lire ici). Son auteur est le sismologue Ishibashi Katsuhiko, professeur à l'université de Kobe (sa biographie est à lire ici).

Ishibashi Katsuhiko faisait partie du comité d'experts chargé d'établir les normes sismiques des centrales nucléaires japonaises. Il en avait démissionné pour protester contre la position du comité.

Il estimait que les recommandations fixées par le comité étaient beaucoup trop laxistes. En d'autres termes, le professeur Katsuhiko avait prévu ce qui est en train de se produire à la centrale de Fukushima.

Il avait prévenu les autorités de son pays que les centrales japonaises souffraient d'une «vulnérabilité fondamentale» aux séismes. Mais ses avertissements ont été ignorés tant par le gouvernement que par Tepco (Tokyo Electric Power Company), premier producteur privé mondial d'électricité, qui exploite un tiers des centrales nucléaires japonaises, dont celle de Fukushima....

L'une des raisons pour lesquelles les centrales japonaises sont vulnérables aux séismes est qu'elles ont été construites pendant une période où il s'est trouvé que l'activité sismique était relativement faible - du moins pour le Japon.

On s'est basé sur cette activité pour définir la résistance anti-sismique des installations nucléaires, et on en a construit 55, ce qui fait du Japon le troisième producteur mondial d'électricité nucléaire.

Or, à partir de 1995 et du grand tremblement de terre qui a dévasté la ville de Kobe, il y a eu un regain d'activité sismique sur l'archipel.

Il aurait été donc nécessaire de revoir à la hausse la protection anti-sismique des centrales. Pour Katsuhiko, les centrales qui ne pouvaient pas être suffisamment sécurisées devaient être fermées.

Cela n'a pas été fait. Et Tepco n'a pas pris en compte les failles sismiques sous-marines, notamment dans la zone de Kashiwazaki-Kariwa. Le risque lié aux tremblements de terre a été systématiquement sous-estimé, aussi bien par les experts nationaux de la sûreté nucléaire que par l'industriel.

Au demeurant, Tepco n'en est pas à son premier manquement en matière de sécurité. En 2002, l'entreprise a été au centre d'un scandale après avoir falsifié des documents d'inspection pour dissimuler des problèmes survenus sur certains de ses réacteurs.

Le PDG, le vice-président et le président du conseil d'administration durent démissionner en choeur. La falsification concernait au moins trois incidents qui affectaient déjà les centrales de Fukushima et de Kashiwazaki-Kariwa... " (Mediapart)

 

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Auteur : Marcel Thiriet

Source : marcelthiriet.blogspot.com

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COMMENT LE SÉISME JAPONAIS A TRANSFORMÉ LA TERRE

Postée le 16/03/2011 à 18h08

Comment le séisme japonais a transformé la Terre

 
Le très puissant tremblement de terre a eu des conséquences sur la position de l'archipel et sur l'axe de rotation de la planète.

Le tremblement de terre qui a frappé vendredi le Japon a été si puissant qu'il a modifié la planète.

Résultat d'un mouvement de cisaille entre deux plaques tectoniques (Pacifique et Amérique du Nord), le séisme était de magnitude 8,9 ou 9 selon les mesures, un record pour le pays. La catastrophe aurait déplacé l'île principale japonaise de 2,4 m, et aurait modifié l'axe de rotation de la Terre de dix centimètres.

Pour mesurer le déplacement des terres nippones, les experts de l'institut de géophysique américain (USGS) ont utilisé des données satellites. "Nous savons qu'une station GPS a bougé de 2,4 m et nous avons vu sur la carte de l'Autorité japonaise d'information géospatiale (GSI) que ce déplacement correspondait à un glissement de la masse terrestre de la même ampleur", a expliqué un porte-parole, interrogé par CNN.

Habituellement, la plaque Pacifique grignote 83 millimètres par an sur la plaque nord-américaine.

Autre conséquence du séisme, l'axe de rotation de la Terre aurait été déplacé de dix centimètres, selon des résultats préliminaires de l'Institut national italien de géophysique et de vulcanologie (INGV).

Si c'était confirmé, cela n'impacterait pas fondamentalement le rythme de vie de la planète, puisque les journées ne seraient allongées ou réduites que de quelques millionièmes de seconde.

Les séismes importants ont souvent des répercussions sur la planète, comme celui de 2010 au Chili ou de 2004 à Sumatra. Le tremblement de terre d'Haïti, en 2010, était, quant à lui, plus faible que certaines répliques du récent séisme au Japon, selon l'USGS.
 

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Auteur : Guerric Poncet

Source : www.lepoint.fr

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MEDIATOR : IL FAUT SCINDER L'AFSSAPS EN DEUX AGENCES AUTONOMES

Postée le 16/03/2011 à 18h02

 

Avec Bernard Debré, urologue et député UMP, et le pneumologue Philippe Even, connus pour leur liberté de ton, il ne fallait pas s'attendre à autre chose. C'est un rapport sans concessions qu'ils remettent, mercredi 16 mars, au ministre de la santé et au président de la République, sur l'organisation de la sécurité du médicament, à la suite de l'affaire du Mediator.

Ils y pointent principalement un problème de structure et de compétences à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Et n'hésitent pas, en conclusion, alors que déjà l'ancien directeur général est parti et que plusieurs responsables ont été remerciés, à réclamer d'autres départs, estimant une telle décision indispensable à la mue de l'institution.

Philippe Even s'explique sur les préconisations du rapport.

Quelles sont les principales restructurations nécessaires pour rendre le système plus efficace ?

Philippe Even : Il faut séparer clairement les responsabilités de l'Afssaps et de la Haute autorité de santé (HAS), qui se détestent. Pour ce faire, il faut scinder l'Afssaps en deux agences autonomes, l'une s'occupant de la pharmacovigilance, l'autre de l'évaluation des médicaments.

Cette dernière regrouperait la commission d'autorisation de mise sur le marché et celle de la transparence, qui est aujourd'hui rattachée à la Haute autorité de santé. La HAS serait déchargée de l'évaluation des médicaments, et se concentrerait sur ce que doit être son rôle, les recommandations sur l'exercice médical (parcours de soins, actes utiles et inutiles...).

A l'avenir, il faut que la clé du remboursement soit liée à l'amélioration apportée par un médicament. Ce qui aboutira à 1 500 déremboursements de molécules inutiles sur 1 500, soit bien davantage que les 800 prévues. Il faut en finir avec les copies de médicaments, qui coûtent un argent fou à l'assurance-maladie.

Et je considère, de façon plus générale, qu'il faut éviter tous les gaspillages et revenir à une médecine humaine, personnalisée, sobre et la moins chère possible.

Pourquoi ne pas insister sur les conflits d'intérêts ?

Parce que le sujet fait consensus, et donc que les choses vont avancer. Cependant, il ne faut pas couper tout contact entre médecins et industrie. Pour que l'innovation progresse, il est important que recherche publique et privée travaillent de concert. Mais il faut s'assurer que ceux qui acceptent le rôle d'experts et évaluent les médicaments soient totalement indépendants.

C'est sur l'expertise interne de l'Afssaps qu'il nous semble urgent d'insister. Ces experts doivent être vraiment des experts. Il faut réussir à attirer l'élite de la médecine, en lui offrant un véritable statut, comme aux Etats-Unis, et une rémunération intéressante.

L'idée serait qu'ils consacrent trois ans de leur carrière à l'évaluation des médicaments, avec la garantie de pouvoir retrouver leur poste d'origine par la suite. Aujourd'hui, ils sont 3500 ; il en faut 40, mais hyper-compétents et responsables de leurs prises de décision.

Vous expliquez dans le rapport, à la suite de vos auditions, que bon nombre d'acteurs ne semblent pas prêts à une vraie restructuration du système...

Mon sentiment est que le ministre de la santé Xavier Bertrand veut aboutir à de profonds changements. Pourra-t-il aller contre les pressions de l'industrie pharmaceutique, qui cependant devraient être faibles puisque les laboratoires semblent avoir compris que l'époque des copies est révolue et qu'ils ont besoin du soutien financier de l'Etat pour innover, et qu'en outre ils ont une image à restaurer ?

Mais surtout, le ministre pourra-t-il aller contre les pressions de la haute administration, qui a fait son jardin de toutes ces agences sanitaires ? Les choses changeront cependant, car elles ne peuvent rester ainsi.

Des rapports parlementaires avaient déjà pointés les dysfonctionnements du système, mais personne ne voulait vraiment qu'ils sortent, car beaucoup de députés ne supportaient pas la remise en cause de l'industrie pharmaceutique.

Le président de la République lui-même, en remettant les insignes de Grand-croix de la légion d'honneur à Jacques Servier, lui disait dans son discours qu'il avait raison de critiquer l'empilement des mesures et des normes.

Mais désormais les 500 morts attribués au Mediator ont électrisé la France, les informations sont remontées, et l'opinion a pu prendre conscience du problème.

Vous étiez déjà sévères sur ce système. Que nous apprend en plus l'affaire du Mediator ?

Je connaissais la nature des problèmes, mais je ne pensais pas que c'était à ce point là. L'enquête de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) relève quasiment du roman policier. Il y a là toutes les raisons pour que cela ne marche pas : les mensonges, les oublis, les questions des industriels qui permettent opportunément de reporter toute décision...

Vous critiquez la communication et le problème de hiérarchisation de l'Afssaps, notamment sur la liste des 77 médicaments mis sous surveillance. Mais vous-mêmes estimez dans le rapport que 12 % des molécules sur le marché français sont potentiellement dangereuses. Ne risquez-vous pas d'affoler les foules ?

Ce pourcentage ne veut pas dire qu'il y a de nombreux Mediator, mais je juge important que les médecins prennent conscience, alors que l'information a du mal à passer, qu'il faut être extrêmement prudent avec cette masse de médicaments et les risques d'interactions.

 

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Auteur : Laetitia Clavreul

Source : www.lemonde.fr

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LE LHC EST REPARTI À LA CHASSE AU BOSON DE HIGGS

Postée le 16/03/2011 à 14h22

Le LHC est reparti à la chasse au boson de Higgs

 

Les collisions entre faisceaux de protons ont repris depuis quelques jours au LHC. L'objectif principal est de vérifier la dernière prédiction principale du modèle standard des interactions électrofaibles, le boson de Higgs-Englert-Brout, censé être à l'origine des masses des bosons W et Z.

L'année 1983 a été une date importante dans notre recherche de nouvelles clés pour comprendre l'évolution de l'univers du Big Bang au Vivant. En utilisant le technique de refroidissement stochastique mise au point par le prix Nobel de physique Simon van der Meer, qui vient tout juste de nous quitter, les chercheurs du Cern faisaient la découverte des fameux bosons Z et W prédits par la théorie électrofaible de Glashow-Salam-Weinberg.

Ces particules massives sont l'équivalent des photons des forces électromagnétiques, mais contrairement à eux, ils ne peuvent pas voyager sur des distances infinies dans l'univers. Ils interviennent dans les réactions entre quarks et leptons faisant intervenir la force nucléaire faible à l'origine de la radioactivité bêta et de la nucléosynthèse de certains éléments.

21 janvier 1983, à 15 h, le Cern annonçait : « UA1, parmi 1 milliard de collisions, a observé 5 événements révélant la signature du boson W chargé. Les résultats déterminent aussi la masse du W en concordance avec les prédictions de la théorie électrofaible ». Ce résultat fut le couronnement de quatre années de travail intensif.

Une particule manquante

Presque toutes les prédictions de la théorie électrofaible ont été vérifiées, parfois avec une grande précision notamment dans les collisions d'électrons et de positrons effectuées grâce au prédécesseur du LHC, le LEP.

Il reste cependant un élément clé de la théorie électrofaible qui n'a toujours pas été vérifié. Il s'agit du mécanisme dotant les bosons W et Z d'une masse. Celui-ci fait intervenir un nouveau boson, proposé presque simultanément il y a presque cinquante ans par Peter Higgs, François Englert et Robert Brout.

Des variantes du mécanisme de brisure de la symétrie électrofaible à l'origine des masses des bosons W et Z, mais aussi des autres particules connues, ont été proposées. On peut dire que le but principal du LHC est d'élucider ce mécanisme de brisure, qu'il soit conforme en tout point au modèle de Higgs-Englert-Brout ou qu'il fasse aussi intervenir de la supersymétrie ou une autre physique plus spéculative.

Dans ce but, des collisions de protons capables de produire le boson de Higgs-Englert-Brout se déroulent à nouveau au LHC depuis le depuis le 13 mars 2011. Les collisions à 7 TeV sont scrutées pour y chercher le mythique boson ainsi que des traces d'une nouvelle physique, peut-être à l'origine de la matière noire et de l'énergie noire.

 

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Auteur : Laurent Sacco, Futura-Sciences

Source : www.futura-sciences.com

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SARKOZY PRIVILÉGIE LA SANTÉ DE L'INDUSTRIE NUCLÉAIRE À CELLE DES FRANÇAIS

Postée le 16/03/2011 à 14h08

Sarkozy privilégie la santé de l'industrie nucléaire à celle des Français

 

Communiqué de presse du Réseau Sortir du nucléaire du 16 mars 2011

En réaction à l'épouvantable catastrophe nucléaire japonaise, l'Allemagne ferme ses 7 réacteurs les plus âgés, la Suisse a suspendu son programme de renouvellement de centrales nucléaires, mais la France est plus occupée à rassurer son industrie nucléaire que protéger ses concitoyens des risques nucléaires.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" condamne avec la plus grande fermeté la déclaration scandaleuse du Président Sarkozy aujourd'hui en Conseil des Ministres (1)

"Non, Monsieur le Président, la France n'a pas fait le choix de l'énergie nucléaire, ni les citoyens ni le Parlement n'ont été consultés au lancement du programme nucléaire. Ce sont les Français qui doivent aujourd'hui décider si la France doit ou non continuer de recourir à cette énergie hautement dangereuse qu'est le nucléaire, et pas un Président en fin de quinquennat et à bout de souffle dans les sondages" déclare François Mativet, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire".

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige la fermeture immédiate des 16 réacteurs nucléaires en service depuis plus de 30 ans en France et un plan de sortie du nucléaire (2). Il sollicite par ailleurs un référendum sur la sortie du nucléaire.

 

Notes :

(1) Déclaration du Président de la République au Conseil des Ministres le 16.03.11
Citation : "La France a fait le choix de l'énergie nucléaire, qui constitue un élément essentiel de son indépendance énergétique et de la lutte contre les gaz à effet de serre."

(2) Voir notre communiqué du 15/03/11 : http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=772

Communiqué reçu par mail. Pas de lien Source

 

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Auteur : Réseau Sortir du nucléaire

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PESTICIDES : «L'ESPÉRANCE DE VIE A COMMENCÉ À BAISSER» 1/3

Postée le 16/03/2011 à 13h30

Pesticides : «L'espérance de vie a commencé à baisser» 1/3

 
Titre original : Débat sur les pesticides : «L'espérance de vie a commencé à baisser»
 

Interview (version intégrale) - Marie-Monique Robin, auteure du documentaire «Notre poison quotidien» face à Jean-Charles Bocquet, représentant des fabricants de pesticides.

Ces deux-là ne s'étaient jamais rencontrés. Jean-Charles Bocquet est le directeur général de l'UIPP (l'Union des industries de la protection des plantes), qui représente les fabricants de pesticides. La journaliste Marie-Monique Robin a tenté en vain de l'interviewer pour son enquête sur la façon dont l'industrie chimique empoisonne nos assiettes (Notre poison quotidien, documentaire diffusé mardi soir sur Arte et un livre en librairie le 24 mars). A l'invitation de Libération, Jean-Charkes Bocquet accepte le dialogue. Discussion franche et animée, vendredi 11 mars, enregistrée à Libé (et visible en vidéo).

Jean-Charles Bocquet, pourquoi acceptez-vous de parler?

Jean-Charles Bocquet: Je participe volontiers aux débats. Je veux indiquer qu'on ne s'empoisonne pas aujourd'hui avec les pesticides. Mais j'avais refusé d'être interviewé pour cette enquête, parce que certaines séquences du film Le monde selon Monsanto étaient biaisées.

Marie-Monique Robin: J'aimerais que vous me disiez lesquelles. Vous m'avez dit que je n'avais pas essayé de rencontrer Monsanto. Ce qui est incroyable. Je suis même allée à Saint-Louis dans le Missouri: au bout du compte, on m'a dit non.

J.-C.B.: La référence à l'agent orange m'a choquée. Cet herbicide a été utilisé au cours de la guerre du Vietnam. Aujourd'hui, les produits qui sont sur le marché ne sont pas ceux dont vous parlez.

M.-M.-R.: Mon film était un portrait historique de cette entreprise. Le problème, c'est qu'aujourd'hui encore, Monsanto continue de nier avoir caché la toxicité de l'agent orange à l'armée américaine. Je raconte cela dans mon livre. J'en profite pour vous le remettre officiellement, ainsi que mon film. J'espère que vous le lirez avec attention. Malgré tout, je suis ravie de vous rencontrer. Je fais partie de ces journalistes qui aiment mettre la plume dans la plaie. Mais je pense aussi qu'il faut avoir le courage d'affronter les arguments, c'est comme cela qu'on progresse.
 


 

Certains faits de votre documentaire sont troublants, comme ces jeunes agriculteurs atteints par la maladie de Parkinson.

M.-M.-R.: Une étude canadienne a montré que 88% des études épidémiologiques établissent un lien entre l'exposition aux pesticides et certains cancers. Dans mon film, le docteur Jean-Luc Dupupet, de la Mutualité sociale agricole (MSA), dit qu'une dizaine de cancers ainsi que des maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer ou la maladie de Charcot) peuvent être reconnus comme maladies professionnelles.

J.-C.B.: Certaines études mettent en effet en évidence un lien possible entre certaines maladies et des expositions à des pesticides. C'est regrettable. Mais les maladies professionnelles sont en général liées au parcours professionnel de l'agriculteur. Il existe dans le tableau des maladies professionnelles de la MSA un seul cas bien identifié, celui de l'arsenite de soude, produit qui a été interdit en 2001.

M.-M.-R.: C'est vrai. Mais la situation n'est pas aussi rose que ça. Car pour inscrire une maladie, c'est très long. Comme les agriculteurs sont exposés à de nombreuses substances, il est très difficile d'établir un lien direct entre une molécule et un cancer. Sauf que, par exemple, j'ai rencontré un céréalier de Lorraine, Dominique Marshall, qui a une infection de la moelle osseuse qui conduit à une leucémie, ce qui est très rare à 43 ans.

Il s'est rendu compte que le benzène, associé aux leucémies, fait partie des maladies professionnelles. Il s'est dit qu'il y avait peut-être du benzène dans les produits qu'il avait utilisés. On lui a dit que non. Mais sa femme a pris les bidons et les a faits tester par un laboratoire courageux (car beaucoup ont pris peur et ont refusé). Le syndrome dont souffre Dominique Marshall a été classé en maladie professionnelle. Car sur les 16 molécules, toutes contenaient du benzène, fait caché par les fabricants de pesticides.

J.-C.B.: Vous n'avez pas le droit de dire ça. Le benzène a été utilisé jusque dans les années 1970-1980 dans les formulations et a été retiré depuis. Mais il peut y avoir des traces de benzène dans certains solvants pétroliers.

M.-M.-R.: Il ne s'agit pas de traces, là.

J.-C.B.: Les industriels ne peuvent absolument pas cacher la formulation des produits mis sur le marché, ce serait de la fraude.

Vos produits ne sont plus toxiques?

J.-C.B.: Les indices de toxicité se sont énormément améliorés. L'industrie fait des tests pour ne mettre sur le marché que des produits qui, utilisés dans les conditions d'emploi, ne présentent pas de risques pour la santé et respectent l'environnement.
 


 

M.-M.-R.: On ne peut pas laisser passer ça. Je cite aussi le cas de Paul François, qui a été victime d'intoxication aiguë avec du Lasso, un herbicide de Monsanto. L'entreprise a caché la présence d'une molécule extrêmement toxique, le chloroacétate de méthyle. Il a fallu que Paul François fasse faire l'analyse par un laboratoire là encore courageux. Monsanto a été obligé de reconnaître qu'il y avait cette molécule, à 0,6%. Donc plus que des traces.

 

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Auteur : Coralie Schaub (liberation.fr)

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PESTICIDES : «L'ESPÉRANCE DE VIE A COMMENCÉ À BAISSER» 2/3

Postée le 16/03/2011 à 13h29

Pesticides : «L'espérance de vie a commencé à baisser» 2/3

 
L'industrie publie-t-elle toutes ses études?

J.-C.B.: Non, car nous sommes sur un secteur très concurrentiel. Mais vous pouvez nous faire confiance, parce que toutes les études sont réalisées avec des tests établis selon des procédures internationales. Les entreprises les réalisent avec la possibilité d'avoir des audits par des organismes certifiés qui viennent à l'improviste.

M.-M.-R.: Malheureusement, ces molécules ne sont pas bien testées. Je suis allée au Centre international de recherche sur le cancer, le CIRC, à Lyon, qui dépend de l'OMS. J'y ai rencontré l'un de ses responsables, Vincent Cogliano.

Il m'a dit ceci: «sur les 100.000 molécules chimiques qui ont été libérées dans l'environnement, seules 935 ont été évaluées par le CIRC». Dont moins d'une trentaine de pesticides. Les seuls qu'il ait pu évaluer sont les vieux pesticides comme le DDT.

Et il a ajouté, très gêné: «le problème, c'est que les fabricants ne publient jamais leurs données toxicologiques dans les études scientifiques à comité de lecture». Ce qui empêche le CIRC d'évaluer le potentiel cancérigène des pesticides.

J.-C.B.: Vous faites des amalgames. La réglementation nous empêche de cacher des choses. Toutes les données sont transmises aux autorités.

M.-M.-R.: Oui mais elles ne sont pas publiques, on ne peut pas avoir accès aux données brutes. Elles sont couvertes par le secret professionnel alors que les données toxicologiques ne devraient jamais l'être.

J.-C.B.: La réglementation, je le répète, est extrêmement encadrée et sévère. La première, en France, date des années 1940. Elle a été complétée en 1991 par une directive européenne et elle sera à nouveau renforcée en juin 2011 par un règlement d'application immédiate.

Tout pesticide mis sur le marché aujourd'hui en Europe, qu'il soit chimique de synthèse ou naturel (cuivre, soufre, bactéries...), doit être évalué selon cette réglementation européenne. Et un produit qui aurait un effet néfaste pour la santé dans les conditions d'emploi n'est pas autorisé.

Comme pour un médicament à usage humain, il y a une étiquette sur chaque flacon avec les classements toxicologiques. Vous savez si votre produit est dangereux ou moins dangereux, vous avez les informations relatives aux effets éventuels sur l'environnement, les abeilles par exemple, les cultures pour lesquelles vous pouvez l'utiliser, les doses, le nombre maximum de traitements que vous pouvez faire sur une année, etc...

C'est comme la voiture, certaines sont extrêmement puissantes. Dans la mesure où le code de la route est respecté, elle ne représentent pas de risque pour la santé.

M.-M.-R.: Je voudrais répondre à cela. Je suis née sur une ferme dans le Poitou-Charentes. J'ai d'ailleurs dans ma famille pas mal d'agriculteurs malades, qui ont un cancer de la prostate ou qui sont morts brutalement. Ils ont manipulé beaucoup de pesticides. On leur a toujours dit qu'il fallait mettre des combinaisons et des gants.
 


 

J.-C.B.: Pas toujours.

M.-M.-R.: C'est marqué dessus. Sur tous les bidons, il y a une croix et la mention «mettez un masque, une combinaison»... Malheureusement, elles ne servent à rien du tout.

J.-C.B.: C'est faux, Madame.

M.-M.-R.: Le 15 janvier 2010, l'Agence française de sécurité sanitaire du travail (AFSSET) a publié un rapport très inquiétant sur l'efficacité de ces combinaisons. Il conclut qu'elles ne protègent pas et demande qu'on les retire.

J.-C.B.: C'est une présentation biaisée du rapport. Les combinaisons ont été testées dans des conditions particulières de laboratoire, on voulait évaluer leur perméation aux produits chimiques en général. Pour les combinaisons utilisables pour des produits phytopharmaceutiques, trois sur quatre sont correctes.

M.-M.-R.: Vous parlerez avec la MSA, qui est convaincue elle aussi que la plupart de ces combinaisons ne servent à rien, je l'ai filmé.

Si les agriculteurs ont besoin d'un scaphandre pour pulvériser leurs pesticides, ce n'est pas rassurant pour les consommateurs...

J.-C.B.: Je comprends que cela puisse inquiéter le citoyen. C'est pour cela que nos adhérents travaillent pour trouver des produits de moins en moins toxiques. J'ajoute que beaucoup de produits ménagers utilisables dans nos maisons ont des classements toxicologiques comparables aux produits phytopharmaceutiques. La seule différence, c'est que les pesticides sont systématiquement évalués, contrairement aux produits ménagers.

M.-M.-R.: Non, on ne peut pas dire ça...
 


 

Trouve-t-on des résidus de pesticides dans notre assiette?

J.-C.B.: Oui, si le produit n'est pas totalement dégradé, vous pouvez avoir des traces. C'est la raison pour laquelle, avant de demander une autorisation de mise sur le marché, d'énormes études sont faites.

La notion de Dose journalière admissible (DJA) prévue par la réglementation nous protège-t-elle?

J.-C.B.: Tout à fait. Elle nous protège de risques sur la santé à court et long terme. La DJA est un critère de toxicité qui caractérise l'effet des produits sur le consommateur au travers de l'ingestion. Les tests sont faits avec des animaux nourris tous les jours de leur vie, y compris sur la génération suivante.

Marie-Monique Robin, vous avez découvert au cours de votre enquête que cette DJA a été calculée sur un coin de table par quatre personnes...

M.-M.-R.: J'ai travaillé six mois sur la DJA, je voulais vraiment comprendre. C'est une nébuleuse, une boîte noire. J'ai retrouvé les seules archives vidéo de son inventeur, René Truhaut, un toxicologue français. Son idée de départ était très bonne. Il explique qu'à la fin des années 1950, il y avait partout des additifs alimentaires et des pesticides extrêmement dangereux. Il s'est donc dit qu'il fallait faire quelque chose et a suggéré de créer la DJA.

Il explique comment il s'est dit qu'il allait adopter le principe de «la dose fait le poison», établi par Paracelse, un médecin suisse du 16ème siècle. Sauf que c'est complètement bidon. La DJA, c'est la dose de poison qu'on peut ingérer tous les jours, soit-disant, sans tomber malade. Mais on a décidé cela de façon totalement arbitraire, au doigt mouillé. René Truhaut lui-même a déploré qu'on n'ait pas fait d'études scientifiques pour prouver la validité du concept.
 

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PESTICIDES : «L'ESPÉRANCE DE VIE A COMMENCÉ À BAISSER» 3/3

Postée le 16/03/2011 à 13h28

Pesticides : «L'espérance de vie a commencé à baisser» 3/3

 
D'autant qu'on ne sait pas grand chose des conséquences sur la santé des produits lorsqu'ils sont mélangés, ce qu'on appelle l'«effet cocktail»...

M.-M.-R.: Des scientifiques danois puis britanniques ont testé de toutes petites doses de pesticides, bien inférieures à la DJA. Pris séparément, ils n'avaient aucun effet sur les rats. Mais quand ils les mélangeaient, c'était 60% d'effet. Des effets énormes, sur la reproduction, ou causant des malformations congénitales.

J.-C.B.: Les industriels évaluent actuellement les conséquences de l'effet cocktail, suite aux nombreuses questions posées par la société civile.

M.-M.-R.: La réglementation a été faite pour protéger les produits, pas les consommateurs. Plusieurs études financées par la Communauté européenne montrent qu'il y a un effet cocktail d'autant plus inquiétant que nous sommes des bombes chimiques, nous avons tous entre 200 et 300 produits chimiques dans le corps qui interagissent.

J.-C.B.: Et c'est pour ça que nous vivons de plus en plus vieux....

M.-M.-R.: Non. L'espérance de vie a commencé à baisser aux Etats-Unis. Et l'Europe va suivre, parce que toutes les générations nées dans les années 1960-1970 arrivent à l'âge où se déclenchent les maladies chroniques causées par ces produits.

Un certain nombre de molécules (les pesticides, mais aussi les phtalates contenus dans les plastiques) peuvent agir à des doses très faibles sur l'activité hormonale et avoir des conséquences sur la reproduction. C'est pour cela que les hommes nés en 1970 ont 50% de spermatozoïdes en moins que ceux nés en 1930.

J.-C.B.: On ne sait pas aujourd'hui expliquer ce constat.

M.-M.-R.: Si. Il y a un rapport du Parlement européen là-dessus. Il y a un consensus sur le fait qu'il y a un effet sur le foetus lorsque les femmes enceintes sont exposées aux résidus de ces molécules. Pour beaucoup de molécules, ce n'est pas la dose, mais le moment de l'exposition qui fait le poison. On le sait depuis quinze ans. J'ai interviewé une ancienne lobbyiste d'un fabricant, Sandoz, racheté depuis par Syngenta. C'est l'un de vos adhérents.

Lisez mon livre, vous verrez comment Sandoz a bloqué tout le dossier des perturbateurs endocriniens. Notamment un produit, l'atrazine, qui change le sexe des poissons. Il est interdit en France depuis six ans, mais on le retrouve encore dans les eaux de surface. Et j'espère qu'il va enfin être interdit aux US.

Cette femme m'a raconté comment elle a créé et financé des faux groupes pro-pesticides. Dans chaque Etat américain, des scientifiques soit-disant indépendants répondaient à la presse. Il y a en France un site internet, Agriculture et environnement, qui ne se manifeste pas comme une émanation de l'industrie des pesticides mais qui en est un.

J.-C.B.: C'est un journal, avec un site internet, c'est ça? C'est un journaliste indépendant, qui essaie de faire une analyse de toutes les thèses et informations disponibles. Il n'est pas lié à l'UIPP.

M.-M.-R.: Mais à vos adhérents, peut-être. Une enquête sortira là-dessus bientôt.
 


 

L'enquête de Marie-Monique Robin conclut aussi que les autorités sanitaires françaises et européennes ne sont pas à l'abri de conflits d'intérêt.

J.-C.B.: Les conflits d'intérêt sont un thème d'actualité et nous souhaitons, nous UIPP, qu'il soit porté à la connaissance de la collectivité toute entière. Sur des thématiques précises comme les perturbateurs endocriniens, nous pensons qu'il est nécessaire de mettre autour de la table les personnes compétentes, de l'industrie, du Ministère, des universités ou des labos de recherche ou des ONG.

M.-M.-R.: Ce serait très bien.

Peut-on nourrir le monde avec une agriculture non chimique?

J.-C.B.: Aujourd'hui, non. On a essayé de mettre au point des méthodes agronomiques, culturales ou physiques, comme la herse ou le binage. On a essayé d'utiliser des produits biologiques, naturels. Cela donne des rendements inférieurs de 40 à 50% par rapport aux solutions chimiques.

M.-M.-R.: Olivier de Schutter, le rapporteur spécial de l'ONU contre la faim, dit exactement l'inverse. Il fait le bilan de l'agriculture industrielle. Ce système va dans le mur, il épuise les ressources, l'eau, les sols, participe à hauteur de 33% aux émissions de gaz à effets de serre. Et il n'a pas nourri le monde: il reste près d'un milliard de personnes en état de malnutrition et trois millions d'enfants meurent chaque année de faim.

Et Olivier de Schutter explique qu'avec l'agroécologie pure, sans aucun entrants chimiques, on peut doubler les rendements, bien supérieurs à ce que fait l'industrie chimique. C'est le sujet de mon prochain film.
 


 

J.-C.B.: Je suis là pour apporter des solutions à l'agriculteur et à vous, consommatrice, pour que vous puissiez ne dépenser que 12% de votre pouvoir d'achat dans la nourriture. Sinon, vous montez à 20-25%.

M.-M.-R.: Non parce que vous ne tenez jamais compte des maladies, de l'eau polluée, de l'appauvrissement des sols, etc.... Si vous additionnez tous les véritables coûts, l'agriculture industrielle coûte six fois plus cher que le biologique. Un rapport du Parlement Européen montre que si on supprimait les pesticides, on gagnerait 30 milliards d'euros par an.

J.-C.B.: Si c'était possible, on le ferait. Vous pensez que les agriculteurs sont stupides?

M.-M.-R.: Non, ils sont victimes d'une propagande et d'un système capitalistique qu'on leur a imposé. Je suis bien placée pour en parler, mon père agriculteur le dit aujourd'hui avec beaucoup de regret.
 

Note de geof : la santé n'a pas de prix
 

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Auteur : Coralie Schaub (liberation.fr)

Source : www.liberation.fr

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BIO : DOUBLER LES RENDEMENTS DANS LES PAYS TROPICAUX

Postée le 16/03/2011 à 01h00

Bio : doubler les rendements  dans les pays tropicaux

 
Titre original : Les techniques biologiques permettent de doubler les rendements dans les pays tropicaux
 

Dans un rapport publié le 8 mars, le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation exprime très nettement le potentiel considérable de l'agriculture biologique dans la lutte contre la faim dans le monde.

Olivier De Schutter confirme que les techniques de l'agriculture biologique permettent d'obtenir des rendements beaucoup plus importants que l'agriculture conventionnelle (chimique) dans tous les milieux non-tempérés – c'est-à-dire sur l'essentiel de la planète à l'exception de l'Europe et de l'Amérique du Nord.

De plus, il insiste sur leur capacité à résister aux incidents climatiques (résilience), à créer de nombreux emplois, à maintenir un tissu rural dynamique et à permettre une alimentation plus équilibrée et plus nourrissante.

Il appuie ses conclusions à la fois sur :
· plusieurs études de grande ampleur (comme celle de l'Université d'Essex dans 57 pays et concernant 37 millions d'hectares),
· des exemples très concrets pris à travers l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du sud, et concernant diverses techniques comme l'utilisation de cultures associées (notamment l'agroforesterie), la fertilisation organique, l'utilisation de variétés locales adaptées au milieu, la préservation des sols, la lutte biologique, la valorisation des savoirs paysans...

Une fois de plus, les faits objectifs contredisent de façon cinglante l'affirmation de comptoir qui voudrait que la bio obtienne prétendument de plus faibles rendements : seules les agricultures conventionnelles européennes et nordaméricaines sont plus productives que la bio, pour des raisons qui ne peuvent être ni extrapolées ni généralisées au reste de la planète.
 


 

En revanche, Agir Pour l'Environnement regrette que le Rapporteur spécial choisisse d'utiliser un terme ambigu, celui d'agroécologie, au lieu d'appeler un chat un chat et de parler d'agriculture biologique. Ce choix sémantique contestable s'explique probablement par la volonté de ménager les susceptibilités de certains hauts-responsables de la FAO (organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture), comme son directeur connu pour ses prises de positions récurrentes contre la bio.

La présence dans le rapport d'Olivier De Schutter de quelques exemples très minoritaires d'expériences acceptant un recours limité aux engrais chimiques n'augmente pas sa portée, et apparaît même incongrue et source de confusion : les exemples 100 % bio sont pourtant très majoritaires dans le rapport et suffisent à démontrer l'efficacité très supérieure de la bio par rapport à l'agrochimie.

Le refus de parler explicitement d'agriculture biologique réduit la compréhension des enjeux et la portée des recommandations formulées.

Pourquoi demander aux Nations-Unies de mettre en place des recherches agronomiques sous une nouvelle dénomination au lieu d'amplifier et soutenir celles qui sont menées en agriculture biologique ?

Pourquoi dépenser énergie et moyens pour créer des synergies entre des groupes épars alors que de telles synergies sont déjà en cours au sein des fédérations d'agriculture biologique (comme la fédération internationale bio IFOAM) ?

Il serait bien plus efficace de conforter et d'amplifier les travaux et dynamiques engagées à travers le monde par les paysans biologiques, que de réinventer l'eau tiède sous prétexte de ménager l'obscurantisme de quelques responsables institutionnels dépassés.

Quoi qu'il en soit, le rapport d'Olivier De Schutter pourrait marquer un tournant dans la compréhension de l'agronomie tropicale par les institutions internationales : les techniques biologiques y sont clairement reconnues comme bien plus efficaces que le recours à la chimie.

Qui plus est, elles sont plus résilientes, créent davantage d'emplois et permettent une alimentation plus variée et plus riche. Les décideurs agricoles sauront-ils lire ?

Le rapport : http://www.srfood.org/images/stories/pdf/officialreports/20110308_a-hrc-16-49_agroecology_fr.pdf
 

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LE OUAOUARON : UNE ESPÈCE ENVAHISSANTE EN FRANCE !

Postée le 16/03/2011 à 00h21

Le ouaouaron : une espèce envahissante en France !

 
En France, l'avenir des amphibiens s'annonce difficile, notamment du fait de la disparition des zones humides. Depuis quelques dizaines d'années, une nouvelle espèce introduite, le ouaouaron (appelé grenouille taureau en France) menace le fragile équilibre de ces milieux.

Cette grenouille fait preuve d'étonnantes capacités d'adaptation et les populations augmentent très rapidement. L'historique des introductions de cette espèce dans le monde et sa forte progression inquiètent fortement les spécialistes des amphibiens.

Afin de limiter son impact et d'empêcher sa dispersion en France, Cistude Nature a débuté dès 2003 un programme de quatre ans visant à mettre en place un plan d'éradication du ouaouaron en Aquitaine.

Ce programme se divise en plusieurs parties visant à mieux connaître la biologie de l'espèce, sa répartition et son impact sur les amphibiens autochtones :

• Un inventaire qui consiste à connaître précisément la répartition actuelle du ouaouaron dans le sud-ouest de la France. Des écoutes de nuit sont réalisées (le chant du mâle est très caractéristique) et les têtards sont recherchés à l'épuisette dans les étangs. Il est alors possible de savoir sur quelles zones agir et d'appréhender l'ampleur du travail. Les populations apparaissent divisées en noyaux de taille plus ou moins importante, recouvrant parfois des territoires de près de 300 km².

• Une étude du régime alimentaire confirme l'impact de l'espèce sur la faune patrimoniale. Les amphibiens sont en effet présents dans plus de 50 % des estomacs, ce qui montre que le ouaouaron est un prédateur redoutable pour les autres grenouilles, crapauds et tritons.

• Pour mieux comprendre les mécanismes de dispersion et la biologie de l'espèce en général, un suivi par radio pistage est mis en place depuis 2004. Il est ainsi possible d'obtenir des informations sur les déplacements de l'espèce, son domaine vital, sa survie, ses sites d'hibernation et son cycle d'activité. Cette étude a par exemple permis de démontrer que le ouaouaron peut parcourir de grandes distances et utiliser les cours d'eau pour se déplacer.

• Différents tests de capture sont réalisés dans le but de sélectionner les méthodes les plus efficaces et les moins onéreuses. Elles devront à terme permettre de freiner la progression de l'espèce. Les premiers résultats portent pour le moment sur le ramassage des pontes, le piégeage des têtards et le tir des adultes. Aucune méthode efficace n'a pour l'instant été trouvée pour le stade juvénile.

• La sensibilisation et la communication constituent une partie importante du programme. En effet, la répartition actuelle, en noyaux isolés, montre que l'espèce a surtout progressé grâce aux déplacements d'individus par l'humain. Ces déplacements sont bien plus dommageables que la propre dispersion de l'espèce. Ces déplacements doivent donc être arrêtés au plus vite.

Cistude Nature a donc édité des brochures et des affiches afin de sensibiliser le grand public au danger des déplacements d'individus. Le programme est régulièrement cité dans les médias ou lors de colloques scientifiques.
 

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Auteur : Cistude Nature

Source : www.amphibia-nature.org

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ADOLESCENTS ET POURTANT PARENTS

Postée le 16/03/2011 à 00h01

Adolescents et pourtant parents

 
ARGENTINE - Des milliers d'enfants naissent chaque année de mères mineures. A Buenos Aires, un centre leur propose thérapies et conseils.

Elles sont souvent très jeunes, âgées entre 13 et 16 ans pour la plupart. La cadette avait encore 11 ans lorsqu'elle a accouché.

En 2009 à Buenos Aires, la proportion des naissances de mère mineure s'élevait à près de 16%, soit plus d'un millier dans la principale maternité de la capitale fédérale argentine.

Surchargées, les structures de l'Etat ne sont pas toujours bien armées pour lutter contre les problèmes engendrés par ces maternités précoces. Depuis sept ans, un projet est né de la collaboration de deux fondations, l'une suisse et l'autre argentine. Jakaira, c'est son nom – emprunté à la mythologie aborigène –, se définit comme un centre spécialisé en adolescence, petite enfance, maternité et paternité. Visite en compagnie de son directeur et cofondateur, le psychiatre Ricardo Gorodisch.

Rendez-vous est donc pris dans les locaux du centre. Un bâtiment de deux étages situé le long d'une des autoroutes qui cernent l'agglomération. Un peu excentré, pas vraiment facile d'accès pour qui n'habite pas le quartier. La devanture est discrète, Jakaira ne cherche pas à faire de la publicité. Dix-huit personnes y travaillent, toutes sont salariées.

Pas assez de places

But du projet: «offrir une alternative à l'institutionnalisation, un lieu qui concentre la plupart des compétences dont ont besoin les adolescents», selon les termes de son directeur. L'équipe de thérapeutes et d'assistants sociaux propose ainsi aux jeunes parents psychothérapies, entretiens et ateliers thématiques – allaitement, scolarisation et formation, recherche d'emploi ou de logement – et une crèche pour les enfants âgés de 0 à 3 ans, un outil qui leur permet de libérer du temps pour leurs projets personnels.

Trois mères et leur enfant sont présentes ce vendredi après-midi, jour de fermeture. Elles discutent dans une des trois pièces mises à leur disposition, longeant la coursive qui domine le jardin. Impossible de les aborder sans briser l'atmosphère de complicité qui règne dans la chambre à l'heure de la sieste. Pas question non plus pour le directeur de trahir le secret que lui impose sa profession. Leur histoire nous restera inconnue.

En 2010, 57 mères, 61 enfants et 13 pères ont bénéficié des services du centre. Au total, 98 adolescentes et 106 enfants y ont transité depuis sa création en 2003. Mais si Ricardo Gorodisch se réjouit de cette affluence croissante, il reconnaît que c'est une goutte d'eau à l'échelle de la ville. Et pas moyen d'en accueillir plus, Jakaira affiche complet. D'où l'importance de travailler en réseau avec les hôpitaux publics, les centres communautaires, les foyers et les crèches. «Nombre d'ados arrivent sur les recommandations de membres du réseau, mais d'autres sont totalement exclus du système», confie-t-il.

C'est pourquoi Jakaira tient aussi des «consultations» itinérantes pour aller au devant de ces jeunes. Le projet pilote a débuté en 2010 dans un bidonville de 2000 habitants. Assistants sociaux et psychologues consacrent deux jours par semaine au travail extra-muros – pendant lesquels le centre, à l'exception de la crèche – est fermé.
 


 

Il arrive que des couples d'adolescents planifient l'arrivée d'un enfant. Mais la majorité de ces grossesses ne sont pas désirées, relève Susana Calero. Selon la directrice du Centre provincial d'assistance, de formation et de recherche en addictions sociales (CACIS), plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour expliquer le nombre important de naissances.

Le faible niveau d'éducation sexuelle, bien sûr, mais aussi la méconnaissance sociale des phénomènes d'addiction. Car les causes de grossesses non désirées proviennent de nombreux facteurs se combinant entre eux: l'usage d'alcool et de drogues, la prostitution, l'absence de moyens de contraception et l'incidence du contexte social.

«Quand elles sentent qu'elles n'ont rien à se raccrocher, les filles tombent enceintes pour avoir quelque chose à faire et pour qu'au moins quelqu'un prenne soin d'elles. Les garçons, eux, ont des relations sexuelles parce que c'est une affaire de grands, sans penser aux conséquences», poursuit Mme Calero.

Avortement illégal

Les relations entre les parents ne sont pourtant pas toujours clairement tranchées, raconte M. Gorodisch. C'est le cas de Manuela, arrivée en 2004 à Jakaira à l'âge de 14 ans. Le père de son enfant l'avait quitté et refusait de reconnaître sa paternité, elle a dû faire appel à sa famille pour l'aider. Deux ans plus tard, elle reparaît à nouveau enceinte du même père; cette fois, c'est lui et sa famille qui prendront l'enfant en charge. Aujourd'hui, ils vivent ensemble avec leurs trois enfants.

Les exemples d'une grossesse assumée par les parents sont très rares. Et dans les cas les plus problématiques, que reste-t-il comme issue pour celles qui ne voudraient pas de leur enfant?

Héritage de l'influence très forte de l'Eglise sur la société civile, l'avortement est illégal en Argentine et demeure moralement condamnable pour beaucoup de gens, «y compris parmi certains de nos collaborateurs», reconnaît M. Gorodisch.

(...)

Briser le cercle vicieux

«Beaucoup d'ados sont exclus de l'école et manquent d'éducation. Scolariser leur enfant, c'est briser le cercle vicieux.» Car une majorité de ces jeunes mères sont elles-mêmes nées de parents adolescents. Cela vaut aussi pour les pères. Alors qu'une partie des filles répètent le modèle familial par une grossesse précoce, certains garçons réagissent en devenant des «inséminateurs», en multipliant les rapports non protégés dans le seul but de mettre enceintes le plus grand nombre de filles.

(...) En clair, il s'agit de faire comprendre au jeune patient qu'il est avant tout un individu avant d'avoir une fonction. Qu'il est en somme un adolescent et non seulement un père ou une mère. De cette façon, Jakaira entend éviter aux mères de se retrouver dépouillées de cette période charnière dans le développement de leur identité qu'est leur adolescence. (...) «(...) Nous ne cherchons pas non plus à les infantiliser mais juste à les laisser libres de leurs choix.»

 

Pour lire l'article dans sa totalité, cliquez sur "Source" ou "Lien utile"
 

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Auteur : Jean-Marie Banderet

Source : www.lecourrier.ch

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DES LEADERS INDIGÈNES APPELLENT À L'ARRÊT DE PROJETS DE BARRAGES

Postée le 15/03/2011 à 23h08

Des leaders indigènes appellent à l'arrêt de projets de barrages

 

Les 25 et 26 février, trois représentants indigènes étaient de passage à Paris pour dénoncer la construction de barrages destructeurs en Amazonie.

Ruth Buendia Mestoquiari, Ashaninka du Pérou, Sheyla Juruna, Juruna du Xingu (Brésil) et Almir Surui, Surui du Brésil, appellent à l'arrêt des projets de des retenues à Pakitzapango, Belo Monte et Jirau, ces projets ne prenant pas en considération les droits de ces peuples.

La compagnie Alstom fournira des équipements à hauteur de 500 millions d'euros pour la construction du barrage de Belo Monte au Brésil, tandis que GDF-Suez est impliqué dans la construction du barrage de Jirau. Sheyla Juruna, qui lutte activement pour défendre la rivière Xingu, explique :

« Le peuple français contribue malgré lui aux violations de nos droits : GDF-Suez et Alstom participent financièrement à ces projets dont les conséquences humaines et environnementales seront catastrophiques. »

Des impacts environnementaux désastreux

Ces infrastructures ne représentent qu'une infime partie du projet d'exploitation de l'énergie hydroélectrique conçu par le gouvernement brésilien.

Bien qu'officiellement présentés comme fournisseurs d'énergie verte, les impacts environnementaux et sociaux de ces barrages seront considérables et affecteront les peuples indigènes. Ruth Buendia Mestoquiari explique :

« Ces projets expulseront mon peuple de ses terres et mettront fin à son mode de vie. Mon peuple ne demande que le respect, la tranquillité et la paix. Ces barrages apportent la souffrance, la pauvreté et les déplacements forcés. »

D'après Sophie Baillon, porte-parole de Survival International France :

« Le projet de barrage de Pakitzapango, au Pérou, inondera près de 100 000 hectares de forêts et affectera les terres et les ressources de plus de 10 000 Ashaninka.

Les barrages sur la rivière Madeira au Brésil, dont le barrage de Jirau, entraîneront une immigration massive dans la région et la déforestation de territoires où vivent plusieurs groupes indigènes, les impacts sur l'écosystème et sur les populations locales seront désastreux.

Enfin, le barrage de Belo Monte, sur la rivière Xingu, deviendra le troisième plus grand barrage au monde. Il dévastera une grande partie des forêts et des stocks de poissons dont dépendent des milliers d'Indiens pour leur survie. »

Brent Millikan de l'ONG International Rivers, précise :

« L'un des impacts environnementaux majeurs de ces constructions est l'importante émission de méthane, gaz dont l'effet de serre est plus de trente fois supérieur à celui du CO2.

A cela s'ajoute le CO2 relâché par la déforestation, il y a donc un effet considérable sur le réchauffement climatique. La biodiversité, notamment par le biais des migrations de poissons, sera également affectée par ces projets. »

 

 

« Les gouvernements ne respectent pas leurs propres lois »

Ces barrages, financés par les gouvernements brésilien et péruvien, les banques de développements, et les entreprises locales et étrangères, sont également à l'origine d'importantes violations des droits humains reconnus par les constitutions de ces pays et par les instruments légaux internationaux.

Comme le rappelle Sheyla, « selon la Convention 169 de l'OIT, les peuples indigènes doivent être consultés avant toute construction sur leur territoire, or cela n'a pas été fait ! ».

« Je suis triste, indignée, déçue, le gouvernement brésilien vient de donner la licence de construction du Belo Monte. Les travaux ont déjà commencé malgré nos protestations et le gouvernement a refusé de nous recevoir » déplore-t-elle.

Ruth de son côté « [Je] regrette que le gouvernement péruvien émette des lois contre la tranquillité de mon peuple et de notre environnement. Il ne veut pas consulter ceux qui seront directement concernés par ces constructions alors qu'il en a le devoir ».

Pour Almir, les responsables sont avant tout les instances étatiques : « Les gouvernements brésilien et péruvien ne respectent pas leurs propres lois pour protéger les peuples indigènes. »

« Une partie de la population est ubliée et négligée par ces projets »

Tous les trois affirment qu'un autre développement, respectueux des droits de l'homme et de l'environnement est possible : « Nous ne sommes pas contre le développement mais la construction de ces barrages aura de nombreux impacts négatifs sur nos rivières et sur nos terres », déclare Ruth tandis que Sheyla souligne qu'« il existe d'autre formes de développement, en particulier en ce qui concerne l'énergie ».

Almir, quand à lui, soutient :

« Nous voulons un dialogue afin de construire ensemble un future viable. Le développement économique de notre pays peut être différent de celui aujourd'hui planifié et devenir durable.

Il faut simplement respecter nos constitutions et les accords internationaux. Aujourd'hui une partie de la population est tout simplement oubliée et ignorée par ces projets de construction. »

Fin février, un juge brésilien décidait de suspendre le projet du Belo Monte pour des raisons environnementales. Toutefois, l'entreprise leader du projet, Norte Energia, a annoncé lundi 7 mars que les travaux d'infrastructures sur les routes permettant l'accès au site venaient officiellement de commencer.

 

 

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Auteur : Jenny Joussemet/Rue 89

Source : www.rue89.com

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