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N°1
- N° 2 -
N°3
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UN PETIT
MOT ENTRE NOUS
Notre
jeune association vous paraîtra peut-être ambitieuse, mais nous avons
conçu le projet de créer deux numéros spéciaux, dont l'un, celui que
vous avez en mains, concerne les corridas, et, l'autre, à paraître,
relatif à l'expérimentation animale.
Nous souhaitons ouvrir les yeux de ceux pour qui, le respect dû à
l'animal n'est pas un vain mot sur la monstrueuse tromperie que sont les
spectacles tauromachiques, honte de notre époque hypocritement généreuse
et compatissante !!
Il est nécessaire qu'une prise de conscience se fasse enfin sur le
martyre infligé à des animaux, pour le plaisir, tant durant la «
préparation » que durant l'ignoble spectacle d'un assassinat, avec
l'assentiment, pour ne pas dire l'enthousiasme de tous.
Nous lutterons inlassablement auprès des Associations compétentes, pour
que soient abolies ces pratiques de voyeurisme de l'agonie et de la
mort, sans aucun risque et, par victime interposée.
Je tiens à remercier ici celles et ceux qui ont contribué à la rédaction
de ce numéro. Je croyais connaître beaucoup de choses sur la corrida.
J'ai pris un « coup de poing» en lisant leurs articles, ce que j'ai
découvert est encore plus abject que ce que j'imaginais.
Il faut que cela cesse.
Brigitte
DONY
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Aux sons d’une mauvaise
fanfare de foire, les toréadors ouvrent le spectacle en défilant
crânement dans les arènes. Le premier taureau est poussé dans
l’antre de la mort… C’est parti pour vingt minutes d’épouvante !
Des valets provoquent le
taureau en agitant les fameuses capes rouges afin de les faire
courir, les désorienter et les fatiguer. Les capes sont
écarlates uniquement pour que les tâches de sang de l’animal se
fondent avec.
Intervention du picador sur
son cheval. Armé de sa puya, il est chargé de léser les muscles
du cou de l’animal pour qu’il ne puisse plus relever sa tête.
Pour cela, il doit enfoncer sa puya (une lame de 6 cm) dans la
chair du taureau et VRILLER la blessure pour la rendre
plus profonde, jusqu’à 14 cm. Avec les muscles déchirés, les
ligaments sectionnés et les vertèbres atteintes, le taureau ne
peut plus du tout redresser la tête pour affronter de face son
bourreau suivant le matador.
Ce dernier
poursuit le carnage en trompant l’animal |
avec la
muleta. Les passes de prendre en outre de prendre des poses
calculées pour les photographes. Viennent ensuite les
banderilles, harpons monstrueux qu’ils doivent planter entre les
vertèbres de l’animal dans le but d’évacuer le sang vers
l’extérieur. En effet, suite au charcutage du picador, une
hémorragie interne risquerait de faire mourir le taureau avant
la fin du spectacle…
Enfin, l’estocade finale. Une
fois que le taureau tombe à genoux, pissant le sang et écumant
de souffrance, le matador est censé l’achever avec une grande
épée, mais il faut toujours qu’il s’y prenne à plusieurs fois.
Si ses tentatives de mise à
mort restent vaines, il frappe le taureau de plusieurs coups de
puntilla derrière la nuque, en tournant et retournant la lame
dans la plaie.
Le taureau succombe et
s’écroule sous le poids de mille douleurs insoutenables, ses
yeux se brouillent, il urine de frayeur et son corps, luttant
contre la mort, est secoué de spasmes déchirants ; Le matador
lui coupe les testicules , les oreilles ou la queue pour les
brandir victorieusement à la foule en délivre.
L’horrible musique de cirque
accompagne les clameurs sordides de ce carnaval dérisoire.
Pendant qu’une pluie de fleurs honore le matador, un attelage
traîne le corps du taureau comme une épave puante dans les
coulisses. Le prochain taureau arrive déjà dans l’arène. … Ils
seront 6 ou 7 à être sacrifiés ce jour là.
Corinne S (ANIMAL ACTIVIST)
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Stop aux corridas !
PLUS DE CHEVAUX DANS LES ARENES
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Ne
les oublions pas !!!
Nous avons voulu
faire une place aux chevaux, frères de malheur et de
souffrance des taureaux dans les arènes. S’ils ne sont certes
pas torturés de la même façon que les taureaux, il n’en reste
pas moins qu’il sont très souvent blessés ou tués. |

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De la maltraitance ordinaire des chevaux
quand on ne murmure pas à leurs oreilles. La plus belle
conquête de l’homme ne fait pas vraiment l’objet du plus
élémentaire respect de la part de ses « conquérants ». Le
cheval, cet équidé qui rendit pourtant des siècles durant de
fiers et loyaux services à ceux et celles qui se firent ses
exploiteurs, est encore et toujours, ici ou là, victime
d’innombrables maltraitances.
Les guerres de toutes natures firent des
hécatombes, pour des millions de chevaux. Mais pour rester,
plus précisément, dans l’espace ludique contemporain qui nous
préoccupe, nous dénonçons l’utilisation du cheval dans la
corrida. Cette dernière est source d’une multitude de sévices
pour le cheval, compagnon d’infortune du taureau.
Le cheval du picador est soi-disant
« protégé » de la charge du taureau par un lourd caparaçon.
Or, il n’est pas rare de voir le groupe équestre renversé par
cette charge. Nombreuses sont les éventrations. Le caparaçon
ne protège pas l’abdomen du cheval et constitue un réel
handicap lorsque ce dernier cherche à se redresser. Ajoutons à
cela l’horreur des yeux bandés, les oreilles ficelées et
bouchées et les naseaux barbouillés de produits pour qu’il ne
sente pas l’odeur du taureau et du sang qui pisse sous les
banderilles.
Dans la corrida à cheval, le cheval n’a
aucune protection. Le cavalier oblige le cheval à un geste
contre nature en l’amenant vers le taureau. Ensuite, il faute
esquiver la charge. Les blessures sont nombreuses. Les cornes
effleurent souvent les chevaux. Il faut voir leurs yeux
exorbités pour comprendre leur affolement, comprimé entre un
mors sévère et des éperons acérés. Dans une déclaration dans
le Midi Libre, l’un de ces tortionnaires avoue : « lorsqu’on
prépare des chevaux aux corridas, il en faut beaucoup car il y
a énormément de déchets ».
Arènes ou abattoirs, aucune différence,
sinon la douleur et une agonie plus longue. La corrida est la
pire des lâchetés. Ensemble, Obtenons son abolition.
Association Ethique du
Cheval |
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Sous le signe
du taureau….
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J L (voix off)
Comme chaque jour je suis
dans un tunnel, dont au bout j’admire la lumière. Je la vois, je
la sens, elle brûle en moi mais je n’arrive pas encore à
l’atteindre… patience. Je sais qu’un jour je la découvrirai, je
la dévoilerai, et j’apaiserai ainsi ses souffrances… mes
souffrances.
Narrateur (voix off)
Lui aussi il la voit, il
comprend qu’elle est toute proche, il la redoute… mais il ne
l’admire pas… non… il en a peur. Dans le couloir du toril il
entend… il entend la voix de celui qui à renié sa propre
conscience… la voix de celui qui le guide vers son supplice. Il
aimerait lui parler, lui expliquer qu‘il ne veut pas… Il ne peut
pas. Alors il écoute tout au fond de son être sa voix intérieure
lui murmurer de garder l’espoir…
Taureau (voix off)
Va te faire foutre l’espoir
!!!… Tu ne le vois peut-être pas, mais aujourd’hui c’est moi qui
crève. L’espoir, tu as tout simplement préparé mon peuple à
accueillir la mort comme une délivrance… mais comment feras-tu
pour le préparer sur ce qui nous attend avant. Alors arrête de
prêcher l’espoir avant mon châtiment… c’est bon pour les
humains, pas pour nous.
Jamais je ne pourrai oublier
ma mère tombée sous leurs coups, mes frères et mes sœurs… et mon
père qu’ils ont assassiné après l’avoir torturé. Ils ont réussis
à glacer mon cœur très tôt… ils ont embrasé mon esprit. Alors
comment peut-tu encore garder l’espoir… parles moi plutôt de
haine, et là je t’écouterai ?!…
Explique moi quel peuple peut
commettre de tels actes sans pouvoir se repentir un jour…
continuant à vivre et à s’épanouir…
…
En tout cas, pas le mien…
Quant à toi, humain, pauvre
misérable, tu dis voir la lumière dans ton tunnel et l’admirer.
J’aimerais bien l’admirer moi aussi, j’aimerais qu’à mon tour
elle brûle en moi, et ce jour là ce sera moi qui apaiserais tes
souffrances, pour enfin apaiser les miennes… Mais c’est pas le
cas… … alors comment tu feras, dis-moi ?!…
… dis-moi ?… |
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Jérôme Lescure
(comédien, auteur et militant pour
la libération animale)
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LE
FILM DE LA HONTE
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BEZIERS 12 AOÛT 2000
Je me trouve devant les arènes où doit avoir lieu la corrida la
plus prestigieuse de la Feria 2000. On attend pas moins de 13000
personnes avec tout le « gratin ». Je franchis l’entrée, pas
très rassuré, avec cachée au fond de mon sac, une caméra (chose
interdite). Je suis fouillé, assez sommairement.

Heureusement ! Car j’apprends
le lendemain, dans Midi Libre « qu’ils avaient fait la chasse
aux caméscopes ! »
Je suis maintenant assis sur
les gradins. J’attends, mal à l’aise… Il fait une chaleur
accablante. Je sais ce qui va se passer dans peu de temps sous
mes yeux. Six taureaux attendent aussi quelque part dans le
corral. Mais eux, ils ne savent pas… Pour eux, il n’y aura
pas que la chaleur qui sera accablante…
Ce qui va suivre dépassera
pour moi dans l’abjection tout ce que j’avais imaginé. Il m’a
fallu prendre énormément sur moi pour ne pas réagir, écœuré à la
fois par « le spectacle » d’un magnifique taureau charcuté tout
vif à l’arme blanche et d’une foule obscène applaudissant à tout
rompre. J’ai vu, pendant l’agonie d’un taureau à genoux, le
mufle pissant le sang, j’ai vu et entendu les spectateurs
accompagner et applaudir en cadence la torture infligée à
l’animal jusqu’à ce que mort s’ensuive. Sans éprouver ni
manifester la moindre compassion. Je l’ai vu et je l’ai filmé
dans un climat « d’obscurantisme barbare » !
Pendant quelques secondes
m’est apparu un voile blanc, comme une vision. Quand ce voile
s’est retiré, j’ai cru voir autour de moi une plèbe hystérique
se repaissant de gladiateurs s’étripant sauvagement ou de
chrétiens déchiquetés par les fauves. A ce moment précis, le
parallèle entre la corrida et les jeux du cirque me
parut évident. Etrange sensation…
Cette expérience, aussi
répugnante soit-elle, fut très enrichissante, car j’ai pu
vérifier dans la réalité ce que j’avais toujours supposé : je
veux parler du « fameux conditionnement » !
Comment des gens, d’apparence normale, en famille, peuvent-ils
prendre du plaisir à ce spectacle tout en occultant complètement
la souffrance et l’agonie d’un animal innocent ? Quel est
donc ce mécanisme qui ankylose l’esprit ? Plusieurs facteurs
semblent liés : le tapage médiatique exaltant qui prépare le
terrain, le faste, la musique, la foule, les clameurs et tant
d’autres facteurs indéfinissables sont réunis pour anesthésier
les consciences, toute faculté de réflexion, et partant, toute
compassion. L’animal en tant qu’être sensible n’existe plus !
Sans pour autant les excuser,
je crois pouvoir dire que nombre de personnes présentes sur les
gradins auraient sans doute été indignées si elles avaient
assisté, dans l’intimité ou dans un environnement moins
ronflant, à de telles scènes insoutenables. Le phénomène de
foule est bien connu et son effet contagieux de transgression de
toute morale explique bien des débordements sordides :
lynchages, pogroms, hooliganisme et autres viols collectifs en
sont hélas de tristes exemples. La corrida n’échappe pas à
cette règle.
Je
parle ici principalement de la grande majorité de celles et ceux
qui sont dans les arènes pendant la feria, composée pour
l’essentiel, de touristes ordinaires, peu ou pas informés et en
mal d’exotisme. Les autres, les authentiques amateurs de
corridas, quel que soit le contexte, « jouiront » toujours, sans
éprouver la moindre compassion, lâchement assis sur les gradins
ou dans un fauteuil…
Ce film a une valeur
pédagogique considérable
d’autant qu’il est récent et
que toute l’horreur que l’on ne pouvait que supposer y apparaît
dans sa réalité brutale. J’essaie, avec mon équipe, de le
montrer à un maximum de personnes. La plupart d’entre elles,
face à tant de cruauté et d’insensibilité, sont abasourdies,
écœurées jusqu’à la nausée en découvrant des images, prises au
zoom, qu’elles étaient loin d’imaginer ! Le jour où une chaîne
de télévision courageuse montrera cette face soigneusement
cachée de la corrida, les aficionados auront beaucoup de
souci à se faire pour leur avenir…
Que l’un d’entre eux ne
s’avise plus maintenant d’avancer, me regardant droit dans les
yeux, son sempiternel argument : la corrida ! vous en avez
vu ? non ? alors vous ne savez pas de quoi vous parlez ! allez
en voir une avant de juger !
Maintenant, j’ai vu et je
sais. J’ai vu et j’ai filmé. Qu’il ne s’avise pas ! Surtout
pas !
Thierry
HELY
(Nb. La
cassette du FILM DE LA HONTE est disponible auprès du
CRAC – BP51244 - 30105 ALES CEDEX -15 €) |
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LES ECOLES DU CRIME EN FRANCE
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Le point au
24 février 2004
A Nîmes, le « centre français
de tauromachie », association loi de 1901, existe depuis 20 ans.
Son responsable, Christian Lesur, présente son travail comme un
sacerdoce ! Comme la plupart des responsables de ce type
d’association barbare, c’est un torero raté… Son action est
bénévole, dit-il. Ancien matador et universitaire (dixit !) , il
ne trouve personne pour le remplacer (bonne nouvelle !). Cette
école enseigne l’art de la torture à une vingtaine d’élèves très
motivés (d’après Lesur), âgés officiellement de 12 à 16 ans… Les
activités sont régulières tout au long de l’année.
« L’enseignement » a lieu le samedi après-midi dans des arènes
privées dans la banlieue de Nîmes ou aux arènes de Bellegarde. En
janvier-février, des vachettes sont louées pour l’entraînement. En
mars-avril, des sorties « au campo » permettent de faire des
démonstrations dans le cadre d’animations pour les « fêtes des
manades » (on apprend donc à torturer en privé !) qui accueillent
200 à 300 personnes : une ignoble boucherie !
En été, des novilladas avec
mise à mort ont lieu. Les jeunes portent alors « l’habit de
lumière ». Le « centre français de tauromachie » est la seule
école du meurtre à pratiquer des échanges avec des écoles
espagnoles (du moins pour le Languedoc-Roussillon). L’école
nîmoise est agréée par le ministère de la jeunesse et des sports !
Les subventions proviennent de la mairie, du conseil général
et du conseil régional…
Lesur aide l’école de Tarascon.
Des entraînements ont souvent lieu ensemble. Lesur est le
co-directeur de la nouvelle école de Béziers. Ce samedi 13
décembre 2003, Lesur a apporté son aide pour l’ouverture de
l’école de Béziers.
A Tarascon,
le montage est pour le moins surprenant ! Il s’agit pour cette
école du meurtre d’un financement mairie – mutuelle de
Tarascon – et… De la Caisse d’Allocations Familiales des
Bouches-du-Rhône !
M. Laupies, directeur de la
mutuelle « santé, culture et loisirs » (du genre CPNT !) présente
son école comme « socio-culturelle », ne dépendant pas
directement du milieu taurin, avec un volet camarguaise et un
volet tauromachie espagnole (collusion entre les deux une fois de
plus !). La mutuelle dépend du ministère de la santé !
L’objectif affiché est de
sortir des jeunes en difficulté de leurs quartiers : ON NAGE EN
PLEIN DELIRE !!!
L’école a été créée le 7 mars
2001, sous contrat avec la ville. L’objectif, c’est seulement
l’initiation. Le recrutement se fait à Tarascon exclusivement. Les
élèves au nombre d’une petite dizaine (deux ou trois d’après
d’autres sources du milieu taurin !) bénéficient de la gratuité
totale. D’après M. Laupies, quatre à cinq élèves sont bons en
tauromachie espagnole. La fourchette d’âge officielle est de 12 à
17 ans… Les deux moniteurs sont José Manrubia pour la torture
tauromachique et Riad Tourki pour la camarguaise. Les arènes de
Tarascon présentent deux démonstration par an : Toussaint et le
premier mai. Les entraînements ont lieu le mercredi après-midi
dans les arènes de Tarascon.
A Béziers,
une école du crime ferma ses portes, ou plutôt agonisa très
discrètement en 1996-97. Faute d’animateurs et d’élèves ! Enfin
une bonne nouvelle ! Malheureusement, sous l’impulsion de Didier
Bresson, adjoint à la tauromachie et aux arts plastiques, cette
école de la barbarie a redémarré le samedi 13 décembre 2003. Les
co-directeurs sont Christian Lesur (encore lui !) pour la partie
technique, et Didier Bresson pour l’administratif. Les cours sont
dispensés par José Manrubia (tiens encore lui !) et San Jillen,
deux toreros ratés. L’initiation à la torture aura lieu le
mercredi et le samedi après-midi.
En Arles, «
l’école taurine d’Arles », association loi 1901, est subventionnée
par la ville, des locaux sont mis à disposition, ainsi que des
arènes portatives. Le président et moniteur est Paquito Real,
torero subalterne en activité. L’école compte 11 élèves pour la
tauromachie espagnole que l’on amène jusqu’à la novillada piquée.
Après, ils sont pris en charge par un impresario… Trois autres
moniteurs secondent le responsable de l’enseignement de la
barbarie. Cette école est subventionnée également par « Schneider
electric » et le centre de vacances « Maeva » (quartier Fourchon,
13200 Arles) !
Et comme si ce tour du sud de
la France de l’horreur ne suffisait pas, à Cardet, entre Alès et
Nîmes, dans le Gard, un certain Damien Donzala, rejoneador en
activité, à créé en novembre 1999 « l’école de tauromachie à
cheval », association Loi de 1901. Il a pris l’alternative en 2000
à Alès. La corrida de rejon ou corrida équestre consiste à
massacrer à l’arme blanche de malheureux taureaux, perchés, bien à
l’abri sur des chevaux qui ne bénéficient d’aucune protection.
« A cause des inondations,
dans le Gard, je reçois très peu de subventions » déplore le
cavalier de la mort. Vraiment, quelle honte ! Les sinistrés sont
donc prioritaires !
Le tortionnaire à cheval, qui
commence par mater les chevaux par des séances de « dressage », se
confie : « j’ai beaucoup souffert de l’absence de ce type
d’école quand j’ai commencé à toréer à cheval, j’ai dû me former
moi-même ».Il a beaucoup souffert !!! Mais de la souffrance
des chevaux et des taureaux, juste bons à torturer à mort, il n’en
parlera pas ! Et de rajouter : « l’objectif de l’école :
permettre à des jeunes de descendre des gradins et de monter sur
des chevaux de tauromachie… » Le passage aux travaux pratiques
en quelque sorte !
Les élèves de cette école si
particulière sont âgés en moyenne d’une vingtaine d’année car ils
doivent avoir un bon niveau en équitation (5ème ou 6ème
galop). Les différentes phases de l’entraînement sont les
suivantes : « des heures au carreton pour apprendre à
banderiller, créer une lidia, s’approcher d’une petite vache ou
d’un taureau apprivoisé. Mais la formation va jusqu’à la novillada
sans picador, avec mise à mort bien entendu, de jeunes taureaux de
2 à 3 ans ! Les entraînements ont lieu le samedi après-midi et le
mercredi. Mais on organise aussi des stages pendant les
week-ends ! L’école a compté jusqu ‘à 15 élèves. Aujourd’hui, il
n’y en a plus que 5 ». Enfin une bonne nouvelle ! Un seul
« ancien élève » a fait des corridas équestre : Alexandre Perez
qui a arrêté depuis.
Les débouchés ? « C’est très
dur » déclare Donzala, « la plupart ne poursuivent pas dans cette
voie car une cavalerie coûte très cher ». Actuellement aucun élève
n’est apte à continuer. Finalement, cette école ne marche pas ! En
attendant, des jeunes viennent se faire plaisir en matant des
chevaux et en torturant à mort de jeunes taureaux ! Quelle belle
jeunesse ! Et quelle motivation !
Et le sud-ouest ?
Plus de la moitié des séances
de torture tauromachique ont lieu dans le sud-ouest de la France.
Pour les associations anti-corrida languedociennes, le sud-ouest
est un peu la « terra incognita ». Il eut été très étonnant que
cette région ne comporte pas d’écoles du crime. Après enquête, il
existe bel et bien deux écoles, l’une à Hagetmau, l’autre à
Campet-et-Lamolère, dans les Landes, proches de Mont-de-Marsan.
A campet-et-Lamolère,
Gilles Marsal, torero en activité et président de l’association
« Ecole taurine du grand sud-ouest » sévit auprès de la jeunesse
depuis près de quatre ans… Depuis deux ans, il a construit
lui-même des petites arènes pour l’entraînement jusqu’à la mise à
mort précise-t-il. Quelle motivation ! Il propose également des
stages de deux jours aux aficionados : formation accélérée pour
toréer une vache en 48 heures. Les élèves quant à eux, ont entre
11 et 17 ans. Deux élèves espagnols naviguent entre les écoles de
torture de France et d’Espagne. Deux autres petits de 12 ans
feront des capeas courant 2004. Le 8 février 2004 à Magesq, aura
lieu dans des arènes couvertes une fiesta campera : le matin des
élèves pratiqueront la torture et l’après-midi ce sera au tour des
adultes…
Suite |

En ce moment, l’école compte 5
élèves. Le 8 février, deux élèves tueront « juste pour se faire
plaisir » annonce fièrement Gilles Marsal. Mais quelle bande de
psychopathes !!!!
La ville de Dax doit aider
financièrement cette école, ainsi que le conseil général.
A Hagetmau, les femmes s’y
mettent sérieusement. Ainsi, Béatrice Brettes, aficionada depuis
23 ans passe à l’action. Elle a créé le « centre de tauromachie
d’Aquitaine » en novembre 2003. Son association loi 1901 est
soutenue par le ministère de l’intérieur espagnol (dont dépend la
tauromachie en Espagne). Elle reçoit des subventions de la mairie
d’Hagetmau, du conseil général et du conseil régional. Mme Brette
a constaté qu’il manquait des structures pour former des
novilleros : bonne nouvelle, il y aurait pénurie !
Les entraînements ont lieu le
samedi toute la journée. L’école accueille 8 à 10 élèves de 9 à 19
ans. Un élève est âgé de 7 ans !!! Pour la responsable de cette
école, l’essentiel est d’assouvir sa passion. Différents toreros
vont se succéder comme moniteurs pour donner un maximum de modèles
aux jeunes. Chaque personne torée comme il le ressent dit-elle.
Julien Escarret, assassin en activité, joue le rôle de
coordonnateur. Mme Brettes prépare également des conférences pour
le public aquitain qu’il faut former ! Elle invente de nouveaux
matériels : « carreta de matar et de descabello », petites
brouettes de la mort virtuelle en attendant mieux ! Un site
internet est en cours de constitution, hébergé gratuitement par
e-France. Que d’énergie dépensée pour pouvoir torturer à mort…
Le système utilisé à Bayonne
pour attirer les jeunes à ces pratiques barbares n’est guère mieux
que les écoles taurines… M. Yves Ugalde, directeur de cabinet du
Député-Maire Jean Grenet (à l’origine du groupe parlementaire
« tauromachie » à l’assemblée nationale, et qui travaille
actuellement pour faire reconnaître le statut des toreros -
actuellement intermittents du spectacle – et leur assurer une
couverture sociale !) explique fièrement la technique
d’embrigadement de la jeunesse au pays basque. Des « tickets
découverte » sont remis gratuitement aux jeunes pour qu’ils
aillent aux arènes voir des corridas ou assister à une
démonstration (officiellement à partir de 10 ans ! Pendant les
vacances…). Pour qu’ils puissent s’initier aux « rudiments de la
tauromachie » : ils toréent de salon avec la carreta (une espèce
de brouette avec deux cornes poussée par un crétin). Il n’y a pas
de bétail, précise Yves Ugalde : effectivement, il n’y a que la
valetaille ! Ces joyeusetés commencent dès Pâques pour s’achever
en octobre-novembre.
L’initiation sous l’égide de la
mairie va quand même jusqu’au maniement de la cape, muleta et
épée ! Ensuite un club taurin de la ville prend la relève pour
« passer aux choses sérieuses ». En gros, la mairie sert de
rabatteur pour la « traite des enfants » !
M. Ugalde est très fier de
préciser que 3 à 4 filles chaque année s’intéressent beaucoup et
participent aux différentes étapes de l’initiation. Finalement,
ils sont très ouverts à Bayonne ! A quand la parité ? Ce dont M.
Ugalde ne se vante pas, c’est que le club taurin bayonnais le plus
connu est interdit aux femmes… On reste quand même entre gros
beaufs aficionados ! Il ne faudrait pas pousser ! Respectons la
tradition !
A Bayonne, c’est la quatrième
année que le « ticket découverte » a été mis en place. Petit
détail : le fils du concierge de la mairie est novillero, cela
facilite bien les choses !
A Dax, Eric Larrieu,
chargé de communication à la mairie pour les ferias et le festival
taurin précise qu’il n’y a plus d’école taurine depuis 10 ans. Les
clubs taurins assurent le travail d’initiation… Au passage, on
apprend que les taureaux et les cuadrillas sont payés directement
par la mairie lors des corridas. La mairie de Dax travaille donc
en régie et remplace les impresarios : quelle économie !
Conclusion :
il y a donc six écoles de la mort dans le sud de la France…Ils
sont tous plus ou moins en cheville ! Ils sont peu nombreux, on
retrouve toujours les mêmes trognes ! Ce travail d’investigation
confirme un certain nombre de points :
Ø
ces écoles du crime
attirent un très petit nombre de jeunes, pas plus d’une
cinquantaine pour tout le sud de la France (c’est déjà évidemment
beaucoup trop) ;
Ø
par voie de conséquence,
ces structures ignobles ne subsistent que grâce à la volonté de
politiciens pourris qui financent le fonctionnement ;
Ø
à Dax comme à Béziers,
ces écoles de la mort disparaissent discrètement au bout d’une
longue agonie : on ne claironne pas la fin d’une école taurine !
Ø
certaines municipalités,
comme Bayonne, mettent au point des systèmes pervers pour inviter
et inciter les enfants et les adolescents à s’initier à cette
pratique barbare.
Le sud-ouest ne vaut guère
mieux que le Languedoc et l’action des élus dans l’embrigadement
de la jeunesse est manifeste dans tout le sud de la France
Nous devons en priorité
dénoncer les cautions des différents ministères (santé à Tarascon
et jeunesse et sport à Nîmes). Il y a urgence !
Les discussions cordiales (ce
fut dur) avec tous ces acteurs de la torture codifiée, organisée,
apôtres de l’ultra violence, feraient presque oublier le sujet :
le massacre à l’arme blanche de veaux par des enfants et
adolescents. Des animaux torturés à mort, qui hurlent leur douleur
et dont le regard rempli d’incompréhension pose une simple
question : pourquoi ? Et des enfants qui, à l’âge adulte, feront
certainement de très bons tortionnaires. Car passer à l’acte sur
leurs congénères ne fera certainement pas peur à ces êtres à qui
l’on enseigne que « Dieu a créé le taureau pour qu’il meure dans
l’arène » (dixit Marie Sara, la massacreuse de taureaux et de
chevaux).
Comme le dit fort bien Gérard
Charollois, président de la CVN : « la loi ne doit pas tolérer la
torture, elle doit l ‘abolir ». Et son enseignement a fortiori !
Dernière nouvelle : suite à des
problèmes internes, l’un des « torero-éducateur » a quitté l’école
de torture de la ville d’Arles. Il va dispenser sa science du
crime ailleurs et une nouvelle école devrait s’ouvrir à St Rémy de
Provence. Le jeudi 24 juin, une démonstration devrait avoir lieu
dans les arènes devant les élèves des écoles primaires et du
collège de St Rémy… On n’arrête pas le progrès !
Jean-Pierre GARRIGUES
Président du Comité Radicalement Anti Corrida
_____________________________
Crédit photographique Dossier
CORRIDA
Photos Jean-Marc MONTEGNIES
http://www.pour-les-animaux.de/
http://www.sharkonline.org/ |
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SOS POUR UN REFUGE
Il y a des gens peu connus, qui se
dévouent dans l’anonymat pour secourir et sauver de nombreux
animaux. Ces gens méritent d’être encouragés et aidés, leur vie
n’est que dévouement.
C’est le cas de Patrick et Maya
SACCO qui à la Chaume, dans l’Yonne, ont recueilli de très
nombreux animaux en détresse. Ils ont actuellement plus de 40
chiens et 150 chats, des bovins, des brebis (sauvés d’une mort
certaine). De plus, Patrick va régulièrement en Yougoslavie
pour s’occuper d’un refuge
(plus de 350 chiens).
Actuellement, il doit faire face à
une situation très difficile
Nous avons besoin de vous pour aider
ce protecteur si dévoué à la cause animale soit par le biais
d’adhésions, de dons ou de parrainage d’un animal.
Merci pour votre soutien
L ‘équipe de l’ACMA |
BULLETIN D’ADHÉSION
à recopier ou
à
A renvoyer avec
votre chèque
libellé
à l’ordre de RESPECTONS
15, rue de
la Chaume, 89630 St-Léger Vauban France.
NOM………………………………………..............
PRÉNOM………………………………………………
ADRESSE…………………………………………………………………………………
Je souhaite adhérer à
l’Association RESPECTONS.
q
Adhérent simple : 16 € q
Adhérent d’honneur : 153 €
q
Adhérent bienfaiteur : 77€
q
Don d’un autre montant :….…… €
Date :
…………………………. signature
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