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N°1 - N° 2 - N°3

UN PETIT MOT ENTRE NOUS


Notre jeune association vous paraîtra peut-être ambitieuse, mais nous avons conçu le projet de créer deux numéros spéciaux, dont l'un, celui que vous avez en mains, concerne les corridas, et, l'autre, à paraitre, relatif à l'expérimentation animale.

Nous souhaitons ouvrir les yeux de ceux pour qui, le respect dû à l'animal n'est pas un vain mot sur la monstrueuse tromperie que sont les spectacles tauromachiques, honte de notre époque hypocritement généreuse et compatissante !!

Il est nécessaire qu'une prise de conscience se fasse enfin sur le martyre infligé à des animaux, pour le plaisir, tant durant la « préparation » que durant l'ignoble spectacle d'un assassinat, avec l'assentiment, pour ne pas dire l'enthousiasme de tous.

Nous lutterons inlassablement auprès des Associations compétentes, pour que soient abolies ces pratiques de voyeurisme de l'agonie et de la mort, sans aucun risque et, par victime interposée.

Je tiens à remercier ici celles et ceux qui ont contribué à la rédaction de ce numéro. Je croyais connaître beaucoup de choses sur la corrida. J'ai pris un « coup de poing» en lisant leurs articles, ce que j'ai découvert  est encore plus abject que ce que j'imaginais.

Il faut que cela cesse.

                                             Brigitte
DONY

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L’AVANT-CORRIDA

 

  • LES ELEVAGES

Avant l’arrivée des élevages spécialisés, le taureau qui vivait à l’état sauvage était un animal puissant, imbattable et pesant plus de 600 kgs… Pas facile de le combattre.  Ainsi, dès 1890, les premiers élevages font fortune en produisant du « prêt-assassiner ». C’est-à-dire une race de taureaux plus petits, moins rapides et ne pesant plus que 400 kgs. 

 

L’apprentissage des combats commence très tôt, on leur fait subir une série de test cruels dans les arènes afin de sélectionner les futurs reproducteurs, les prochains champions. .. Les plus faibles serviront de cobayes aux apprentis matadors. Il faut bien que les jeunes se fassent la main ! Pareil pour les vaches, si elles ont une attitude bien défensive lors des tests, elles seront sélectionnées parmi les « braves », les autres prendront le chemin de l’abattoir ou celui des communes aux fêtes populaires sanglantes…

  • LE TRANSPORT

 Une fois que les meilleurs taureaux ont atteint l’âge requis (environ 4 ans), ils sont transportés vers les villes taurines  c’est une épreuve douloureuse. Arrachés de leur milieu naturel, ils sont enfermés dans des caisses très étroites dans lesquelles ils doivent rester debout durant tout le voyage. En été, il faut savoir que les camions sont surchauffés, et que les animaux,  entassés sans eau ni nourriture, perdent quelquefois jusqu’à 30 kgs . Certains seront retrouvés morts asphyxiés.

  • LA PREPARATION AU COMBAT

Arrivés sur les lieux, les taureaux sont enfermés (encore !) dans les torils afin que les valets du matador puissent les conditionner au combat : effacer leur fatigue pour faire ressurgir leur agressivité par le biais de sévices scandaleux (mutilation des cornes (lorsque l’on sait que les cornes d’un taureau sont aussi sensibles que nos dents), drogues diverses,  vaseline dans les yeux pour désorienter le taureau, faire tomber sur leur rein et leur cou des sacs de sable de 100 kg pour affaiblir leur réactions, recouvrir leurs pattes d’essence de térébenthine provoquant des brûlures violentes pour qu’ils fassent de belles ruades, enfoncer des aiguilles cassées dans leurs testicules, afin qu’ils ne puissent pas s’affaler trop longtemps par terre).

 

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ANATOMIE DE LA CORRIDA

 

Aux sons d’une mauvaise fanfare de foire, les toréadors ouvrent le spectacle en défilant crânement dans les arènes. Le premier taureau est poussé dans l’antre de la mort… C’est parti pour vingt minutes d’épouvante !

 

Des valets provoquent le taureau en agitant les fameuses capes rouges afin de les faire courir, les désorienter et les fatiguer. Les capes sont écarlates uniquement pour que les tâches de sang de l’animal se fondent avec.

 

Intervention du picador sur son cheval. Armé de sa puya, il est chargé de léser les muscles du cou de l’animal pour qu’il ne puisse plus relever sa tête. Pour cela, il doit enfoncer sa puya (une lame de 6 cm) dans la chair du taureau et VRILLER la blessure pour la rendre plus profonde, jusqu’à 14 cm. Avec les muscles déchirés, les ligaments sectionnés et les vertèbres atteintes, le taureau ne peut plus du tout redresser la tête pour affronter de face son bourreau suivant  le matador.

Ce dernier poursuit le carnage en trompant l’animal

avec la muleta. Les passes de prendre en outre de prendre des poses calculées pour les photographes. Viennent ensuite les banderilles, harpons monstrueux qu’ils doivent planter entre les vertèbres de l’animal dans le but d’évacuer le sang vers l’extérieur. En effet, suite au charcutage du picador, une hémorragie interne risquerait de faire mourir le taureau avant la fin du spectacle…

 

Enfin, l’estocade finale. Une fois que le taureau tombe à genoux, pissant le sang et écumant de souffrance, le matador est censé l’achever avec une grande épée, mais il faut toujours qu’il s’y prenne à plusieurs fois.

 

Si ses tentatives de mise à mort restent vaines, il frappe le taureau de plusieurs coups de puntilla derrière la nuque, en tournant et retournant la lame dans la plaie.

 

Le taureau succombe et s’écroule sous le poids de mille douleurs insoutenables, ses yeux se brouillent, il urine de frayeur et son corps, luttant contre la mort, est secoué de spasmes déchirants  Le matador lui coupe les testicules , les oreilles ou la queue pour les brandir victorieusement à la foule en délivre.

 

L’horrible musique de cirque accompagne les clameurs sordides de ce carnaval dérisoire. Pendant qu’une pluie de fleurs honore le matador, un attelage traîne le corps du taureau comme une épave puante dans les coulisses.  Le prochain taureau arrive déjà dans l’arène. … Ils seront 6 ou 7 à être sacrifiés ce jour là.

Corinne S (ANIMAL ACTIVIST)

 

 

 

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Stop aux corridas !

PLUS DE CHEVAUX DANS LES ARENES

Ne les oublions pas !!!

Nous avons voulu faire une place aux chevaux, frères de malheur et de souffrance des taureaux dans les arènes. S’ils ne sont certes pas torturés de la même façon que les taureaux, il n’en reste pas moins qu’il sont très souvent blessés ou tués.

 

 

De la maltraitance ordinaire des chevaux quand on ne murmure pas à leurs oreilles. La plus belle conquête de l’homme ne fait pas vraiment l’objet du plus élémentaire respect de la part de ses « conquérants ». Le cheval, cet équidé qui rendit pourtant des siècles durant de fiers et loyaux services à ceux et celles qui se firent ses exploiteurs, est encore et toujours, ici ou là, victime d’innombrables maltraitances.

 

Les guerres de toutes natures firent des hécatombes, pour des millions de chevaux. Mais pour rester,  plus précisément, dans l’espace ludique contemporain qui nous préoccupe, nous dénonçons l’utilisation du cheval dans la corrida. Cette dernière est source d’une multitude de sévices pour le cheval, compagnon d’infortune du taureau.

 

Le cheval du picador est soi-disant « protégé » de la charge du taureau par un lourd caparaçon. Or, il n’est pas rare de voir le groupe équestre renversé par cette charge. Nombreuses sont les éventrations. Le caparaçon ne protège pas l’abdomen du cheval et constitue un réel handicap lorsque ce dernier cherche à se redresser. Ajoutons à cela l’horreur des yeux bandés, les oreilles ficelées et bouchées et les naseaux barbouillés de produits pour qu’il ne sente pas l’odeur du taureau et du sang qui pisse sous les banderilles.

 

Dans la corrida à cheval, le cheval n’a aucune protection. Le cavalier oblige le cheval à un geste contre nature en l’amenant vers le taureau. Ensuite, il faute esquiver la charge. Les blessures sont nombreuses. Les cornes effleurent souvent les chevaux. Il faut voir leurs yeux exorbités pour comprendre leur affolement, comprimé entre un mors sévère et des éperons acérés. Dans une déclaration dans le Midi Libre, l’un de ces tortionnaires avoue : « lorsqu’on prépare des chevaux aux corridas, il en faut beaucoup car il y a énormément de déchets ».

 

Arènes ou abattoirs, aucune différence, sinon la douleur et une agonie plus longue. La corrida est la pire des lâchetés. Ensemble, Obtenons son abolition.

 

               Association Ethique du Cheval

 

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Sous le signe du taureau.

 

J L (voix off)

Comme chaque jour je suis dans un tunnel, dont au bout j’admire la lumière. Je la vois, je la sens, elle brûle en moi mais je n’arrive pas encore à l’atteindre… patience. Je sais qu’un jour je la découvrirai, je la dévoilerai, et j’apaiserai ainsi ses souffrances… mes souffrances.

 

Narrateur (voix off)

Lui aussi il la voit, il comprend qu’elle est toute proche, il la redoute… mais il ne l’admire pas… non… il en a peur. Dans le couloir du toril il entend… il entend la voix de celui qui à renié sa propre conscience… la voix de celui qui le guide vers son supplice. Il aimerait lui parler, lui expliquer qu‘il ne veut pas… Il ne peut pas. Alors il écoute tout au fond de son être sa voix intérieure lui murmurer de garder l’espoir…

 

Taureau (voix off)

Va te faire foutre l’espoir !!!… Tu ne le vois peut-être pas, mais aujourd’hui c’est moi qui crève. L’espoir, tu as tout simplement préparé mon peuple à accueillir la mort comme une délivrance… mais comment feras-tu pour le préparer sur ce qui nous attend avant. Alors arrête de prêcher l’espoir avant mon châtiment… c’est bon pour les humains, pas pour nous.

Jamais je ne pourrai oublier ma mère tombée sous leurs coups, mes frères et mes sœurs… et mon père qu’ils ont assassiné après l’avoir torturé. Ils ont réussis à glacer mon cœur très tôt… ils ont embrasé mon esprit. Alors comment peut-tu encore garder l’espoir… parles moi plutôt de haine, et là je t’écouterai ?!…

 

Explique moi quel peuple peut commettre de tels actes sans pouvoir se repentir un jour… continuant à vivre et à s’épanouir…

                          … En tout cas, pas le mien…

Quant à toi, humain, pauvre misérable, tu dis voir la lumière dans ton tunnel et l’admirer. J’aimerais bien l’admirer moi aussi, j’aimerais qu’à mon tour elle brûle en moi, et ce jour là ce sera moi qui apaiserais tes souffrances, pour enfin apaiser les miennes… Mais c’est pas le cas…     … alors comment tu feras, dis-moi ?!…

                                                                          … dis-moi ?…

Jérôme Lescure

(comédien, auteur et militant pour la libération animale)

 

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LE FILM DE LA HONTE
 

BEZIERS 12 AOÛT 2000
Je me trouve devant les arènes où doit avoir lieu la corrida la plus prestigieuse de la Feria 2000. On attend pas moins de 13000 personnes avec tout le « gratin ». Je franchis l’entrée, pas très rassuré, avec cachée au fond de mon sac, une caméra  (chose interdite). Je suis fouillé, assez sommairement.

Heureusement ! Car j’apprends le lendemain, dans Midi Libre « qu’ils avaient fait la chasse aux caméscopes ! »

 

Je suis maintenant assis sur les gradins. J’attends, mal à l’aise… Il fait une chaleur accablante. Je sais ce qui va se passer dans peu de temps sous mes yeux. Six taureaux attendent aussi quelque part dans le corral. Mais eux, ils ne savent pas… Pour eux, il n’y aura pas que la chaleur qui sera accablante…

 

 

Ce qui va suivre dépassera pour moi dans l’abjection tout ce que j’avais imaginé. Il m’a fallu prendre énormément sur moi pour ne pas réagir, écœuré à la fois par « le spectacle » d’un magnifique taureau charcuté tout vif à l’arme blanche et d’une foule obscène applaudissant à tout rompre. J’ai vu, pendant l’agonie d’un taureau à genoux, le mufle pissant le sang, j’ai vu et entendu les spectateurs accompagner et applaudir en cadence la torture infligée à l’animal jusqu’à ce que mort  s’ensuive. Sans éprouver ni manifester la moindre compassion. Je l’ai vu et je l’ai filmé dans un climat « d’obscurantisme barbare » !

 

Pendant quelques secondes m’est apparu un voile blanc, comme une vision. Quand ce voile s’est retiré, j’ai cru voir autour de moi une plèbe hystérique se repaissant de gladiateurs s’étripant sauvagement ou de chrétiens déchiquetés par les fauves. A ce moment précis, le parallèle entre la corrida et les jeux du cirque me parut évident. Etrange sensation…

 

Cette expérience, aussi répugnante soit-elle, fut très enrichissante, car j’ai pu vérifier dans la réalité ce que j’avais toujours supposé : je veux parler du « fameux conditionnement » ! Comment des gens, d’apparence normale, en famille, peuvent-ils prendre du plaisir à ce spectacle tout en occultant complètement la souffrance et l’agonie d’un animal innocent ? Quel est donc ce mécanisme qui ankylose l’esprit ? Plusieurs facteurs semblent liés : le tapage médiatique exaltant qui prépare le terrain, le faste, la musique, la foule, les clameurs et tant d’autres facteurs indéfinissables sont réunis pour anesthésier les consciences, toute faculté de réflexion, et partant, toute compassion. L’animal en tant qu’être sensible n’existe plus !

 

Sans pour autant les excuser, je crois pouvoir dire que nombre de personnes  présentes sur les gradins auraient sans doute été indignées si elles avaient assisté, dans l’intimité ou dans un environnement moins ronflant, à de telles scènes insoutenables. Le phénomène de foule est bien connu et son effet contagieux de transgression de toute morale explique bien des débordements sordides : lynchages, pogroms, hooliganisme et autres viols collectifs en sont hélas de tristes exemples. La corrida n’échappe pas à cette règle.

 

Je parle ici principalement de la grande majorité de celles et ceux qui sont dans les arènes pendant la feria, composée pour l’essentiel, de touristes ordinaires, peu ou pas informés et en mal d’exotisme. Les autres, les authentiques amateurs de corridas, quel que soit le contexte, « jouiront » toujours, sans éprouver la moindre compassion, lâchement assis sur les gradins ou dans un fauteuil…

 

Ce film a une valeur pédagogique considérable d’autant qu’il est récent et que toute l’horreur que l’on ne pouvait que supposer y apparaît dans sa réalité brutale. J’essaie, avec mon équipe,  de le montrer à un maximum de personnes. La plupart d’entre elles, face à tant de cruauté et d’insensibilité, sont abasourdies, écœurées jusqu’à la nausée en découvrant des images, prises au zoom, qu’elles étaient loin d’imaginer ! Le jour où une chaine de télévision courageuse montrera cette face soigneusement cachée de la corrida, les aficionados auront beaucoup de souci à se faire pour leur avenir… 

 

Que l’un d’entre eux ne s’avise plus maintenant d’avancer, me regardant droit dans les yeux, son sempiternel argument : la corrida ! vous en avez vu ? non ? alors vous ne savez pas de quoi vous parlez ! allez en voir une avant de juger !

 

Maintenant, j’ai vu et je sais. J’ai vu et j’ai filmé. Qu’il ne s’avise pas ! Surtout pas !                                                                                    Thierry HELY

 

(Nb. La cassette du FILM DE LA HONTE est disponible auprès du CRAC – BP51244  - 30105 ALES CEDEX -15 €)

 

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LES ECOLES DU CRIME EN FRANCE

 

Le point au 24 février 2004

 

A Nîmes, le « centre français de tauromachie », association loi de 1901, existe depuis 20 ans. Son responsable, Christian Lesur, présente son travail comme un sacerdoce ! Comme la plupart des responsables de ce type d’association barbare, c’est un torero raté… Son action est bénévole, dit-il. Ancien matador et universitaire (dixit !) , il ne trouve personne pour le remplacer (bonne nouvelle !). Cette école enseigne l’art de la torture à une vingtaine d’élèves très motivés (d’après Lesur), âgés officiellement de 12 à 16 ans… Les activités sont régulières tout au long de l’année. « L’enseignement » a lieu le samedi après-midi dans des arènes privées dans la banlieue de Nîmes ou aux arènes de Bellegarde. En janvier-février, des vachettes sont louées pour l’entraînement. En mars-avril, des sorties « au campo » permettent de faire des démonstrations dans le cadre d’animations pour les  « fêtes des manades » (on apprend donc à torturer en privé !) qui accueillent 200 à 300 personnes : une ignoble boucherie !

 

En été, des novilladas avec mise à mort ont lieu. Les jeunes portent alors « l’habit de lumière ». Le « centre français de tauromachie » est la seule école du meurtre à pratiquer des échanges avec des écoles espagnoles (du moins pour le Languedoc-Roussillon). L’école nîmoise est agréée par le ministère de la jeunesse et des sports ! Les subventions proviennent de la mairie, du conseil général et du conseil régional…

 

Lesur aide l’école de Tarascon. Des entraînements ont souvent lieu ensemble. Lesur est le co-directeur de la nouvelle école de Béziers. Ce samedi 13 décembre 2003, Lesur a apporté son aide pour l’ouverture de l’école de Béziers.

 

A Tarascon, le montage est pour le moins surprenant ! Il s’agit pour cette école du meurtre d’un financement mairie – mutuelle de Tarascon – et… De la Caisse d’Allocations Familiales des Bouches-du-Rhône !

M. Laupies, directeur de la mutuelle « santé, culture et loisirs » (du genre CPNT !) présente son école  comme « socio-culturelle », ne dépendant pas directement du milieu taurin, avec un volet camarguaise et un volet tauromachie espagnole (collusion entre les deux une fois de plus !). La mutuelle dépend du ministère de la santé !

 

L’objectif affiché est de sortir des jeunes en difficulté de leurs quartiers : ON NAGE EN PLEIN DELIRE !!!

L’école a été créée le 7 mars 2001, sous contrat avec la ville. L’objectif, c’est seulement l’initiation. Le recrutement se fait à Tarascon exclusivement. Les élèves au nombre d’une petite dizaine (deux ou trois d’après d’autres sources du milieu taurin !) bénéficient de la gratuité totale. D’après M. Laupies, quatre à cinq élèves sont bons en tauromachie espagnole. La fourchette d’âge officielle est de 12 à 17 ans… Les deux moniteurs sont José Manrubia pour la torture tauromachique et Riad Tourki pour la camarguaise. Les arènes de Tarascon présentent deux démonstration par an : Toussaint et le premier mai. Les entraînements ont lieu le mercredi après-midi dans les arènes de Tarascon.

 

A Béziers, une école du crime ferma ses portes, ou plutôt agonisa très discrètement en 1996-97. Faute d’animateurs et d’élèves ! Enfin une bonne nouvelle ! Malheureusement, sous l’impulsion de Didier Bresson, adjoint à la tauromachie et aux arts plastiques, cette école de la barbarie a redémarré le samedi 13 décembre 2003. Les co-directeurs sont Christian Lesur (encore lui !) pour la partie technique, et Didier Bresson pour l’administratif. Les cours sont dispensés par José Manrubia (tiens encore lui !) et San Jillen, deux toreros ratés. L’initiation à la torture aura lieu le mercredi et le samedi après-midi.

 

En Arles, «  l’école taurine d’Arles », association loi 1901, est subventionnée par la ville, des locaux sont mis à disposition, ainsi que des arènes portatives. Le président et moniteur est Paquito Real, torero subalterne en activité. L’école compte 11 élèves pour la tauromachie espagnole que l’on amène jusqu’à la novillada piquée. Après, ils sont pris en charge par un impresario… Trois autres moniteurs secondent le responsable de l’enseignement de la barbarie. Cette école est subventionnée également par « Schneider electric » et le centre de vacances « Maeva » (quartier Fourchon, 13200 Arles) !

 

Et comme si ce tour du sud de la France de l’horreur ne suffisait pas, à Cardet,  entre Alès et Nîmes, dans le Gard, un certain Damien Donzala, rejoneador en activité,  à créé en novembre 1999 « l’école de tauromachie à cheval », association Loi de 1901. Il a pris l’alternative en 2000 à Alès. La corrida de rejon ou corrida équestre consiste à massacrer à l’arme blanche de malheureux taureaux, perchés, bien à l’abri sur des chevaux qui ne bénéficient d’aucune protection.

 « A cause des inondations, dans le Gard, je reçois très peu de subventions » déplore le cavalier de la mort. Vraiment, quelle honte ! Les sinistrés sont donc prioritaires !

 

Le tortionnaire à cheval, qui commence par mater les chevaux par des séances de « dressage », se confie : « j’ai beaucoup souffert de l’absence de ce type d’école quand j’ai commencé à toréer à cheval, j’ai dû me former moi-même ».Il a beaucoup souffert !!! Mais de la souffrance des chevaux et des taureaux, juste bons à torturer à mort, il n’en parlera pas ! Et de rajouter : « l’objectif de l’école : permettre à des jeunes de descendre des gradins et de monter sur des chevaux de tauromachie… » Le passage aux travaux pratiques en quelque sorte !

 

Les élèves de cette école si particulière sont âgés en moyenne d’une vingtaine d’année car ils doivent avoir un bon niveau en équitation (5ème ou 6ème galop). Les différentes phases de l’entraînement sont les suivantes : « des heures au carreton pour apprendre à banderiller, créer une lidia, s’approcher d’une petite vache ou d’un taureau apprivoisé. Mais la formation va jusqu’à la novillada sans picador, avec mise à mort bien entendu, de jeunes taureaux de 2 à 3 ans ! Les entraînements ont lieu le samedi après-midi et le mercredi. Mais on organise aussi des stages pendant les week-ends ! L’école a compté jusqu ‘à 15 élèves. Aujourd’hui, il n’y en a plus que 5 ». Enfin une bonne nouvelle ! Un seul « ancien élève » a fait des corridas équestre : Alexandre Perez qui a arrêté depuis.

 

Les débouchés ? « C’est très dur » déclare Donzala, « la plupart ne poursuivent pas dans cette voie car une cavalerie coute très cher ». Actuellement aucun élève n’est apte à continuer. Finalement, cette école ne marche pas ! En attendant, des jeunes viennent se faire plaisir en matant des chevaux et en torturant à mort de jeunes taureaux ! Quelle belle jeunesse ! Et quelle motivation !

 

Et le sud-ouest ? Plus de la moitié des séances de torture tauromachique ont lieu dans le sud-ouest de la France. Pour les associations anti-corrida languedociennes, le sud-ouest est un peu la « terra incognita ». Il eut été très étonnant que cette région ne comporte pas d’écoles du crime. Après enquête, il existe bel et bien deux écoles, l’une à  Hagetmau, l’autre à Campet-et-Lamolère, dans les Landes, proches de Mont-de-Marsan.

 

A campet-et-Lamolère, Gilles Marsal, torero en activité et président de l’association « Ecole taurine du grand sud-ouest » sévit auprès de la jeunesse depuis près de quatre ans… Depuis deux ans, il a construit lui-même des petites arènes pour l’entraînement jusqu’à la mise à mort précise-t-il. Quelle motivation ! Il propose également des stages de deux jours aux aficionados : formation accélérée pour toréer une vache en 48 heures. Les élèves quant à eux, ont entre 11 et 17 ans. Deux élèves espagnols naviguent entre les écoles de torture de France et d’Espagne. Deux autres petits de 12 ans feront des capeas courant 2004. Le 8 février 2004 à Magesq, aura lieu dans des arènes couvertes une fiesta campera : le matin des élèves pratiqueront la torture et l’après-midi ce sera au tour des adultes…

Suite

En ce moment, l’école compte 5 élèves. Le 8 février, deux élèves tueront « juste pour se faire plaisir » annonce fièrement Gilles Marsal. Mais quelle bande de psychopathes !!!!

La ville de Dax doit aider financièrement cette école, ainsi que le conseil général.

 

A Hagetmau, les femmes s’y mettent sérieusement. Ainsi, Béatrice Brettes, aficionada depuis 23 ans passe à l’action. Elle a créé le « centre de tauromachie d’Aquitaine » en novembre 2003. Son association loi 1901 est soutenue par le ministère de l’intérieur espagnol (dont dépend la tauromachie en Espagne). Elle reçoit des subventions de la mairie d’Hagetmau, du conseil général et du conseil régional. Mme Brette a constaté qu’il manquait des structures pour former des novilleros : bonne nouvelle, il y aurait pénurie !

 

Les entraînements ont lieu le samedi toute la journée. L’école accueille 8 à 10 élèves de 9 à 19 ans. Un élève est âgé de 7 ans !!!  Pour la responsable de cette école, l’essentiel est d’assouvir sa passion. Différents toreros vont se succéder comme moniteurs pour donner un maximum de modèles aux jeunes. Chaque personne torée comme il le ressent dit-elle. Julien Escarret, assassin en activité, joue le rôle de coordonnateur. Mme Brettes prépare également des conférences pour le public aquitain qu’il faut former ! Elle invente de nouveaux matériels : « carreta de matar et de descabello », petites brouettes de la mort virtuelle en attendant mieux ! Un site internet est en cours de constitution, hébergé gratuitement par e-France. Que d’énergie dépensée pour pouvoir torturer à mort…

 

Le système utilisé à Bayonne pour attirer les jeunes à ces pratiques barbares n’est guère mieux que les écoles taurines… M. Yves Ugalde, directeur de cabinet du Député-Maire Jean Grenet (à l’origine du groupe parlementaire « tauromachie » à l’assemblée nationale, et qui travaille actuellement pour faire reconnaître le statut des toreros - actuellement intermittents du spectacle – et leur assurer une couverture sociale !) explique fièrement  la technique d’embrigadement de la jeunesse au pays basque. Des « tickets découverte » sont remis gratuitement aux jeunes pour qu’ils aillent aux arènes voir des corridas ou assister à une démonstration (officiellement à partir de 10 ans ! Pendant les vacances…). Pour qu’ils puissent s’initier aux « rudiments de la tauromachie » : ils toréent de salon avec la carreta (une espèce de brouette avec deux cornes poussée par un crétin). Il n’y a pas de bétail, précise Yves Ugalde : effectivement, il n’y a que la valetaille ! Ces joyeusetés commencent dès Pâques pour s’achever en octobre-novembre.

 

L’initiation sous l’égide de la mairie va quand même jusqu’au maniement de la cape, muleta et épée ! Ensuite un club taurin de la ville prend la relève pour « passer aux choses sérieuses ». En gros, la mairie sert de rabatteur pour la « traite des enfants » !

 

M. Ugalde est très fier de préciser que 3 à 4 filles chaque année s’intéressent beaucoup et participent aux différentes étapes de l’initiation. Finalement, ils sont très ouverts à Bayonne ! A quand la parité ? Ce dont M. Ugalde ne se vante pas, c’est que le club taurin bayonnais le plus connu est interdit aux femmes… On reste quand même entre gros beaufs aficionados ! Il ne faudrait pas pousser ! Respectons la tradition !

 

A Bayonne, c’est la quatrième année que le « ticket découverte » a été mis en place. Petit détail : le fils du concierge de la mairie est novillero, cela facilite bien les choses !

 

A Dax, Eric Larrieu, chargé de communication à la mairie pour les ferias et le festival taurin précise qu’il n’y a plus d’école taurine depuis 10 ans. Les clubs taurins assurent le travail d’initiation… Au passage, on apprend que les taureaux et les cuadrillas sont payés directement par la mairie lors des corridas. La mairie de Dax travaille donc en régie et remplace les impresarios : quelle économie !

 

Conclusion : il y a donc six écoles de la mort dans le sud de la France…Ils sont tous plus ou moins en cheville ! Ils sont peu nombreux, on retrouve toujours les mêmes trognes ! Ce travail d’investigation confirme un certain nombre de points :

 

Ø      ces écoles du crime attirent un très petit nombre de jeunes, pas plus d’une cinquantaine pour tout le sud de la France (c’est déjà évidemment beaucoup trop) 

 

Ø      par voie de conséquence, ces structures ignobles ne subsistent que grâce à la volonté de politiciens pourris qui financent le fonctionnement 

 

Ø      à Dax comme à Béziers, ces écoles de la mort disparaissent discrètement au bout d’une longue agonie : on ne claironne pas la fin d’une école taurine !

Ø      certaines municipalités, comme Bayonne, mettent au point des systèmes pervers pour inviter et inciter les enfants et les adolescents à s’initier à cette pratique barbare.

 

 

Le sud-ouest ne vaut guère mieux que le Languedoc et l’action des élus dans l’embrigadement de la jeunesse est manifeste dans tout le sud de la France

 

Nous devons en priorité dénoncer les cautions des différents ministères (santé à Tarascon et jeunesse et sport à Nîmes). Il y a urgence !

 

Les discussions cordiales (ce fut dur) avec tous ces acteurs de la torture codifiée, organisée, apôtres de l’ultra violence, feraient presque oublier le sujet : le massacre à l’arme blanche de veaux par des enfants et adolescents. Des animaux torturés à mort, qui hurlent leur douleur et dont le regard rempli d’incompréhension pose une simple question : pourquoi ? Et des enfants qui, à l’âge adulte, feront certainement de très bons tortionnaires. Car passer à l’acte sur leurs congénères ne fera certainement pas peur à ces êtres à qui l’on enseigne que « Dieu a créé le taureau pour qu’il meure dans l’arène » (dixit Marie Sara, la massacreuse de taureaux et de chevaux).

 

Comme le dit fort bien Gérard Charollois, président de la CVN : « la loi ne doit pas tolérer la torture, elle doit l ‘abolir ». Et son enseignement a fortiori !

 

Dernière nouvelle : suite à des problèmes internes, l’un des « torero-éducateur » a quitté l’école de torture de la ville d’Arles. Il va dispenser sa science du crime ailleurs et une nouvelle école devrait s’ouvrir à St Rémy de Provence. Le jeudi 24 juin, une démonstration devrait avoir lieu dans les arènes devant les élèves des écoles primaires et du collège de St Rémy… On n’arrête pas le progrès !

 

Jean-Pierre GARRIGUES

Président du Comité Radicalement Anti Corrida

 

 

 

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Crédit photographique Dossier CORRIDA
Photos Jean-Marc MONTEGNIES

http://www.pour-les-animaux.de/

http://www.sharkonline.org/

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SOS POUR UN REFUGE

 

Il y a des gens peu connus, qui se dévouent dans l’anonymat pour secourir et sauver de nombreux animaux. Ces gens méritent d’être encouragés et aidés, leur vie n’est que dévouement.

 

C’est le cas de Patrick et Maya SACCO qui à la Chaume, dans l’Yonne, ont recueilli de très nombreux animaux en détresse. Ils ont actuellement plus de 40 chiens et 150 chats, des bovins, des brebis (sauvés d’une mort certaine). De plus, Patrick va régulièrement en Yougoslavie pour s’occuper d’un refuge (plus de 350 chiens).

 

Actuellement, il doit faire face à une situation très difficile

 

Nous avons besoin de vous pour aider ce protecteur si dévoué à la cause animale soit par le biais d’adhésions, de dons ou de parrainage d’un animal.

 

Merci pour votre soutien

 

L ‘équipe de l’ACMA

 

Sommaire de la page

 

RESPECTONS

 

BULLETIN D’ADHÉSION à recopier  ou à

A renvoyer avec votre chèque libellé à l’ordre de RESPECTONS

15, rue de la Chaume, 89630 St-Léger Vauban France.

 

NOM……………………………………….............. PRÉNOM………………………………………………

 

ADRESSE…………………………………………………………………………………

 

Je souhaite adhérer à l’Association RESPECTONS.

 

q Adhérent simple : 16 €                                          q Adhérent d’honneur : 153 €

q Adhérent bienfaiteur : 77€                                     q Don d’un autre montant :….…… € 

Date : ………………………….                                                    signature :

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Citations d'Hommes justes

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