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LE JAPON VA RECHERCHER DES MÉTAUX RARES SOUS LA MER

Postée le 17/05/2010 à 21h42

Le Japon va rechercher des métaux rares sous la mer

Le Japon veut lancer une exploration des fonds marins dans le but d'y trouver des métaux rares mais le projet pourrait irriter la Chine.

Le Japon s'apprête à explorer les fonds marins dans sa zone économique exclusive pour trouver des métaux rares , un projet qui devrait irriter la Chine, a rapporté lundi 26 avril un média nippon.

Le Japon va explorer des régions couvrant 340.000 kilomètres carrés au total dans la Mer de Chine Orientale et l'Océan Pacifique.

Source : www.nouvelobs.com

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LE COMMERCE CHOQUANT DE LA FOURRURE CHINOISE

Postée le 17/05/2010 à 21h26

Le commerce choquant de la fourrure chinoise

Lorsque des enquêteurs se sont infiltrés dans les fermes à fourrure chinoises, ils ont constaté que de nombreux animaux étaient encore vivants et luttaient désespérément lorsque des travailleurs les retournent sur le dos ou les pendent par les pattes ou la queue pour les dépecer.

Quand les employés de ces fermes commencent à découper la peau et la fourrure de la patte d'un animal, les membres libres s'agitent.

Les employés écrasent le cou et la tête des animaux qui luttent afin d'effectuer une coupe nette.

Lorsque la fourrure est finalement arrachée jusqu'à la tête des animaux, des corps sanglants sont jetés sur un tas par-dessus ceux qui les ont précédés.

Certains sont encore en vie, respirent en suffocant et défaillent lentement. Les cceurs de certains animaux sont encore en train de battre de cinq à dix minutes après qu'ils soient dépecés.

Un enquêteur a filmé un chien viverrin sur un tas de carcasses qui a trouvé la force de lever sa tête ensanglantée pour fixer la camera.

Avant qu'ils ne soient écorchés vifs, les animaux sont arrachés de leurs cages et jetés au sol ; les travailleurs les frappent avec des barres métalliques ou les balancent contre une surface dure, ce qui provoque fractures et convulsions, mais pas toujours une mort immédiate.

Les animaux regardent impuissants, alors que les travailleurs avancent dans la rangée.

Parce que l'origine d'un vêtement de fourrure ne peut pas être identifiée, toute personne qui porte une fourrure porte la responsabilité des conditions horribles dans les fermes à fourrure en Chine.

La seule façon de prévenir une cruauté si inimaginable est de ne pas porter de fourrure. Engagez-vous avec PETA à ne plus jamais porter de fourrure dès aujourd'hui!

Vous pouvez aider!

Vous pouvez faire la différence pour les vies de ces animaux en vous engageant à ne porter aucune fourrure. Engagez-vous dès aujourd'hui!

Signez Cette Pétition

Source : www.action.petafrance.com

Pour voir la vidéo (déconseillée aux moins de 12 ans) et signer la pétition, cliquer sur "lien utile"

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VOUS NE VOULEZ PAS D'OGM: SIGNEZ LA PÉTITION MERCI

Postée le 17/05/2010 à 20h39

Vous ne voulez pas d'OGM: Signez la pétition Merci

Vous ne voulez pas d'OGM ?

C'est toujours le moment de le dire.

La loi française adoptée le 22 mai 2008 légalise la contamination génétique et n'est donc pas acceptable.

Le 7 mai 2010, un amendement proposé par les députés Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy (Verts) a été rejeté :

"La mise en culture, la récolte, le stockage, et le transport de végétaux génétiquement modifiés est interdite".

Pourtant, cette interdiction correspond à la volonté générale et devrait donc figurer dans une loi.

Notre campagne continue donc.

Vous pouvez continuer à signer et faire signer la pétition !

http://www.ogm-jedisnon.org/?Petition

Source : www.dorffer-patrick.com

L'Europe va faire du papier hygiénique avec la patate transgénique de BASF.
Ça tombe bien... vu où ils peuvent se le mettre...
Mais le milliard de gens qui crève de faim va-t-il devoir en bouffer?

Le point sur les OGM

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PHOTOVOLTAÏQUE : UN TOP 13 EUROPÉEN DES LOURDEURS BUREAUCRATIQUES

Postée le 17/05/2010 à 20h07

Photovoltaïque : un top 13 européen des lourdeurs bureaucratiques

Les associations professionnelles du solaire de 13 pays européens sont mises en ordre de bataille.

Une base de données publique répertorie désormais toutes les barrières administratives au développement du photovoltaïque sur leur territoire.

Amsterdam, Athènes, Berlin, Bruxelles, Ljubljana, Lisbonne, Londres, Madrid, Paris, Prague, Rome, Sofia, Varsovie.

Dans ces 13 capitales, six mois de recherches ont été menés par les associations professionnelles du solaire.

Objectif : « fournir une étude et une analyse exacte de toutes les étapes et des coûts engagés pour se plier aux obligations administratives et légales lors de la mise en service d'un système photovoltaïque ».

A l'image de ce qui a déjà été fait pour l'éolien (voir plus bas), les organisations professionnelles du solaire serrent donc les rangs, sous l'impulsion de Bruxelles, pour lister les freins bureaucratiques au potentiel renouvelable.

Soutenue par le programme Intelligent Energy Europe de la Commission Européenne, l'initative appartient au consortium PV Legal.

Le consortium regroupe

BSW-Solar pour l'Allemagne,
ASIF pour l'Espagne,
Assosolare pour l'Italie,
Enerplan et le SER pour la France,
Helapco pour la Grèce,
PTPV pour la Pologne,
REA pour le Royaume-Uni,
ZSFI pour la Slovénie,
l'EPIA pour l'Europe,ainsi qu'Eclareon, cabinet de consultants en management.

Plusieurs organisations collaborent également :

Holland Solar pour les Pays-Bas,
Czech Renewable Energy Agency pour la République Tchèque,
APESF pour le Portugal, et ABP pour la Bulgarie.

De manière relativement révélatrice, la coordination de l'ensemble est assurée par l'Allemagne, premier producteur solaire, et la France est le seul pays à avoir doté le consortium de deux organisations nationales représentant la profession.

La base de données PV Legal est librement accessible ici : www.pvlegal.eu/database.html

Méthodologie

Trois segments principaux ont été analysés : installations de petites tailles sur des bâtiments résidentiels, installations petites et moyennes sur des bâtiments commerciaux, et enfin moyennes et grandes installations au sol.

Prochaine étape : s'adresser aux décideurs politiques et aux gestionnaires de réseaux des principaux marchés photovoltaïques européens « en leur adressant leurs recommandations, en organisant des forums nationaux (conférences) et des ateliers ad-hoc ».

Et pour l'éolien ?

Du côté du vent, les comptes ont également été faits par les industriels du secteur.

Il faut en moyenne 42 mois pour obtenir un permis de construire d'un parc éolien dans l'Union européenne, selon des conclusions révélées par le projet financé par l'Union européenne, Wind Barriers, coordonné par l'Association Européenne de l'énergie éolienne (EWEA).

Délais.

Le délai nécessaire pour les demandes de permis de construire un parc éolien dans l'Union européenne va de moins de 10 mois à beaucoup plus de 50.

Tout en haut du tableau, on trouve

la Finlande, avec seulement un peu plus de huit mois nécessaires pour obtenir la permission de construire un parc éolien, suivie de
l'Autriche (10 mois),
la Roumanie (15 mois),
l'Italie (18 mois).

Le pays où la patience d'un développeur d'éoliennes est le plus mise à l'épreuve est le
Portugal, où plus de 58 mois sont nécessaires en moyenne pour obtenir des permis.

En bas de la liste se trouvent aussi :
l'Espagne (57 mois),
la Grèce (50 mois) et la
Pologne (43 mois).

Nombre d'autorités à contacter.

Le projet Wind Barriers a aussi enquêté sur le nombre d'autorités à contacter dans chaque pays pour obtenir la permission de construire à terre.

Le Danemark a le plus faible nombre d'autorités à contacter, seulement cinq, alors que la Grèce détient le record du nombre d'autorités à contacter, soit 41.

Mais il n'y a pas de corrélation directe entre le délai nécessaire pour obtenir une permission et le nombre d'autorités qui doivent être contactées.

L'Espagne, par exemple, est l'un des pays avec le plus faible nombre d'autorités qui doivent être contactées (seulement neuf), mais c'est l'un des pays aux délais les plus longs, avec une moyenne de plus de 57 mois pour obtenir la permission de construire un parc éolien.

Son parc éolien est d'ailleurs en forte croissance.

Quant à la France... elle cumule les deux lourdeurs.

Le délai est de 37 mois, le nombre d'autorités à contacter de 29.

Une consolation?

L'expérience dans le secteur offshore est, pour l'instant, plus positive.

Le délai moyen pour obtenir le feu vert est de 18 mois, beaucoup moins long que sur terre.

Source : www.usinenouvelle.com - Ana Lutzky

Info recueillie par Apache

PS : Le dessin représente des ânes parce que pour les technocrates, ce n'est pas gagné...

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UN CHEMIN DE CROÂ

Postée le 17/05/2010 à 18h54

Un chemin de croâ

Ecrivez ici

ET les grenouilles, dans tout ça ? Les grenouilles vont très mal. Les grenouilles voient l'avenir en noir.

A l'allure où ça va, les grenouilles n'en ont plus longtemps. On a comptabilisé pas moins de 6285 espèces d'amphibiens à la surface de la planète. Amphibiens : qui vit sur terre et dans l'eau.

On pourrait croire que ce talent particulier les rend plus résistants, plus adaptables.

Au contraire : ils ont besoin des deux milieux, et ça complique tout. Le remembrement.

L'assèchement des mares. La disparition des zones humides. La pollution des terres et celle des eaux. Le réchauffement climatique. Et, par là-dessus, un champignon parasite qui les décime dans le monde entier.

Aujourd'hui, 30% des amphibiens sont menacés d'extinction : dans la liste des espèces menacées que vient de publier, comme chaque année, l'UICN, l'Union mondiale pour la nature, ils sont en première ligne.

Face à l'ennemi. Et sans défense.

Jusqu'ici, les amphibiens français survivaient tant bien que mal, le principal effondrement des populations s'étant produit aux alentours des années 50, lorsqu'un déluge de pesticides a commencé à s'abattre dans nos campagnes...

Mais depuis peu le chytride, qui est en train de coloniser la planète, a débarqué en France. En faisant chuter la concentration des sels présents normalement dans le sang, ce virulent champignon tue brutalement les amphibiens par arrêt di coeur. La principale hypothèse permettant d'expliquer sa propagation est sidérante (« Le Figaro », 5/11) : c'est à cause des tests de grossesse.

Pour les mettre au point, les laboratoires ont importé un amphibien d'Afrique du Sud au doux nom, le xénope lisse. Lequel est porteur sain du méchant chytride. Quelques xénopes se sont sans doute échappés, ont contaminé les espèces locales, lesquelles étaient déjà bien mal en point à cause des pesticides, et hop !

Voilà deux ans, de doux utopistes se sont lancés dans la défense des grenouilles, en créant l'association Amphibian Ark, qui ambitionne de créer des arches de Noé pour grenouilles : il s'agit de mettre en captivité, dans des zoos et des vivariums, 500 individus d'au moins 500 espèces menacées.

Une goutte d'eau dans la mare aux têtards...

Chercheur au Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, Annemarie Ohler se montre plutôt sceptique : «Vous croyez vraiment que ça peut marcher ?

Que dans cinquante ans le monde aura changé en mieux, et qu'on pourra réintroduire ces espèces dans la nature ? » Sans compter, fait-elle remarquer, que sur les milliers d'espèces répertoriées il y en 20% dont on connaît juste le nom : « Comment les élever dans des conditions standards si vous ne savez même pas comment elles vont se reproduire ? »

Pour elle, spécialiste des amphibiens d'Asie du Sud-Est, la principale cause est la déforestation : « Des zones entières détruites pour les biocarburants, le soja ou le palmier. Reconstruire ces biotopes une fois détruits, c'est impossible.» L'issue du combat entre les grenouilles et l'économie est connue, dit-elle : « C'est l'économie qui gagne. »

Pour voir des crapauds, on ira au zoo.

Jean-Luc Porquet

Source : Le Canard enchaîné (Liste Revue de presse)

Pas de Lien source!

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LE PROJET LE PLUS DOMMAGEABLE AU MONDE POUR LA VIE SUR LA PLANÈTE

Postée le 17/05/2010 à 17h30

Le projet le plus dommageable au monde pour la vie sur la Planète

Selon un rapport accablant de l'organisme Défense environnementale (Environmental Defence), le développement des sables bitumineux constitue rien de moins que « le projet le plus dommageable au monde ».

Défense environnementale (Environmental Defence), une importante association écologiste du Canada anglophone a rendu public ce rapport accablant il y a quelques jours.

En voici quelques extraits significatifs :

- Les émissions de gaz à effet de serre du secteur vont doubler d'ici 2020, réduisant à néant tous les progrès réalisés par les autres parties du Canada dans la lutte contre le changement climatique.

- Le contenu des bassins de décantation, visibles de l''espace, s''infiltre dans l''eau souterraine de la région, et la pollution de la rivière Athabasca est à la hausse.

- Les émissions de composés organiques volatils (COV) provenant des sables bitumineux vont augmenter de 60 % d''ici 2015. - La pollution provenant de l''exploitation des sables bitumineux provoque des pluies acides jusqu'en Saskatchewan, la province voisine.

- Les usines de traitement et les raffineries de sables bitumineux sont en train de créer des « zones de sacrifice » en Alberta et en Ontario.

- On prévoit que des superpétroliers s''approcheront des côtes de la Colombie-Britannique pour faire le plein de pétrole extrait des sables bitumineux et l''emporter vers l''Asie.

- Les évaluations environnementales du gouvernement fédéral ont donné le feu vert de façon massive aux mines de sables bitumineux, se fiant aux organismes de gestion à la merci de l''industrie dont on sait qu''elles sont sans effet.

Des populations menacées

Ce document d'une vingtaine de pages, dresse un portrait à glacer le sang des conséquences du boum pétrolier de l'Alberta

Défense environnementale fait le lien avec la marée noire du Exxon Valdez de 1989 : « Ceci pourrait être pire, toute proportion gardée, que le Exxon Valdez. »

Les populations locales, les Premières Nations, qui vivent sur place depuis des générations sont directement menacées par les conséquences de ces pollutions gigantesques.

Allan Adam, chef de la Première nation des Chipewyan d'Athabasca. a déclaré :
« Personne ne vit plus près de la terre et de l''eau que nous, et nous avons été témoin de changements qui n'ont rien de bon au cours des douze dernières années.Lorsque l''eau change, nous changeons aussi et nous voyons maintenant apparaître de très étranges maladies. »

Le nouveau pays de l'or noir

Avec les sables bitumineux de l'Alberta, le Canada détient les plus grandes réserves de pétrole après l'Arabie saoudite. Une richesse inestimable, mais très très polluante. Ces réserves sont estimées à 178,8 milliards de barils, celles de l'Arabie saoudite à 261 milliards de barils.

Un sable bitumineux (ou bitumeux) est un mélange de bitume brut, qui est une forme semi-solide de pétrole brut, de sable, d'argile minérale et de l'eau.
Après extraction et transformation des sables bitumineux, on obtient le bitume, qui est un mélange d'hydrocarbures sous forme solide, ou liquide dense, épais et visqueux.

Les gisements de sable bitumineux, représentent une importante source de pétrole brut de synthèse. Près de 20 entreprises sont situées en Alberta, dont les deux plus importantes : Syncrude et Suncor.

Au cours de la prochaine décennie, cent milliards de dollars seront investis dans le développement de cette richesse enfouie sous la forêt boréale du Nord de l'Alberta.

Des milliards provenant d'un peu dans le monde : de France, des Pays-Bas, du Japon, de Chine et surtout, bien sûr, des États-Unis, où vont toutes les exportations de pétrole.

Avec un million de barils par jour acheminés grâce à un réseau d'oléoducs de plus de 16 000 kilomètres, le Canada est le principal exportateur de pétrole dans le marché américain.

Actuellement septième pays producteur de pétrole au monde, le Canada pourrait se hisser au troisième rang, ses réserves le permettent.
Mais à quel prix ?

Le plus grand barrage du monde sert à stocker les eaux polluées

Pour bien faire comprendre l'ampleur des dégâts causés par l'extraction du pétrole bitumineux, les auteurs citent une étude du US Department of Interior qui révèle que le plus gros barrage au monde, en termes de volume, est en Alberta : il s'agit du Syncrude Tailings Dam (540 millions de mètres cubes)

Ce barrage, entièrement fait de résidus provenant de l'exploitation des sables bitumineux, sert à retenir le contenu des bassins de décantations, ces boues extrêmement toxiques issues de la production pétrolière.

On estime qu'elles couvrent aujourd'hui plus de 50 kilomètres carrés.

Source : ecolonews.blog.fr

SOS-planete

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ON PEUT PERDRE LA MOITIÉ DES ESPÈCES VIVANTES D'ICI À LA FIN DU SIÈCLE

Postée le 17/05/2010 à 16h29

On peut perdre la moitié des espèces vivantes d'ici à la fin du siècle

Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle, lance avec une soixantaine de scientifiques un appel en faveur de la biodiversité

La Croix. Vous venez de lancer, avec 60 scientifiques, un appel pour la biodiversité (lire encadré). Quel est le sens de cette initiative ?

Gilles Boeuf : La multiplication, ces derniers temps, des « petites phrases » sur l'environnement émanant des milieux politiques et économiques témoigne d'un discours très rétrograde. L'opposition entre économie et écologie, que l'on croyait périmée, a fait un retour en force. L'homme fait partie de la nature. On ne sauvera pas la nature sans l'homme et inversement.

Plus de 1 300 scientifiques de la planète ont participé pendant quatre ans à la réalisation du rapport « Millennium Ecosystem Assessment », publié en 2005 sous l'égide des Nations unies.

Ce rapport a été une vraie bombe. Pour la première fois, les services rendus par les écosystèmes, tels que l'épuration naturelle des eaux ou la pollinisation des plantes, ont été évalués. Soixante pour cent de ces services sont déjà perdus. Qu'ils viennent à disparaître totalement et l'homme en sera la première victime.

Le coût pour faire le travail de pollinisation à la main à la place des insectes est évalué à 250 milliards d'euros par an pour la planète. De même, le coût de l'épuisement des stocks halieutiques (NDLR : ressource provenant du milieu marin) est estimé à 100 milliards d'euros par an.

Il faut absolument arrêter le processus selon lequel la création de richesses se fait sur le dos des écosystèmes et grâce à la surexploitation des ressources.

Quelle est l'évolution la plus inquiétante selon vous ?

On sait par le travail des paléontologues que, depuis soixante-cinq millions d'années, une espèce sur 1 000 disparaît tous les mille ans.

Aujourd'hui, une espèce sur 1 000 s'éteint tous les ans. Promesse avait été faite lors du sommet de la Terre de Johannesburg, en 2002, de freiner l'érosion de la biodiversité d'ici à 2010. L'Europe avait même promis de l'arrêter.

Depuis, le monde a continué à ronronner et le rythme d'extinction des espèces à s'emballer. En continuant sur cette lancée, le taux de disparition ne sera plus 1 000 fois, mais 10 000 fois supérieur au rythme naturel attendu. On peut perdre la moitié des espèces vivantes d'ici à la fin du siècle. Notre cri d'alarme, il est là.

Quelles sont les causes de la disparition d'espèces ?

Elles sont bien connues : la destruction et la pollution, la surexploitation des stocks – forêt tropicale et pêche maritime en sont les plus beaux exemples –, la dissémination anarchique des espèces et, enfin, le changement global qui affecte la diversité biologique.

Parfois la nature s'adapte de manière spectaculaire. En trente ans, les merluchons de Méditerranée ont été capables d'anticiper de deux ans l'âge à partir duquel ils se reproduisent pour réagir à la capture permanente des individus adultes.

Mais la plupart du temps, la vitesse du changement est beaucoup trop rapide. Dans une forêt, vous coupez un arbre, puis un autre et ainsi de suite. Et un jour, vous ôtez l'arbre de trop, ce qui fait basculer le milieu. Ce moment précis est difficile à prévoir, mais le jour où il survient, il est trop tard.

En a-t-on déjà des exemples ?

Le cas de la morue, au large du Canada, est emblématique. Elle a été pêchée et a fait vivre les pays riverains de l'Atlantique nord pendant cinq siècles. Puis les techniques de pêche destructrices utilisées à partir des années 1970 ont eu raison de ce poisson. Et vingt ans de moratoire ne l'ont pas fait revenir.

Alors, va-t-on faire la même chose pour le thon rouge en Méditerranée, assister à sa disparition sans réagir ? Le milieu marin, que je connais particulièrement bien, est préoccupant. La capture systématique des grands individus et crustacés fait basculer l'écosystème marin au profit des seules méduses. On assiste à la « gélification » des océans – de l'anglais jellyfish (méduse).

Que peut faire la France ?

Pour l'instant, la France parle plus qu'elle n'agit. À son niveau, elle peut agir sur les modes de production agricole pour limiter les épandages de pesticides, sur la gestion des pêcheries, sur l'exploitation des forêts tropicales (à laquelle les Français participent activement en achetant des produits issus des bois tropicaux) ou sur l'importation d'espèces qui deviennent proliférantes. Plus aucune décision d'aménagement ne devrait être prise sans que la préservation de la biodiversité soit un préalable.

(...)

Pour lire la suite, cliquer sur Lien utile

Source : www.la-croix.com

Recueilli par Marie VERDIER

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LA NATURE NE REVIENT PAS AU GALOP

Postée le 17/05/2010 à 15h39

La nature ne revient pas au galop

Biodiversité Le nouvel observatoire régional présente un premier bilan

Premières données sans grande surprise. Installé en janvier, l'Observatoire de la biodiversité a commencé son travail de recensement. Si l'industrialisation, puis l'agriculture intensive ont apporté la prospérité économique, elles ont aussi détruit la nature. En 200 ans, les trois-quart des espèces florales et animales ont disparu du territoire.

La flore particulièrement touchée. On recense dans le Nord 1 205 espèces sauvages, soit seulement un quart de la flore présente en France. De plus, 360 de ces espèces sont menacés de disparition à plus ou moins long terme. Figure emblématique le liparis de Loesel, une sorte d'orchidée, va faire l'objet d'une restauration régionale.

Des mammifères en survie. Dans le Nord, 17 des 55 espèces recensées dans le Nord sont en grand danger d'extinction. Parmi elles, le murin des marais, une chauve souris aux oreilles en forme de V, le phoque marin, le blaireau, encore présent dans l'Avesnois et surtout le chat sauvage qui se fait de plus en plus rare.

Les oiseaux nicheurs menacées. Environ 60 % des espèces nationales sont présentes dans le Nord. Sur ces 163 espèces, plus d'un tiers sont menacées, dont le blongios nain et le butor étoilé. Au rayon des bonnes nouvelles, on assiste au retour de cigognes noires. « On part de loin, mais il existe une véritable volonté politique d'améliorer la situation », promet l'Observatoire.

Gilles durand

Source : www.20minutes.fr

Biodiversité : l'hécatombe!

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OGM - REPORTAGE AUDIO DE TERRE À TERRE

Postée le 17/05/2010 à 14h13

OGM - Reportage audio de Terre à terre

Phyto Bar : OGM, le feuilleton continue

Dans la grande tradition des séries interminables où les adversaires s'affrontent sans qu'on ne voie jamais d'issue au combat (faute de ..

Source : www.franceculture.com - Ruth Stégassy

Pour écouter ce reportage, cliquer sur "Lien utile"

Reportage avec du beau monde :

- Gilles Éric Séralini, Codirecteur du pôle risque à la maison de recherche en sciences humaines de l'Université de Caen

- Christian Vélot, maitre de conférence en génétique moléculaire à Paris sud

- Hervé Le Meur, Président de l'association OGM Danger

- Éric Meunier, rédacteur de l'association InfOGM

Le point sur les OGM

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FAIRE DU COMPOST À PARIS ? BIENTÔT POSSIBLE !

Postée le 17/05/2010 à 13h43

Faire du compost à Paris ? Bientôt possible !

Le compostage est aujourd'hui très rependu en province.

Chaque personne possédant une petite parcelle de jardin garde leur reste de repas afin d'en faire des engrais biologiques.

Mais en ville la pratique est beaucoup plus délicate.

Cependant depuis quelques années maintenant, certaines villes comme Lyon, Grenoble ou Rennes ont trouvé la solution.

Les habitants récoltent leurs déchets organiques dans un bio-sceau qu'ils vident par la suite dans un composteur placé dans les jardins des immeubles.

Ce dernier transforme tous les résidus en humus qui peut ensuite être récupéré au bout de 9 mois en tant qu'engrais pour les bac à fleurs des participants.

Le principe est simple et pourtant pas si facile à mettre en place.

Seuls les immeubles qui détiennent un jardin peuvent organiser cette opération de compostage, il faut ensuite qu'un nombre important de résidents soit motivé pour y participer et enfin qu'une personne se porte responsable de son bon fonctionnement.

Le compostage demande une attention particulière afin d'éviter un dégagement trop important de méthane.

Depuis Avril, la ville de Paris a lancé un appel à candidature afin d'étendre ce dispositif sur une centaine d'immeubles.

De nombreux parcs et jardins ont déjà adopté ce principe comme le bois de Boulogne par exemple.

Il ne reste plus qu'à l'élargir à un maximum d'espaces publics ou privés.

Grace au compostage, la production de déchet moyen d'un parisien pourrait diminuer de 20%.

Si vous êtes parisien et intéressé il suffit de se porter volontaire avec vos voisins à la Mairie de Paris.

Un dossier de candidature est téléchargeable sur leur site :

http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=2&document_id=82021&portlet_id=21961

Source : www.lachaineducoeur.fr

Info recueillie par Apache

A Paris et ailleurs bien sûr.

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IXTOC 1979 : QUEL RETOUR D'EXPÉRIENCE POUR DEEPWATER HORIZON ?

Postée le 17/05/2010 à 12h56

IXTOC 1979 : quel retour d'expérience pour Deepwater Horizon ?

Après IXTOC 1, l'industrie pétrolière et les Etats-Unis se sont interrogés sur les capacités de réponse aux accidents similaires (BlowOut) dans des conditions de grande profondeur.

Il a été constaté que le brûlage serait difficile à maintenir compte-tenu de la dilution du pétrole dans une colonne d'eau de plus d'un kilomètre de profondeur, que les trajectoires du pétrole et de ses résidus seraient difficile à prédire à cause des courants sous-marins, que les cloches, dômes, et autres "Sombreros" pour PEMEX et "chapeau haut de forme" pour BP et ses associés américain et japonais destinés à canaliser les mélanges de pétrole et d'eau de mer seraient difficiles à installer et à faire fonctionner.

D'autres incertitudes relèvent de la capacité à déplacer les déchets métalliques issus de la dislocation de la plate-forme et pouvant empêcher ou compliquer l'accès à la tête du puits accidenté.

Les catastrophes de l'IXTOC 1 et de Deepwater Horizon présentent des analogies géographiques, environnementales et industrielles ; elles concernent toutes les deux le golfe du Mexique. Le traitement de l'événement Deepwater Horizon pose plus de difficultés à cause de la profondeur de la mer (52 m pour IXTOC 1, et 1500 m pour Deepwater Horizon).

PEMEX et BP ont envisagé ou mis en oeuvre des solutions analogues.

1 - Le brûlage du pétrole.
2 - Le creusement parallèle de puits d'interception et de décompression.
3 - La couverture de la fuite.
4 - Le "junk shot", c'est-à-dire l'injection massive de déchets solides dans le forage accidenté.

Seul le scénario de l'introduction d'un raccord dans la tête de puits pour canaliser et remonter à la surface le pétrole fuyard n'a pas été tenté par PEMEX.

Une autre famille de dispersant Corexit est utilisée pour traiter le pétrole de Deepwater Horizon. Le fabricant NALCO n'a pas réalisé d'étude spécifique de toxicologie humaine ou environnementale. Les Corexit 9500 et EC9527A contiennent toujours des éthers de glycol. Pour éviter l'exposition directe aux vapeurs des sauveteurs et techniciens, ils sont injectés directement dans le milieu sous marin.

Etant donné la durée probable du déroulement de la catastrophe, le début dans deux semaines de la saison des cyclones et la répétition possible de ces événements, les marées noires de cette envergure devraient, selon Robin des Bois, être considérées comme internationales et à ce titre faire l'objet d'une concertation entre le Mexique, Bahamas, Cuba et éventuellement les États de la mer caraïbe.

Début avril 2010, Shell a entrepris l'exploitation de 3 champs pétroliers par 2.500 mètres de profondeur d'eau dans le golfe du Mexique. A ce niveau, les spécialistes parlent d'exploitation "ultra profonde".

Le débit de la fuite Deepwater Horizon est évalué initialement à 800 tonnes par jour. A ce jour lundi 17 mai environ 22.000 tonnes seraient parties à la mer. Des nouvelles évaluations non officielles parlent maintenant d'un débit 10 fois plus élevé.


Marée noire dans le golfe du Mexique

Note d'information n°1
Robin des Bois le 17 mai 2010

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ACCIDENT DE PLATEFORME PÉTROLIÈRE: LE PRÉCÉDENT IXTOC 1

Postée le 17/05/2010 à 12h47

Accident de plateforme pétrolière: le précédent IXTOC 1

A partir du 3 juin 1979, le golfe du Mexique subit un désastre écologique et économique dû à l'explosion d'une plate-forme d'exploration du gisement de pétrole IXTOC 1 dans la baie de Campeche.

La SEDCO 135, une plate-forme semi-submersible travaille pour le compte de Petroleos Mexicanos (PEMEX). Le plancher de la mer est à moins 52 mètres. Le jour du sinistre, le forage atteint moins 3657 mètres de profondeur sous les sédiments marins.

Une anomalie dans l'injection des boues de forage qui maintiennent le pétrole dans sa cavité géologique sous-marine a provoqué l'éruption du brut au fond de la mer. Le dispositif de fermeture de la tête du puits (BlowOut Preventer, BOP) n'a pas fonctionné.

Les vapeurs explosives ont enflammé la plate-forme qui a coulé, recouvert la tête du puits et répandu 3.000 mètres de tuyaux et une nappe de déchets au fond de la mer. La fuite initiale est estimée à 30.000 barils soit 4.770 tonnes par jour.

Une intervention de plongeurs sous-marins et de robots pilotés par Red Adair et d'autres experts réussit à enclencher le BOP. Mais la pression est telle que le pétrole arrache les soupapes de sécurité et l'ensemble du dispositif de fermeture.

PEMEX tente par la suite d'installer au dessus de la fuite un "Sombrero" chargé de canaliser le pétrole et de le brûler en surface dans une torchère en attendant que des forages de dérivation du gisement soient creusés et opérationnels. Le "Sombrero" a eu un rendement totalement insuffisant et il a été rapidement disloqué par un cyclone.

Des injections dans le forage de 100.000 tonnes de grenailles d'acier de plomb et de fer ont permis dans un troisième temps de réduire la fuite de 30.000 barils à 10.000 barils par jour soit 1.590 tonnes.

Deux mois après le début de la catastrophe des boulettes de goudron et de galettes arrivent sur le littoral du Texas, touchant 260 km de plages et engluant plusieurs milliers des oiseaux répartis en une dizaine d'espèces considérées 30 ans après comme vulnérables.

Les rapports de l'époque disent qu'il n'y a pas eu d'impact significatif sur l'état sanitaire des poissons et des crevettes et sur l'économie de la pêche au Texas. La fréquentation touristique a baissé de 60% pendant l'été 1979 par rapport aux années précédentes.

Le coût global des dépenses aux Etats-Unis est estimé à 8 millions de dollars. Sept millions de dollars de prêts ont été consentis à des petites entreprises en difficulté à cause de la marée noire ; les pertes de revenus touristiques sont évaluées à environ 5 millions de dollars.

Le Mexique a refusé de payer les frais ou pertes induits par la marée noire de l'IXTOC 1 aux Etats-Unis. Au total 260 km de plages ont été touchés au Texas et 10.000 m³ de sables pollués ont été retirés avec des râteaux et des pelles pour éviter l'excavation de trop grandes quantités de sables par des engins de travaux publics ; des boulettes de pétrole ont été ramassées jusqu'en août 1981.

C'est seulement le 23 mars 1980 que la source de pétrole brut s'est tarie grâce au creusement des forages de décompression.

Un dispersant chimique, le Corexit 9527 fabriqué par Exxon a été épandu en mer via 500 missions aériennes. Les Etats-Unis ont alors interdit cette pratique mise en oeuvre par PEMEX dans les eaux sous juridiction américaine à l'intérieur d'une ligne Brownsville-Miami.

Ce même dispersant a été cependant utilisé après la marée noire de l'Exxon Valdez en 1989 et est accusé d'avoir provoqué des maladies neurotoxiques chez les sauveteurs dépollueurs. Il contient des éthers de glycol. En Alaska, le Corexit était dispersé dans l'environnement marin depuis des navires.

La couverture de l'événement IXTOC 1 par la presse américaine ou internationale a été faible. C'était un an après l'Amoco Cadiz. Elle ne s'est pas intéressée aux effets de la catastrophe pour le Mexique et les pêcheurs mexicains. Le pic d'articles date du mois d'août 1980 quand les déchets sont arrivés sur le littoral du Texas.

Selon la compagnie nationale mexicaine PEMEX, 3 à 5 millions de barils soit 477.000 tonnes à 795.000 tonnes de pétrole ont fui et 58% auraient été brûlés à la surface de la mer, au droit du geyser. D'autres évaluations évoquent le volume total de 1.500 000 tonnes.

Il n'y pas eu de bilan écologique final ; deux scientifiques suédois ont écrit en 1981 dans la revue scientifique Ambio que 24.000 tonnes de pétrole ont atterri sur le littoral mexicain et que 15.000 km² dans le golfe du Mexique ont été directement contaminés...


Marée noire dans le golfe du Mexique

Note d'information n°1
Robin des Bois le 17 mai 2010

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ARCTIQUE : DESTRUCTION PLANIFIÉE

Postée le 17/05/2010 à 12h37

Arctique : destruction planifiée

La guerre froide réchauffée?

Il y a quelques semaines, le gouvernement canadien avait invité à Ottawa les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Fédération de Russie, du Danemark et de la Norvège pour discuter, derrière portes closes, de leurs revendications territoriales en Arctique.

Mais derrière les soi-disant revendications territoriales se profile réellement la mise en place de l'exploitation des ressources naturelles (notamment le pétrole et le gaz) qui se trouveraient dans l'Arctique. L'ironie est que l'accès à ces ressources est rendu plus facile à cause justement des changements climatiques et à la fonte des glaces générées par... les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de l'utilisation des énergies fossiles!

En effet, les cinq pays qui se sont rencontrés, produisent à eux seuls plus de 27 % des émissions de gaz à effet de serre du monde et plus de quatre fois la production de GES par habitant que la moyenne du monde (ou de la Chine)!

Bref, le gouvernement Harper aimerait bien mettre en branle une course aux ressources naturelles dans l'Arctique avec, en toile de fond, une militarisation de l'Arctique qui annonce peut-être une nouvelle guerre froide... réchauffée.

Les enjeux sont considérables car quelque 22% des réserves pétrolières du monde se trouveraient en Arctique. Si les sables bitumineux sont l'exemple de ce que le gouvernement conservateur a en tête pour l'Arctique, on peut s'attendre au pire! Le film Avatar n'aura été que la représentation virtuelle... du futur qui sera probablement encore pire que la fiction!

Il aura fallu que ce soit la Secrétaire d'État Américaine, Hilary Clinton, qui mette un bémol à l'enthousiasme à peine contenu du gouvernement Harper pour l'exploitation de l'Arctique et de rappeler qu'il faudrait faire plus d'études sur les impacts d'une telle exploitation sur l'environnement, et régler le sujet du partage des bénéfices possibles avec toutes les communautés qui s'y trouvent.

En effet, il est très révélateur que le gouvernement canadien n'ait pas invité certains pays comme la Suède, la Finlande et l'Islande, qui sont pourtant aussi des pays limitrophes ou impliqués dans l'Arctique. Peut-être que ces pays non invités risquaient, au goût du gouvernement Harper, de ne pas être assez en faveur de l'exploitation des ressources naturelles!

Vous imaginez bien que le gouvernement Harper n'avait pas non plus invité les peuples autochtones et inuits prétendant que le Conseil de l'Arctique inclut ces communautés. À ce que je sache, le Conseil de l'Arctique n'était pas non plus à cette rencontre à portes closes!

Enjeux écologiques en Arctique

Des groupes comme Greenpeace, mais aussi le Conseil des Canadiens ont manifesté à proximité du lieu de la conférence pour dénoncer l'exploitation des ressources naturelles de l'Arctique. Mais pourquoi?

Premièrement, l'Arctique est un écosystème très fragile qui est déjà l'un des endroits sur la terre les plus affectés par les changements climatiques et notamment par des hausses de température plus élevées que la moyenne globale.

Deuxièmement, les peuples autochtones et inuits qui y vivent sont déjà plus susceptibles d'être exposés (à travers la chaine alimentaire notamment) à des contaminants toxiques qui proviennent du Sud. Ouvrir l'Arctique à l'exploitation pétrolière et gazière contribuerait à augmenter encore plus la contamination ambiante.

Troisièmement, l'exploitation pétrolière et gazière en Arctique ne fera que retarder une fois de plus l'adoption de mesures non seulement de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre (GES), mais aussi du développement des énergies renouvelables pour opérer, dès maintenant, la transition vers l'après-énergie fossile.

Quatrièmement, le pergélisol qui est la masse de terre gelée d'une manière permanente dans les zones limitrophes de l'Arctique (notamment au Canada, au Québec et en Sibérie) est menacé par le réchauffement. Si le pergélisol fond, le méthane qui y est actuellement contenu se libérera dans l'atmosphère, ce qui pourrait alors faire doubler les émissions globales de GES, accélérant encore plus les changements climatiques.

Arctique : zone internationale à protéger

Il existe des alternatives à l'exploitation pétrolière et gazière en Arctique...


Pour lire la suite, cliquer sur "lien utile"

Eric Darier,
Directeur de Greenpeace au Québec en sabbatique

Source: environnement.ca.msn.com

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LA FOUGÈRE: UN SUPERALIMENT À CULTIVER

Postée le 17/05/2010 à 12h32

La fougère: un superaliment à cultiver

Des scientifiques du ministère de l'Agriculture du Canada en Nouvelle-Écosse recommandent aux agriculteurs de cultiver la fougère en raison des vertus nutritives de cette plante. La fougère croît en milieu sauvage, particulièrement le long de cours d'eau. Les jeunes plants de certaines variétés sont cueillis au printemps et servis comme des légumes. La crosse de fougère est prisée aux Maritimes, au Québec et en Ontario.

John DeLong, du centre de recherche d'Agriculture Canada à Kentville, affirme que les scientifiques découvrent à peine à quel point cette plante est nutritive. Il précise que la crosse de fougère contient deux fois plus d'antioxydants que le bleuet [grosse myrtille cultivée en Amérique du Nord NDLC].

Les substances antioxydantes contribuent à la prévention de certaines maladies, dont le cancer, les maladies cardiovasculaires et la maladie d'Alzheimer.

Les recherches menées à Kentville révèlent aussi que la crosse de fougère est riche en oméga 3, un acide gras qu'on ne trouve habituellement pas dans les plantes, indique John DeLong.

John DeLong affirme que la culture commerciale de la fougère représente donc une avenue intéressante pour les agriculteurs. Selon lui, la culture de cette plante sur une superficie d'un acre peut être rentable.

Bob Prang, un collègue de M. DeLong, souligne que la culture commerciale soulagerait la pression sur la flore sauvage. Il précise que les gens qui récoltent des crosses en milieu sauvage risquent d'en cueillir trop.

La fougère dite de l'autruche est la seule variété qui produit des crosses comestibles. Ces dernières doivent être soigneusement lavées au préalable. Elles sont meilleures cuites à l'eau ou à la vapeur pendant une dizaine de minutes.


Source: www.radio-canada.ca

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JAPON: LES ÉCOLOGISTES OPPOSÉS AU TRANSFERT D'UNE BASE AMÉRICAINE

Postée le 17/05/2010 à 12h28

Japon: les écologistes opposés au transfert d'une base américaine

Plusieurs organisations de défense de l'environnement ont exprimé vendredi leur opposition au transfert d'une base militaire américaine dans une baie protégée d'Okinawa, au sud du Japon.

Un groupe d'une soixantaine d'associations, composé notamment du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de Greenpeace, a souligné que les eaux bordant la baie de Henoko, choisie par le gouvernement japonais pour construire la nouvelle base, abritent des récifs coraliens, des algues, ainsi que des mammifères marins comme les dugongs...


Pour lire la suite, cliquer sur "lien utile"

Source : www.romandie.com

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STATIONS POLAIRES DÉRIVANTES: DES MISSIONS DIFFICILES

Postée le 17/05/2010 à 12h19

Stations polaires dérivantes: des missions difficiles

La station polaire dérivante russe SP-37 (*) sera arrêtée un peu plus tôt que prévu en raison de la fragilité, grandissante, des glaces de l'Arctique, rapporte le site nkj.ru. Rian.ru annonce pour sa part que ces missions de dérive dans l'Arctique pourraient être réalisées demain à partir de plateformes artificielles.

D'ici quelques semaines, un brise-glace atomique ramènera, au terme d'une mission spéciale, les 15 spécialistes russes du Pôle Nord séjournant sur la station polaire Severny Polious-37 (SP-37). Ce départ interviendra un peu plus tôt que prévu. Le problème de la viabilité dans le futur de ces missions à bord de stations dérivantes naturelles est posé.

"Nous avions parfaitement bien choisi la plateforme de glace pour le SP-37 dans le plan d'eau du sous-bassin Amérasien, rapporte Vladimir Sokolov, porte-parole de l'Institut de recherche arctique et antarctique (AANII) de Saint-Pétersbourg et responsable des missions arctiques sous des latitudes élevées. Au début de la dérive, qui a débuté le 7 septembre 2009, la glace avait une superficie de 12 km sur 13, et son épaisseur atteignait par endroits plusieurs kilomètres. La plateforme dérive actuellement dans le bassin canadien par 81 degrés de latitude Nord."

Ces derniers temps, en raison du brusque changement de la vitesse de la dérive, les glaces ont rétréci et des failles ont commencé à apparaître. La surface de la plateforme de glace a diminué de plusieurs fois, pour atteindre aujourd'hui une taille incompatible avec l'activité d'une station polaire. Les processus dynamiques dans la zone de la station SP-37 se poursuivent. C'est pourquoi la décision a été prise de lever le camp.

Selon le responsable de la station SP-37, les travaux prévus pour étudier l'interaction de l'océan et de l'atmosphère sont tout de même réalisés normalement par les spécialistes, en dépit de ces circonstances extraordinaires.

Pour explorer la glace et étudier les conditions météorologiques, les membres de l'expédition procèdent à des lâchers d'aéronefs sans pilote de construction russe. Les informations sont transmises au système d'Etat de télécommunications du Rosguidromet (Services de météorologie russe) puis renvoyées dans le réseau international de l'Organisation météorologique mondiale.

"Les programmes d'études dans le cadre de l'expédition SP-37 développent logiquement l'étude scientifique complexe de l'Arctique sous des latitudes élevées. C'est extrêmement important en raison des modifications climatiques actuelles. Il est nécessaire aujourd'hui de suivre en permanence la situation écologique du bassin Arctique et du système "atmosphère-couverture glaciaire-océan" en temps réel, en prenant en compte les paramètres météorologiques, glaciaires, hydrophysiques, géochimiques et biologiques", explique le professeur Ivan Frolov, directeur de l'AANII.

La glace arctique devient de plus en plus fine, ce qui pourrait amener les spécialistes du Pôle à abandonner les stations de glace dérivantes pour la terre ferme ou des plateformes artificielles, a également déclaré Ivan Frolov.

La station SP-37, qui a commencé ses travaux en septembre 2007, aurait dû fonctionner pendant deux années complètes. Mais au bout de huit mois, la glace qui l'abritait a commencé à s'effriter, et les spécialistes devraient l'abandonner en juin prochain.

"Nous nous heurtons depuis déjà plusieurs années au fait que les glaces sont tout de même devenues plus fines, et nous n'arrivons pas toujours à assurer l'occupation de ces stations jusqu'au terme prévu"
, a noté Ivan Frolov.

"Nous devons penser à utiliser comme base non plus la glace dérivante, mais une construction que nous pourrions amener sur place et qui ne serait pas soumise à l'influence de la formation de la banquise, des failles et autres"
, a ajouté Ivan Frolov.

Le patron du Rosguidromet a annoncé également que d'autres options étaient étudiées, comme l'organisation d'une station permanente au cap Baranov (archipel de la Terre septentrionale).

(*) La première station dérivante soviétique avait vu le jour en 1938. La deuxième remonte à 1950. Le record de la plus longue durée d'occupation appartient à la station SP-22, qui avait dérivé pendant 9 ans avant de cesser de fonctionner en 1982. La SP-37 est la 6e station russe depuis la reprise de ces expéditions, en 2003, après 12 années d'interruption.


Source : fr.rian.ru

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GÎTE ET COUVERT OFFERTS AUX ABEILLES

Postée le 17/05/2010 à 12h11

Gîte et couvert offerts aux abeilles

Une firme agrochimique «collabore» avec les insectes pollinisateurs en semant des fleurs...

Le fait est maintenant avéré : la hausse de la mortalité des abeilles, constatée depuis plusieurs années en Europe, en Amérique du Nord et au Japon, est d'origine multifactorielle. Alors que les pesticides ont longtemps fait office de principal, voire d'unique accusé, plusieurs études récentes montrent que les parasites acariens (comme le varroa), les infections virales et bactériennes, mais aussi les carences nutritionnelles liées aux modifications de l'environnement dans lequel vivent ces insectes pollinisateurs concourent également à leur raréfaction.

Or, plus des 80% des cultures européennes, comme le colza et la majorité des productions légumières et fruitières, dépendent pour une bonne part des abeilles domestiques et d'une multitude de butineurs sauvages pour transporter leur pollen de fleur en fleur et assurer ainsi leur reproduction.

Afin de préserver ces précieux auxiliaires de l'agriculture, mais aussi de la biodiversité dans son ensemble, la société Syngenta, spécialisée dans l'agrochimie et la production de semences, a lancé cette année l'«Opération pol­­linisateur» sur dix sites installés dans le centre et le sud-est de la France.

«On recense en France plus de mille espèces d'abeilles sauvages, de bourdons et de mouches pollinisatrices qui ont besoin, pour survivre, de nourriture et de sites de nidification en quantité suffisante. Nous allons donc leur offrir le gîte et le couvert», explique André Fougeroux, responsable biodiversité chez Syngenta.

Pour cela, l'entreprise a fourni aux agriculteurs partenaires de l'opération des semences de plantes mellifères en vue de les implanter en bordure de leurs parcelles, tout en leur prodiguant des conseils pour une utilisation «responsable» des pesticides. «Ces bandes fleuries sont installées de manière pérenne, car si on ressème tous les ans, on détruit l'habitat des abeilles et des bourdons sauvages qui, à 80%, vivent et creusent des terriers dans le sol», précise M. Fougeroux.

Des résultats spectaculaires au Royaume-Uni

Sur son site expérimental de Nérac, près d'Agen (Lot-et-Garonne), Syngenta procède à des essais de mélanges de plantes mellifères : bourrache, mauve, luzerne, trèfle, vipérine, vesce, phacélie, luzerne, sainfoin... L'idée consiste à étaler la floraison au maximum dans le temps afin de fournir aux insectes le nectar et le pollen dont ils ont besoin tout au long de la saison.

Au Royaume-Uni, où l'opération a été initiée, les résultats sont spectaculaires. En trois ans, les populations de bourdons, qui avaient considérablement chuté au cours des trente dernières années, ont vu leurs effectifs multipliés par six.

«Les Anglais, qui pratiquent un recensement précis de leur entomofaune depuis 1750, s'étaient rendu compte que la disparition des pollinisateurs était liée à la baisse vertigineuse des cultures de légumineuses qui servaient auparavant de nourriture pour le bétail», poursuit M. Fougeroux.

Il a suffi aux agriculteurs britanniques de semer des mélanges de trèfle, de vesce et de luzerne en bordure de leurs champs pour assister au grand retour des insectes butineurs, mais aussi des papillons, des araignées et de certains oiseaux. L'abeille domestique profite elle aussi de cette manne. Ces bandes fleuries représentent aujourd'hui un millier d'hectares au Royaume-Uni. Depuis, l'opération a été élargie aux États-Unis et à neuf autres pays européens, dont la France.

Syngenta n'est pas le seul industriel de l'agrochimie à se préoccuper des insectes pollinisateurs. L'allemand BASF participe de son côté au Réseau biodiversité pour les abeilles, qui rassemble 350 partenaires. L'an passé, 1500 hectares de «couverts biodiversité» ont été semés en France.

Depuis le 1er janvier, l'obligation pour les agriculteurs de consacrer au moins 1% de leurs surfaces à la préservation de la biodiversité, s'ils veulent toucher certaines subventions européennes, devrait contribuer à multiplier bandes fleuries et jachères apicoles dans le paysage. D'autant que le seuil doit passer à 5% en 2012...

Marc Mennessier


Source: www.lefigaro.fr

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USA: LA MARÉE NOIRE CHANGE LE DÉBAT SUR LE CLIMAT

Postée le 17/05/2010 à 12h03

USA: la marée noire change le débat sur le climat

En 1969, une explosion sur une plate-forme de forage ancrée au large de Santa Barbara, en Californie, avait lancé une mobilisation qui a abouti à la création de la Journée de la Terre, le 22 avril 1970.

Plus de quarante ans après, les écologistes américains espèrent que la marée noire du golfe du Mexique va accélérer la prise de conscience sur les dangers des forages off-shore et la nécessité d'un changement dans le modèle énergétique.

Selon l'enquête menée par des parlementaires américains, le système hydraulique de la valve de secours de la plate-forme, chargée de bloquer une émission intempestive de pétrole ou de gaz, était défaillant. "Plus j'en apprends, plus je suis inquiet", a dit le démocrate Henry Waxman.

Depuis que Deepwater Horizon, la plate-forme louée par BP, a coulé le 22 avril, l'ambiance a changé dans le pays sur la question des forages. Au "drill, baby, drill" ("fore, bébé, fore") des républicains répond désormais le "spill, baby, spill" des écologistes, une référence à la nappe qui se "répand" ("spill") au large de la Louisiane et qui n'est toujours pas sous contrôle, trois semaines après l'accident.

Des manifestations ont eu lieu, mercredi 12 mai, dans plusieurs villes pour réclamer la saisie des avoirs de BP, à l'appel du collectif antiguerre Answer. Au Congrès, les responsables de la compagnie pétrolière britannique, de Transocean, le propriétaire de la plate-forme, et de Haliburton, qui avait procuré le ciment, ont continué de se renvoyer la faute, au deuxième jour de leurs auditions.

Mais même les républicains pro-forages demandent des réponses, faute de quoi "il n'y aura plus de BP, plus de Transocean ni d'Haliburton", a menacé la sénatrice de l'Alaska, Lisa Murkowski.

C'est aussi le jour qu'ont choisi les sénateurs John Kerry (démocrate) et Joe Lieberman (indépendant) pour présenter leur législation sur le climat, reportée une première fois, en raison de la défection de Lindsey Graham, l'unique républicain ayant accepté de participer. Le projet de loi, long de 987 pages et baptisé "American Power Act" (avec "power" pour puissance mais aussi pour électricité), prend acte de la nouvelle configuration.

A la déception des environnementalistes, le projet ne rétablit pas le moratoire sur les forages, levé par Barack Obama début avril. Mais ceux-ci ne seront permis qu'à plus de 75 miles des côtes (120 km). Les Etats pourront refuser l'exploitation off-shore.

Et – disposition ajoutée après la marée noire de Louisiane – ils pourront même frapper d'un veto les projets de forage dans un État voisin, s'ils se sentent menacés par une éventuelle catastrophe. Les États qui accepteront les forages toucheront 37,5 % des revenus. Jusqu'à présent, ceux-ci étaient perçus par l'État fédéral.

Le projet fixe l'objectif de 17 % de réduction des émissions d'ici à 2020 par rapport à 2005 – et 80 % en 2050. Il introduit, pour la première fois, la notion de prix du carbone (12 dollars le plancher, 25 dollars le plafond). "C'est un projet pour l'indépendance énergétique après une marée noire dévastatrice, un projet qui vise à mettre les pollueurs face à leurs responsabilités, qui investit des milliards de dollars pour créer la prochaine génération de jobs et un projet pour sevrer l'Amérique de dépendance au pétrole étranger", a résumé M. Kerry, entouré de dirigeants d'entreprises et d'ONG.

Le projet de loi n'affecte ni les agriculteurs ni les petites entreprises, a souligné M. Kerry. Il ne concerne que 7500 compagnies qui dégagent plus de 25000 tonnes de carbone, mais celles-ci représentent 80 % des émissions. Les restrictions n'entreront en vigueur qu'en 2013 pour les centrales électriques et en 2016 pour les fabricants de produits manufacturés.

Au regret de la gauche, il retire à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) l'autorité pour réguler le carbone, et imposer des limites aux émissions, par décret. Ce qui revient à priver le président Obama d'une épée de Damoclès pour faire pression sur le Congrès si les deux Chambres n'arrivent pas à se mettre d'accord.

Le texte fournit aussi des subventions au charbon "propre" et aux techniques de séquestration du carbone: 2 milliards de dollars (1,58 milliard d'euros) par an. Il soutient douze projets de centrale nucléaire.

Une coalition de 22 associations a publié une lettre de soutien, parmi lesquelles le vénérable Sierra Club, le Natural Resources Defense Council, la Wilderness Society, etc. Seuls les Amis de la Terre ont été plus critiques, estimant que le projet regorge de "cadeaux" aux pollueurs, et qu'il fixe un objectif de réduction des émissions "faible".

Du côté des républicains, pas de surprise. Ils sont partis en guerre contre ce qu'ils appellent une "taxe nationale sur l'énergie" qui ne pourra que "tuer des emplois".

Corine Lesnes

Source: www.lemonde.fr

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GOLFE DU MEXIQUE: LE TCHERNOBYL DE L'INDUSTRIE PÉTROLIÈRE

Postée le 17/05/2010 à 11h27

Golfe du Mexique: le Tchernobyl de l'industrie pétrolière

Interview de Rick Steiner par Armelle Vincent le 14 mai 2010

AV: quelle est l'ampleur réelle de cette marée noire ?

RS : c'est une catastrophe sans précédent, un événement historique, beaucoup plus grave que ce que ne laissent entendre le gouvernement et BP. C'est la première explosion d'une plate-forme pétrolière en mer et la première fois aussi qu'une fuite de pétrole brut se produit à 1 500 mètres de profondeur.

Les conséquences de cette tragédie sont totalement différentes de celles provoquées par l'accident d'un pétrolier, car dans ce cas, le pétrole reste à la surface, où vous pouvez le suivre.

L'impact le plus important de cette marée noire se fera sentir au fond du golfe, dans ce que nous appelons l'écosystème pélagique. Nous semblons uniquement concernés par les marées noires qui envahissent les plages et le rivage, alors qu'au large, il y a des centaines d'espèces d'oiseaux, de dauphins, de baleines, de poissons, etc en danger.

Justement, quels sont ces dangers ?

On a observé un banc de 70 ou 80 dauphins se déplaçant en rangs serrés au large de l'Ile du Gosier. C'est un signe de stress et d'effroi. On les a aussi entendus tousser. Ils ont dû ingérer ou aspirer du pétrole. On a également vu une grande quantité de plancton mort.

Sur Breton Island, il y a des milliers d'oiseaux. Ils sont en pleine saison de nidification. La moitié des oisillons sont déjà sortis de leurs coquilles. Ils vont être contaminés. En Alaska, 30 espèces ont été compromises. Les harengs du Pacifique ont été complètement décimés. 21 ans plus tard, les pêcheurs et la faune aquatique continuent de payer les conséquences d'Exxon Valdez.

A votre avis, les mesures prises par BP sont-elles efficaces ?

Malheureusement non. Il n'y a absolument aucun moyen de collecter le pétrole une fois qu'il est dans l'eau. Dans toute l'histoire des marées noires, on n'y est jamais parvenu. Les centaines de kilomètres de barrages flottants déployés ne peuvent être efficaces que si le brut flotte à la surface, et encore... Or, dans le cas présent, il est surtout dans le fond.

BP a annoncé qu'elle avait récupéré sept millions de litres d'une mixture eau/pétrole. Je parie que 90% de cette mixture était de l'eau. L'ironie est que les bateaux qui installent les barrages injectent plus de pétrole dans l'eau qu'ils n'en collectent. C'est absurde. Pendant ce temps, 800 000 litres de brut jaillissent chaque jour de la fuite pour se répandre dans le golfe.

Quel est l'impact écologique du dispersant utilisé par BP ?

La méthode a été utilisée en Alaska, sans succès. BP a injecté environ 1,6 million de litres (1 800 m3) de dispersant. C'est inquiétant. Le brut est toxique. Le dispersant est toxique et la combinaison des deux est encore plus toxique.

Le dispersant est un produit chimique composé d'un ingrédient actif appelé Corexist, que les biologistes marins ont rebaptisé « Hidesit » (le cache), et d'un autre appelé 2-Butoxyethanol. Sur l'étiquette de ce produit, on est avisé de consulter immédiatement un médecin en cas de contact avec la peau. Tirez-en vos propres conclusions.

Les compagnies pétrolières utilisent les dispersants parce qu'ils permettent de « couler » le pétrole loin des regards. Toute la faune aquatique va être exposée à leur toxicité. De plus, pour que le pétrole se disperse, il faut des vents de 10 à 25 noeuds. Moins de vent, c'est inefficace ; plus de vent, le dispersant devient inutile.

Quel est donc votre pronostic ?

Il est difficile de faire des prédictions. Tout dépendra des vents, de la température de l'air et de l'eau, du type de brut et de la densité de bactéries. Plus l'eau est chaude, plus il y a de bactéries. Elles contribuent à nettoyer les hydrocarbures toxiques de la marée noire.

Cette catastrophe est le Tchernobyl de l'industrie pétrolière. J'espère qu'elle nous apprendra au moins une leçon : il faut arrêter l'exploitation pétrolière en mer. Nous en connaissons maintenant les risques. Il faut à tous prix éviter le forage dans l'océan Arctique. Il serait absolument impossible de contrôler une explosion et une fuite de brut dans la banquise.

Pendant sept ans, Rick Steiner a étudié les effets de l'Exxon Valdez (Alaska, 1989), la marée noire la plus chère et la plus catastrophique de l'Histoire. C'est un scientifique de renommée internationale, grand spécialiste des catastrophes maritimes. De nombreux gouvernements (dont la Libye, le Pakistan ou la Russie) l'ont appelé au secours. Steiner est l'auteur du manuel des Nations unies sur les marées noires.


Source: familleegger.blogspot.com

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LOUISIANE: TÉMOIGNAGE

Postée le 17/05/2010 à 11h02

Louisiane: témoignage

Samedi dernier, j'étais en Louisiane, à Venice, au bout de cette filandreuse langue de terre qui s'enfonce dans le golfe du Mexique entre marais, bayous, joncs foisonnants, carcasses d'arbres décimés par Katrina, bateaux défoncés, échoués sur les rives, et voitures à moitié immergées dans les eaux calmes. Les signes du terrible ouragan de 2005 sont encore bien visibles dans l'estuaire du Mississippi.

Au bout de la marina Cypress Cove, il y avait un pupitre et des caméras de télévision. Les journalistes attendaient le retour de Bobby Jindal, le gouverneur de la Louisiane, de Mitch Landrieu, le maire de la Nouvelle-Orléans et de Billy Nungesser, le président de Plaquemines Parish (littéralement « paroisse », ce qui, en Louisiane, signifie comté ou département).

Les trois hommes s'étaient envolés une heure plus tôt en hélicoptère Black Hawk pour effectuer une reconnaissance de la marée noire, à 50 kilomètres environ au large. Ils devaient ensuite se réunir avec des garde-côtes et des gardes nationaux dans le restaurant de la marina pour un briefing, puis donner une conférence de presse (la réunion a duré environ vingt minutes).

BP décide des autorisations de circulation

Parmi les journalistes, les pêcheurs et les écologistes présents, il y avait un homme de haute taille, mince, les cheveux blancs, la peau couverte de tâches de rousseur et de soleil, les yeux bleus très clair. Il s'agissait de Rick Steiner.

Il était venu comme bénévole, pour offrir son expertise. Mais bien que les huiles présentes aient eu connaissance de sa présence, il n'avait pas été convié à la réunion. Lui, l'expert, allait donc rester dehors pendant qu'un triumvirat ignorant des marées noires feindrait d'élaborer des solutions.

Permettez-moi d'ouvrir une parenthèse. Je dis «feindrait» parce qu'au bout de quatre jours de déambulations en Louisiane et sur la côte du Mississippi, un fait est devenu évident : c'est BP qui semble tirer les ficelles.

Exemple : arrêtés à un barrage installé sur une route départementale, vers Hopedale (rive Est du Mississippi), des gardes nationaux nous ont conseillé d'appeler le représentant de BP pour obtenir l'autorisation de passer. Idem le lendemain.

Deux jours plus tard, devant un centre où les pêcheurs étaient venus remplir les formulaires pour obtenir leurs compensations, deux journalistes américains tentant d'interviewer les pêcheurs sur le parking ont été virés sur le champ par les hommes de BP.

Mais revenons à Steiner, auquel j'ai posé quelques questions...

Pour lire cet interview, voir "Golfe du Mexique, le Tchernobyl de l'industrie pétrolière")

Armelle Vincent

Je vis à Redondo Beach, comté de Los Angeles, depuis dix-huit ans maintenant, avec mes trois enfants franco-mexicano-américains. Je collabore à plusieurs publications françaises. Je signe (ou ai signé) dans Le Figaro, XXI et son blog, GEO, L'Amateur de cigare, Le Point, Marianne, Rolling Stone, ELLE...


Source: familleegger.blogspot.com

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